lundi 16 mai 2016

Les Blues ont remporté le match 1 de la finale de l'Ouest face aux Sharks

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

Sharks 1 - Blues 2

DIMANCHE, 15 MAI 2016. 22:50 (MISE À JOUR : DIMANCHE, 15 MAI 2016. 23:46)

SAINT LOUIS - Jori Lehtera a brisé l'égalité à mi-chemin en deuxième période, Brian Elliott a repoussé 31 lancers et les Blues de St Louis ont défait les Sharks de San Jose 2-1, dimanche, lors du premier match de la finale de l'Association Ouest.
Lehtera a marqué l'éventuel but gagnant après 9:15 de jeu en deuxième période, quand son puissant lancer frappé s'est faufilé sous le bras gauche du gardien des Sharks Martin Jones avant de franchir la ligne des buts.
« J'ai pris la rondelle, j'ai fermé les yeux et j'ai tiré. C'est à peu près ça, a raconté Lehtera. Il faut garder les choses simples. »

Pour sa part, Jones a dit : « Il n'y avait pas beaucoup d'espace, mais il a trouvé un trou. Je vais faire l'arrêt la prochaine fois ».
David Backes a inscrit l'autre but des Blues en avantage numérique en première période. Elliott s'est occupé du reste. Il a été particulièrement brillant lors du deuxième vingt, quand les Sharks ont eu l'avantage 16-5 au chapitre des tirs au but.
Elliott a aussi parfois joué de chance. Un coup de sifflet prématuré d'un arbitre a privé les Sharks d'un but en deuxième période. La rondelle a aussi atteint le poteau à deux reprises en fin de rencontre.
« Quand votre gardien est votre meilleur joueur, vous avez d'excellentes chances de gagner, et c'était le cas pour nous ce soir (dimanche), a dit Backes.
« Ce fut comme ça lors des deux premières rondes, et rien n'a changé lors du premier match de la troisième ronde. »
Tomas Hertl a été le seul à déjouer Elliott, 34 secondes après le but de Backes, quand un tir de Brent Burns a dévié deux fois avant de faire bouger les cordages. Jones a stoppé 21 tirs.
Le match no 2 aura lieu mardi, à St Louis.
Les Sharks ont été la meilleure équipe de la LNH à l'étranger en saison régulière avec un dossier de 28-10-3, mais ils ont encaissé un quatrième revers de suite sur une patinoire adverse, incluant trois revers en autant de sorties à Nashville lors du deuxième tour. Ils avaient marqué sept buts lors des trois défaites face aux Predators et avaient été 0-en-5 en avantage numérique. Les Sharks avaient pourtant un taux d'efficacité de 33 pour cent en avantage numérique depuis le début des séries.
Les Blues ont pleinement profité de l'avantage de la patinoire, même s'ils n'ont qu'une fiche de 4-4 au Scottrade Center ce printemps, incluant la victoire de dimanche.
Backes a ouvert la marque après 15:04 de jeu en déviant un tir de la pointe de Kevin Shattenkirk. Il a ainsi rejoint Vladimir Tarasenko avec sept buts depuis le début des séries, un sommet chez les Blues. Backes, le capitaine de l'équipe, a marqué 21 buts en saison régulière.
L'avance des Blues a duré seulement 34 secondes. Le tir de la pointe de Burns a été dévié par Joe Pavelski puis par Hertl.
Lehtera a redonné les devants aux locaux à mi-chemin en deuxième période à la suite d'un dégagement errant de Burns. Lehtera a fait fi de la pression arrière de Chris Tierney et son tir du haut du cercle des mises en jeu a surpris Jones.
Les Sharks croyaient avoir créé l'égalité avec 1:14 à faire au deuxième engagement, quand un long dégagement de Melker Karlsson a échappé à Elliott. Ce dernier a finalement poussé lui-même le disque derrière la ligne des buts, mais l'arbitre avait déjà sifflé l'arrêt du jeu.
« Le rondelle avait beaucoup de rotation et c'est probablement pour ça que je n'ai pas pu la contrôler », a expliqué Elliott.
Les Blues avaient aussi vu un de leur but être refusé en première période parce que Patrik Berglund avait provoqué de l'obstruction contre Jones. L'entraîneur-chef Ken Hitchcock a demandé une vérification vidéo, mais les arbitres ont rapidement confirmé leur décision.

Fleury patiente et sourit malgré tout

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

Marc-André Fleury
Marc-André Fleury 
FRANÇOIS GAGNON
DIMANCHE, 15 MAI 2016. 12:52

Lorsque Jonathan Drouin a donné les devants 3-0 au Ligthning de Tampa Bay en fin de période médiane vendredi, à Pittsburgh, l’idée de voir Marc-André Fleury sauter dans la mêlée pour amorcer le dernier tiers a vite fait le tour du Consol Energy Center, de la planète hockey au grand complet.
Matt Murray n’avait rien à se reprocher sur le but de Drouin. Pas plus que sur les deux premiers du Lightning d’ailleurs. Et avec les prouesses qu’il a multipliées en fin de saison régulière et depuis le début des séries, il mérite de bénéficier de la patience de son coach un brin ou deux. Peut-être même trois.
Là n’est pas la question.
Parce que les Penguins disputaient un match ordinaire, parce qu’ils offraient une performance nettement en deçà de ce qui est requis pour battre Tampa Bay et passer en finale de la coupe Stanley, un appel à l’aide en direction de Fleury aurait pu fouetter l’équipe.
Après tout : c’est lui le gardien numéro un des Penguins. Du moins pour l’instant. C’est lui qui a gardé le club à flot en début de saison alors que Sidney Crosby et le reste des canons de l’équipe tiraient à blanc. C’est lui qui a gagné la coupe Stanley en 2009 aux dépens des Red Wings de Detroit contre qui il avait perdu l’année précédente en grande finale.

Marc-André Fleury présente un dossier de 21-6-3 à ses 30 derniers départs. Il a gagné 14 de ses 18 derniers départs (14-3-1) au Consol Energy Center. Il a atteint le plateau des 35 victoires pour une septième fois en carrière cette année. Seul Martin Brodeur (12) a fait mieux dans l’histoire. C’est aussi Fleury qui domine la LNH avec la signature de pas moins de 20 jeux blancs depuis le début de la saison 2013. Cinq de plus que Ben Bishop au cours de la même période.
Parlant de Bishop, il semble peu probable qu’il puisse être devant le filet du Lightning lundi lors de la deuxième rencontre. Bien qu’il assure que les nouvelles sont bien meilleures que les images de la chute effectuée par son gardien, des grimaces de douleurs qu’il a effectuées pendant qu’il était étendu sur la glace et de sa sortie sur une civière le laissaient croire vendredi, l’entraîneur-chef Jon Cooper a refusé de dévoiler quoi que ce soit quant à l’état de santé de Bishop et de ses chances de jouer lundi, voire plus tard en séries.
Andreï Vasilevskiy, qui a repoussé 25 des 26 tirs des Penguins – Patrick Hornqvist l’a déjoué dans les derniers instants de la rencontre –, pourrait donc amorcer la prochaine rencontre.
Mais revenons à Fleury.
Lorsque les Penguins ont quitté le vestiaire au terme du deuxième entracte vendredi, c’est Matt Murray qui a guidé ses coéquipiers vers la patinoire pour amorcer la troisième période, prolongeant un peu plus le séjour de Fleury dans son rôle d’adjoint. Un rôle avec lequel le principal intéressé compose tant bien que mal.
Vendredi matin, après avoir effectué du temps supplémentaire sur la patinoire, Marc-André Fleury délassait ses patins avec vigueur.
Non! Il n’était pas fâché. De fait, je ne crois pas que ce soit dans sa nature d’être fâché après un coéquipier. Surtout un gardien qui connaît autant de succès que son jeune coéquipier en connaît. Mais il était clair que derrière les sourires qu’il esquissait en faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Marc-André Fleury bouillait d’impatience.
«Je n’ai pas vraiment le choix. Je garde la forme, je reste dans la "game", car on ne sait jamais quand je recevrai l’appel. C’est sûr que je trouve ça difficile. Que c’est long un peu. Mais en même temps, je comprends très bien ce qui se passe. Matt est un très bon gardien. C’est un très bon gars. Je l’ai connu au fil des derniers camps d’entraînement. Mais j’ai hâte aussi », a expliqué Marc-André après qu’il eut retiré son équipement.
Commotions cérébrales
On comprend très bien Fleury d’avoir hâte. On le comprendrait même d’être en colère. De réclamer bien plus qu’il ne le fait sa place devant le filet au lieu d’agir en très bon coéquipier comme il le fait présentement.
Car si ce n’était de la commotion cérébrale qui l’a contraint à rater les cinq derniers matchs de la saison régulière et qui l’a confiné au repos jusqu’au troisième match de la série opposant ses Penguins aux Capitals de Washington en deuxième ronde alors qu’il est revenu sur le banc, c’est lui qui serait devant le filet.
Mais parce que Matt Murray offre des performances phénoménales, Mike Sullivan et l’équipe d’entraîneurs des Penguins seraient fous de se passer de ses services. Du moins pour le moment.
Est-ce que Fleury amorcera la deuxième rencontre?
Je ne crois pas que cette décision serait justifiée. Mais avec un gardien de la trempe de Fleury sur le banc, Mike Sullivan devra réagir rapidement au moindre signe de vulnérabilité de son jeune gardien. Et si les Penguins glissent 0-2, peu importe que Murray soit responsable en partie ou non du deuxième revers, il me semble qu’un changement s’imposerait alors d’amblée.
Parce qu’il est de retour sur la glace lors des entraînements et sur le banc lors des matchs, Marc-André Fleury est remis de sa dernière commotion. Mais il reconnaît que les contrecoups de ces blessures sont fatigants. « Je ne sais pas vraiment si ma dernière commotion est associée à une rondelle reçue sur mon masque ou à un ensemble de facteurs. Ce que je sais, c’est qu’il est difficile de vraiment comprendre ce qui arrive et d’interpréter les changements qu’on vit tous les jours jusqu’à ce qu’on soit guéri. Mais avec ce qu’a vécu Sidney (Crosby) j’ai une bonne personne avec qui en parler. »
Bientôt chassé de Pittsburgh?
Le « duel » Fleury-Murray qui se déroule en ce moment de prendra pas fin avec l’élimination des Penguins ou les célébrations qui entoureront leur quatrième conquête de la coupe Stanley. Ce duel se prolongera tant que la haute direction n’aura pas décidé si le temps est venu d’échanger Marc-André Fleury pour donner le filet à son jeune adjoint.
Cette décision pourrait venir dans le cadre d’un éventuel repêchage d’expansion alors qu’on comprendrait très bien les Penguins de protéger le plus jeune au détriment du plus expérimenté.
Rien ne presse que vous direz. Et c’est vrai!
Mais cette décision pourrait aussi être précipitée si une équipe en mal d’un très solide gardien d’expérience ne frappait pas à la porte de Jim Rutherford en lui offrant un jeune de qualité ou des prospects intéressants en retour d’un haut salarié – Fleury touchera 5,75 millions $ jusqu’à la fin de la saison 2018-2019. Bon! Encore faudrait-il que le nom de cette équipe ne soit pas sur la liste des 12 clubs au sein desquels Fleury ne veut pas se retrouver. Mais la crainte de voir son poste de numéro un lui filer entre les doigts à Pittsburgh pourrait inciter Fleury à raccourcir cette liste de villes vers lesquelles il ne veut pas mettre le cap.
On verra.
Mais l’idée de voir « Flower » dans un autre uniforme que celui des Penguins qui en ont fait la toute première sélection de la cuvée 2003 – Fleury a malgré tout encore des airs de gamin malgré ses 31 ans – est difficile à accepter. Car Fleury est associé aux Penguins autant que le sont ses coéquipiers et amis Sidney Crosby et Kristopher Letang.
Le Sorelois est même solidement implanté dans la collectivité. Vendredi soir, lors d’un temps d’arrêt imposé par les diffuseurs, on a vu Marc-André Fleury apparaître à l’écran géant. Il tenait dans ses bras sa deuxième petite fille. Un poupon de quelques mois à peine. Bien installé dans une chaise avec sa fillette, le fier papa se préparant à donner le boire sous l’œil de sa compagne a alors brandi une bouteille comme celles qu’il vide plusieurs fois par match devant son filet. Pendant que les fans des Penguins pouffaient de rire, la bande-annonce les invitait à se rendre dans au centre hospitalier associé aux Penguins pour toute question médicale...
Si ce genre de publicité confirme la popularité d’un gars comme Fleury à Pittsburgh, ça ne l’assure toutefois pas d’être à l’abri d’une éventuelle transaction.

samedi 14 mai 2016

Stamkos est prêt, son sang pas encore...

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

Qui remportera la finale de l'Est?

FRANÇOIS GAGNON
VENDREDI, 13 MAI 2016. 13:34

PITTSBURGH – S’il n’en tenait qu’à lui, Steven Stamkos disputerait la première mise en jeu du match de ce soir contre Sidney Crosby pour donner le coup d’envoi à la finale de l’Est opposant le Lightning de Tampa Bay aux Penguins de Pittsburgh.
Mais voilà! Si Stamkos est prêt à reprendre son poste, son sang ne l’est pas encore. « Je suis en aussi bonne forme que je peux l’être. Mon corps est prêt, ma tête aussi. Mais je n’ai pas de contrôle sur ce qui se passe à l’intérieur de mon corps. Je suis encore sous l’effet d’anticoagulants qui compliquent la situation. Tant que les risques associés à ces médicaments seront présents, il me sera impossible de jouer », a indiqué le capitaine du Lightning dans le vestiaire des visiteurs au Consol Energy Center vendredi matin.
Opéré le 4 avril dernier après que les médecins eurent diagnostiqué la présence d’un caillot de sang sous sa clavicule droite, Stamkos assure croire en ses chances d’endosser l’équipement à un moment ou un autre. Que ce soit en finale de l’Est ou en finale de la coupe Stanley si le Lightning devait éliminer les Penguins.

« C’est évident que je garde espoir. C’est la raison pour laquelle je m’entraîne avec autant de conviction au gymnase et que je passe beaucoup de temps sur la patinoire. Si ce n’était des anticoagulants, je jouerais ce soir. Les médecins suivent ma guérison de près et dès qu’il sera possible de cesser l’utilisation de ces médicaments ou de contourner les effets dangereux associés aux anticoagulants, j’obtiendrai le feu vert. Je fais donc du temps supplémentaire tous les jours afin d’être en mesure de jouer dès l’instant où je recevrai le feu vert », a expliqué Stamkos qui a passé plus d’une quarantaine de minutes sur la patinoire une fois ses coéquipiers sortis après l’entraînement optionnel de vendredi matin.
« Si je fais tout ça, c’est parce que j’y crois vraiment. Si je n’avais pas espoir de revenir au jeu rapidement, j’agiterais des pompons au lieu de m’entraîner et je me transformerais en meneur de claque pour motiver mes coéquipiers. Mais non. Mes coéquipiers sont sensationnels. Je ne peux vous dire à quel point je suis fier de ce qu’ils ont accompli depuis le début de séries. À quel point je leur suis reconnaissant de maintenir la cadence afin de garder bien vivant mon espoir de rejouer ce printemps. Et ce qui est vrai pour moi, l’est aussi pour Anton et J.T. qui s’entraînent avec moi et qui visent également un retour le plus rapidement possible », a ajouté Stamkos en parlant du défenseur Anton Stralman (fracture du péroné) et de l’attaquant J.T. Brown (victime d’une blessure à une main après avoir bloqué un tir en première ronde contre Detroit).
Dupuis : blessure plus sérieuse
Bien que le diagnostic initial était inquiétant et que l’intervention qu’il a subie trois jours après ce diagnostic était délicate, Steven Stamkos n’a jamais perdu confiance. Il n’a pas non plus senti le besoin de contacter Pascal Dupuis qui a justement annoncé sa retraite plus tôt cette saison en raison d’épisodes répétés de thromboses veineuses profondes qui se sont transformées en embolies pulmonaires.
« Quand on entend des mots comme caillots, thrombose ou embolie, il est normal d’être inquiet. Et c’était effectivement très inquiétant dans le cas de Pascal qui était bien plus sérieusement touché que moi. Dans les faits, mes ennuis sont au fond une blessure sportive. Mon caillot est attribuable à des mouvements répétés de mon épaule droite qui ont causé ce caillot. C’est fréquent chez les lanceurs au baseball et pour tous les athlètes qui font des mouvements répétés. Dans le cas de Pascal, c’est son sang qui était en cause et ça, c’est bien plus dangereux. J’ai parlé avec Andrei – Andrei Vasilevski, le gardien auxiliaire du Lightning – qui a subi une intervention similaire à celle que j’ai subie et il était de retour sur la glace après sept semaines. J’ai beaucoup échangé avec lui pour comprendre et aussi pour m’aider à garder confiance.»
À Tampa ou ailleurs...
S’il n’est pas en mesure de revenir au jeu, il est permis de se demander si Steven Stamkos jouera à nouveau un joueur avec le Lightning.
Car maintenant que ses coéquipiers démontrent leur capacité de gagner, même en séries, malgré son absence, la direction du Lightning pourrait bien décider de dépenser autrement les quelque 10 millions $ par saison que Stamkos revendique en marge du contrat à long terme qu’il recherche.
Éligible à l’autonomie complète le premier juillet prochain, Steven Stamkos recevra des offres faramineuses si le Lightning décide de lui offrir la chance de profiter de cette autonomie. Car bien qu’il ait été victime de blessures sérieuses – le caillot de sang sous sa clavicule et la fracture du tibia de sa jambe droite en novembre 2014 – il ne fait pas de doute que plusieurs équipes – les Maple Leafs, le Canadien et bien d’autres – jongleront avec leur masse salariale pour tenter de lui faire une place sous le plafond. Si, bien sûr, Steve Yzerman décide de ne pas lui offrir de contrat. Si, également, le propriétaire des Bolts accepte de voir son joueur de concession quitter Tampa sans ne rien obtenir en retour que la possibilité de dépenser ses millions sur d’autres joueurs.
Mais pour l’instant dans la tête de Steven Stamkos et dans celles de ses coéquipiers, un retour au jeu le plus rapide possible et les moyens à prendre pour battre Sidney Crosby et les Penguins de Pittsburgh sont des considérations bien plus importantes que le prochain contrat du capitaine du Lightning.