dimanche 26 mars 2017

Andrei Markov à son meilleur face aux Sénateurs

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Publié le 26 mars 2017 à 08h28 | Mis à jour à 08h28
Andrei Markov a obtenu la première étoile face... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)
Andrei Markov a obtenu la première étoile face aux Sénateurs, samedi.
PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE
ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE
La Presse Canadienne
Le Canadien avait besoin d'un héros après deux contre-performances et c'est Andrei Markov qui a enfilé le masque et la cape face aux Sénateurs soir.
Markov a inscrit deux buts et une aide et il a permis au Canadien de mieux respirer au sommet de la section Atlantique à la suite d'une victoire de 3-1 face aux Sénateurs d'Ottawa.
Reconnu pour son stoïcisme, le vétéran âgé de 38 ans s'amusait comme un petit fou sur la patinoire, célébrant comme ses buts comme un gamin.
« Il était gonflé à bloc, a noté Alex Galchenyuk. Nous avions du plaisir à le voir. Il joue du très bon hockey. »
Une fois dans le vestiaire après la rencontre, Markov a présenté son visage habituel, répondant calmement aux questions. Il a tout de même ressorti son classique « j'ai fermé les yeux et j'ai décoché un tir » pour décrire ses buts.
Markov a réussi un premier doublé depuis le 11 janvier 2014. Il a aussi mis la table pour un boulet de canon de Shea Weber, avec qui il évolue régulièrement à cinq contre cinq depuis maintenant 14 matchs.
Lors des 10 dernières rencontres sous Michel Therrien, Markov avait un temps de jeu moyen de 20:06. Avant la rencontre de samedi, Markov avait un temps de jeu moyen de 22:13 depuis qu'il complétait un duo avec Weber.
Malgré son âge avancé pour un joueur de hockey moderne, Markov ne semble pas trop s'en faire. Il semble plutôt heureux d'avoir à nouveau des responsabilités importantes.
« Je suis content d'avoir beaucoup de temps de jeu et de jouer contre les meilleurs joueurs adverses », a-t-il mentionné.
Markov se retrouve aussi dans cette position puisque personne n'a été véritablement en mesure de s'imposer à la gauche de Weber cette saison - que ce soit Nathan Beaulieu ou Alexei Emelin.
Mais ce n'est pas Carey Price qui va s'en plaindre.
« Quand vous avez un colosse devant vous et un autre qui excelle pour faire bouger la rondelle, vous avez une bonne recette pour ne pas passer beaucoup de temps dans votre zone », a noté le gardien.
« Ils se comprennent vraiment bien et ils sont en train de développer une belle complicité, a ajouté l'entraîneur Claude Julien. Ils affrontent les meilleurs trios adverses à chaque soir et ils font de l'excellent travail à chaque soir. »
Si l'utilisation de Markov pendant le règne de Therrien était faite avec comme objectif de s'assurer que le Russe avait toujours du carburant dans le réservoir rendu en séries, Julien ne semble pas avoir les mêmes préoccupations.
« Il est un vrai professionnel et il comprend sa situation et ce qu'il doit faire pour rester au sommet de son art, a expliqué Julien, qui avait aussi côtoyé Markov pendant son premier séjour derrière le banc du Tricolore. Même lors des journées de congé, il va se rendre au centre d'entraînement et passer du temps au gymnase.
« Il connaît son corps et il sait comment se préparer et c'est pour cette raison qu'il excelle toujours à son âge. Et il est un bel exemple pour les plus jeunes. »
Et il peut encore se transformer en superhéros quand il y a un signal dans le ciel.

vendredi 24 mars 2017

Pour Radulov, il faut continuer de travailler avec ardeur et énergie

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Retour à la base


BROSSARD, Qc - Alexander Radulov a rencontré les journalistes pendant un peu moins de dix minutes vendredi midi au Complexe sportif Bell de Brossard, mais ses propos auraient pu se résumer en 20 secondes et une phrase.
Enlisé dans un creux de vague depuis les 20 derniers matchs, Radulov a répété maintes et maintes fois qu'il fallait persévérer pour obtenir le déblocage tant souhaité. Ce message s'adressait autant à lui-même qu'au reste de ses coéquipiers qui, eux aussi, peinent à trouver le fond du filet.

« L'important, c'est de rebondir demain »
« C'est difficile pour nous et pour moi aussi. Il s'agit de travailler avec ardeur et oublier les dernières parties. Demain, ce sera un nouveau match et il est important pour nous. Je sais que l'équipe a besoin de nous, et nous allons devoir nous ressaisir et jouer avec énergie. Il ne faut pas penser à essayer de réaliser de beaux jeux, il faut se rendre dans l'enclave et marquer des buts qui ne sont pas nécessairement jolis, peu importe la manière. Nous devons batailler et travailler fort. »
Après un début de saison éclatant qui en a fait l'un des favoris du public montréalais, Radulov produit à un rythme nettement inférieur depuis le début de février.
Au fil de ses 49 premiers matchs, le Russe de 30 ans avait récolté 12 buts et 39 points. Lors des 20 qui ont suivi, il a dû se contenter de trois buts et six mentions d'aide. De plus, quatre de ses neuf points ont été inscrits le 27 février contre les Devils du New Jersey, une rencontre lors de laquelle il a enregistré son dernier but.
Peut-être ne s'agit-il que d'une coïncidence, cette baisse de régime a commencé à partir du moment où Radulov a entamé son 50e match de la saison. Or, lors des quatre dernières saisons dans la KHL, Radulov n'a jamais joué plus que 53 rencontres, incluant une campagne de 34 matchs. Et entre 2008 et 2012, lors de son premier séjour dans la KHL, Radulov avait disputé 52, 54, 54 et 50 parties respectivement.
De plus, Radulov n'a disputé que neuf rencontres avec les Predators de Nashville lors de son bref retour dans la LNH en 2012.
« Ce n'est pas une question de fatigue, a affirmé Radulov. C'est difficile de toujours jouer avec le même niveau d'intensité, et parfois, les choses ne tournent pas en votre faveur. Il faut batailler pour l'équipe, pour la victoire et éventuellement, nous en retirerons des dividences. »

Lors de son point de presse, Claude Julien s'est attardé sur le récent rendement de Radulov et du capitaine Max Pacioretty, qui cherchera samedi, contre les Sénateurs d'Ottawa, à mettre fin à une léthargie de cinq matchs sans un seul point.
À ses dix derniers matchs, Pacioretty a obtenu deux buts - le même soir contre les Oilers d'Edmonton, dont son deuxième dans un filet désert - et autant de mentions d'aide. En guise de comparaison, il avait amassé six buts et six passes lors de la séquence de dix rencontres qui avait précédé.
« Ce sont deux joueurs très importants au sein de notre équipe, a noté Julien. Ce sont des joueurs qui veulent gagner, qui veulent le bien de l'équipe. On a vu ces deux joueurs-là rendre de fiers services. Au moment où l'on se parle, ils ne connaissent peut-être pas leurs meilleurs moments. Il s'agit tranquillement d'avancer un pas à la fois, de faire les bonnes petites choses, et de demeurer positif. Ces gars-là ont les bonnes intentions et comme entraîneur, c'est tout ce dont j'ai besoin. »

mercredi 22 mars 2017

Le Canadien s'incline 2-1 en prolongation

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Publié le 21 mars 2017 à 22h35 | Mis à jour le 22 mars 2017 à 07h36
Dans la défaite, Al Montoya a livré une... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)
Dans la défaite, Al Montoya a livré une solide performance alors qu'il a bloqué 34 tirs, dont cinq en prolongation
PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE
MICHEL LAMARCHE
La Presse Canadienne
Montréal
Tout indique que les Red Wings de Detroit rateront les séries éliminatoires pour la première fois depuis la saison 1989-90, mais ça ne veut pas dire qu'ils ne voudront pas jouer les trouble-fête. Les joueurs du Canadien ne le savent que trop bien.
Anthony Mantha a trouvé le fond du filet avec 49,6 secondes à écouler à la prolongation pour permettre aux Red Wings de vaincre le Canadien 2-1 mardi soir au Centre Bell.
Après avoir reçu une passe arrière de Danny DeKeyser, le colosse attaquant de Longueuil s'est habilement avancé en zone du Canadien et a marqué son troisième but en carrière face à la formation montréalaise grâce à un vif tir qui a battu Al Montoya du côté du gant.
«C'est une belle sensation, a admis Mantha, qui a été contraint de regarder deux matchs consécutifs de la passerelle des médias, il y a deux semaines.
«En prolongation, j'ai obtenu deux tirs au but, tous deux du côté du gant, et le gardien les a arrêtés chaque fois. Lorsque je me suis présenté dans l'enclave, je voulais tenter la même chose. Je suppose que la troisième tentative a été la bonne.»
Artturi Lehkonen avait forcé la prolongation grâce à son 13e but de la saison, marqué tard au troisième vingt contre Jimmy Howard, qui a fait face à 36 tirs, mais aucun en prolongation
Justin Abdelkader (7e) a inscrit l'autre but des visiteurs, dès la première minute de jeu, lors d'un avantage numérique.
Le but de Mantha est venu gâcher une solide performance du gardien du Canadien qui, contrairement à Howard, a été tenu fort occupé pendant la quatrième période. Tout comme Howard, Montoya a reçu 36 tirs, mais six en prolongation.
Comme c'est devenu une habitude depuis bientôt deux mois, Montoya a été laissé à lui-même. Lors des cinq dernières sorties du gardien américain, le Canadien n'a marqué que sept buts.
«Il a été excellent ce soir. Il nous a donné une chance d'aller chercher un deuxième point. Nous avons concédé trop de chances en prolongation. Lorsqu'il aura un prochain départ, nous souhaitons pouvoir lui donner un meilleur soutien offensif», a déclaré le capitaine Max Pacioretty.
À la suite de ce revers, le Canadien totalise 91 points au classement, trois de plus que les Sénateurs d'Ottawa, qui ont battu les Bruins de Boston 3-2 mardi soir.
Le séjour du Canadien devant ses partisans se poursuivra jeudi soir, contre les Hurricanes de la Caroline, avant le dernier volet de la trilogie Sénateurs-Canadien samedi soir.
Philip Danault et Jimmy Howard en 2e période.... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE) - image 2.0
Philip Danault et Jimmy Howard en 2e période.
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Affreux début de match
Autant les joueurs du Canadien avaient connu un départ-canon dimanche soir contre les Sénateurs, autant ils ont été amorphes en début de rencontre mardi. C'était à se demander si ce n'est pas plutôt le Tricolore qui avait joué la veille.
Les Red Wings ont profité de cette torpeur pour ouvrir la marque avant même que ne soit complétée la première minute de jeu. Tout a commencé avec une pénalité mineure à Nathan Beaulieu pour obstruction, dès la 39e seconde de jeu. Quatorze secondes plus tard, les visiteurs ont capitalisé quand Abdelkader, oublié à la gauche de Montoya, a logé le disque dans la partie supérieure du filet.
Ce but n'a pas servi de tonique au Canadien, qui a dû patienter jusqu'à la quatrième minute de jeu pour obtenir un premier tir vers Howard, de la part d'Andrei Markov et peu dangereux. Un avantage numérique, résultat d'une punition à Niklas Kronwall, a également laissé les partisans de l'équipe sur leur appétit.
Après de longs moments de frustration, Lehkonen a mis fin à une disette de presque six périodes sans but pour le Canadien contre les Red Wings, battant Howard d'un vif tir des poignets dans la partie supérieure gauche, à 17:31 de la troisième.
«Dans mon estimation, les Red Wings ont joué un bon match, a noté Julien. Ils nous ont fait la vie dure. On a eu beaucoup de difficultés à l'intérieur ce soir pour obtenir des chances de marquer. Mais quand tu tires de l'arrière 1-0 en partant, c'est toujours difficile, surtout contre une équipe comme Detroit qui protège bien le milieu de la patinoire.
«On n'était pas tout à fait à point ce soir, a renchéri Julien. Les raisons, je ne les sais pas. On a eu du repos hier (lundi). C'était un week-end avec beaucoup d'émotion, et c'est difficile de temps en temps de revenir d'une série comme celle-là, et de continuer de jouer du bon hockey. Encore une fois, à ce stade-ci de la saison, tu prends le point que tu as gagné et tu passes au prochain match.»