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dimanche 11 octobre 2015

Galchenyuk, Eller et Semin s’imposent

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Une combinaison heureuse


Images of Francois Gagnon
Si le Canadien ne m’avait pas vraiment convaincu mercredi dernier, à Toronto, en battant difficilement les Maple Leafs, il s’est bien repris samedi aux dépens des Bruins.
Je sais : les Bruins ne sont pas forts. Comme les Maple Leafs, ils pourraient perdre plus de matchs qu’ils vont en gagner cet hiver. Ou à peu près.
Mais en dépit la perméabilité de la défensive des Bruins et leur manque de profondeur évident à l’attaque, le Canadien a gagné sans équivoque samedi. Le score final (4-2), les tirs au but – 38-21 au chapitre des tirs cadrés, 62-43 pour les tirs tentés – l’efficacité de 55 % aux cercles des mises en jeu le démontre clairement.
«L’éthique de travail était là ce soir. À cinq contre cinq, nous avons dicté l’allure du jeu», a souligné avec raison l’entraîneur-chef du Canadien. Une éthique dont Michel Therrien n’avait pu parler après la première victoire de l’année.
Si dans l’ensemble le Canadien s’est bien comporté, il faut rendre hommage au jeune Alex Galchenyuk et à ses compagnons de trio Lars Eller et Alexander Semin. Dans la foulée de Galchenyuk, ses ailiers ont disputé un très fort match.
Eller, qui multiplie trop souvent les occasions ratées et les tirs hors cible au point de miner grandement la qualité de son travail, avait le compas dans l’œil samedi. Il a enfilé deux buts. Des beaux. Et deux buts dans une même rencontre pour Eller, c’est rare. Ce n’était pas arrivé depuis le match d’ouverture de la saison 2013-2014 alors qu’il pivotait le trio des jeunes. Un trio complété par Gallagher et Galchenyuk. Mettons que ça faisait longtemps…
Eller a un excellent tir. Eller a un excellent coup de patin. Sans être le plus brave du vestiaire, Eller a un bon physique qu’il doit apprendre à bien utiliser. Mais ce qu’Eller doit cultiver bien plus que les occasions ratées et les tirs hors cible, c’est sa confiance. Il doit trouver une façon de se convaincre d’utiliser ce tir de qualité dont il a hérité. S’il développe cette confiance avec Galchenyuk et Semin et qu’il se met à marquer au lieu de se contenter de passer proche de compter des buts, Eller deviendra un rouage important de l’attaque du Canadien. Et le Canadien pourra lorgner vers le haut du classement de l’Association Est pas seulement parce que la division atlantique est la plus faible de la LNH. Et de loin…
Trois passes
Si Eller a impressionné avec ses deux buts, Galchenyuk m’a plus impressionné encore avec sa récolte de trois mentions d’aide bien sûr, mais aussi avec son aisance à contrôler le match lors de ses présences. De retour à sa position naturelle, Galchenyuk semble avoir retrouvé l’aplomb qu’il affichait dans les rangs juniors. Cet aplomb qui lui a permis d’être sélectionné au troisième rang de la cuvée de 2013. Une cohorte dont il aurait pu être facilement le premier de classe n’eut été de la blessure au genou qui lui a fait rater pratiquement toute sa dernière saison à London.
«On n’a pas encore trouvé notre vitesse de croisière. On a mal amorcé le match, mais en fin de première on a obtenu une très bonne présence et nous avons été en mesure d’ensuite bâtir dessus pour le reste de la rencontre», m’a expliqué Galchenyuk après la rencontre.
Eller a marqué son premier but moins de trois minutes après le début de la période médiane. Avant que huit minutes ne soient écoulées au deuxième tiers, il avait marqué son deuxième.
Et que dire d’Alexander Semin? Il aurait pu décocher un tir sur le premier but d’Eller. Il a plutôt décidé de faire une belle passe à son coéquipier. Si cette décision m’a surpris – et je ne suis pas seul dans mon camp j’en suis convaincu – elle n’a pas surpris Michel Therrien. «C’est un gars de talent. Un gars qui aime faire des jeux. Et c’est un jeu de qualité qu’il a effectué sur ce but. Je n’étais pas content de la sortie de ce trio à Toronto mercredi. Mais ce soir, ces trois joueurs se sont très bien repris. Ils ont connu un très fort match. Ils ont fait la différence. Eller aussi a bien joué et il a été très bien alimenté par ses compagnons de trio.»
Moins sollicité que lors du premier match face au Leafs, Carey Price a connu plusieurs bons moments devant son filet et un autre moins bon…
Il a réalisé ses meilleurs arrêts aux dépens du jeune David Pastrnak. Le jeune tchèque, un joueur au talent immense, a forcé Price à réaliser un arrêt solide sur un tir décoché sans avertissement en première. Quelques secondes plus tard, Price a volé le jeune attaquant à deux reprises avec sa jambière et sa mitaine qu’il a étendues loin sur sa gauche.
Price a aussi fait cadeau du premier but des Bruins alors qu’il a fait dévier – avec la complicité de Jeff Petry – une passe de Matt Beleskey derrière la ligne rouge.
Personne ne lui en voudra…
Attaque massive
S’il y a un petit nuage dont on peut relever la présence dans le ciel bleu de cette victoire du Canadien, c’est l’attaque massive.
Vrai que David Desharnais a ouvert le pointage dès le début de la rencontre sur la toute première des nombreuses pénalités écopées par les Bruins.
Mais par la suite, ça s’est gâché.
Après avoir marqué 11 secondes après le début de cette première supériorité, le Canadien a été blanchi lors des 11 min 55 s d’avantage numérique. Dont une supériorité de deux hommes d’une durée de 1 min 37 en troisième période.
«On a été trop relax lors des autres attaques massives», a reconnu le coach du Canadien.
Je ne sais pas s’ils étaient trop relax ou s’ils s’attardaient trop à exécuter le ou les plans concoctés par Jean-Jacques Daigneault qui a le mandat de relancer l’attaque massive cette année.
Mais peu importe la raison, les joueurs du Canadien devraient revoir le but de David Desharnais et comprendre qu’en fonçant au filet, des bonnes choses t’arrivent souvent.
Pas tout le temps, car un contact entre Patrice Bergeron et Carey Price a coûté un but aux Bruins – l’appel logé par Claude Julien a été rejeté après révision du jeu – mais la plupart du temps, mettons.
L’offensive et particulièrement l’efficacité de son attaque massive étant le talon d’Achile du Canadien, on risque d’en reparler souvent.
Peut-être même dès dimanche soir alors que le Canadien croisera les Sénateurs à Ottawa.
Le match s’est terminé dans un brin du tumulte. Après avoir cherché le trouble tout le monde – il a imité en ce sens Brad Marchand dont c’est la vilaine habitude sans oublier Zach Rinaldo qui a fait des siennes – Maxime Talbot a été victime d’un assaut de Brian Flynn en fin de rencontre. Avant de sauter sur Talbot, Flynn a passé une jambette à Rinaldo écopant du coup une pénalité de match qui pourrait lui valoir un appel, une mise en garde, voire une sanction du préfet de discipline de la LNH Stéphane Quintal qui assistait justement au match Canadien-Bruins.

samedi 12 septembre 2015

Michel Therrien aura l’embarras du choix | Comment utiliser Galchenyuk et Semin?

http://www.danslescoulisses.com/fr/

Publié le 12 septembre 2015 à 09:34 par

Nicolas Cloutier

Demandez à un amateur de hockey de composer les trios de son équipe. Vous noterez que, d’un partisan à l’autre, les stratégies ne changent pas: on place les meilleurs joueurs avec les meilleurs, on ne change pas leur position, on essaie de respecter les latéralités, de réunir les passeurs avec les tireurs et de ne pas briser certains duos.
Sur la première ligne, on met tous les oeufs dans le même panier. Sur les troisième et quatrième trios, on rassemble invariablement des joueurs à caractère défensif. Avec un bon gabarit, de préférence.
Il n’y a rien de mal à ça. Pourquoi le partisan moyen de la Flanelle se fendrait-il à évaluer toutes les variables jusqu’à la dernière virgule? Il effectue l’exercice sans prétention et, surtout, par plaisir.
Mais pour le bien de l’analyse, poussons l’exercice un peu plus loin. Parce qu’il y a tellement d’éléments qui entrent en ligne de compte dans la composition des trios, il est facile de s’y perdre.
La mutation d’Alex Galchenyuk au centre donne une dynamique différente et certainement, un look plus dangereux et mieux balancé aux lignes d’attaque. Par-dessus tout, la clé dans son adaptation sera la présence de Brendan Gallagher à sa droite. Ce dernier se veut un puissant stimulant pour tous les attaquants qu’il complète. Gallagher est talentueux, il est plus créatif qu’il en récolte le crédit, ses patrons de jeu sont faciles à piger, et, par le passé, sa présence seule a suffi pour donner un bon coup de barre à un trio en manque d’inspiration. Il est l’élément déclencheur de la plupart des jeux et son style casse-cou se prête parfaitement aux tactiques prônées par Michel Therrien, qui veut imposer une cadence de jeu inconfortable à l’adversaire dans le but de provoquer des revirements et faire mouche en contre-attaque.
Photo: Paul Chiasson, La Presse Canadienne
Photo: Paul Chiasson, La Presse Canadienne
Avec raison, vous pointerez que ces observations sont subjectives et personnelles à mon interprétation.
V’là donc des preuves.
Depuis son arrivée dans la LNH à 18 ans, Galchenyuk a régulièrement fait la paire avec le numéro 11, ayant disputé un total de 1115 minutes à ses côtés. Ensemble, Galchenyuk et Gallagher ont permis au Canadien d’inscrire 57% des buts pour et d’amasser 52.2% des tentatives de lancers lorsqu’ils étaient sur la glace. Sans son acolyte, l’Américain a vu l’équipe adverse enfiler 51% des buts pour et revendiquer 53% des tentatives de lancers. Par contre, si Gallagher montre pour sa part des statistiques plus reluisantes sans Chucky, c’est, car, règle générale, il patrouillait l’aile droite du premier trio lorsque le duo était séparé. Il avait ainsi la chance de jouer avec un sapré bon joueur de hockey, un certain Max Pacioretty.
Capture d’écran 2015-09-11 à 11.16.31
Source: Puckalytics

WOWY (With or Without You) de Gallagher et Galchenyuk. GF%= Pourcentage de buts pour, CF%= Pourcentage des tentatives de tirs.  
À la gauche de Galchenyuk et Gallagher, on peut glisser le centre qui, en vertu des circonstances, sera inévitablement tassé à l’aile. Lars Eller et David Desharnais défendront leur position naturelle au camp d’entrainement.
Il faut répondre aux interrogations suivantes.
– Lequel promet d’offrir le meilleur rendement à l’aile, relativement à ce qu’il offre au centre?
– Lequel promet d’améliorer l’équipe en acceptant ce transfert?
LARS ELLER À L’AILE
POUR
– De moins grandes responsabilités défensives sur ses épaules et la possibilité de combler le rôle d’attaquant de puissance. Nombreux l’ignorent, mais Eller possède un foudroyant lancer frappé sur réception. Or, il a rarement l’occasion de l’utiliser puisqu’il est naturellement placé dans la chaise de distributeur. À l’aile, Eller peut s’offrir comme option de tir, voiler la vue du gardien et saisir les rebonds.
– Une possible opportunité d’évoluer avec de meilleurs coéquipiers.
– En zone défensive, il peut faire valoir son gabarit et ses talents de récupération de rondelle le long des rampes.
CONTRE
– Le Danois ne sera plus aussi impliqué dans les sorties de zone – les centres sont appelés à descendre plus bas que les ailiers en territoire défensif pour appuyer les défenseurs. Si on avait à lui vanter une qualité, c’est son habileté à effectuer les sorties de zone en possession de la rondelle pour sortir l’équipe d’eaux troubles. En l’envoyant à l’aile, on s’en prive.
– Bergevin a été le premier à le faire remarquer aux journalistes: Michel Therrien aime utiliser Eller comme troisième centre défensif pour l’opposer au premier trio adverse. En gobant des minutes exigeantes, avec de faibles compagnons de trio et des tâches ingrates, il permet aux autres joueurs de centre de souffler et, même si ses statistiques personnelles en paient le prix, l’équipe y gagne au change. Sans Eller pour aspirer les minutes dures, Galchenyuk en aura-t-il trop sur les épaules?
– Le Canadien a tenté, durant tout l’été, d’alourdir sa ligne de centre. Déloger du centre un de ses joueurs les plus costauds parait donc illogique.
DAVID DESHARNAIS À L’AILE
POUR
– Moins de responsabilités pour un joueur qui n’est pas reconnu pour son travail en zone défensive.
– Desharnais est habile quand vient le temps de manoeuvrer en zone neutre dans un espace restreint. Dans le corridor gauche, son talent en entrée de zone fournit une jolie option de passe au défenseur ou au joueur de centre lors des situations de transition.
*ne pas confondre les sorties de zone et les entrées de zone
– Jouer à l’aile ne l’empêche pas de fabriquer les jeux. Cela ne le limite pas nécessairement à oeuvrer dans un corridor défini.  Il faut se défaire de cette vision! En zone défensive, les ailiers resteront campés dans leur flanc, mais ils ont assez de liberté lorsqu’ils pénètrent la zone d’attaque. Daniel Sedin, Henrik Zetterberg et Ondrej Palat sont trois exemples d’excellents fabricants de jeu connaissant du succès à l’aile gauche. La différence est que Desharnais sera plus souvent campé dans un rôle de finisseur que lorsqu’il jouait au centre et il jouira de moins de touches de rondelle. Le Québécois a un tir qui n’est pas piqué des vers. Il gagnera à être plus imprévisible.
CONTRE
– Le CH perd en efficacité le long des rampes et en échec avant.
– Desharnais doit développer une chimie avec un joueur autre que Pacioretty
– Desharnais demeure un passeur, de même qu’un centre naturel depuis le début de sa carrière. Il était aussi le centre du Canadien le plus efficace pour alimenter les joueurs dans l’enclave.
Lorsqu’on analyse le portrait dans son ensemble, muter Desharnais à l’aile s’offre comme la meilleure option. Au centre, Galchenyuk représente une double menace puisqu’il passe et tire avec une grande acuité technique. Il peut recevoir les relais de son ailier Desharnais ou alimenter ce dernier. Gallagher agit comme un bourreau de travail à la Alex Killorn en récupération de rondelle et il est lui aussi reconnu pour son habileté à traverser la zone neutre en possession du disque.
On peut ensuite définir l’identité de la première ligne: Pacioretty – Plekanec – Semin. Il y a beaucoup à dire sur le potentiel de cette combinaison. Pacioretty est un passeur sous-estimé, il est très difficile de lui ravir la rondelle et son tir d’élite le rend menaçant à multiples endroits dans le territoire offensif. Puis, il est avant tout, un excellent patineur. On peut en dire autant de Plekanec. Lui et Semin partagent une touche européenne, c’est-à-dire, une propension pour les patrons de jeu est-ouest. On a longtemps vanté le tir du russe comme l’un des meilleurs de la LNH, mais il ne faut pas oublier qu’il adore bricoler des jeux et il préférera la passe au tir si l’ouverture n’y est pas (parfois abusivement). Vous avez là trois attaquants dont la qualité du lancer se situe confortablement au-dessus de la moyenne du circuit, en plus d’être difficiles à anticiper.
Certains aimeraient voir Semin à l’aile gauche, puisque ce changement lui confère l’avantage de pouvoir converger au centre sur son côté fort (le « coup droit »). Le principal intéressé a été transformé en ailier droit par Bruce Boudreau avec les Capitals et il n’a jamais caché qu’il adorait jouer du côté opposé à sa latéralité. De plus, il a marqué la plupart de ses buts sur le côté gauche, lors des dernières années.
Cela laisse donc deux choix à Michel Therrien. Il peut placer Semin à gauche pour s’assurer qu’il soit constamment en position pour tirer, mais, du côté opposé à sa latéralité, il lui sera plus difficile de capter les passes lors des sorties de zone. Ou alors, il peut garder Semin à droite et lui laisser plus de latitude sur la glace, le permettant de suivre, à l’occasion, des trajets diagonaux du flanc droit au flanc gauche en prenant de la vitesse. En prime, cela peut avoir pour effet de prendre l’équipe adverse par surprise.  En ce sens, il semble plus bénéfique de l’utiliser comme ailier droit.
L’aile gauche du troisième trio est un poste intéressant à surveiller à l’approche du camp d’entrainement. Si on ne sort pas des sentiers battus, les options pour fournir du support offensif à Lars Eller sont minces. Jacob de la Rose manque de conviction à l’attaque (il n’a que 20 ans). Dale Weise et Devante Smith-Pelly ne seront pas aussi efficaces s’ils sont utilisés en tant qu’ailiers gauches. Michael Bournival est un cas plutôt incertain.
Charles Hudon, par son style de jeu et la façon dont il se comporte sur la glace, semble être l’espoir le plus propice à faire progresser l’équipe à court terme. S’il connait un bon camp d’entrainement, le jumeler au Danois ne serait pas une bête idée. Flanqué d’Hudon et de Kassian, Eller évoluera dans des conditions gagnantes pour contribuer offensivement et maintenir un sain niveau de confiance tout au long de la saison.
Il y aussi Daniel Carr, qui ne cesse d’impressionner dernièrement. Si un négligé devait percer la formation, je miserais sur lui. 
Pour se donner un avantage par rapport aux autres équipes, le Tricolore peut surprendre en déployant un quatrième trio très rapide formé de Bournival, Mitchell et Weise. Cela dit, on ne peut rayer de l’équation Devante Smith-Pelly après un été complet d’entrainement. Brian Flynn, pour sa part, fait figure d’oublié même s’il a somme toute de bonnes mains et il prend de bonnes décisions avec la rondelle. L’énergique Christian Thomas est une autre option, mais le flanc droit est déjà plein à craquer.
Bien que pareille configuration soit, à mon sens, intéressante, il faudrait un camp spectaculaire de Bournival pour qu’elle soit testée. Il est presque acquis que Smith-Pelly commencera la saison avec le Canadien et Bergevin pourrait être tenté de garder deux défenseurs réservistes dans la formation pour ne pas perdre Tinordi ou Barberio, qui sont tous les deux admissibles au ballotage.
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Je refuse de croire que le CH ne tente pas d’obtenir un retour décent pour les services de Tom Gilbert. Derrière Subban et Petry, Greg Pateryn semble prêt à assumer un rôle de soutien, et à plus faible coût. Bergevin fait de la flexibilité salariale une obsession et troquer Gilbert pour un choix au repêchage lui procurerait davantage de marge de manoeuvre en cas de besoin lors de la date limite des transactions. De plus, son départ permettrait de garder Tinordi et Barberio dans le giron du CH ou, du moins, de garder l’un d’eux en tant que réserviste si l’on opte pour une formation de sept arrières.
L’an prochain, le Canadien versera 6,9 millions à ce qui sera hypothétiquement sa troisième paire de défense!
En rafale– Le camp des Canucks est un peu trop intense…
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jeudi 30 juillet 2015

Tout ça pour un voyage de pêche

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Galchenyuk, Semin et expansion au menu


Rencontré à l'occasion de l'annonce de la tenue de la Classique hivernale 2016 qui opposera le Canadien aux Bruins au Gillette Stadium, Marc Bergevin a relativisé la fameuse pause à laquelle a fait référence Pat Brisson en discutant des négociations entre le Tricolore et son client Alex Galchenyuk, la semaine dernière.
« J'étais parti à la pêche pendant trois jours et mon téléphone ne fonctionnait pas. C'est probablement ce qu'il voulait dire en parlant de pause, a-t-il expliqué d'un ton ironique. On se parle. Il y a toujours du dialogue. »
Même s'il a mentionné au début du mois qu'il était confiant de pouvoir résoudre le dossier Galchenyuk rapidement, Bergevin ne s'inquiète pas de voir Galchenyuk toujours sans contrat.
« On est seulement le 29 juillet, a-t-il rappelé. C'est encore "rapidement" selon moi. »
Fier de la mise sous contrat de Semin
Le directeur général du Canadien se dit fier de la mise sous contrat d'Alexander Semin pour seulement 1,1 million de dollars. Bergevin a expliqué avoir attendu que la valeur de Semin diminue sur le marché avant de tenter de le mettre sous contrat.
« Il faut toujours se fixer des paramètres pour déterminer quel salaire nous sommes prêts à donner à un joueur, a expliqué Bergevin. Quand Alexander est tombé dans nos paramètres, nous avons fait des appels. S'il performe comme il l'a fait dans le passé, ce sera un bon coup pour le Canadien de Montréal. »
Bergevin est confiant de voir Semin lui donner raison. Il croit qu'il sera suffisamment bien entouré à Montréal pour performer au niveau des attentes.
« Il a vraiment un talent qui est supérieur. Par contre, ce sera à lui de faire ses preuves. On veut ajouter du talent offensif sans toutefois compromettre l'aspect défensif. Avec un gardien comme Carey Price et notre groupe de défenseurs, on sera en mesure de supporter un joueur comme lui. »
« Les joueurs prennent les décisions pour nous. »
Ayant récemment signé des contrats d'un an à deux volets, Michaël Bournival et Jarred Tinordi auront fort à faire pour se tailler un poste avec l'équipe l'an prochain. Selon Bergevin, ils ne doivent pas baisser les bras et tenter de forcer la main de l'organisation.
« Ce sont des jeunes joueurs qui n'ont sans doute pas atteint leur plein potentiel. J'ai toujours dit que c'était les joueurs qui prenaient les décisions pour nous. S'ils méritent de rester avec l'équipe, on va leur faire de la place. »