lundi 2 novembre 2015

Mike Condon se déguise en adjoint de confiance

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Jets 1 - Canadiens 5


Éric Leblanc
MONTRÉAL – Il ne faudrait pas mettre la charrue avant les bœufs puisque la saison du Canadien demeure jeune, mais il ne serait pas trop risqué de prétendre que Mike Condon procure un meilleur soutien à Carey Price que ses anciens adjoints.
Au cours des cinq saisons précédentes, Dustin Tokarski, Peter Budaj et Alex Auld n’ont pas toujours présenté des statistiques ordinaires. Cependant, on pouvait souvent sentir que les joueurs ne démontraient pas la même confiance sans leur as devant le filet.
Cette situation pourrait bien être en train de changer avec l’émergence de Condon qui a obtenu des victoires très encourageantes à ses quatre premières sorties dans la LNH.
« Les joueurs ne changent pas d’identité selon le gardien devant le filet. On utilise notre vitesse à bon escient et on impose beaucoup de pression », a indiqué Michel Therrien qui ne modifie pas son plan de match selon le gardien qui protège son filet.
« Bien sûr, Michael joue très bien, il réussit les arrêts importants lors des moments clés. Ça nous aide à continuer de jouer avec confiance », a tout de même vanté Therrien à propos de la contribution évidente de Condon.
Dans la vie de tous les jours, Condon s’exprime avec beaucoup d’aisance et de vivacité, mais il tient à demeure humble surtout que sa carrière ne repose que sur quatre rencontres.
« Je ne veux pas trop y penser (à sa fiche de 4-0), ça ne donne rien de s’arrêter à ça. Désolé, si j’utilise un cliché, mais c’est ainsi que ça se passe. Je veux simplement garder les choses simples. Ceci étant dit, quand je songe à mon passé, je suis encore plus reconnaissant et je veux encore plus m’accrocher à la LNH ayant passé par la ECHL », a témoigné le sympathique athlète.
Son potentiel sera justement testé en attendant le retour de Price et Condon veut s’assurer de ne pas modifier son approche.
« Ça ne change pas vraiment, ma préparation demeure la même », a noté le gardien qui se sent tout de même plus confortable avec quatre matchs derrière la cravate.
Étant donné son statut de gardien auxiliaire, Condon était voué à disputer la grande majorité de ses matchs sur des patinoires adverses. Maintenant que Price doit se reposer, la situation a changé et il a pu savourer le plaisir de jouer au Centre Bell pour une première fois.
« C’était incroyable, j’ai pu enfin enfiler le chandail rouge pour un match de saison régulière. C’était beaucoup plus bruyant que durant le calendrier préparatoire et encore plus amusant. Ça me rend très humble de vivre ça », a confié celui qui prétend n’avoir jamais songé à la possibilité de son premier blanchissage.
Face aux Jets, Condon n’a pas connu la soirée la plus épuisante avec 18 arrêts, mais il s’est imposé quand ce fut nécessaire notamment coup sur coup contre Mark Scheifele et Nikolaj Ehlers ainsi que devant Blake Wheeler alors qu’il avait semblé se déguiser en Price.
« C’est mon travail de tenir le fort quand c’est nécessaire, j’ai été chanceux de les arrêter », a répondu Condon pour les deux arrêts consécutifs.
« Carey réussit beaucoup d’arrêts spectaculaires. Dans mon cas, je venais plutôt d’accorder un mauvais retour et j’ai pu me reprendre de justesse », a tempéré le gardien pour sa parade devant Wheeler.
« Il joue avec beaucoup de confiance. C’est un battant, sa technique est bonne et il travaille beaucoup avec Stéphane Waite (l’entraîneur des gardiens). C’est plaisant de faire une place à une recrue et qu’elle soit capable de jouer ainsi. C’est bénéfique aussi pour la confiance des joueurs parce qu’on peut continuer d’être les agresseurs sur la patinoire », a exprimé Therrien.
Adepte du « Movember », il ne sera plus solitaire
Bien sûr, avec sa nouvelle vie, Condon est exposé à un contexte totalement différent. Les félicitations affluent de partout et il apprend à apprivoiser le tout.
« C’est vraiment touchant et ça vient aussi avec plusieurs choses à gérer, mais c’est très agréable comme aventure », a convenu Condon qui discute régulièrement de ses prestations avec Scott Rehm qui a été son entraîneur physique et mental.
Signe qu’il n’est pas trop superstitieux, Condon avait rasé sa barbe habituelle pour entamer le fameux « Movember ». Pour le moment, sa moustache rousse ne nuit pas trop à son apparence, mais ça ne saurait tarder.
« Je l’ai fait plusieurs fois à l’université. Je peux vous dire que c’est un mois très solitaire quand tu es célibataire et que tu affiches la moustache », a-t-il lancé avec humour.
Mais parions qu’il ne se sentira pas trop seul avec sa nouvelle notoriété acquise après plusieurs années de travail dans des ligues inférieures.
Le retour en force de Desharnais et ses partenaires
Nul doute, la défaite de 4 à 3 encaissée contre les Oilers a été pénible à avaler pour le Canadien qui disposait d’une confortable avance de 3-0. Sans le vouloir, David Desharnais avait été coupable du but vainqueur et il tenait à se reprendre.
Le Québécois n’a pas fait les choses à moitié avec une récolte d’un but et quatre passes en deux matchs depuis cette bourde. Ses partenaires, Dale Weise et Tomas Fleischmann, ont emboîté le pas si bien que ce trio procure une offensive essentielle avec le rendement tranquille des deux premières unités.
« On a eu un bon match à Calgary et c’est parfois ce que ça prend pour bien se sentir sur la
patinoire. On traverse une bonne séquence, mais je ne suis pas capable d’identifier la clé de notre succès. On s’amuse et on jouit chacun d'un bon instinct du jeu donc on parvient à réussir nos idées », a décrit Desharnais.
« Tu ne veux jamais laisser tomber tes coéquipiers, c’était important pour nous de rebondir et on a été capable de le faire », a conclu le numéro 51.

Un retour idéal à la maison pour le Canadien

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« Le Canadien a réussi son retour »


Éric Leblanc
MONTRÉAL – Puisqu’il était privé de sa pièce maîtresse pour son retour devant ses partisans, le Canadien s’est assuré de servir une leçon de hockey aux Jets de Winnipeg en l’emportant par le compte de 5 à 0.
Le premier match à la suite d’un long voyage cause souvent des ennuis aux formations sportives, mais le clan montréalais a définitivement évité ce scénario. Avec un peu de veine, le Canadien aurait même pu gonfler son gain avec quelques autres buts.
« Je n’aurais pas pu demander plus, on a joué un match impeccable. J’avais certaines craintes avant la rencontre, mais mes joueurs ont répondu de façon extraordinaire », a souligné Michel Therrien qui a ajouté quelques mots intéressants à son vocabulaire habituel.
Mike Condon, qui devra continuer de tenir le fort en l’absence de Carey Price, a été plus qu’à la hauteur devant la cage du Tricolore. Il a perdu son blanchissage au dernier tiers sur un lancer de Chris Thornburn.
L’Américain a donc conservé sa fiche parfaite dans la LNH en ajoutant sa quatrième victoire à la suite d’une prestation de 18 arrêts. En quatre départs, le cerbère de 25 ans a cédé seulement 6 fois.
« Depuis le camp d’entraînement, il nous donne des résultats comme ceux de Carey. C’est incroyable de le voir aller. Oui, c’est un peu surprenant, mais j’avais entendu qu’il avait été un très bon gardien avant d’arriver dans la LNH et il est à la hauteur de cette réputation », a vanté Tomas Fleischmann.
« Je ne vais certainement pas essayer d’être Carey, je ne crois pas que personne ne pourrait y parvenir. Je vais juste essayer de lui garder la place chaude pendant son absence », a humblement soutenu Condon.
Pour un deuxième match de suite, le trio de David Desharnais (1 but, 2 aides), Tomas Fleischmann (2 buts, 1 aide) et Dale Weise (1 passe) a été sensationnel. Cette unité a donc amassé 14 points en ajoutant la récolte contre les Flames de Calgary.
Le Tchèque a partagé sa réussite avec ses partenaires, mais il n’a pas nié qu’il venait d’offrir sa performance la plus solide dans l’uniforme du Tricolore.
« J’ai bien l’impression que oui, mais ça vient aussi du travail de mon trio qui se débrouille très bien depuis deux matchs. On se supporte très bien, c’est une formule simple, mais ça fonctionne », a argué Fleischmann qui aurait aimé compléter son tour du chapeau surtout que Weise et Desharnais ont tout essayé pour que ça se produise.
« Ils ont été encore très productifs, ça fait deux matchs que ce trio nous procure beaucoup d’offensive. Ils se supportent bien, ils utilisent leur vitesse et ils se dirigent au filet. C’est agréable de les voir jouer ainsi. J’aime le rythme venant de nos quatre trios », a résumé l’entraîneur.
Paul Byron a continué son excellent boulot à place d’Alexander Semin en inscrivant son deuxième but en infériorité numérique en trois matchs. Lars Eller a ajouté son grain de sel avec un but chanceux venant de la lame d’un patin.
« J’aime sa rapidité et il démontre beaucoup de sang-froid avec la rondelle. Il provoque des choses et marque des gros buts comme celui durant ce match. Il contribue très bien à sa façon », a proposé Therrien au sujet de Byron.
Les Jets n’ont tout simplement pas été dans le coup pour cette deuxième partie en deux soirs. Le meilleur exemple concerne le gardien Michael Hutchinson qui a été chassé du match après avoir concédé quatre buts sur neuf lancers !
Malmenés par la vitesse des hommes de Michel Therrien, les visiteurs ont sorti leurs épaules à quelques occasions (35 mises en échec contre 15), mais ils n’ont jamais pu chauffer le CH qui a compté une fois en cinq déploiements de son jeu de puissance.
Sans surprise, les Jets ont tenté d’attirer le Canadien dans son piège du jeu physique. Anthony Peluso a notamment étampé Andrei Markov dans la bande et P.K. Subban est venu lui manifester son mécontentement. Sagement, Markov a tiré sur le chandail de Subban pour le sortir d’un éventuel pétrin.
Comme il fallait s’y attendre, Brendan Gallagher a également constitué une cible quand Dustin Byfuglien l’a épinglé d’un coup de bras vicieux et inutile et la petite peste a essayé de se venger.
« Pour être honnête, je ne l’ai pas vu tant que ça. Je ne suis pas allé revoir la séquence et je ne sais pas si la LNH va y jeter un coup d’œil », a mentionné Therrien.
Torrey Mitchell et Alexei Emelin ont été amochés durant la partie chacun à leur tour, mais ils ont été en mesure de terminer la rencontre.
Absent pour environ une semaine, Price – qui est blessé au bas du corps - est venu récupérer son autre titre de la Coupe Molson en habit sous une ovation de la foule.
Il s’agissait du 100e match en saison régulière pour Nathan Beaulieu dans la LNH.
Le CH terminera sa séquence contre toutes les équipes canadiennes mardi en recevant les Sens. Pour le moment, Montréal s’est bâti un dossier de 3-2. Ensuite, il recevra les Islanders et les Bruins pour compléter une série de quatre matchs à domicile.
Durant la troisième période, le Canadien a pris la peine de souligner la victoire de l’Impact de Montréal dans son match aller contre le Crew de Columbus.
Deux petites anecdotes intéressantes survenues le 1er novembre dans l’histoire du club. En 1921, Léo Dandurand, Joseph Cattarinnich et Louis Létourneau achetaient les Canadiens de Montréal de la succession de George Kennedy, pour une somme estimée à 11 000$.
Ensuite, en 1959, le gardien Jacques Plante avait effectué un retour sur la patinoire avec un masque ce qui a influencé la suite des choses.

Quand Condon imite Price

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Jets 1 - Canadiens 5


Images of Francois Gagnon
Quand Carey Price s’est présenté sur la patinoire pour recevoir la coupe Molson remise au joueur du mois chez le Canadien, une coupe qu’on devrait simplement rebaptiser coupe Carey Price tant il la gagne souvent, les fans du Tricolore avaient toutes les raisons au monde d’être inquiets.
En voici quelques-unes…
La première : c’est avec des souliers vernis aux pieds et non en patins que Price s’est rendu au centre de la patinoire pour mettre la main sur son trophée.
La deuxième : Malgré sa fiche parfaite de trois victoires, comment diable Mike Condon allait-il réagir devant la pression bien plus accablante de remplacer un Price sur la touche pour une semaine en raison de la blessure à la jambe droite subie jeudi dernier à Edmonton plutôt qu’assis au bout du banc dans le cadre d’une rare soirée de congé ?
La troisième et non la moindre : déjà que le premier match à la maison au retour d’un voyage de quelques rencontres sont toujours difficiles, le Canadien, amputé de son meilleur joueur, se retrouvait devant les Jets de Winnipeg. Un club gros, rapide, solide, un club taillé pour donner des ennuis au Tricolore, même avec Carey Price devant la cage.
«C’est sûr que j’étais inquiet», a d’ailleurs convenu Michel Therrien au début de son point de presse.
Mais voilà ! L’inquiétude normale qui titillait l’entraîneur-chef du Canadien et torturait les partisans qui n’anticipaient rien de moins qu’une catastrophe s’est vite estompée.
Pourquoi ? Parce que Mike Condom a fait son travail. Il l’a même fait avec brio en repoussant 18 des 19 tirs des Jets. Des 18 arrêts effectués, quelques-uns nous ont permis de croire que c’était Carey Price qui se cachait sous son équipement. Non ! Je ne suis pas en train d’écrire que Condon est à la hauteur du meilleur gardien de la planète hockey. Mais au moins à deux reprises, peut-être même trois fois, Condon a dû sortir la jambière gauche ou la mitaine pour effectuer des arrêts difficiles à la manière de Price.
«Quand tu regardes travailler le meilleur gardien de la Ligue, tu peux t’inspirer que certains des mouvements qu’il effectue», a reconnu Condon après la rencontre. Une rencontre qui lui a permis de signer une quatrième victoire consécutive en lever de rideau de sa première saison dans la LNH.
Du WesBanco Arena au Centre Bell
Après ses quatre victoires, Mike Condon n’a accordé que six petits buts. Un maigre total qui lui permet de trôner devant tous les gardiens de la LNH avec une moyenne de 1,51 but alloué par parties et une efficacité de 94,4 %.
Ce n’est pas rien.
C’est même renversant quand on considère que Mike Condon évoluait dans la Ligue de la Côte Est avec les Nailers de Wheeling il y a deux ans à peine. Qu’il jouait au WesBanco Arena devant des foules de 1500 amateurs, loin, très loin, de la Ligue nationale de hockey, du Centre Bell, des partisans féroces du Tricolore et de la pression étouffante de faire gagner le Canadien de Montréal. Surtout en l’absence d’un Carey Price blessé.
«Il faut que j’évite le plus possible de penser à ce monde de différence entre les deux réalités, car cela pourrait me donner le vertige», a ajouté bien humblement le gardien tout en insistant sur le fait qu’il ne devait pas non plus oublier d’où il venait et du chemin difficile et parsemé d’embûches qu’il a parcouru pour occuper le rôle de remplaçant de Carey Price.
On savait Mike Condon solide. Solide autant au chapitre de la confiance que de sa technique qu’il maximise avec sa grande taille et ses déplacements efficaces. Alors qu’il aurait pu s’effondrer, Condon m’a semblé meilleur encore dimanche avec Dustin Tokarski et non Carey Price comme filet de sureté que vendredi dernier à Calgary. Il est clair que le gardien savait depuis plus longtemps que les fans du Tricolore que Price était blessé et qu’il devrait le remplacer pour une, deux, trois, voire quatre parties si Michel Therrien décide de le garder devant la cage pour la durée de l’absence de son gardien étoile.
«Il m’a fallu un peu de temps pour trouver mon aise devant le but à Calgary. Je jonglais avec les rondelles. Je nageais aussi devant mon but. Ce soir, c’était plus simple. Et bien qu’il soit difficile de venir en relève à Carey, c’est plus facile de se préparer quand tu sais ce qui t’attend. Cela dit, j’espère qu’il sera de retour en forme le plus vite possible», a plaidé Condon qui a trois autres défis potentiels qui l’attendent alors que les Sénateurs, les Islanders et les Bruins se succéderont au Centre Bell mardi, jeudi et samedi.
Si Condon garde les buts comme il l’a fait dimanche, comme il le fait depuis le début de la saison, l’état-major du Tricolore devrait prolonger sa séquence plutôt que de prendre un pari risqué sur Dustin Tokarski qui a été rappelé par mesure d’urgence. Et qui ne devrait jouer qu’en mesure d’urgence aussi.
On verra.
Le Canadien a cloué les Jets
S’il est clair que Condon était à l’aise devant son filet dimanche soir, il est primordial d’insister sur le fait que ses coéquipiers lui ont grandement facilité le travail. Car c’est alors qu’il profitait d’une avance de 4-0 que Condon a vraiment eu à s’imposer.
De fait, lors de ses quatre sorties devant la cage du Tricolore, Mike Condon a vu ses coéquipiers enfiler un total de 21 buts pour lui offrir des coussins très confortables.
Comme ce fut le cas vendredi à Calgary, où le Canadien a profité des faiblesses et/ou largesses du gardien Joni Ortio pour se sauver avec la victoire, le Tricolore a profité du manque de vigueur de Michael Hutchinson pour faire mal aux Jets. Hutchinson a concédé quatre buts sur les neuf tirs qu’il a affrontés avant d’être chassé du match par son coach Paul Maurice.
Et comme le Canadien jouait beaucoup mieux que les Jets, qu’il patinait plus vite, qu’il était plus solide en défensive, plus incisif en attaque, les joueurs des Jets ont vite abandonné lorsqu’ils ont vu que le Canadien profitait à plein du fait qu’ils en étaient à un deuxième match en deux soirs et que leur gardien n’affichait pas le genre de tenue nécessaire pour les aider.
Pas question d’enlever quoi que ce soit au mérite du Canadien qui a marqué cinq buts dimanche dont un encore très spectaculaire offert par Paul «la comète» Byron qui a mystifié les Jets alors que le Canadien jouait à court d’un homme et un autre en avantage numérique de Lars Eller. Du Canadien qui a bénéficié une fois encore d’une sortie sans faille du trio de David Desharnais. Du Canadien qui a encore pu compter sur le travail aussi inlassable qu’efficace – il méritait une étoile hier soir, comme plusieurs soirs d’ailleurs – de Jeff Petry qui continue de bien faire paraître Marc Bergevin et faire bien mal paraître l’ancien état-major des Oilers d’Edmonton. Petry joue très bien. Son travail pour écouler les pénalités est sans reproche. C’est d’ailleurs lui qui a freiné une poussée des Jets en zone du Canadien pour mettre la table à l’échappée qui a permis à Paul Byron de marquer.
On dira ou écrira ce qu’on voudra sur la performance très ordinaire des Jets et celle plus ordinaire encore de leur gardien Hutchinson. Mais il faudra aussi dire ou écrire que les attaquants et défenseurs du Canadien ont su profiter de leurs occasions de marquer tout en maintenant une cadence difficile à égaler qui ont eu pour effet de clouer les Jets sur la piste au lieu de les laisser prendre leur envol.
Tout ça avec derrière eux un Mike Condon qui à défaut de pouvoir faire oublier Carey Price s’est assuré d’offrir une performance à son image.