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dimanche 19 mars 2017

Le premier chapitre au Canadien

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Canadiens 4 - Sénateurs 3 (Tirs de barrage)

SAMEDI, 18 MARS 2017. 21:48 (MISE À JOUR : SAMEDI, 18 MARS 2017. 23:26)

OTTAWA - Si le match que le Canadien de Montréal et les Sénateurs d'Ottawa se sont livré samedi soir est un reflet fidèle de ce qui attend les amateurs de hockey des deux villes dimanche soir et la fin de semaine prochaine, ceux-ci seront choyés.
Paul Byron et Alexander Radulov ont mis fin à une rencontre endiablée en marquant tour à tour lors des tirs de barrage et le Tricolore a arraché une précieuse victoire de 4-3 devant une foule de 19 531 spectateurs, au Centre Canadian Tire.

Avant chacun des buts du Canadien en fusillade, Carey Price a résisté face à Bobby Ryan et à Kyle Turris, deux des meilleurs joueurs des Sénateurs samedi.
Le gain permet aux hommes de Claude Julien de se bâtir une avance de deux points sur les Sénateurs, qui ont toujours un match en banque. Les deux formations se reverront dimanche soir au Centre Bell et encore samedi soir prochain, à Montréal.
« C'était une grosse partie, et le voyage de retour sera un peu moins plate, a commenté Phillip Danault, auteur d'un premier but après une léthargie de 22 rencontres. Le fait qu'on joue demain, on va garder la tête haute et l'émotion sera encore au sommet. »
Pour le Canadien, il s'agit aussi d'une sixième victoire en autant de tentatives en prolongation depuis l'arrivée de Julien.
« Ça veut dire qu'on est capable de jouer dans des matchs serrés, a analysé l'entraîneur-chef du Tricolore. Encore une autre fois, on tire de l'arrière après deux, on vient de l'arrière et on prend l'avance encore une autre fois. On n'a pas paniqué. C'est un bon signe pour l'équipe d'être capable de garder son sang-froid, sa concentration. »
Le Canadien accusait un retard de 2-1 en troisième période quand Danault a déjoué Craig Anderson à 6:15, neuf secondes après la fin d'une pénalité mineure à Derick Brassard. Brendan Gallagher a rompu cette égalité 31 secondes plus tard, grâce à un tir d'un angle très fermé, qui a semblé se faufiler entre l'épaule droite d'Anderson et le poteau. Mais Erik Karlsson a ramené les deux clubs à la case de départ lorsqu'il a déjoué Price d'un tir des poignets de la ligne bleue à 15:03, à la suite d'une mise en jeu gagnée par Brassard contre Danault.

Une victoire dans un match de séries








En prolongation, les Sénateurs ont joué la presque totalité des deux dernières minutes en avantage numérique à la suite d'une pénalité à Max Pacioretty, mais ils ont été peu menaçants.
Brassard, en avantage numérique, et Ryan Dzingel avaient procuré aux Sénateurs une avance de 2-1 grâce à des buts inscrits dans un intervalle de 76 secondes au milieu de la période médiane.
Plus tôt en deuxième, Andrew Shaw avait déjoué Anderson, qui a réalisé 29 arrêts à son retour au jeu après une absence de deux matchs. À l'autre extrémité, Price a bloqué 28 rondelles.
Le trio de Shaw, Danault et d'Artturi Lehkonen a été particulièrement actif avec 12 des 32 tirs du Tricolore.
« J'ai trouvé que ce trio a bien joué ce soir, a reconnu Julien. Même Lehkonen, un jeune joueur qui maintient sa place dans ce trio. C'est ce qu'on recherchait, un autre trio capable de nous procurer des buts. On semble voir qu'ils ont du plaisir à jouer ensemble. »
Jeu intense et rythmé
Les entraîneurs Claude Julien et Guy Boucher ont eu beau essayer de relativiser l'importance des prochaines rencontres entre les deux formations, les joueurs du Canadien et des Sénateurs ont offert du jeu rythmé et riche en intensité pendant les 20 premières minutes de jeu.

« On n'a pas paniqué »
Après un peu moins de 13 minutes d'écoulées au premier vingt, il n'y avait eu que cinq arrêts de jeu et quelques bonnes chances de marquer de part et d'autre.
Chez le Canadien, Andrew Shaw s'est fait particulièrement menaçant avec trois tirs en direction d'Anderson, dont un excellent tir frappé sur réception que le vétéran gardien des Sénateurs a repoussé avant de voir la rondelle glisser doucement derrière lui et tout juste à côté de son poteau droit.
De l'autre côté, la meilleure occasion est venue de Kyle Turris, à la suite d'un revirement de Jeff Petry derrière son filet. Bobby Ryan a intercepté la passe du défenseur du Canadien et a aussitôt repéré Turris, laissé seul dans l'enclave. Mais Price s'est imposé.
Le deuxième vingt a également offert du jeu de qualité... et des buts.
Une séquence qui a commencé de façon plutôt banale s'est soldée par le 11e but de Shaw, pendant la troisième minute de jeu. Après que Shea Weber eut dégagé la rondelle vers le territoire adverse, celle-ci a donné contre la rampe derrière le filet d'Anderson avant de revenir devant le but. Danault s'en est emparée et a relayé le disque immédiatement vers Shaw, laissé complètement seul à la droite du gardien des Sénateurs. Mais une pénalité à Danault à 12:07 pour avoir fait trébucher, à la suite d'un revirement du Canadien dans sa zone, a fait tourner le vent en faveur des Sénateurs. Il n'y avait que 29 secondes d'écoulées quand Brassard a redirigé une passe de Turris derrière Price, qui a été battu du côté du bâton.

Une pénalité qui fait jaser








Les Sénateurs ont maintenu la pression et pris l'avance 76 secondes plus tard grâce à Dzingel, qui a battu Price à sa deuxième tentative, à l'embouchure du filet du Canadien.
À partir du but de Brassard, les hommes de Claude Julien ont connu une baisse d'énergie au point où ils n'ont obtenu qu'un seul tir jusqu'à la fin de la période.
« Dans un match, il y a des hauts et des bas. À un moment donné, tu as le momentum et tu le perds à l'autre équipe et c'est de le reprendre. On a eu une petite séquence où on a vraiment été dominé par les Sénateurs, mais on s'est repris. On est revenu en troisième période, on a marqué deux buts pour prendre l'avance. Ce sont des choses à quoi on s'attend lors d'un match de hockey. »

Les moments forts LNH

Le Canadien complète sa série aller-retour face aux Sénateurs à RDS

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Carey Price
Carey Price (Source d'image:Getty)
DIMANCHE, 19 MARS 2017. 09:03

RDS/LA PRESSE CANADIENNE - Une moitié de l'énigme est résolue.
Le gardien Craig Anderson, des Sénateurs d'Ottawa, affrontera le Canadien de Montréal pour un deuxième match consécutif dimanche soir au Centre Bell (dès 19 h 30 sur les ondes de RDS). Guy Boucher en a fait l'annonce sur l'heure du midi.
Carey Price sera de retour devant le filet du Canadien, lui qui a contribué au gain de 4-3 en fusillade face aux Sénateurs samedi soir au Centre Canadian Tire.
Le défenseur Alexei Emelin de retour alors que Brandon Davidson sera laissé de côté. Michael McCarron jouera à la place de Steve Ott.

C'est seulement la deuxième fois cette saison que Price amorce deux rencontres d'affilée. Il l'avait fait les 16 et 17 décembre, contre les Sharks de San Jose et les Capitals de Washington, dans des circonstances qui ont changé en cours de route.
Contre les Sharks, Price avait été retiré du match tôt en deuxième période après avoir accordé quatre buts. Michel Therrien, qui dirigeait l'équipe à cette période, a décidé d'utiliser Price à Washington alors que le plan d'origine prévoyait la présence d'Al Montoya face aux Capitals.
En annonçant sa décision, Boucher a expliqué qu'il n'avait nullement hésité à faire appel à son vétéran, qui se sent frais et dispos.
« C'est plus que simple. Il veut jouer, il est en forme, et médicalement, il est à 100 pour cent. Alors il n'y a aucune hésitation », a déclaré Boucher lors d'une rencontre avec les journalistes dans un hôtel du centre-ville.
Ce sera la deuxième fois cette saison qu'Anderson est utilisé dans de telles circonstances. À la première occasion, les 26 et 27 novembre, il s'était plutôt bien tiré d'affaires en stoppant 64 des 65 rondelles dirigées vers lui.
« Quand il a joué à New York contre les Rangers, il a réussi un blanchissage lors du deuxième match, a fait remarquer Boucher. Pour moi, c'est toujours une question de circonstances. En ce moment, on a un gardien qui a beaucoup d'énergie, qui n'a pas joué pendant une semaine. (Cette saison), il a manqué trois mois. Si vous avez le sentiment que votre gardien est en santé et qu'il a de l'énergie, alors allons-y. »
Du coup, c'est donc dire que Mike Condon devra attendre au moins jusqu'à samedi prochain pour affronter son ancienne équipe. Selon Boucher, les circonstances actuelles ne favorisaient pas l'utilisation du gardien du Massachusetts, même s'il s'était montré élogieux à son endroit samedi matin.

« Karlsson est une machine »








« On pensait que Condon allait jouer parce qu'on croyait que Andy ne serait pas disponible en fin de semaine. Mais à partir de jeudi soir, quand il a décidé que ça allait nettement mieux, puis le soir en rencontrant les médecins, on a su que ça allait assez bien. Mais je ne pensais pas encore qu'il jouerait samedi. On espérait peut-être pour aujourd'hui (dimanche), mais la cible était mardi contre Boston. Ça c'était clair. Ça été plus vite qu'on pensait et il était mentalement plus que prêt à jouer. »
Par ailleurs, Boucher espère voir ses équipiers amorcer la rencontre de dimanche avec un peu plus d'assurance que samedi, où il a senti ses joueurs nerveux en jusqu'à ce qu'ils marquent un premier but, en milieu de deuxième période.
« Sur le banc, dans le vestiaire, on voyait les gars qui avaient de l'expérience et on voyait ceux qui en avaient moins. Et ceux qui en avaient moins sont meilleurs aujourd'hui, parce qu'ils l'ont vécu hier et ils ont été en mesure de revenir dans un match comme celui-là. Au début de l'année, on écopait une pénalité et tout le monde paniquait. On donnait un but, et tout le monde courait partout. On n'était pas capable de gérer les circonstances. Aujourd'hui, ça va nous prendre cinq ou dix minutes dans des situations comme hier. Ça ne nous prend pas un match complet. C'est là que nous avons avancé. Aujourd'hui, donc, je pense que l'on a appris d'hier et on espère que ça aura une certaine influence sur notre début de match. »

mardi 2 février 2016

Canadien et Sénateurs en position précaire

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Bobby Ryan et David Desharnais
Bobby Ryan et David Desharnais (Source d'image:Getty)

Maintenant que la pause du Match des étoiles est chose du passé, que plusieurs joueurs et entraîneurs ont pris ces quelques jours de repos pour refaire le plein d’énergie sur le plan physique et psychologique, place au dernier droit de la saison. Un dernier droit qui sera segmenté de façon bien distincte d’ici la fin du calendrier régulier.
L’avant 29 février et l’après 29 février... La forte majorité des directeurs généraux de la Ligue nationale ont profité de la dernière fin de semaine pour lancer plusieurs lignes à l’eau dans le but de mettre la table pour les prochaines semaines. Il faut cependant comprendre que le contexte est bien différent pour chacun, surtout par rapport au positionnement de leur équipe respective.
Plusieurs expressions seront utilisées à gauche et à droite pour tenter d’expliquer ou de justifier la position prise par chacune de ses organisations : « acheteurs, acheteurs agressifs, acheteurs modérés, vendeurs, vendeurs modérés, ventes de feu, etc. ».
Du côté des formations déjà bien nanties, l’objectif premier sera de se donner cette notion de la profondeur dans la perspective de veiller tard au printemps prochain (élément non négligeable en raison du facteur blessure, entre autres).
Ces formations qui seront beaucoup plus à la recherche de joueurs de type « location », sans céder d’actifs qui pourraient être utiles à court terme, seuls des choix ou des jeunes espoirs à moyen ou long terme pourraient éventuellement servir d’appâts.
Pour ce qui est des formations qui seront engagées dans une lutte de tous les instants et qui s’accrochent tant bien que mal à la possibilité de participer à la danse du printemps, ce sont là des formations qui pourraient être davantage tentées à chercher le coup de circuit, au risque de se retrouver dans une surenchère potentiellement démesurée vis à vis l’offre et la demande d’ici la date butoir des transactions.
Il pourrait également s’agir de formations qui comptent sur des dirigeants plus lucides, c’est-à-dire que peu importe le type d’échanges qu’ils pourraient compléter, ça ne changerait rien vis à vis la possibilité de compétitionner pour les grands honneurs.
Des types de transactions qui en quelque sorte ne sont pas nécessairement synonymes de succès, là où il y aura inévitablement des gagnants, mais aussi de grands perdants.
Nous n’avons qu’à penser aux Capitals de Washington, en avril 2013, lors de l’acquisition du vétéran d’expérience Martin Erat des Predators de Nashville, en retour du surdoué Filip Forsberg. Il s’agit d’une des pires des transactions effectuées au cours des dernières années et ça aura fort possiblement été une des raisons du congédiement du directeur général à l’époque George McPhee, lui qui a occupé cette chaise pendant plus de 17 saisons, et qui aujourd’hui agit à titre conseiller spécial avec les Islanders de New York.
Pour les formations de bas-fonds du classement, aucun doute que celles-ci devraient se retrouver dans une position de force d’ici le 29 février prochain, question de maximiser la réelle valeur des joueurs mis à la disposition des autres formations, soit par l’acquisition de choix ou de jeunes espoirs pour les années futures.
Voici quelques exemples de joueurs autonomes sans compensation à la fin de la présente saison :
- Maple Leafs de Toronto : Michael Grabner, Shawn Matthias, Pierre-Alexandre Parenteau, Brad Boyes.
- Sabres de Buffalo : Carlo Colaiacovo, Mike Weber, Jamie McGinn, Chad Jonhson.
- Oilers d'Edmonton : Teddy Purcell
- Flames de Calgary : Jiri Hudler, David Jones, Kris Russell, Jonas Hiller, Karri Ramo,
- Jets de Winnipeg : Andrew Ladd, Dustin Byfuglien, Grant Clitsome
Voilà tous des noms de joueurs appartenant à de formations qui risquent fortement d’être exclues des présentes séries, ce qui va fort probablement alimenter les rumeurs au cours des prochaines semaines.
Tous ces joueurs seront accompagnés de plusieurs autres noms qui se rajouteront à la liste dépendant du classement d’ici le 29 février prochain. D’autres joueurs eux pourraient se retrouver dans ce lot en raison de leur statut contractuel, et ce, même s’ils évoluent avec des formations aspirantes aux honneurs.
En raison d’impasse contractuelle, ces derniers pourraient être monnayés au risque de ne pas tout perdre, par exemple des joueurs comme Kyle Okposo et Frans Nielsen chez les Islanders de New York.
Les prochaines semaines, comme chaque saison, s’annoncent intéressantes en raison des différentes possibilités existantes et cela laissera place à plusieurs spéculations et rumeurs fondées ou non fondées d’ici la date limite des transactions.
Les fameuses expressions « selon mes sources » et « en exclusivité » seront plus souvent qu’autrement utilisées en avant-plan dans tout ce cirque médiatique qui risque de survenir durant le mois de février.
Sénateurs et Canadiens en position fragile
Eugene Melnyk
Montréal et Ottawa : deux formations qui se cherchent, deux formations exclues du portrait des séries à ce jour et deux formations qui par le faible nombre de victoires en temps réglementaires ou période supplémentaires (excluant les victoires en tirs de barrage) sont nettement désavantagées vis à vis leurs opposants directs pour une place en séries éliminatoires en cas de bris d’égalité.
Il s’agit aussi de deux formations qui, malgré des styles de gestion complètement différents, font partie d’un lot d’équipe pour qui les prochaines semaines feront foi de tout dans certains choix qui pourraient s’imposer.
Chez les Sénateurs, le statu quo risque de prendre toute la place considérant que la formation ottavienne doit composer avec un budget plus restreint (« team budget ») et qui laisse peu de flexibilité au directeur général Bryan Murray.
À moins d’un revirement inattendu du propriétaire, Eugene Melnyk, qui pourrait venir rajouter un peu plus de dollars dans le tiroir-caisse, le lèche-vitrine, sans pouvoir d’achat réel comme par les années passées, risque d’être le scénario anticipé. J’irais même jusqu’à dire que les Sénateurs pourraient se retrouver dans la catégorie des vendeurs modérés.
À moins que le propriétaire apporte une attention particulière aux propos de son joueur franchise Erik Karlsson, qui, lors de la défaite face aux Sabres de Buffalo lors de la dernière sortie des Sénateurs avant la pause du Match des étoiles, a avoué publiquement que la situation était devenue difficile considérant le niveau d’inexpérience de certains jeunes joueurs de la formation.
Le capitaine faisait référence au fait que ces jeunes joueurs étaient utilisés de façon prématurée en remplacement des blessés et qu’ils sont présentement lancés dans la fosse aux lions, dans un contexte où chacune des parties revêt toute son importance dans le classement actuel.
Sans faire de démagogie, voilà des propos intéressants, qui laissent présager un certain message à la haute direction des Sénateurs. Un message qui veut dire qu’il est peut-être venu le temps de poser certaines actions dans le but de se donner les outils nécessaires pour lutter avec les principaux rivaux d’ici la fin du calendrier, au lieu de se retrouver exclus des présentes séries pour une quatrième fois au cours des six dernières campagnes.
Marc BergevinEntretemps, chez le Canadien, le message semble être de plus en plus clair. Après avoir effectué une sortie publique dans le but de calmer le jeu, Marc Bergevin a obtenu sa réponse, mais pas nécessairement celle anticipée. Affichant une seule victoire, en fusillade face aux Maple Leafs de Toronto, et deux défaites contre les Blue Jackets de Columbus, les problèmes du Canadien sont définitivement plus profonds que l’on pense.
Assistons-nous à un choc des générations au niveau du vestiaire ou à une certaine absence de leadership? La question demeure entière.
Or, pour Bergevin, deux situations se présentent. D’une part, l’option d’une transaction « choc » dans un avenir rapproché, question de changer la dynamique. D’autre part, malheureusement la solution la plus facile utilisée dans ce milieu, même s'il ne peut être tenu le seul et unique responsable de ce constat d’échec : le remplacement éventuel de l’entraîneur Michel Therrien.
Cette situation pourrait devenir inévitable, alors que la situation se corse et ça risque de s’agrandir plus que le temps avance. Chose certaine, l’absence de solution semble de moins en moins présente.
Aussi, d’être à la remorque de la possibilité de revoir Carey Price dans les prochaines semaines, dans des conditions optimales, semble de plus en plus illusoire. Et même si c’était le cas, rien ne pourra garantir que la Sainte-Flanelle serait toujours au plus fort de la lutte pour une place en séries.
Gary BettmanLe circuit Bettman se doit d’être inquiet de ne pas voir aucune de ses formations canadiennes être en posture de participer aux présentes séries éliminatoires, et ce, même avec encore plusieurs parties au compteur d’ici la fin du calendrier.
Faisant abstraction de la baisse constante du dollar canadien, l’intérêt du public pour le circuit, advenant l’absence des équipes canadiennes, risque de souffrir énormément, ainsi que les revenus potentiels pour les différents médias attitrés à la couverture du circuit.
Ayant un grand rôle à jouer dans le partage des revenus, l’absence de ces équipes canadiennes risque fortement de faire revoir à la baisse l’objectif visé de trois millions de dollars quant à la hausse du plafond salarial pour la prochaine saison.
Tout cela, sans considérer l’augmentation potentielle du montant retenu sur les salaires des joueurs en raison du système de partage des revenus établi depuis la nouvelle convention collective.
Un autre dossier à suivre...

mardi 8 décembre 2015

RDS va présenter le match opposant les Sénateurs aux Panthers dès 19 h 30

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Erik Karlsson
Erik Karlsson (Source d'image:Getty)

RDS va présenter le match opposant les Sénateurs d’Ottawa aux Panthers de la Floride à compter de 19 h 30.
Les Sens (14-8-5) poursuivent leur séquence de quatre matchs sur les patinoires adversaires en débarquant en Floride. Ils tenteront de se remettre d’une défaite de 4-1 contre les Rangers de New York.
Le capitaine Erik Karlsson est en tête dans la colonne des marqueurs à Ottawa avec 6 buts et 26 passes. Bobby Ryan et Mike Hoffman suivent grâce à une récolte de 26 points. Hoffman compte cependant plus de buts avec 14 comparativement à 9.
Dans le club adverse, seul le vétéran Jaromir Jagr a surpassé la barre des 20 points (8-12).
Les Panthers (13-10-4) disputent pour leur part le premier match d’une série de deux à domicile, le prochain duel ayant lieu face aux Capitals de Washington jeudi avant de partir sur la route pour quatre rencontres.
Ils reviennent eux aussi d’une défaite, une de 4-1 aux mains des Devils du New Jersey dimanche. Ce revers avait mis fin à leur séquence de cinq victoires consécutives, un sommet pour eux cette saison. Le gardien Roberto Luongo avait égalé Tony Esposito pour le nombre de matchs joués dans la LNH, avec 886. Cela le place au septième rang de l’histoire à sa position.

vendredi 2 octobre 2015

Attention aux tendances négatives

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Sénateurs - Canadiens 


Images of Francois Gagnon
Les points accumulés en matchs préparatoires ne catapulteront aucune équipe de la LNH vers la coupe Stanley pas plus que les points perdus ne priveront un club d’une place en séries.
Bien plus que les résultats qui ne veulent rien dire, ou si peu, ce sont les tendances positives comme les négatives qui sont importantes à relever lors de ces parties. Car ce sont ces tendances qui dicteront les résultats en début de saison alors que les matchs voudront dire quelque chose. Alors que les points arrachés ici et les autres gaspillés là auront une incidence directe sur le classement final en avril prochain. Et comme on sait qu’un petit point pourrait faire la différence entre une place en séries ou des vacances hâtives le printemps prochain, les 30 équipes ont tout intérêt à maximiser les tendances positives, réduire au minimum celles qui le sont moins, ou pas du tout.
Même si le Canadien s’est fait planter 5-2 par les Sénateurs, je suis, du moins en partie, d’accord avec Michel Therrien quand il dit que le score n’indique pas l’allure réelle de la rencontre. Car oui son club a fait de belles et bonnes choses jeudi. Il a amorcé le match en force. Il a non seulement marqué le premier but de la rencontre, mais le deuxième aussi. Il a obtenu 41 tirs, des tirs qui ont dû faire grimper l’aiguille du compteur des occasions de marquer à 16, voire 18, peut-être même 20.
Pourquoi alors le Canadien a perdu?
Parce que si ses bons débuts de match et une hausse notable des occasions de marquer, surtout en avantage numérique - en passant le but de Nathan Beaulieu qui a imité Andrei Markov en se faufilant derrière la défensive pour venir marquer avant que Craig Anderson n’ait eu le temps de comprendre ce qui arrivait était vraiment de toute beauté - représentent deux des tendances positives relevées depuis le début du calendrier préparatoire, le fait qu’il ne soit pas en mesure de maintenir le rythme est une tendance plus négative.
À mi-chemin en première période jeudi, tout le monde, même les joueurs des Sénateurs croyaient que le Canadien était en route vers une victoire facile. P.K. Subban et Andrei Markov - au fait, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi il a reçu la troisième étoile - au lieu de donner le ton, ont joué du hockey mollasson en défensive et les Sénateurs en ont profité de revenir dans le match.
Au lieu de racheter les erreurs de ses coéquipiers ou de faire contrepoids au manque d’intensité et à l’indiscipline qui s’est installée, Carey Price s’est alors retrouvé à court de miracles accordant cinq buts sur 21 tirs. À moins qu’il ait décidé de conserver ses miracles pour la vraie saison. Ce qui serait, il faut l’admettre, une sage décision.
Vrai que le Canadien a moins mal joué que le score ne le laisse croire. Vrai aussi que les occasions étaient là. Mais encore faut-il savoir en profiter et marquer. Ce que Lars Eller n’a pas fait encore hier se contentant d’imiter Rene Bourque qui, de triste mémoire, était le maître absolu dans l’art de passer proche de marquer... sans y arriver. Ou trop rarement. Ces occasions ratées hier, ces occasions gaspillées depuis le début du calendrier préparatoire, ravivent les souvenirs de la saison dernière alors que la timidité de l’attaque du Canadien aurait facilement pu lui coûter une exclusion des séries, n’eût été des performances surnaturelles de Carey Price.
Invitant les journalistes à ne pas s’inquiéter du résultat de la rencontre de jeudi, car il ne l’était pas du tout, Michel Therrien a reconnu que son équipe avait joué du hockey imprudent en tentant des jeux dangereux et coûteux au lieu de se contenter de jeux simples. Le coach du Canadien a aussi, et surtout, rappeler que ce genre de tendances était facile à relever chez les 29 autres équipes en matchs préparatoires en raison de l’absence d’enjeu. Que ces tendances étaient « très corrigibles » et qu’il était convaincu qu’elles n’arriveront pas la semaine prochaine alors que son équipe amorcera la saison régulière mercredi à Toronto.
Ce ne serait pas une mauvaise idée de les écarter dès samedi alors que le Canadien croisera à nouveau les Sens. Des Sénateurs qui sont loin de représenter une force dans l’Est. Mais des Sénateurs qui comme toutes les équipes de la LNH pourront faire payer cher au Canadien la mauvaise idée de disputer des matchs mollassons en défensive et la plus mauvaise idée encore de gaspiller trop d’occasions de marquer.

lundi 14 septembre 2015

Le CH conclut sur une défaite

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Canadiens - Sénateurs 


Nicolas Landry
LONDON, Ontario - Les espoirs du Canadien ont conclu le tournoi préparatoire qui servait de rampe de lancement au camp des recrues de l’organisation en s’inclinant par le pointage de 2-1 devant ceux des Sénateurs d’Ottawa, dimanche à London.
La jeunesse tricolore rentrera donc au bercail après avoir cumulé un dossier d’une victoire, une défaite en temps réglementaire et une autre en prolongation contre des confrères des deux équipes rivales ontariennes et des Penguins de Pittsburgh.
La troupe dirigée par Sylvain Lefebvre reviendra à Montréal en autobus et profitera d’une journée de congé lundi avant de participer à deux journées finales d’évaluation. Les plus méritants auront la chance de poursuivre l’aventure avec le grand club à partir de jeudi.
« Le fait d’être dans un tournoi comme celui-là, c’était nouveau pour beaucoup d’entre nous, mais je pense que ça a été une belle expérience, a résumé l’entraîneur dans son bilan de la fin de semaine. On a été compétitifs dans nos trois matchs. [Ce soir], on s’est battu jusqu’à la fin. Il y avait peut-être un élément de fatigue, mais j’ai bien aimé notre tournoi. »
Le Québécois Francis Perron a enfilé les deux buts des Sénateurs. La réplique du CH est venue de Dryden Hunt, qui a complété une séquence orchestrée par Jérémy Grégoire et Angelo Miceli.
Zachary Fucale, qui avait réalisé 40 arrêts à son départ précédent, a cette fois été bombardé de 44 rondelles.
« Il y a eu des bonnes choses, a analysé le jeune cerbère au moment d’évaluer ses deux récentes performances. C’est sûr que j’ai fait des erreurs ici et là, mais je pense que c’est normal tôt dans l’année. C’est bon de jouer un tournoi comme ça pour vraiment commencer l’année du bon pied. Il y a du positif à sortir de ce tournoi pour tout le monde. »
Perron n’a eu qu’à se trouver au bon endroit au bon moment pour ouvrir la marque en fin de première période. Le Blainvillois se dirigeait innocemment vers le filet adverse quand un tir raté d’un coéquipier a piégé Fucale hors position pour ensuite dévier contre son patin et traverser la ligne rouge.
La chance n’y était toutefois pour rien quand Perron a doublé la marque en deuxième. Alors que le Sens profitaient de leur troisième avantage numérique du match, l’auteur de 76 points en 64 matchs la saison dernière en Abitibi a attendu que le défenseur Travis Brown se commette et l’a habilement déjoué avant de faire subir le même sort au gardien. Fucale, qui venait de réaliser deux spectaculaires arrêts sur des tirs à bout portant de Matt Puempel, a été battu de vitesse à sa gauche.
Le Canadien a réduit l’écart avec six minutes à faire en deuxième. Miceli a obtenu son quatrième point du tournoi quand Hunt a redirigé son relais précis derrière le gardien Matt O’Connor. Ce dernier a fini le match avec 47 arrêts.
Miceli, un joueur invité de 21 ans à la recherche d’un premier contrat professionnel, a été l’attaquant le plus menaçant de son clan alors que le Canadien tentait de créer l’égalité en troisième période. L’ancien des Tigres de Victoriaville a obtenu quatre chances de qualité, dont une échappée en désavantage numérique, mais le géant issu de Boston University n’a rien voulu savoir.
« Tant que les chances sont là, je ne chialerai pas! », dédramatisait Miceli en riant après la défaite. Quand les chances ne sont pas là, il y a quelque chose qui ne marche pas. C’est sûr que j’aurais aimé en mettre un dedans, mais qu’est-ce que vous voulez? »
Le jeune Montréalais, bien en vue du début à la fin de la compétition, se disait convaincu d’avoir fait une bonne impression auprès des dirigeants qui ont présentement le contrôle de son avenir.
« J’ai connu un bon tournoi. Aujourd’hui, je pense que c’était mon meilleur match. À chacune de mes présences sur la patinoire, je me sentais plus confortable et je pense qu’à chaque partie, je me suis amélioré. »
« C’est un très bon patineur, a dit Grégoire au sujet de Miceli. Il a réussi quelques saisons de 100 points dans le junior majeur, ce n’est pas pour rien. Il est calme avec la rondelle, il voit bien le jeu et j’ai adoré jouer avec lui. »
Grégoire a livré un deuxième combat en trois matchs. Après avoir défié le défenseur des Remparts de Québec Matt Murphy vendredi, Grégoire a cette fois accepté l’invitation de Vincent Dunn, un autre ancien de la LHJMQ qui lui cherchait noise.
« Je ne pense pas que ce soit son atout premier, ce n’est pas ce qu’on recherche chez lui, mais c’est un gamer, un gars qui se présente chaque soir, à chacune de ses présences », a applaudi Lefebvre lorsque questionné sur le rendement de sa future recrue au sein du club-école de la Ligue américaine.
« C’est drôle que ce soit arrivé avec deux gars du Québec, mais il n’y en a pas d’autres qui sont venus me voir, résumait le Sherbrookois. Dunn, on s’est affronté souvent et il n’était jamais venu me voir avant. Là, il est venu, mais je n’avais jamais refusé une invitation et ça n’allait pas commencer aujourd’hui. »
Brendon McNally et Travis Ewanyk ont eux aussi réglé leurs comptes à coups de poing avant la fin de la première période. Ewanyk s’est aussi défoulé sur Tim Bozon en toute fin de rencontre.
« Ottawa avait une équipe plus grosse, plus physique. C’était bien de voir comment nos joueurs pouvaient réagir à ça et j’ai bien aimé la réaction qu’on a eue », a conclu Lefebvre.