7 juin 2016 | Jonas Siegel - La Presse canadienne à San José|Hockey
Photo: Eric Risberg Associated Press
Le gardien de but des Penguins Matt Murray a arrêté le disque de Patrick Marleau durant la deuxième période du match de San José, lundi soir.
Les Penguins de Pittsburgh sont à une victoire de soulever la coupe Stanley.
Phil Kessel et Evgeni Malkin ont amassé deux points chacun et Matt Murray a repoussé 23 lancers alors que les Penguins de Pittsburgh ont remporté le quatrième match de la série finale en battant les Sharks de San José 3-1, lundi, au SAP Center.
Malkin a marqué son premier but de la série et a ajouté une aide tandis que Kessel en a préparé deux. Ian Cole et Eric Fehr ont aussi noirci la feuille de pointage pour les Penguins, qui peuvent décrocher une première coupe Stanley depuis 2009 à domicile, jeudi.
«C’est une très bonne équipe donc nous devrons appliquer notre style de jeu, a déclaré Kessel. C’est serré comme vous pouvez voir. Nous devrons retourner à la maison et jouer notre meilleur hockey.»
«Il faut comprendre que nous devrons être à notre meilleur pour l’emporter et qu’eux aussi vont l’être», a ajouté le capitaine des Penguins, Sidney Crosby.
Melker Karlsson a répliqué pour les Sharks et Martin Jones a effectué 17 arrêts.
Même si les Sharks ont amorcé la rencontre avec un bon rythme, ce sont les Penguins qui ont ouvert la marque pour la quatrième fois de la série. La séquence s’est amorcée lorsque Phil Kessel est entré dans le territoire des Sharks avant de déjouer Brenden Dillon et de prendre un tir sur le filet de Jones, qui a repoussé le disque directement sur le bâton de Cole de l’autre côté.
Le défenseur des Penguins a rapidement tiré dans une cage béante alors qu’il se trouvait seul en raison d’un mauvais changement des Sharks.
Ce fut le premier de deux aides pour Kessel, qui continue de mener les Penguins au chapitre des points en séries avec 21 en 22 rencontres. Malkin a aussi enregistré son premier point du tournoi printanier.
Les Penguins ont amorcé la soirée avec une fiche de 11-3 en séries lorsqu’ils marquent le premier but.
Les Sharks ont bien failli répliquer une minute plus tard. Le meilleur trio des Sharks a obtenu une chance en or lorsque Joe Thornton a refilé la rondelle au capitaine Joe Pavelski en entrant en territoire adverse. Pavelski a tiré sur Murray, qui était ennuyé par Karlsson. Le gardien des Penguins s’est cependant dressé avec la mitaine.
Malkin a doublé l’avance des siens en fin de deuxième période. Positionné à la gauche du gardien des Sharks en avantage numérique, le Russe a accepté la remise de Kessel avant d’enfiler l’aiguille.
Malkin totalise 17 points en 20 matchs ce printemps, lui qui a raté le début des séries en raison d’une blessure.
Les Sharks, qui ont dominé les Penguins 8-6 au chapitre des tirs au but en première, n’ont pas dirigé de tir au but pendant les neuf premières minutes de jeu de la deuxième.
Matt Murray, le gardien de 22 ans, a connu une très bonne prestation après un troisième match en dents de scie. Il a été battu avec près de 12 minutes à écouler au match par Karlsson. L’ailier suédois, qui remplace Tomas Hertl sur le premier trio des Sharks, s’est emparé de la rondelle lors d’une mêlée dans l’enclave. Son tir est passé sous le bras de Murray pour réduire l’écart à un but.
Fehr a cependant cloué le cercueil des Sharks en déjouant Jones avec 2:02 à faire en troisième.
Publié par La Presse Canadienne le vendredi 20 mai 2016 à 23h14. Modifié par Danielle Arsenault à 00h00.
PC
TAMPA, Fla. - Ryan Callahan a ouvert la marque après 27 secondes de jeu et le Lighting de Tampa n'a jamais regardé derrière par la suite, venant à bout des Penguins de Pittsburgh par la marque de 4-3, vendredi, et créant ainsi l'égalité à 2-2 dans leur série finale de l'Association Est.
Andrej Sustr, Jonathan Drouin et Tyler Johnson ont aussi marqué pour le Lightning, qui a pris les devants 4-0 lors des 40 premières minutes de jeu avant de résister à la tentative de remontée des Penguins.
Phil Kessel, Evgeni Malkin et Chris Kunitz ont touché la cible pour les Penguins en troisième période, mais Andrei Vasilevskiy a réussi à fermer les écluses.
Le gardien du Lightning a réussi 35 arrêts.
Du côté des Penguins, Matt Murray a accordé quatre buts sur 30 tirs et il a été remplacé par Marc-André Fleury pour le dernier tiers. Fleury a été parfait contre sept lancers à sa première sortie du tournoi printanier.
TAMPA, Fla. - Peu d'équipes dans la LNH ont la rapidité, la vitesse, le talent et la profondeur nécessaires pour surprendre le Lightning de Tampa Bay, mais ce fut le cas des Penguins de Pittsburgh lors des trois premiers matchs de la série finale de l'Association Est.
Sidney Crosby, Evgeni Malkin et leurs talentueux acolytes parmi lesquels se trouvent Phil Kessel, Carl Hagelin et Nick Bonino, ont dominé le Lightning pendant de longues minutes dans chacun des affrontements pour procurer une avance de 2-1 aux Penguins dans cette série au meilleur des sept matchs.
Le match no 4 sera présenté vendredi soir à l'Amalie Arena, et les Penguins comptent bien en profiter pour creuser l'écart.
« Quand vous affrontez d'aussi bonnes équipes à ce stade-ci de la saison, vous savez très bien que vous devez seulement penser au prochain match », a expliqué Crosby, qui a marqué lors des deux derniers matchs après avoir été tenu en échec lors des huit précédents.
Malkin a obtenu une mention d'aide sur le filet victorieux de Crosby en avantage numérique lors du match no 3 mercredi soir. Il s'agissait du premier point du Russe depuis le match no 2 de la série demi-finale de l'Est contre les Capitals de Washington.
Tandis que les joueurs étoiles des Penguins tentaient de trouver leurs repères, Kessel, Hagelin et Bonino ont pris la relève.
Leur trio a connu beaucoup de succès mercredi soir, lorsque Kessel a inscrit son septième filet des séries éliminatoires (un sommet d'équipe cette saison) après avoir accepté une passe savante de Bonino. Un peu plus tôt dans le match, Kessel avait lui-même mis la table pour le filet de Hagelin, qui ouvrait la marque pour les Penguins.
« Tu ne peux gagner régulièrement sans en avoir (de la profondeur). Ce trio est impressionnant depuis le début des séries éliminatoires, a souligné Crosby. Tu regardes la façon dont joue Phil... il génère tellement de choses. Haggy a beaucoup de vitesse. Et Bones est un joueur très intelligent. Il joue très bien avec ces deux gars-là. Ils nous ont donné beaucoup de rythme. »
L'entraîneur-chef du Lightning, Jon Cooper, a reconnu la contribution de ce trio et a admis qu'il était difficile à neutraliser, surtout pour une équipe qui est habituée de venir à bout de ses adversaires en exploitant sa profondeur.
« Quand on regarde leur équipe, Phil Kessel n'obtient pas le respect qu'il mérite. Ce que je veux dire, c'est qu'il a marqué une tonne de buts dans cette ligue. Bonino est l'un de ces joueurs sous-estimés... Quand on regarde les équipes pour lesquelles il a joué, on constate qu'il a toujours été entouré de joueurs vedettes. Hagelin a gagné partout où il est passé. Mais ils sont oubliés à cause des joueurs étoiles », a mentionné Cooper.
« Quand tu peux compter sur trois ou quatre bons trios, et c'est ce que nous avons, ça devient difficile pour l'autre équipe, a-t-il poursuivi. Mais ça, c'est un tout autre niveau, et ils en sont conscients, eux aussi. Ils connaissent tout un parcours éliminatoire et ils en sont conscients, et quand tu vis un tel parcours, alors tu sais que de belles choses vont se produire. »
Les Penguins ont dominé le Lightning 124-70 au chapitre des tirs au but, une tendance que la formation floridienne devra freiner si elle souhaite gagner cette série.
PITTSBURGH – S’il n’en tenait qu’à lui, Steven Stamkos disputerait la première mise en jeu du match de ce soir contre Sidney Crosby pour donner le coup d’envoi à la finale de l’Est opposant le Lightning de Tampa Bay aux Penguins de Pittsburgh.
Mais voilà! Si Stamkos est prêt à reprendre son poste, son sang ne l’est pas encore. « Je suis en aussi bonne forme que je peux l’être. Mon corps est prêt, ma tête aussi. Mais je n’ai pas de contrôle sur ce qui se passe à l’intérieur de mon corps. Je suis encore sous l’effet d’anticoagulants qui compliquent la situation. Tant que les risques associés à ces médicaments seront présents, il me sera impossible de jouer », a indiqué le capitaine du Lightning dans le vestiaire des visiteurs au Consol Energy Center vendredi matin.
Opéré le 4 avril dernier après que les médecins eurent diagnostiqué la présence d’un caillot de sang sous sa clavicule droite, Stamkos assure croire en ses chances d’endosser l’équipement à un moment ou un autre. Que ce soit en finale de l’Est ou en finale de la coupe Stanley si le Lightning devait éliminer les Penguins.
« C’est évident que je garde espoir. C’est la raison pour laquelle je m’entraîne avec autant de conviction au gymnase et que je passe beaucoup de temps sur la patinoire. Si ce n’était des anticoagulants, je jouerais ce soir. Les médecins suivent ma guérison de près et dès qu’il sera possible de cesser l’utilisation de ces médicaments ou de contourner les effets dangereux associés aux anticoagulants, j’obtiendrai le feu vert. Je fais donc du temps supplémentaire tous les jours afin d’être en mesure de jouer dès l’instant où je recevrai le feu vert », a expliqué Stamkos qui a passé plus d’une quarantaine de minutes sur la patinoire une fois ses coéquipiers sortis après l’entraînement optionnel de vendredi matin.
« Si je fais tout ça, c’est parce que j’y crois vraiment. Si je n’avais pas espoir de revenir au jeu rapidement, j’agiterais des pompons au lieu de m’entraîner et je me transformerais en meneur de claque pour motiver mes coéquipiers. Mais non. Mes coéquipiers sont sensationnels. Je ne peux vous dire à quel point je suis fier de ce qu’ils ont accompli depuis le début de séries. À quel point je leur suis reconnaissant de maintenir la cadence afin de garder bien vivant mon espoir de rejouer ce printemps. Et ce qui est vrai pour moi, l’est aussi pour Anton et J.T. qui s’entraînent avec moi et qui visent également un retour le plus rapidement possible », a ajouté Stamkos en parlant du défenseur Anton Stralman (fracture du péroné) et de l’attaquant J.T. Brown (victime d’une blessure à une main après avoir bloqué un tir en première ronde contre Detroit).
Dupuis : blessure plus sérieuse
Bien que le diagnostic initial était inquiétant et que l’intervention qu’il a subie trois jours après ce diagnostic était délicate, Steven Stamkos n’a jamais perdu confiance. Il n’a pas non plus senti le besoin de contacter Pascal Dupuis qui a justement annoncé sa retraite plus tôt cette saison en raison d’épisodes répétés de thromboses veineuses profondes qui se sont transformées en embolies pulmonaires.
« Quand on entend des mots comme caillots, thrombose ou embolie, il est normal d’être inquiet. Et c’était effectivement très inquiétant dans le cas de Pascal qui était bien plus sérieusement touché que moi. Dans les faits, mes ennuis sont au fond une blessure sportive. Mon caillot est attribuable à des mouvements répétés de mon épaule droite qui ont causé ce caillot. C’est fréquent chez les lanceurs au baseball et pour tous les athlètes qui font des mouvements répétés. Dans le cas de Pascal, c’est son sang qui était en cause et ça, c’est bien plus dangereux. J’ai parlé avec Andrei – Andrei Vasilevski, le gardien auxiliaire du Lightning – qui a subi une intervention similaire à celle que j’ai subie et il était de retour sur la glace après sept semaines. J’ai beaucoup échangé avec lui pour comprendre et aussi pour m’aider à garder confiance.»
À Tampa ou ailleurs...
S’il n’est pas en mesure de revenir au jeu, il est permis de se demander si Steven Stamkos jouera à nouveau un joueur avec le Lightning.
Car maintenant que ses coéquipiers démontrent leur capacité de gagner, même en séries, malgré son absence, la direction du Lightning pourrait bien décider de dépenser autrement les quelque 10 millions $ par saison que Stamkos revendique en marge du contrat à long terme qu’il recherche.
Éligible à l’autonomie complète le premier juillet prochain, Steven Stamkos recevra des offres faramineuses si le Lightning décide de lui offrir la chance de profiter de cette autonomie. Car bien qu’il ait été victime de blessures sérieuses – le caillot de sang sous sa clavicule et la fracture du tibia de sa jambe droite en novembre 2014 – il ne fait pas de doute que plusieurs équipes – les Maple Leafs, le Canadien et bien d’autres – jongleront avec leur masse salariale pour tenter de lui faire une place sous le plafond. Si, bien sûr, Steve Yzerman décide de ne pas lui offrir de contrat. Si, également, le propriétaire des Bolts accepte de voir son joueur de concession quitter Tampa sans ne rien obtenir en retour que la possibilité de dépenser ses millions sur d’autres joueurs.
Mais pour l’instant dans la tête de Steven Stamkos et dans celles de ses coéquipiers, un retour au jeu le plus rapide possible et les moyens à prendre pour battre Sidney Crosby et les Penguins de Pittsburgh sont des considérations bien plus importantes que le prochain contrat du capitaine du Lightning.
Hornqvist a touché la cible de l'embouchure gauche après 2 minutes 34 secondes d'écoulées en prolongation alors que Mike Weber, des Caps, ait fait dévier le disque vers lui en bloquant un tir de la pointe. Les Penguins prennent ainsi les devants dans la série 3 à 1.
« Nous sommes en bonne position, mais tout le monde sait que la dernière victoire est la plus dure à obtenir », a dit Sidney Crosby.
Les Penguins ont eu besoin de la chance pour niveler la marque avant la fin de l’engagement alors que le tir de Trevor Daley s’est frayé un chemin dans le filet des Caps. Crosby a contribué au but du défenseur pour récolter son premier point de la série. Le capitaine des Penguins en avait amassé huit lors du premier tour, face aux Rangers de New York.
Déjà privés des services de Kristopher Letang, suspendu pour un match en lien au coup porté à Marcus Johansson, dans le match numéro 3, et d’Olli Maatta, blessé, les Penguins ont craint le pire en troisème. Sidney Crosby a retraité au vestiaire après avoir encaissé un coup de bâton d'Alexander Ovechkin sur la main gauche. Le capitaine des Penguins est cependant revenu au banc des siens quelques instants plus tard.
Matt Murray a terminé la rencontre avec 34 arrêts, alors que son opposant a cédé à trois occasions sur 33 lancers.
« Plus je joue, plus je me sens à l'aise, a dit Murray, dont la fiche est maitenant de 6-1 en séries. Avant, j'étais tendu mentalement et ça m'a causé de l'être physiquement aussi. Parfois il faut aller en retrait un peu, bien respirer et se dire qu'il n'y a rien à perdre. Il faut trouver du plaisir à jouer. »
Vaincu en prolongation en lever de rideau, Pittsburgh a depuis aligné trois victoires. Les quatre matchs se sont décidés par un seul but.
Les deux équipes profiteront de deux jours de congé avant de retourner du côté de Washington alors que les Penguins pourront mettre un terme à cette série dès le cinquième match, samedi.
LAVAL – P.K. Subban avait retrouvé sa bonne humeur, lundi, deux jours après avoir piqué une petite crisette qui, à un moment où les victoires se font rares dans le camp tricolore, avait étalé au grand jour un apparent climat de tension dans le vestiaire du Canadien.
Samedi dernier, alors que les plaies ouvertes par une défaite de 3-1 subie aux mains des Penguins de Pittsburgh étaient encore fraîches, Subban a attiré l’attention en haussant le ton et en échappant quelques blasphèmes devant un petit groupe de journalistes. Sa mise en scène lui a notamment valu un regard assassin de son voisin de casier, Max Pacioretty. La réaction du capitaine a été débattue et analysée sous tous les angles imaginables au cours des 48 heures suivantes.
Après un bref entraînement extérieur tenu dans le froid sibérien du parc Émile de Laval, où le Canadien inaugurait une toute nouvelle patinoire extérieure, Subban a dit ne regretter de son esclandre que le choix des mots qu’il a utilisés pour faire passer son message.
« Je ne crois pas qu’il était avisé d’utiliser le genre de langage ordurier que j’ai utilisé. Je me suis mis dans le trouble avec ça. Mes parents n’étaient pas très heureux, ça m’a valu une petite réprimande », a d’abord confessé le défenseur étoile.
« Mais parfois, ce sont des choses qui arrivent. J’étais frustré. Habituellement, je suis en mesure de contrôler mes émotions, mais je venais de passer un match à regarder des gars comme Crosby et Malkin danser autour de nous et faire ce qu’ils voulaient avec la rondelle… C’est frustrant », a-t-il ajouté.
La réaction exagérée de Subban est née d’une simple question au sujet du but que celui-ci venait de marquer contre les Penguins. Il s’agissait pour le numéro 76 d’un premier filet depuis le 24 octobre, une léthargie qui s’est étirée pendant 34 matchs. Subban s’est emporté en répondant qu’il lui importait peu d’avoir finalement marqué et que de toute façon, ce n’était pas son rôle de marquer des buts.
« Je crois que c’est un rôle qui revient à nous tous collectivement. Ça ne revient pas à Max (Pacioretty), Plecky (Plekanec), Chucky (Galchenyuk) ou qui que ce soit d’autre, a-t-il été tenu de préciser lundi. Personnellement, ça ne m’importe pas que je marque ou que je me fasse complice d’un but. Ça n’a pas d’importance pour moi. »
« Évidemment, certaines personnes vont toujours porter attention aux chiffres, aux statistiques et c’est correct. Je m’y attends. Quand vous êtes le joueur le mieux payé de l’équipe, l’un des mieux payés de la Ligue, vous êtes exposés à ce genre d’attention. Je peux vivre avec ça. Mais c’est important pour moi que les gens comprennent que tout ce que veux, c’est gagner. Si on gagne 4-0 et que je n’ai aucun point, c’est parfait, je suis heureux. Mais après un match comme celui de samedi, c’est évident que je bouille. »
« Il n’y a pas d’histoire »
Contrairement à son coéquipier, Pacioretty n’avait aucune envie de revenir sur cet épisode qui est venu conclure une autre semaine difficile pour le Canadien, incapable d’aligner deux victoires depuis la fin novembre.
« La journée d’aujourd’hui est consacrée à une bonne cause. C’est malheureux de vouloir la gâcher en parlant d’une histoire qui n’en est pas une. Il n’y a aucune raison d’aborder ce sujet, il n’y a rien à dire », a lâché le capitaine, la goutte au nez, avant d’embarquer dans l’autobus qui devait ramener l’équipe à Brossard.
Devant l’insistance d’un reporter qui se demandait si l’incident auquel il avait été impliqué malgré lui n’était pas le signe d’un début de discorde au sein de l’équipe, Pacioretty a rétorqué d’un bref « Pas du tout » sur un ton sec qui permettait justement de douter de la validité de sa réponse.
« Tout n’est pas parfait présentement, mais les choses se sont améliorées, a cru bon de mentionner Pacioretty, qui a vu son équipe gagner trois de ses six derniers matchs après avoir traversé une séquence de six revers consécutifs. Il nous faut simplement trouver le moyen de coller quelques victoires. Lors du dernier match, on est sorti d’une première période difficile avec un pointage égal et on a tout de même trouvé le moyen de perdre. Si on joue bien pendant 60 minutes, on sait qu’on gagnera plus de matchs qu’on en perdra. »
Le temps de s’activer
La situation n’est pas rose et risque de l’être encore moins lorsque le Canadien renouera avec l’action jeudi contre les Blackhawks de Chicago.
Les Bruins de Boston, qui ont trois matchs en main sur leurs rivaux montréalais, en joueront deux au cours des trois prochains jours. Une seule victoire leur permettrait de s’emparer du troisième rang au classement de la division Atlantique et de reléguer Montréal au rang des équipes repêchées dans l’Association Est.
Les Sénateurs d’Ottawa et le Lightning de Tampa Bay, deux autres formations aux trousses du Tricolore, auront aussi l’occasion de gagner du terrain en début de semaine.
« L’étau se resserre sur nous, le classement est tellement serré, ressent Subban. Vous avez entendu les commentaires de Sidney Crosy l’autre soir. Tous les matchs sont importants et aucun relâchement n’est permis. La saison est encore longue et il faut tirer une leçon du dernier match. »
« On réalise l’importance de la situation, assure Pacioretty. C’est encore tôt, mais la lutte est très serrée. Présentement, chaque match impliquant une équipe de notre division peut nous faire monter ou descendre de deux échelons. Il faut se battre pour chaque point et afficher une mentalité de séries éliminatoires. »
« Dans cette ligue, il faut jouer avec un sentiment d’urgence chaque fois qu’on saute sur la patinoire, a réitéré Subban. On ne peut se permettre d’être au-dessus de nos affaires, peu importe notre fiche ou notre position au classement. »
Après la visite des Hawks jeudi, le Canadien partira sur la route pour une difficile séquence de deux matchs en autant de soirs qui le transportera à St-Louis samedi et à Chicago le lendemain.
« Ce sont des grosses équipes, reconnaît Pacioretty. Chicago est en feu en ce moment, on en est conscient. Pour ce qui est des Blues, c’est une équipe qui pratique toujours un style très physique. Ça sera un gros test pour nous, mais on prendra les matchs un à la fois. »
30 Min. Chrono : l'importance de Subban pour l'attaque du Canadien
MONTRÉAL – Un cliché à la fois, Max Pacioretty déplorait sobrement la récente contre-performance de son équipe quand une poignée de journalistes ont décidé d’aller rendre visite à P.K. Subban en face du casier voisin.
Subban venait de marquer son deuxième but de la saison, son premier en 34 matchs. Il aurait probablement eu le cœur à la fête s’il n’avait pas s’agit du seul but des siens dans une défaite fraîchement encaissée face aux Penguins de Pittsburgh.
Toutes les caméras étaient encore pointées vers le capitaine, mais les premières déclarations de Subban, qu’il serait inapproprié de traduire ici, ont vite fait d’attirer l’attention. Les doléances du défenseur étaient si bruyantes qu’après un certain temps, Pacioretty a subitement interrompu une réponse pour tourner la tête en direction de son coéquipier et le fusiller d’un regard impatient.
On avait la mèche courte dans le vestiaire du Canadien samedi soir.
« Je n’ai pas vu les joueurs après le match, mais une chose est certaine, il n’y a personne dans cette équipe qui aime perdre, a répondu l’entraîneur Michel Therrien quand un collègue lui a demandé s’il commençait à sentir une certaine tension au sein de ses troupes. On a donné un effort qui, on pense, aurait pu nous permettre de gagner. »
Therrien était lui-même relativement calme dans les circonstances. En quête d’une deuxième victoire consécutive pour la première fois en près d’un mois et demi, son équipe a connu un début de match sans conviction et a encore une fois été victime de son manque d’opportunisme en attaque.
« On a connu un début difficile, on les regardait jouer, a concédé Therrien. Certains de nos joueurs ont semblé intimidés par la qualité des joueurs des Penguins, mais à partir de la deuxième période, on a été plus compétitif. »
« À certains moments, ils avaient l’air des Harlem Globetrotters, a illustré Subban après avoir retrouvé son calme. Ils faisaient circuler la rondelle, tentaient une attaque, allaient se regrouper et revenaient à l’attaque. Il faut qu’on comprenne qu’il nous faut jouer d’une certaine façon chaque soir pour connaître du succès. On ne le fait pas de façon constante présentement. »
« Ils étaient affamés, plus affamés que nous, a constaté Mark Barberio, qui disputait un sixième match consécutif avec le grand club. Ils gagnaient les batailles et on avait de la difficulté à sortir la rondelle de notre zone de la bonne façon. »
« C’est frustrant de perdre ce match, a finalement conclu Pacioretty. Il faut marquer plus d’un but pour gagner un match. »
Des fleurs pour Condon
Pacioretty regrettait par-dessus tout d’avoir gâché une sortie de qualité du gardien Mike Condon, qui méritait effectivement un meilleur sort. En quête d’une victoire dans un quatrième départ de suite, le cerbère du Canadien s’est dressé devant les gros canons des Penguins. Evgeni Malkin, David Perron et Sidney Crosby ont tous goûté à sa médecine à un moment ou l’autre de la rencontre.
« Il a été sensationnel, mais il faut être meilleur devant lui, a critiqué Pacioretty. Il leur a fermé la porte et a effectué plusieurs gros arrêts, dont celui avec la mitaine contre Crosby. C’est ce qui rend notre performance encore plus frustrante. »
« On a eu beaucoup de bonnes chances en troisième, mais Marc-André Fleury a connu tout un match. On dirait que plusieurs gardiens gardent leurs meilleures performances pour nous dernièrement... », a commenté Condon, qui affiche un taux d’efficacité de ,941 à ses quatre dernières sorties.
« Les statistiques personnelles n’ont aucune importance présentement. Ce qui compte, ce sont les victoires et les défaites. Le reste ne veut rien dire si on ne gagne pas », a toutefois mis au clair celui qui s’est vu décerner la deuxième étoile du match.
Condon a dit ne pas avoir été intimidé par les gros noms alignés par l’adversaire.
« En début de saison, je l’aurais peut-être été un peu, mais l’aspect nouveauté s’est érodé maintenant. Le top-6 de chaque équipe est composé de joueurs qui font partie de l’élite mondiale, alors j’en vois de toutes les couleurs à chaque match. »
Le Canadien sera de retour au Consol Energy Centre pour une deuxième fois cette saison, alors qu'il se mesurera mercredi soir aux Penguins de Pittsburgh.
Cet affrontement sera diffusé sur les ondes de RDS, et précédé de l'avant-match Hockey 360 à compter de 18 h 30.
Après avoir été hospitalisé la semaine dernière, le Québécois Pascal Dupuis effectuera un retour dans la formation pour ce duel face au Canadien. Il évoluera aux côtés de Sidney Crosby et Beau Bennett.
Dupuis avait raté la majeure partie de la saison 2014-15 en raison d'un caillot de sang au poumon.
Le 13 octobre dernier, un but de Tomas Fleischmann en début de troisième période avait propulsé le CH vers un gain de 3-2 aux dépens de Crosby et sa bande. Max Pacioretty avait enfilé deux buts dans la victoire montréalaise.
Mardi, l'équipe a appris qu'elle sera privée des services du gardien Carey Price pour une autre semaine, celui-ci n'étant pas tout à fait rétabli de sa blessure au bas du corps. On s'attend donc à ce que son adjoint Mike Condon obtienne son sixième départ consécutif.
Depuis que Price est tombé au combat, le Tricolore n'a pas ralenti la cadence, montrant un dossier de 4-0-1.
Après son séjour à Pittsburgh, la troupe de Michel Therrien retournera à Montréal afin d'y affronter l'Avalanche du Colorado, samedi soir.
Publié par Léandre Drolet pour 98,5fm Sports le lundi 28 septembre 2015 à 22h24. Modifié par Charles Payette le mardi 29 septembre 2015
Kris Letang
(98,5 Sports) - Le Canadien a affronté des Penguins de Pittsburgh sensiblement diminués en raison de l'absence de leurs trois grandes vedettes. Les francophones des Penguins tenaient toutefois à y être.
Mis en ligne le mardi 29 septembre 2015 dans avec Jérémie Rainville et Alain Crête
Les joueurs des deux équipes ont pour la plupart savouré l'expérience de jouer dans l'amphithéâtre flambant neuf qui s'est attiré les éloges, mais le défenseur Kristopher Letang, des Penguins, a émis un bémol au sujet de la qualité de la glace.
«La glace n'était pas de la qualité de la Ligue nationale. Elle était très dure. La rondelle bondissait partout, a-t-il affirmé. À cause des logos (noirs) au centre, on perdait la rondelle de vue. Même pendant la période de réchauffement, on la voyait mal.»
Le coéquipier de Letang, l'ailier Pascal Dupuis, et Desharnais, du Canadien, ont exprimé une opinion diamétralement opposée, en soulignant la bonne qualité de glace.
«C'était nettement supérieur par rapport au vieux Colisée», a dit Desharnais.
Therrien satisfait
«On a joué un bon match. On est sorti fort. Les joueurs étaient excités et prêts à disputer ce match», a déclaré l’entraîneur-chef du Tricolore, Michel Therrien.
Ce dernier a indiqué que ses joueurs avaient été «ordinaires» en deuxième période.
«Ce n’était pas toujours à cent pour cent dans l’exécution, mais on a vu de très belles choses. Dans l’ensemble, on a été très bon, a-t-il analysé. Il y avait de l’émotion avant la rencontre.»
Therrien a indiqué que l’équipe avait connu un bon départ.
«Les joueurs étaient excités, tout le monde comprenait que c’était le premier match professionnel dans le Centre Vidéotron», a déclaré Therrien.
Ce dernier a mentionné qu’il avait bien aimé le trio d'Alex Galchenyuk.
«Les trois joueurs ont provoqué de bonnes choses et Galchenyuk s’est bien comporté défensivement, a noté Therrien. Le trio de Desharnais a aussi bien fait, tout comme la brigade défensive. Dans l’ensemble, on a été solide.»
Therrien avait décidé d’avoir recours à quelques jeunes comme Nikita Scherbak, qui en était à son premier match.
«Il a été blessé pendant la rencontre, mais il a bien fait quand il a joué, a déclaré Therrien. Hudon a aussi bien joué. Les jeunes ont bien fait cela.»
Le Canadien a cependant annoncé après la rencontre qu'il avait cédé Scherbak aux IceCaps de Hamilton.
Fleischmann dans la course, De La Rose effacé
Il reste maintenant 30 joueurs au camp.
Therrien a aussi vanté le travail de Tomas Fleischmann, qui tente d’obtenir un contrat avec l’équipe.
«Il est capable d’écouler les pénalités, il a une belle rapidité, il joue bien la «game» et il a beaucoup d’attributs dans son jeu», a louangé Therrien qui va donner congé à ses joueurs mardi.
Therrien a affirmé que l’équipe va maintenant commencer une autre étape du camp.
Le jeune Jacob De La Rose n'a pas saisi sa chance de montrer une touche offensive aux côtés de Tomas Plekanec et de Brendan Gallagher.
Therrien a commenté sa performance comme s'il préparait le terrain en vue d'une éventuelle démotion dans la Ligue américaine.
«Pour un jeune homme de son âge, il fait beaucoup de bonnes choses. C'est sûr qu'on veut qu'il apporte un peu plus d'attaque, mais on ne doit pas perdre de vue qu'il vient tout juste d'avoir 20 ans, a insisté Therrien. Ce serait sa première saison chez les professionnels. Vu sous cet angle, il est en avance sur plusieurs joueurs. C'est un petit gars en progression et nous travaillons avec lui.»
Price en action jeudi
Carey Price retrouve progressivement ses repères à chacune de ses présences devant le filet.
On lui permettra d'aiguiser ses réflexes une dernière fois dans le dernier match préparatoire à Montréal jeudi, avant l'ouverture de la saison régulière.