mercredi 17 février 2016

«Faut-il échanger Subban avant le 1er juillet ?» -Ron Fournier

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Publié par Léandre Drolet pour 98,5fm Sports le mardi 16 février 2016 à 19h49. Modifié par Charles Payette le mercredi 17 février 2016
«Faut-il échanger Subban avant le 1er juillet ?» -Ron Fournier
P.K. Subban
(98,5 Sports) - Quelles sont les raisons qui expliquent les déboires du Canadien ? Partisans, journalistes et commentateurs s'en donnent à coeur joie ces jours-ci en émettant leur opinion, et en faisant connaître leurs suggestions.
Ron Fournier.
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On en parle en ondes :
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Mis en ligne le mercredi 17 février 2016 dans avec Ron Fournier et Alain Crête
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Mis en ligne le mardi 16 février 2016 dans Les amateurs de sports avec Dany Dubé et Mario Langlois
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Mis en ligne le mardi 16 février 2016 dans Les amateurs de sports avec Mario Langlois et Mario Tremblay
Pour un, Ron Fournier a émis la sienne au micro des Amateurs de sports, animés par Mario Langlois.

Dissensions

Selon Fournier, P.K. ne fait pas l’unanimité dans le vestiaire et cela engendre des dissensions au sein de l’équipe.

«Il y a deux options. La première, on attend le retour de Carey Price, car il est le seul à pouvoir tempérer P.K. lorsqu’il y a des débordements de sa part. L’autre option, c’est tout simplement de l’échanger avant le 1er juillet, car après cette date, Subban jouit d’une clause de non-échange. Même si Yzerman n’est pas en amour avec P.K., j’échangerais Subban en retour de Stamkos, à la condition d’avoir fait signer un contrat à l’actuel joueur du Lightning», a déclaré l'animateur de Bonsoir les sportifs.

Outre Fournier, l'analyste aux matchs du Canadien, Dany Dubé, et Mario Tremblay émettent eux aussi leurs opinions concernant Subban.

Et maintenant, on fait quoi?

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

« On ne joue pas une chaise musicale »


Images Gaston Therrien 2016
On se range du côté des vendeurs? On demeure acheteur? On congédie Michel Therrien? On tente des expériences?
Au lendemain d’une autre contre-performance, cette fois en Arizona aux mains des Coyotes, et avec encore 25 matchs au calendrier régulier, quelle doit être l’approche adoptée par Marc Bergevin et l’état-major du Canadien?
Lundi, alors qu’ils se devaient de l’emporter et surtout de lutter avec l’énergie du désespoir, les joueurs du Canadien ont plutôt manqué cruellement d’émotion, d’intensité et d’ardeur travail. Ils ont joué comme s’ils détenaient une avance de 20 points en tête alors que c’est plutôt le scénario inverse.
De quoi décevoir grandement Michel Therrien, Marc Bergevin et Geoff Molson, car il sera de toute évidence impossible pour le Canadien d’accéder aux séries s’il continue à jouer de la sorte.
Le directeur général du Tricolore a donc une décision à prendre. Quelle est la solution idéale aux maux du Canadien à l’heure actuelle?
Si la faute revient à son avis à Therrien, qu’il prenne ses responsabilités. Je ne crois toutefois pas que le congédiement de ce dernier soit la solution qui s’impose. Le plan de match et le système sont les mêmes qu’en début de saison, alors que le Canadien connaissait pourtant sa part de succès.
Therrien a-t-il été abandonné par ses joueurs? Peut-être. Le problème, c’est que son successeur aura lui aussi ses qualités et ses défauts.
Un entraîneur a son système de jeu. Oui, il doit apporter des ajustements en cours de route, notamment sur la relance dans le cas qui nous occupe, mais ce qui est très décevant pour un pilote, c’est lorsque tes joueurs, lire ici tes vétérans, commettent constamment les mêmes erreurs. Les mêmes revirements et les mêmes mauvaises lectures de jeu. Je pense entre autres au défenseur Andrei Markov, qui depuis un mois et demi, gaffe régulièrement. Ce n’est pas normal.
Tout cela nous ramène donc à Bergevin, qui se doit d’agir. S’il tient parole en permettant à Therrien de compléter la saison derrière le banc, il doit maintenant décider dans quel camp se ranger.
S’il se joint aux vendeurs du circuit Bettman, il doit s’assurer que son équipe sera compétitive l’an prochain et lors des années suivantes. Le CH ne peut se permettre de rater les séries pendant cinq ou six ans.
Si au contraire il se dit prêt à acheter, il doit faire l’acquisition de joueur en mesure d’aider l’équipe aujourd’hui et pour les années à venir.
Bergevin est payé pour prendre ce type de décision. Il doit agir afin d’aider son entraîneur et son organisation.
Ramener Galchenyuk au centre
Malgré le calvaire que vit le Canadien au quotidien depuis plusieurs mois déjà, l’heure n’est pas encore aux expériences en vue de la prochaine campagne.
N’empêche, muter Alex Galchenyuk au centre d’un trio complété par Max Pacioretty et Brendan Gallagher ne serait pas une mauvaise idée, car on le voit très bien, le jeu de chaise musicale ne plus rien.
En réunissant ces trois attaquants, le Canadien se doterait peut-être d’un bon premier trio. Reste à en structurer une deuxième capable de l’épauler. Ce n’est cependant pas vers la relève en provenance de St. John’s qu’il faut se tourner.
La filière des IceCaps a été épuisée cette saison. C’est certain que des gars comme Charles Hudon et Michael McCarron pourraient donner un coup de main un jour, mais celui-ci n’est pas encore venu. Ces derniers se doivent encore de faire leurs preuves avant de dépanner sur un deuxième trio.
Bergevin le sait sans doute, d’où l’urgence d’agir, car disputer encore 25 matchs avec des joueurs qui ne veulent plus jouer, c’est long. Très long.
*Propos recueillis par le RDS.ca

Faire taire le mythe

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Michel Therrien
Michel Therrien (Source d'image:Getty)

Les récents insuccès des Canadiens de Montréal soulèvent les passions dans la métropole et on entend plusieurs personnes donner leur suggestion pour remédier à la situation. Certains parlent d’échanges, d’autres de congédiement et certains autres du premier choix au repêchage. Ce que je trouve très amusant dans tout ça est quand j’entends des gens dire que le CH devrait perdre intentionnellement pour avoir une meilleure chance de repêcher premier à la fin juin.
Je suis désolé d’en décevoir plusieurs, mais aucun joueur n’accepterait de perdre intentionnellement pour aider l’organisation. Cette histoire est un des plus gros mythes du monde du hockey! Je ne dis pas que les partisans ne peuvent pas souhaiter que l’équipe perde ces matchs, mais jamais un joueur ne va accepter de perdre des matchs pour avoir le premier choix. Il ne faut pas oublier que la vaste majorité (sinon la totalité) des athlètes professionnels se sont rendus où ils le sont par détermination et fierté. Bien que l’équipe ne joue pas très bien depuis un certain temps et que le match en Arizona ait été complètement affreux, les joueurs ne sont certainement pas indifférents aux déboires de l’équipe.
Croyez-moi que lorsque l’équipe termine au dernier rang, ce n’est pas facile se dénicher un contrat la saison suivante. J’ai vécu la même chose à ma dernière année avec le Tricolore et je n’ai pas rejoué un match dans la LNH par la suite. À l’autre extrême, un joueur qui remporte la coupe Stanley s’est probablement acheté deux ou trois saisons supplémentaires de carrière. Je sais que les joueurs ne s’amusent pas du tout en ce moment car ce n’est jamais agréable de vivre des séquences du genre, mais c’est encore pire à Montréal. La passion des amateurs et la couverture médiatique de l’équipe, qui sont très appréciées, pèsent lourd lors de séquences comme celle dans laquelle le CH est plongé en ce moment. C’est complètement impossible de s’évader et de penser à autre chose si ce n’est que pour une journée car on en discute partout dans les journaux, la télé, la radio et les réseaux sociaux.
Pour ceux qui aimeraient voir l’équipe mettre de côté tous ces vétérans pour faire place aux jeunes des IceCaps, sachez que le plafond salarial ainsi que la limite de 23 joueurs ne permettent pas à l’équipe de prendre ces décisions. Il reste la date limite des transactions pour se débarrasser de certains joueurs, mais encore une fois, la réalité du hockey avec un plafond salarial ne facilite pas les transactions car si le CH se débarrasse de salaire, ce n’est pas toujours facile de ne pas en prendre en retour.
Tout ça pour dire qu’il ne faut pas crucifier les joueurs car je suis persuadé qu’ils ne se foutent pas des résultats décevants car ce sont des athlètes fiers. Certes, le spectacle n’est pas encourageant et l’effort de certains laisse à désirer, mais n’allez simplement pas croire que les joueurs sont indifférents aux déboires de l'équipe. Quand la confiance disparait, ce n’est pas toujours facile de s’en sortir.
Cependant, le sport professionnel est un domaine de résultat et je ne dis pas qu’il faut avoir pitié des joueurs car ce sont eux seuls qui peuvent s’en sortir. Sans dire qu’ils sont paresseux, loin de là, ils peuvent quand même en donner plus et jouer avec plus d’émotions. Ils ne doivent pas attendre un changement, mais plutôt créer ce changement par l’émotion et le travail acharné.