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mardi 8 décembre 2015

L'attente, une torture pour Brendan Gallagher

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Difficile pour le moral de Gallagher


Éric Leblanc
BROSSARD – Le caractère extrêmement positif de Brendan Gallagher en a pris un coup depuis qu’il a subi cette terrible blessure, le 22 novembre, et le fougueux attaquant trépigne d’impatience de pouvoir retourner sur la patinoire.
Gallagher, une force de la nature qui n’avait pas raté un seul match depuis novembre 2013 (séquence de 166 parties), n’y pouvait rien lorsque le puissant lancer de Johnny Boychuk est venu démantibuler deux de ses doigts de la main gauche.
Deux semaines plus tard, le numéro 11 n’a pas encore obtenu l’autorisation de remettre ses patins et il doit se contenter de procéder aux exercices élaborés par l’équipe médicale du Canadien.
Durant l’opération qui s’est avérée nécessaire, Gallagher a vu sa main gauche être replacée dans sa forme normale à l’aide de quelques vis et plaques. Il a été contraint de porter un plâtre pendant une dizaine de jours, mais il a encore énormément de chemin à parcourir même si celui-ci a été retiré et remplacé par une orthèse.
Gallagher ne s’en cache pas, la partie la plus éprouvante à gérer de cette mésaventure demeure que personne ne peut prévoir avec précision la date de son retour à l’action. En effet, tout dépendra de la progression de l'état de ses deux doigts.
« C’est frustrant de venir à l’aréna tous les jours, mais de se limiter à se coucher sur une table pour subir des traitements », a-t-il confié dans le vestiaire du CH.
« (L’estimation d’un minimum de six semaines) C’est seulement basé sur la réponse de mes doigts et je veux revenir le plus rapidement possible. Jusqu’à présent, ça va bien et je suis content de la progression. Par contre, je ne veux pas me fixer une date en tête pour ne pas être déçu », a ajouté l’auteur de 19 points en 22 rencontres.
Pour un athlète aussi résistant que lui, le diagnostic des médecins ne pouvait qu’être un choc.
« C’était décevant, je n’ai jamais rien vécu de tel. Pour être honnête, c’était aussi un peu épeurant parce que tu ne sais pas comment ton corps va réagir », a-t-il admis.  
Depuis son arrivée dans la LNH, tous les scénarios – ou presque – avaient été envisagés par les amateurs qui craignaient de le perdre en raison de sa manière périlleuse de jouer. Ça devenait donc ironique de le voir se blesser en bloquant un tir et non en encaissant un coup d’un opposant.
Selon les premières prévisions, la petite peste devrait se tenir loin des équipes adverses minimalement jusqu’au début janvier. Tout porte donc à croire qu’il ratera le rendez-vous de la Classique hivernale au domicile des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.
Conscient de la gravité de sa blessure, il a avalé de travers ce scénario. Mais, étant combatif de nature, Gallagher a refusé d’écarter la possibilité de devancer les estimations médicales pour participer à cette rencontre spéciale à ses yeux.
« Quand on se rendait à l’hôpital, c’est l’une des premières choses qui est passée par ma tête. J’ai dit à ma mère qu’elle devrait regarder pour annuler ses billets d’avion, mais je n’ai pas encore dit mon dernier mot. Il y a encore une mince chance que je puisse revenir à temps », a-t-il exposé.
« Je crois que je pourrai bientôt retourner en gymnase et sauter sur la patinoire pour faire quelques entraînements », a laissé savoir l’ailier.
Parlant de ses parents, Gallagher se retrouve en quelque sorte dans une situation  idéale pour réaliser sa mission. C’est le cas puisque sa mère œuvre comme physiothérapeute dans un hôpital de la région de Vancouver alors que son paternel est un entraîneur physique réputé. Ainsi, il peut profiter des conseils de ses parents en plus d’être suivi de près par les physiothérapeutes du Tricolore.  
À ce propos, sa mère est demeurée quelques jours à ses côtés pour lui faciliter la vie à la suite de l’opération méticuleuse.
Gallagher ne reculera devant aucun tir
Au final, Gallagher ne croit pas qu’il perdra de la force dans sa main gauche, mais il ignore si sa mobilité reviendra à sa situation optimale.
« La chose la plus importante à retrouver, c’est la mobilité. Ça va certainement prendre du temps et je devrai continuer de travailler là-dessus même après mon retour. Les doigts (l’auriculaire et l’annulaire) ne vont pas se replacer à 100 %, mais je vais m’y faire, c’est correct », a noté Gallagher.  
Ceci dit, vous pouvez vous fier sur ses paroles, il n’a aucunement l’intention de modifier son style aux inspirations « kamikaze » lorsqu’il reprendra le collier avec le CH.
« Je ne vais rien changer à mon retour. C’est un accident et c’est vraiment poche, mais je vais continuer de jouer de cette manière », a-t-il insisté.
Gallagher a bloqué tellement de tirs dans sa carrière de hockeyeur qu’il a eu besoin que Tomas Plekanec lui crie de retourner au banc avant de le faire.
« Normalement, c’est douloureux, sauf que ça finit par passer. Pas cette fois! Je savais que quelque chose clochait », a raconté Gallagher qui avait rapidement jeté son bâton sur la glace et enlevé son gant pour observer la « scène d’horreur ».
« C’était plutôt dégueulasse, mes doigts pointaient vers le haut en ma direction. J’ai compris que ce n’était pas normal », a-t-il décrit.
Depuis que ce lancer l’a poussé à l’écart du jeu, Gallagher vit une petite torture en regardant ses coéquipiers se démener pour ajouter des points au classement.
« Au moins, l’équipe continue de bien se débrouiller (fiche de 3-2-1). Aussi difficile que ça puisse être de se retrouver à l’écart et de regarder les matchs, ça permet de réaliser à quel point nous avons une bonne équipe », a relevé celui qui espère reprendre là où il a laissé dans quelques semaines.
Sa fougue se transporte sur Twitter 
La déception habite peut-être toutes les parties de son corps alors qu’il doit se contenter d’un rôle de spectateur, mais Gallagher a trouvé le moyen de lancer quelques blagues. De son propre aveu, il jouit de beaucoup trop de temps libres actuellement.
La bonne nouvelle dans cette histoire, c’est que son « pool Fantasy » de la NFL se porte mieux que jamais. Gallagher aurait adoré profiter des jeux vidéo pour se délier les doigts, mais il en est incapable pour l’instant.
Outre ce loisir, Gallagher a été impliqué dans une conversation musclée sur Twitter qui a retenu l’attention avec l’ancien joueur Jim Kyte. L’attaquant du Canadien n’a pas hésité à répliquer à Kyte qui a critiqué les joueurs de la trempe de Gallagher et Brad Marchand.
« Peut-être que je n’aurais pas dû répondre et lui donner cette visibilité. Mais j’étais assis à la maison, frustré d’être blessé et je l’ai vu questionner mon intégrité et ma durabilité. J’ai voulu faire valoir mon point et c’est tout », a expliqué Gallagher.
« Je peux être un peu plus intelligent pour déterminer quand je dois répondre ou non. Mais c’est une période frustrante et j’ai répondu », a-t-il enchaîné, admettant sa déception que ce commentaire provienne d’un ancien joueur.
Bizarrement, Gallagher s’est retrouvé en accord avec Brad Marchand pour la première fois – et probablement la dernière – de sa carrière.
Gallagher s’est donc un peu détaché des réseaux sociaux et le sympathique patineur de 23 ans trouve le temps un peu moins long étant donné que Carey Price traverse un processus similaire au sien.
Comme il le dit lui-même avec le sourire, le fait de partager cette période difficile à deux permet à chacun de demeurer plus « sain » mentalement.

À Dustin Tokarski de prouver sa valeur

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Un départ pour Tokarski?


Éric Leblanc
BROSSARD – De retour d’un séjour de remise en forme dans la Ligue américaine avec les IceCaps, le gardien Dustin Tokarski a évacué un peu de rouille de son système et il voudra certainement le démontrer au cours des prochains jours.
Le dernier départ dans la LNH du gardien de 26 ans remonte au 3 avril si bien que le Canadien a jugé sage de l’envoyer aiguiser ses réflexes devant le filet de l’équipe de Sylvain Lefebvre.
Au cours de ses deux sorties, Tokarski n’a pas savouré la victoire, mais il a effectué 36 arrêts sur 38 lancers à son premier match et 26 sur 29 à son suivant.
En raison de l’absence de Carey Price, les dirigeants du Canadien ont déterminé qu’il s’agissait de la meilleure préparation pour Tokarski en vue d’un mois de décembre qui s’annonce éprouvant.
D’ici la conclusion de ce mois, le Tricolore disputera notamment trois séries de deux matchs en deux jours. De plus, le CH jouera les six premières rencontres d’une séquence de huit matchs sur des patinoires adverses entre le 19 décembre et le 5 janvier.
Il ne serait donc pas étonnant que Tokarski soit envoyé dans la mêlée dès mercredi lors de la visite des Bruins ou jeudi au domicile des Red Wings.
Même si tout indique qu’il est revenu dans le giron du CH pour voir de l’action, Tokarski ne perçoit pas ce contexte d’une manière différente.
« La préparation ne change pas vraiment puisque c’est mon rôle d’être prêt pour jouer tous les jours », a-t-il brièvement indiqué.
Relégué à un rôle distant depuis le lancement de la saison 2015-2016, Tokarski n’a pas caché que les dernières semaines ont été éprouvantes.
« C’est vrai que j’ai traversé un peu d’adversité, mais ça me permet de démontrer mon caractère et je dois continuer de me battre pour jouer plus souvent », a confié celui qui semblait détendu devant les journalistes.
Mais comme Tokarski s’est empressé de le rappeler, il peut difficilement se plaindre de son sort.
« Mon métier est de jouer au hockey, ce n’est pas si mal comme travail », a relativisé le cerbère originaire de la Saskatchewan.
Tokarski a dégringolé au troisième rang de l’organigramme du club à la suite de l’éclosion de Mike Condon. Leur style et leur physique ne se ressemblent pas tant, mais Tokarski a soutenu qu’il pouvait apprendre de Condon.
« Absolument, chaque gardien possède des attributs que l’on peut observer. C’est un bon gardien, il est imposant, il se déplace et il est un très bon coéquipier », a-t-il dit.
À cinq pieds onze pouces, Tokarski se bat pour un poste régulier dans la LNH avec plusieurs gardiens nettement plus grands que lui. Selon ses dires, cet écart ne l’affecte pas.
« Il existe assurément d’excellents gardiens de six pieds cinq pouces, mais également de bons à cinq pieds dix pouces. À mon avis, tu mérites du crédit dès que tu peux arrêter ces lancers », a- jugé le numéro 35.
Rencontré après un entraînement d’équipe sur les terrains de soccer du Complexe sportif Bell de Brossard, Tokarski a convenu que le détour avec les IceCaps était la bonne option.
« C’était bénéfique de pouvoir jouer. Je me sentais assez bien et mieux plus que le match avançait. Ça faisait quand même un certain temps que je n’avais pas joué », a-t-il décrit en se disant satisfait de ses prestations.
« Oui, je suis plutôt content même si le résultat n’a pas été celui que l’on désirait. »
En retournant faire un tour avec les IceCaps, Tokarski a pu observer l’atmosphère qui règne actuellement dans le club-école du CH. Disons que le moral est bon pour l’équipe qui se situe au cinquième échelon de l’Association Est.
« Près de la moitié du club a été rappelée! », a lancé Tokarski pour confirmer que les sourires ne sont pas rares au sein de cette formation.
Questionné à savoir si le contexte est plus plaisant qu’à Hamilton, Tokarski a remis les choses en perspective.
« Hamilton avait connu des ennuis au niveau des victoires au cours des dernières années donc l’atmosphère est assurément meilleure présentement », a-t-il indiqué sans vouloir blâmer la ville ontarienne.
Parlant de victoire, Tokarski espère prouver qu’il peut contribuer à cet objectif avec le CH. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a des choses à prouver, ayant gagné un seul de ses sept derniers départs avec Montréal.

jeudi 19 novembre 2015

Gregor Baumgartner a failli atteindre son rêve de jouer dans la LNH

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Gregor Baumgartner
Gregor Baumgartner en 1998. (Source d'image: Getty )

Éric Leblanc
MONTRÉAL – Une poche de hockey et une poche de linge. Voilà tout ce que Gregor Baumgartner avait en sa possession lorsqu’il a quitté sa famille et son pays natal, l’Autriche, pour débarquer en Amérique du Nord à l’âge de 14 ans.
Après tout, il faut croire qu’il n’avait pas vraiment besoin de plus puisqu’il s’est rendu aussi près que possible d’une carrière dans la LNH.
Baumgartner a osé traverser l’Atlantique à la suite d’une expérience prometteuse au Tournoi de pee-wee de Québec. Il avait été invité à déménager en sol québécois dans le but de propulser sa carrière de hockeyeur vers des sommets plus élevés.
« C’était un peu fou quand j’y repense, je ne parlais pas français et à peine anglais. À mon arrivée à l’aéroport, j’avais une pancarte pour dire que je parlais allemand et un peu anglais pour trouver ma famille de pension. L’entente avec mes parents était que je pouvais rester si je parvenais à percer le plus haut niveau, le bantam AA. Quand j’ai été retenu dans l’équipe, je les ai appelés pour leur dire que je restais », a raconté au RDS.ca, dans un français impeccable, le hockeyeur au parcours fascinant retracé en Autriche.
Trois ans plus tard, Baumgartner a été repêché par nul autre que le Canadien de Montréal en deuxième ronde (37e au total). Son nom avait été prononcé seulement quelques minutes plus tard que ceux de Joe Thornton, Patrick Marleau, Olli Jokinen, Roberto Luongo et Marian Hossa qui avaient constitué les meilleures prises de la première ronde.
Son premier camp d’entraînement auprès des Mark Recchi et Saku Koivu avait été rempli d’espoir alors qu’il s’était approché à quelques jours de sa conclusion avant d’être retranché.
Même s’il est retourné dans son pays et qu’il a accroché ses patins seulement la saison dernière au terme d’une carrière professionnelle réussie, Baumgartner ne sera jamais entièrement libéré de son parcours inachevé vers la LNH.
« Je pense que je ne serai jamais vraiment en paix avec ça. Je dis ça puisque ça affecte toute ta vie à un certain point. Si j’avais joué seulement un match ou une dizaine de matchs, ça changerait encore des choses dans ma vie quotidienne. Ta crédibilité dans le monde du hockey monte d’un certain cran », a-t-il avoué sans retenue.
« Parfois, je me dis que c’est un peu ridicule, parce que j’aurais pu jouer quelques matchs, j’aurais été capable. J’ai quand même participé au match des étoiles dans la Ligue américaine de hockey. Sans dénigrer personne, quelques joueurs LNH n’étaient pas meilleurs que moi », a exprimé le volubile athlète.
« Je vais toujours un peu l’avoir en tête et ce serait peut-être différent si j’avais pu jouer au moins deux ou trois parties. […] Je vais toujours me dire que j’aurais aimé accomplir un peu plus. »
Quelques petites erreurs de parcours
De façon logique, Baumgartner a eu besoin de temps pour débroussailler les décisions et les raisons qui l’ont empêché de franchir la dernière marche. Au haut de la liste, le hockeyeur autrichien cible la décision de rompre les liens avec le Canadien.
En effet, les négociations contractuelles n’avaient pas été faciles et, conseillé par son agent, il avait opté pour revivre le processus du repêchage.
« J’étais un jeune Autrichien peu familier avec l’Amérique du Nord. On a décidé qu’on était mieux de choisir cette avenue, mais ça ne s’est pas déroulé dans l’amertume avec le Canadien », a confié l’habile marqueur qui a représenté son pays sur la scène internationale à maintes reprises.Gregor Baumgartner
« Peut-être que je voulais avancer trop vite et que j’aurais dû prendre ce contrat, on ne sait pas si ç'a été une erreur. Je compare mon choix à celui de François Beauchemin qui a accepté l’offre du Tricolore pour enchaîner avec de petits pas qui l’ont mené à une belle carrière », a-t-il poursuivi.
Deux étés plus tard, en 1999, Baumgartner a donc de nouveau été repêché, cette fois par les Stars de Dallas. Grâce à un camp d’entraînement convaincant, il a vécu l’un des plus beaux moments de sa carrière en disputant un match préparatoire sur le même trio que Mike Modano, un souvenir que personne ne pourra lui enlever.
Par contre, la suite des choses s’est compliquée et il a hérité d’une dernière occasion avec une organisation du circuit Bettman, les Oilers d’Edmonton, sans pouvoir se faire justice pour de bon.
« Dans le fond, ma meilleure chance aurait été avec Montréal. J’avais connu un meilleur camp d’entraînement que le premier choix de mon année, Jason Ward », a évalué l’auteur de 91 points à sa dernière saison dans la LHJMQ en 1998-1999.
Finalement, le pénible purgatoire des circuits de développement de la LNH aura eu raison de sa patience. Après des arrêts au Michigan, en Utah, en Idaho, en Oklahoma, au Texas et en Floride, il a préféré retourner dans son pays à la suite d’une décennie mouvementée en territoire nord-américain. Il aurait pu s’accrocher pendant encore quelques années, mais la motivation n’y était plus.
« Je ne le regrette pas, c’est plus avant que j’aurais fait des choses d’une autre manière. Ce n’était pas dû pour arriver… », a laissé tomber celui qui se consacre notamment au rôle d’entraîneur pour sa deuxième carrière.
À 36 ans, le grand voyageur ne se met pas la tête dans le sable. Il s’attribue également une part du blâme pour une raison spécifique.
« J’ai manqué de maturité et même au niveau de mon jeu, je n’étais pas constant. Mais j’aurais aimé avoir ma chance plus tard un peu comme l’Autrichien Thomas Raffl qui a signé un contrat avec les Jets de Winnipeg à 29 ans. J’aurais été plus mature et plus prêt. Les habiletés étaient présentes, mais il manquait beaucoup de choses dans ma façon de jouer. J’ai appris à être plus tactique pendant mes années en Europe », a-t-il soulevé.
Quelques années plus tard, Baumgartner finit par se dire qu’il aurait éprouvé des ennuis à garder la tête froide s’il avait signé un contrat d’envergure.
« Je dois admettre que si j’avais eu beaucoup d’argent à 19 ou 20 ans, je n’aurais pas été prêt pour vivre avec ça, je serais probablement viré fou », a reconnu avec franchise l’Européen.
Trop d’entraîneurs, c’est comme pas assez
Un encadrement plus optimal dans la LHJMQ aurait certainement contribué à rehausser sa maturité sportive et psychologique. Par contre, Baumgartner s’est retrouvé dans un contexte pour le moins inusité durant ses trois saisons (deux avec le Titan de Laval et une à Bathurst) dans le circuit Courteau.
« J’ai été malchanceux de me retrouver avec six entraîneurs en trois ans dans le junior. Ça n’a pas aidé mon développement, je finissais par constamment apprendre des systèmes de jeu au lieu de me développer. »
Roger Dejoie a été l’un de ses entraîneurs avec le Titan – lors de sa dernière campagne en 1998-1999 – et il a conservé des souvenirs très positifs de l’attaquant offensif.
Gregor Baumgartner« Il avait une excellente tête de hockey et c’est un homme brillant à l’extérieur du sport aussi. Je pense qu’il aurait pu réussir dans la LNH. Quand on le défiait, il pouvait transformer une défaite en victoire », s’est rappelé Dejoie qui a effectué un retour dans la LHJMQ comme adjoint avec les Olympiques de Gatineau.
« Au niveau junior, il était assez mature. C’est probablement entre les deux échelons que sa maturité a été insuffisante. Il y a une grosse marge quand tu tombes dans le monde des hommes et il aurait touché à la LNH s’il avait réussi à faire cette transition », a proposé Dejoie.
À la suite d’une telle déception, Baumgartner n’est pas retombé les pieds sur terre aisément, étant déçu de son échec en Amérique du Nord.
« Je suis passé de l’organisation des Oilers à un retour avec une équipe en Autriche qui a fini par me libérer. Mentalement, j’avais des problèmes à gérer le fait de passer du top au plus bas, j’étais quand même parti pour devenir un pro de la LNH. Tu finis par comprendre que le hockey peut se terminer chaque jour. J’ai eu besoin de quelques années pour me replacer », a-t-il admis.
S’il pouvait recommencer son aventure en Amérique du Nord, Baumgartner éviterait une autre erreur qui a coûté cher à ses yeux. Détenteur d’une bourse de l’Université Clarkson, il avait renoncé à ce programme.
« C’est ce qui m’a fait le plus mal, ce n’était pas une bonne décision, mais je n’étais pas conseillé à ce moment. On a remarqué plus tard que le programme universitaire permet de se développer tranquillement », a déterminé celui qui a passé neuf de ses douze saisons en Autriche avec l’équipe de Linz, une ville du nord du pays.
Le cas de Baumgartner fait réaliser que le suivi accordé au développement n’était pas assez exhaustif à ce moment.
« André Ruel (le responsable du développement) était proche de Gregor, c’était un homme très expérimenté et il avait le tour avec les jeunes. De nos jours, c’est devenu extrêmement sérieux la partie de l’encadrement et ça les aide énormément. Les espoirs sont suivis à la lettre tous les mois », a comparé Dejoie.
De retour au Québec tous les ans ou presque
Même s’il n’a pas atteint la LNH et que le choc a été difficile à encaisser, Baumgartner a toujours conservé une affection pour le Québec, sa terre d’adoption. Ce n’est donc pas pour rien que son français sonne aussi bien au bout de la ligne.
« Oh oui, je reviens pratiquement tous les printemps et même quand je jouais aux États-Unis. Je me suis fait des amis et je viens les visiter. J’ai également été chanceux, je me suis retrouvé avec quelques coéquipiers québécois », a raconté Baumgartner, faisant notamment allusion à Éric Chouinard.
« C’est drôle parce qu’on s’est souvent croisé dans nos carrières : dans le hockey mineur, ensuite avec le Canadien et finalement en Europe. Quelles sont les chances qu’un Québécois et un Autrichien se croisent aussi souvent? », a-t-il demandé avec fascination.
Mais la preuve suprême que Baumgartner entretient un lien étroit avec le Québec, il connaît très bien l’émissionl’Antichambre de RDS!
D’ailleurs, le retraité qui consacre maintenant son temps à diriger des jeunes hockeyeurs travaille aussi comme analyste pour des parties de hockey à la station Servus TV appartenant à Red Bull.
Heureux de sa progression comme entraîneur avec la fédération autrichienne, Baumgartner pourrait faire sa marque dans ce domaine. Maintenant comblé par la vie, il est devenu papa pour une deuxième fois le 8 novembre (de la petite Luna) et il sera intéressant de voir s’il suggérera un chemin aussi aventurier à sa progéniture.

dimanche 15 novembre 2015

Subban admet ses torts

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Avalanche 6 - Canadiens 1


Éric Leblanc
MONTRÉAL – C’est simple, P.K. Subban a connu une soirée très difficile ce qui a compliqué la vie de son équipe et de son gardien Mike Condon, mais il n’a pas hésité à admettre ses torts.
Seulement quelques minutes après sa sortie cahoteuse (cumulatif de -2), Subban ne s’est pas mis la tête dans le sable.  
« Je ne veux pas utiliser d’excuses, je dois être meilleur. Vous pouvez me citer là-dessus, ça ne me dérange pas, parce que je sais que je peux être meilleur », a-t-il commenté.
« Je peux le dire parce que je sais que je vais l’être au prochain match. En tant que l’un des meneurs du club, je dois mieux me comporter sur la patinoire. C’est difficile de lancer un message aux autres et de les motiver quand tu ne fais pas ton travail toi-même », a admis le numéro 76.
« Je ne vais pas blâmer (Andrei) Markov, il a fait un bon travail à mon avis. J’aurais définitivement dû mieux jouer surtout que je n’ai pas patiné en matinée donc je ne pouvais pas être fatigué. »
Il faut préciser que l’Avalanche a démontré un impressionnant taux de réussite sur les bévues du Tricolore. Le redoutable Nathan MacKinnon a mené le bal avec deux buts et une aide tandis que ses partenaires de trio, Matt Duchene et Mikhail Grigorenko, ont chacun amassé un but et deux passes.
« On lui a laissé du temps et de l’espace et il nous l’a fait payer », a avoué Subban.
De sa position devant le filet, Mike Condon a constaté de visu que MacKinnon représente un danger de grande envergure.
« Il dégaine rapidement et il lance avec beaucoup de puissance, il appartient clairement à l’élite », a exposé Condon qui n’a rien pu faire surtout sur le superbe lancer du revers de l’ancien des Mooseheads de Halifax.
Solide mentalement, Condon a l'intention d'oublier cette défaite simplement avec une bonne nuit de sommeil. 
Même si la soirée a été erratique pour Condon, aucun joueur dans le vestiaire du CH ne voulait lui adresser une seule critique.
« Il a peut-être alloué trois buts en première période, mais il a résisté contre deux ou trois autres excellentes chances de marquer. C’est loin d’être sa faute, c’est simplement à nous de mieux jouer défensivement. Notre succès est d’abord basé sur notre rendement défensif et nous ne pouvons pas rater des jeux ainsi », a indiqué Max Pacioretty.
Le plus étonnant dans tout cela, c’est que le Canadien aurait pu s’emparer d’une confortable avance dans cette confrontation, mais Reto Berra a anéanti les efforts de l’adversaire.
« Reto a été phénoménal, le Canadien nous a dominés en première période. C’est étrange parce que c’était 3-0 pour nous malgré tout en retournant au vestiaire. On s’est mieux défendu en deuxième contre une équipe difficile à affronter, je suis fier de mes joueurs », a déclaré Patrick Roy.
L'étincelante soirée de Grigorenko
La carrière de Grigorenko n’a pas encore pris l’envol espéré, mais sa performance contre le Canadien pourrait le lancer dans la bonne direction.
Inséré sur le premier trio avec Duchene et MacKinnon, le produit des Remparts de Québec a prouvé que ses habiletés peuvent lui permettre de combler un rôle aussi important.
Dans le vestiaire de l’Avalanche, le Russe s’est attiré des éloges pour sa prestation inspirée.
« Il cadre bien avec nous et je m’attends à encore mieux de sa part. Il a été génial dans ce match, il mérite le titre du héros obscur », a proposé Duchene.
« Il a joué un fort match, il possède les habiletés pour se débrouiller. Il travaille fort à l’entraînement et il avait aussi bien joué contre Boston », a commenté Roy.
Le principal intéressé n’a pas caché sa joie de contribuer à la victoire.
« Heureusement, j’ai pu profiter de cette occasion. C’est facile de développer une chimie avec de tels joueurs », a exprimé le gaucher.
Mais la véritable vedette de cette partie demeure le gardien de l’Avalanche. Tout comme Grigorenko, il n’a pas raté sa chance alors qu’il disputait son quatrième match de suite.
« C’est une sensation incroyable et difficile à décrire. Ce fut une très belle soirée pour moi, je voyais bien les lancers du Canadien et mes coéquipiers m’ont grandement aidé », a remercié le Suisse de 28 ans.

vendredi 6 novembre 2015

Weise et Fleischmann sont des plombiers de luxe

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Weise, le prolifique!


Éric Leblanc
Les qualificatifs commencent à manquer pour décrire le travail inspiré de ce trio qui était identifié comme le troisième de l’organisation au lancement de la saison. Les plus optimistes pouvaient bien prédire de belles réalisations de cette unité, mais personne n’aurait eu l’audace de placer Weise parmi les meilleurs buteurs de la LNH avec ses huit réussites.
« C’est incroyable de vivre ça, les amateurs sont merveilleux et j’ai bien apprécié ce geste des spectateurs », a-t-il admis avec son grand sourire.
Prêchant toujours le travail, Michel Therrien a sauté sur l’occasion pour expliquer le merveilleux boulot de cette combinaison.
« C’est bien beau de parler de chimie, mais leur niveau de compétition est très élevé, leur éthique de travail est irréprochable et c’est l’une des raisons de leur succès », a soulevé l’entraîneur.
Desharnais et Fleischmann ont déjà prouvé leurs atouts offensifs par le passé, mais Weise se retrouve sur un rythme absolument renversant par rapport à ses habitudes. Déjà, le Manitobain en avait étonné plusieurs la saison dernière avec une récolte de 29 points (10 buts et 19 aides) en 79 rencontres.
Auparavant, il n’avait jamais marqué plus de trois buts en une saison. C’est donc pour le moins épatant de constater qu’il pourrait franchir son meilleur total de buts en carrière avant même d’avoir joué le quart du calendrier.
« Je ne me soucie pas trop de ça, je suis simplement heureux que notre trio soit en mesure de s’imposer et de contribuer », a assuré Weise qui n’a pas caché que sa confiance est « dans le tapis ».
« Ça aide définitivement, ça permet de décocher plus de lancers de différents endroits, mais je veux m’assurer de ne pas ralentir la cadence dans mon effort », a-t-il mentionné.
Chez les partisans et sur les réseaux sociaux, les blagues ne manquent pas à propos de Weise dont le visage vient remplacer celui de Wayne Gretzky sur quelques photos. Chose certaine, ses coéquipiers non plus ne manquent pas l’occasion de lui tirer la pipe.
« C’est plus une grosse affaire pour vous, mais c’est clair que c’est agréable de le voir aller ainsi. Il est une très bonne personne et il a du talent. Dans son cas, c’est plus qu’il n’avait jamais eu une telle opportunité de s’exprimer offensivement. J’adore jouer avec lui et c’est certain qu’on le taquine quand on peut », a admis Desharnais en riant.
Et que dire de Condon ?
Le rendement inespéré du trio de Desharnais vient combler la timide production des deux premières unités, mais ce n’est pas le seul ingrédient déterminant. Il importe aussi de revenir sur l’entrée en scène époustouflante de Mike Condon, celui qui était méconnu il y a quelques semaines.
L’Américain de 25 ans se retrouve avec une fiche de 5-0-1 et des statistiques dignes de Carey Price ou Henrik Lundqvist. Même les dirigeants du Canadien ne pouvaient pas s’attendre à autant de sa part, mais Therrien a refusé de parler d’une surprise.
« C’est un jeune homme très mature, il ne l’a jamais eu facile en passant par la ECHL. Il a toujours travaillé avec beaucoup de sérieux et de discipline. On le voit, ses arrêts ne sont pas miraculeux, c’est son positionnement qui l’aide. Il a aussi la chance de côtoyer le meilleur gardien au monde et ça l’aide dans son apprentissage. Stéphane Waite continue son travail exceptionnel avec ses gardiens. Il a mérité sa place avec son rendement au camp d’entraînement et il continue dans ce sens », a exposé son entraîneur.
Ayant traversé des épreuves similaires avant de s’établir dans la LNH, Desharnais constitue un témoin privilégié pour commenter l’éclosion de Condon.
« Il a dû passer par la ECHL et la AHL, son éthique de travail est irréprochable tout comme son attitude. Je suis passé par ce parcours aussi et c’est merveilleux de voir un autre gars issu de ce circuit qui peut obtenir du succès dans la LNH », a maintenu le Québécois.
« Je sais qu’il ne va pas ralentir ses efforts au boulot ce qui va l’aider à poursuivre sur la bonne voie », a ajouté Desharnais.
Choix de cinquième ronde, Brendan Gallagher en est un autre qui a dû confondre les sceptiques pour hériter de son statut actuel. Il a tenu à vanter la contribution de l’adjoint de Carey Price.
« Condon a saisi l’occasion qui lui a été accordée et ça nous inspire de le voir aller », a fait savoir le numéro 11.
Mais l’un des plus beaux compliments est venu de la bouche de P.K. Subban qui a déclaré cette semaine qu’il ne considérait pas Condon comme un gardien substitut comme une partie importante du club.
« C’est une très belle remarque de sa part », a avoué Condon avec un brin de gêne. « Mais je veux juste tenir le fort pendant l’absence de Carey en espérant qu’il puisse revenir bientôt. »
Durant la blessure de Price, Condon est justement venu rassurer bien des partisans inquiets et il se réjouit avant tout pour une chose.
« C’est agréable de pouvoir contribuer surtout que j’en suis à ma troisième année dans cette organisation. J’essaie simplement de faire mon travail », a conclu celui qui a concédé 9 buts sur 153 lancers en 6 départs (0,941 de taux d’efficacité).

lundi 2 novembre 2015

Un retour idéal à la maison pour le Canadien

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

« Le Canadien a réussi son retour »


Éric Leblanc
MONTRÉAL – Puisqu’il était privé de sa pièce maîtresse pour son retour devant ses partisans, le Canadien s’est assuré de servir une leçon de hockey aux Jets de Winnipeg en l’emportant par le compte de 5 à 0.
Le premier match à la suite d’un long voyage cause souvent des ennuis aux formations sportives, mais le clan montréalais a définitivement évité ce scénario. Avec un peu de veine, le Canadien aurait même pu gonfler son gain avec quelques autres buts.
« Je n’aurais pas pu demander plus, on a joué un match impeccable. J’avais certaines craintes avant la rencontre, mais mes joueurs ont répondu de façon extraordinaire », a souligné Michel Therrien qui a ajouté quelques mots intéressants à son vocabulaire habituel.
Mike Condon, qui devra continuer de tenir le fort en l’absence de Carey Price, a été plus qu’à la hauteur devant la cage du Tricolore. Il a perdu son blanchissage au dernier tiers sur un lancer de Chris Thornburn.
L’Américain a donc conservé sa fiche parfaite dans la LNH en ajoutant sa quatrième victoire à la suite d’une prestation de 18 arrêts. En quatre départs, le cerbère de 25 ans a cédé seulement 6 fois.
« Depuis le camp d’entraînement, il nous donne des résultats comme ceux de Carey. C’est incroyable de le voir aller. Oui, c’est un peu surprenant, mais j’avais entendu qu’il avait été un très bon gardien avant d’arriver dans la LNH et il est à la hauteur de cette réputation », a vanté Tomas Fleischmann.
« Je ne vais certainement pas essayer d’être Carey, je ne crois pas que personne ne pourrait y parvenir. Je vais juste essayer de lui garder la place chaude pendant son absence », a humblement soutenu Condon.
Pour un deuxième match de suite, le trio de David Desharnais (1 but, 2 aides), Tomas Fleischmann (2 buts, 1 aide) et Dale Weise (1 passe) a été sensationnel. Cette unité a donc amassé 14 points en ajoutant la récolte contre les Flames de Calgary.
Le Tchèque a partagé sa réussite avec ses partenaires, mais il n’a pas nié qu’il venait d’offrir sa performance la plus solide dans l’uniforme du Tricolore.
« J’ai bien l’impression que oui, mais ça vient aussi du travail de mon trio qui se débrouille très bien depuis deux matchs. On se supporte très bien, c’est une formule simple, mais ça fonctionne », a argué Fleischmann qui aurait aimé compléter son tour du chapeau surtout que Weise et Desharnais ont tout essayé pour que ça se produise.
« Ils ont été encore très productifs, ça fait deux matchs que ce trio nous procure beaucoup d’offensive. Ils se supportent bien, ils utilisent leur vitesse et ils se dirigent au filet. C’est agréable de les voir jouer ainsi. J’aime le rythme venant de nos quatre trios », a résumé l’entraîneur.
Paul Byron a continué son excellent boulot à place d’Alexander Semin en inscrivant son deuxième but en infériorité numérique en trois matchs. Lars Eller a ajouté son grain de sel avec un but chanceux venant de la lame d’un patin.
« J’aime sa rapidité et il démontre beaucoup de sang-froid avec la rondelle. Il provoque des choses et marque des gros buts comme celui durant ce match. Il contribue très bien à sa façon », a proposé Therrien au sujet de Byron.
Les Jets n’ont tout simplement pas été dans le coup pour cette deuxième partie en deux soirs. Le meilleur exemple concerne le gardien Michael Hutchinson qui a été chassé du match après avoir concédé quatre buts sur neuf lancers !
Malmenés par la vitesse des hommes de Michel Therrien, les visiteurs ont sorti leurs épaules à quelques occasions (35 mises en échec contre 15), mais ils n’ont jamais pu chauffer le CH qui a compté une fois en cinq déploiements de son jeu de puissance.
Sans surprise, les Jets ont tenté d’attirer le Canadien dans son piège du jeu physique. Anthony Peluso a notamment étampé Andrei Markov dans la bande et P.K. Subban est venu lui manifester son mécontentement. Sagement, Markov a tiré sur le chandail de Subban pour le sortir d’un éventuel pétrin.
Comme il fallait s’y attendre, Brendan Gallagher a également constitué une cible quand Dustin Byfuglien l’a épinglé d’un coup de bras vicieux et inutile et la petite peste a essayé de se venger.
« Pour être honnête, je ne l’ai pas vu tant que ça. Je ne suis pas allé revoir la séquence et je ne sais pas si la LNH va y jeter un coup d’œil », a mentionné Therrien.
Torrey Mitchell et Alexei Emelin ont été amochés durant la partie chacun à leur tour, mais ils ont été en mesure de terminer la rencontre.
Absent pour environ une semaine, Price – qui est blessé au bas du corps - est venu récupérer son autre titre de la Coupe Molson en habit sous une ovation de la foule.
Il s’agissait du 100e match en saison régulière pour Nathan Beaulieu dans la LNH.
Le CH terminera sa séquence contre toutes les équipes canadiennes mardi en recevant les Sens. Pour le moment, Montréal s’est bâti un dossier de 3-2. Ensuite, il recevra les Islanders et les Bruins pour compléter une série de quatre matchs à domicile.
Durant la troisième période, le Canadien a pris la peine de souligner la victoire de l’Impact de Montréal dans son match aller contre le Crew de Columbus.
Deux petites anecdotes intéressantes survenues le 1er novembre dans l’histoire du club. En 1921, Léo Dandurand, Joseph Cattarinnich et Louis Létourneau achetaient les Canadiens de Montréal de la succession de George Kennedy, pour une somme estimée à 11 000$.
Ensuite, en 1959, le gardien Jacques Plante avait effectué un retour sur la patinoire avec un masque ce qui a influencé la suite des choses.