mercredi 22 février 2017

Une victoire nécessaire...

http://www.rds.ca/

« On espère que ça nous donne confiance »


Contre un adversaire plus fort et surtout qui surfait sur des séquences de sept victoires à ses huit derniers matchs et de 10 gains à ses 13 dernières parties, le Canadien se devait de jouer un fort match.
Peu importe le score final, il fallait que Carey Price soit aussi solide qu’il ne l’a été lors de la première partie de Claude Julien à la barre du Tricolore malgré le revers aux mains des Jets de Winnipeg et que ses coéquipiers soient bien meilleurs que samedi.

Price a été très solide. Il a même été sensationnel en prolongation et tout aussi fort en tirs de barrage. Ses coéquipiers l’ont été tout autant, ou presque, et non seulement le Canadien a disputé un match solide, un match intéressant, un match divertissant, mais il s’est sauvé avec une victoire.
Une victoire qui freine la glissade des huit dernières parties (1-6-1).
Une victoire qui pourrait représenter un point tournant si, maintenant qu’ils sont dirigés par Claude Julien, les joueurs du Tricolore trouvent une façon de coller quelques gains – ce qu’ils n’ont pas fait depuis les 3, 4 et 7 janvier dernier – au lieu de faire du sur place, et encore, comme ils semblaient se contenter de faire depuis un mois.
Une première place dangereuse
Avec cette victoire ô combien nécessaire pour donner un souffle nouveau et donner aussi un brin ou deux de confiance aux joueurs et à leurs partisans, le Canadien a aussi sauvé, pour le moment, sa première place de la division atlantique.

Une victoire qui fait du bien








Les Sénateurs, qui ont battu les Devils du New Jersey 2-1 mardi soir, sont toujours à deux points du Canadien avec deux matchs en mains. Ce qui ne constitue pas une avance confortable pour le Tricolore on en conviendra tous.
Mais bon! Le Canadien est encore en avant. Et s’il se remet à jouer tous les soirs comme il l’a fait mardi face aux Rangers, à New York, il gagnera plus souvent qu’il ne perdra lors de ses 22 dernières rencontres de la saison régulière.
Et si ce n’est pas suffisant pour demeurer en tête?
Il ne faudra pas céder à la panique pour autant. Car si vous regardez le classement de près, les chances sont bonnes que les champions de la division atlantique croiseront un adversaire bien plus redoutable en première ronde – un duel contre l’équipe de 4e place de la division métropolitaine et donc premier club repêché – que le club qui terminera deuxième pour affronter l’équipe de troisième place de la division atlantique.
Mais bon. On est encore trop loin des séries pour se lancer dans ce genre de scénarios. Quoique…
Loin d’être parfait
Le Canadien a joué un fort match. Et il a gagné. Tout n’était pas parfait pour autant. Ça non!

Pas un match parfait, mais l'effort était présent
Des erreurs d’exécution défensive d’Alexei Emelin et Jeff Petry qui ont raté des pivots pour offrir des poussées aux Rangers ont mené aux deux buts des Blue Shirts.
Le Canadien a aussi été souvent embourbé dans sa zone incapable de se sortir des griffes acérées de l’échec avant des Rangers.
On pourra reprocher bien des choses à Nathan Beaulieu, Alexei Emelin, Jeff Petry et même Shea Weber sur le premier but – remarquez qu’Emelin l’a placé dans une bien mauvaise situation –, mais il faut donner du crédit au travail des Rangers également.
Alex Galchenyuk a semblé encore se chercher un brin ou deux, mais le pôvre gars a eu une chance en or de secouer sa guigne en tirs de barrage. Il a d’ailleurs déjoué Henrik Lundqvist avec un puissant et précis tir de poignets, mais la rondelle que le gardien des Rangers n’a jamais vu passer a frappé le poteau.
Quand ça va mal…
On pourrait aussi avancer que Max Pacioretty et Alex Radulov ont été moins menaçants qu’ils nous ont habitués au fil de la saison. Mais attention. Faire porter l’odieux de cette situation à Radulov et Pacioretty – sans oublier Danault – serait un manque de respect épouvantable à l’égard de Ryan McDonagh qui a été impérial lors de ses 31 présences sur la patinoire pour éteindre les canons du Canadien.
Dans l’ensemble le Canadien a été solide. Impliqué. Énergique. Il l’a démontré en amorçant la partie avec force. En marquant le premier but ce qui est toujours une bonne idée…
Et il faisant bon de voir le dynamisme affiché par Claude Julien derrière le banc. Julien n’est pas du genre à se donner en spectacle et surtout à jouer aux meneuses de claque. Mais on l’a vu souvent encourager ses joueurs, leur répéter la ou les directives qu’il tient à les voir respecter sur la patinoire. Sur cet aspect, il est et sera très différent que Michel Therrien qui s’était beaucoup assagi derrière le banc. Pour le meilleur dans certains cas, mais avec quelques conséquences négatives dans d’autres.
Price rejoint Dryden
Si Julien a pu savourer la première victoire de son deuxième règne à la barre du Canadien, c’est bien sûr grâce en partie à Carey Price et à ses 28 arrêts en temps réglementaire – dont un très beau aux dépens de Rick Nash sur une longue échappée, avant que Nash ne savoure une revanche plus tard – et en prolongation dont un plongeon du désespoir avec quelques secondes à peine à faire. Sans oublier ses quatre sur les cinq tirs des Rangers en fusillade.

Price force la tenue des tirs de barrage
Cette victoire a permis à Price de rejoindre Ken Dryden au 3erang de l’histoire du Canadien avec sa 258e victoire. «Un bel honneur, mais je crois qu’il a atteint ce plateau bien plus rapidement que moi», a indiqué Price après le match.
Avec raison. Price a célébré sa 258e victoire à son 492ematch, alors que Dryden a eu besoin de 397 parties seulement. Dryden a encaissé seulement 57 revers dans l’uniforme du Canadien (258 gains, 57 défaites seulement et 74 verdicts nuls) alors que Price en compte 170 (258-170-55) depuis qu’il défend les couleurs du Canadien.
C’est aussi en raison du puissant tir de Shea Weber qui a traversé Henrik Lundqvist pendant un avantage numérique du Canadien.
Andrew Shaw a aussi fait sa part en travaillant pour marquer le premier but de la rencontre. Il a souffert une fois encore d’indiscipline crasse en écopant une pénalité en fin de troisième période. Une pénalité qui a non seulement annulé l’avantage numérique du Tricolore, mais a placé les Rangers en position de se racheter après trois tentatives infructueuses durant le match. Les Rangers ont encore été blanchis et Shaw s’en est bien tiré…
Julien doit aussi une fière chandelle à son entraîneur associé Kirk Muller qui a dressé la liste des candidats envoyés en tirs de barrage.
Pas sûr que Claude Julien aurait choisi Brian Flynn pour lancer la fusillade. Pas sûr non plus qu’il se serait tourné vers Paul Byron qui a scellé l’issue de la rencontre en cinquième vague.
Byron et Radulov – sur un brillant tir du revers – ont déjoué Henrik Lundqvist alors que Carey Price a concédé un but sur le tout premier tir, celui de Matt Zuccarello, avant de se dresser devant Zibanejad, Stepan, Vesey et J.T. Miller.
Impossible de dire si les aspects positifs qui ont mené à la victoire aux dépens des Rangers seront encore présents jeudi alors que le Canadien recevra les Islanders au Centre Bell, mais on a peut-être assisté mardi à un revirement de situation nécessaire si le Tricolore veut sauver sa saison et faire bonne figure d’ici les séries et en séries au lieu de simplement s’accrocher comme il le faisait depuis trop longtemps.
On verra.
Mais comme Claude Julien l’a dit après cette première victoire, «je veux m’attarder aux aspects positifs qui ont été beaucoup plus nombreux ce soir que les aspects négatifs.»
Souhaitons-lui que ça dure…

Une première victoire pour Claude Julien

http://www.lapresse.ca/sports/hockey/

Publié le 21 février 2017 à 22h00 | Mis à jour le 21 février 2017 à 22h35
Paul Byron a inscrit le but de la victoire.
AP
Richard Labbé
RICHARD LABBÉ
La Presse
(New York) Paul Byron aura choisi de garder le meilleur pour la fin. Après avoir connu une soirée assez tranquille, le petit attaquant du Canadien a enfilé la cape du héros, et il a permis au Canadien d'aller chercher une victoire de 3-2 en tirs de barrage, mardi soir à New York face aux Rangers.
Byron, le cinquième patineur à s'élancer en tirs de barrage chez le Canadien, n'a pas raté sa chance, d'un tir du poignet face à Henrik Lundqvist. Juste avant, Carey Price avait permis au Canadien d'y croire, entre autres avec un arrêt spectaculaire en prolongation face à J.T. Miller.
«J'ai été chanceux, je me suis lancé devant lui (Miller) un peu en désespoir de cause» a expliqué le gardien, qui a réussi 28 arrêts devant le filet montréalais.
Claude Julien, à son deuxième match derrière le banc du Canadien depuis son embauche la semaine dernière, a ainsi récolté une première victoire avec sa nouvelle équipe cette saison. «C'est une victoire qui va faire du bien à tout le monde», a-t-il tenu à dire.
C'est le Canadien qui a ouvert la marque en premier, avec un revenant : l'attaquant Andrew Shaw, sans but depuis 10 matchs, a enfin réussi son 8e de la saison, après seulement 3:55 de jeu. Les Rangers ont fait 1-1 sur un but de Lindberg, puis Shea Weber, en début de deuxième, a fait 2-1 CH avec un plomb depuis la ligne bleue, le gardien Henrik Lundqvist ne pouvant maîtriser la rondelle.
Puis Rick Nash s'est échappé fin seul ensuite, pour la deuxième fois de la période. Carey Price avait eu le meilleur la première fois mais pas la deuxième: le tir précis de Nash ne lui a donné aucune chance.
À 2-2 après 60 minutes et une petite période de trois contre trois, il fallait bien que quelqu'un tranche, et c'est ce que Byron a fait.
Le seul changement apporté à la formation montréalaise a été l'ajout du défenseur Greg Pateryn à la formation, un nom que l'on peut aussi ajouter aux rumeurs d'échange, semble-t-il. Nikita Nesterov a donc été laissé de côté, tout comme les attaquants Sven Andrighetto et David Desharnais. Pour ce dernier, c'était un cinquième match de suite dans les gradins.
Le prochain match du Canadien aura lieu jeudi soir au Centre Bell, avec la visite des Islanders de New York.

dimanche 19 février 2017

Faux départ pour Claude Julien

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Jets 3 - Canadiens 1

Nicolas Landry

MONTRÉAL – L’arrivée de Claude Julien derrière le banc n’a pas suffi pour neutraliser les effets pervers d’une longue période d’inactivité, effets qui avaient déjà affligé bon nombre d’équipes dans la LNH et qui guettaient le Canadien samedi après-midi au Centre Bell.
Au premier match de son deuxième séjour à la barre du Tricolore, Julien a vu ses hommes baisser pavillon par la marque de 3-1 devant les Jets de Winnipeg.

« On va retrouver la voie de la victoire, j'en suis convaincu »
Visiblement rouillé au retour d’une pause de cinq jours, le Canadien a subi une septième défaite à ses huit derniers matchs. Excluant sa victoire en prolongation en Arizona, il n’a inscrit que six buts au cours de cette séquence.
Il n’en fallait pas plus pour éteindre l’enthousiasme qui émanait des troupes la veille lors de la première rencontre entre le nouveau général et ses soldats.
« On était prêts à jouer, mais il y a quelques aspects de notre jeu que l’on doit corriger présentement, se désolait Brendan Gallagher, particulièrement débiné, après la rencontre. C’est un processus. On savait que ça tout ne changerait pas du jour au lendemain. »
« Ça n’a pas été un grand match, a résumé Max Pacioretty. On a été dominés, particulièrement dans notre territoire, ce qui nous a compliqué la tâche pour générer quoi que ce soit offensivement. C’est quelque chose qu’on doit corriger et c’est ce qui mènera au réveil de l’attaque. »
« On leur a donné trop de chances dans notre zone et on a été victimes de trop de revirements en zone neutre. En général, il faut être meilleurs », a simplifié Andrei Markov, en accord avec son capitaine.

Markov a été l’auteur du seul filet des siens, en première période. Il faut toujours remonter au 31 janvier pour recenser le dernier match où un attaquant autre que Pacioretty, Alexander Radulov ou Alex Galchenyuk a trouvé le fond du filet.
« C’est sûr qu’on manquait de synchronisme aujourd’hui, c’était quand même évident », a concédé Julien dans son point de presse d’après-match.
Les Jets ont créé l’égalité avec un but en désavantage numérique en deuxième et ont pris les devants pour la première fois du match grâce à la touche de Mathieu Perreault en début de troisième.
Frustré à maintes reprises par Carey Price, Patrik Laine a savouré une petite revanche en complétant la marque dans un filet désert. Solide comme le roc dans la défaite, Price a terminé la rencontre avec 30 arrêts.
La prestation de Price est d’ailleurs l’un des points positifs que Julien a relevé après la défaite.
« Je crois qu’il y a beaucoup de choses qu’on peut toucher qui vont vraiment améliorer l’équipe, mais on va retrouver la voie de la victoire, ça j’en suis convaincu », a prédit l’entraîneur.
Galchenyuk : une promotion de 40 minutes
L’un des changements les plus évidents apportés par Julien dans le court laps de temps dont il a bénéficié pour prendre le pouls de sa nouvelle équipe fut d’entériner le retour de Galchenyuk aux côtés de Pacioretty et Radulov au sein du premier trio.

Une équipe qui manque cruellement de confiance
« Chucky » a connu le genre de début de match qui peut inciter un entraîneur à changer d’idée assez rapidement. À mi-chemin en première période, le jeune joueur de centre a connu une présence atroce. Pendant la même séquence, il s’est fait incruster dans la baie vitrée par Mathieu Perreault, a vu deux de ses sorties de zone interceptées à la ligne bleue et s’est fait sauver les fesses par Price après s’être lui-même fait déculotter par Laine.
L’arrêt de Price a provoqué une pause publicitaire, et après une bonne gorgée d’eau, Julien a décidé de renvoyer immédiatement ses trois piliers dans la mêlée. Son pif ne l’a pas trahi. À 11:04, Markov a complété un beau jeu de passes entre Galchenyuk et Pacioretty pour inscrire le premier but de la deuxième ère Julien à Montréal.
Poétique destinée : Markov est le seul joueur de l’édition actuelle du CH qui était en uniforme pour le tout premier match de Julien derrière le banc de l’équipe en 2003.
À sa défense, Galchenyuk n’est pas le seul homme en rouge à avoir connu une amorce difficile. Le Canadien a été dominé 15-6 au chapitre des tirs au but au premier vingt. Heureusement, Price ne mentait pas lorsqu’il disait qu’il avait profité du congé pour reprendre des forces.

Beaulieu cafouille, Armia marque








Sauf que le gardien étoile aurait eu besoin d’un peu d’aide pour contrer la loi de la moyenne en deuxième période. À la cinquième minute de l’engagement médian, alors que le Canadien déployait son jeu de puissance pour la première fois de la journée, Nathan Beaulieu a fait une crevaison en zone centrale pour laisser la voie libre à Joel Armia.
En échappée, le Finlandais a déporté Price vers sa droite avant de bifurquer pour aller déposer le disque dans une ouverture béante. C’était la deuxième fois en autant de matchs, et la sixième fois cette saison, que le Canadien accordait un but à un adversaire qui se défendait avec un homme en moins.
Comme Galchenyuk auparavant, Beaulieu a eu la chance de racheter sa bourde quelques minutes plus tard, lors d’un autre avantage numérique, mais un vif déplacement latéral a permis à Connor Hellebuyck de le priver de rédemption.
« Oui, c’est quelque chose dont vous pouvez vous attendre avec moi, mais je ne ferai pas dans l’excès de générosité non plus, a prévenu Julien quand on l’a questionné sur sa clémence à l’endroit des deux jeunes fautifs. Je crois que les joueurs doivent mériter leur place dans ce genre de situation, mais je suis conscient que les erreurs font partie du jeu et je réalise qu’il faut être patient avec les jeunes joueurs. Dans la LNH d’aujourd’hui, avec le plafond salarial et tout le reste, il y aura des jeunes joueurs dans ta formation. Si on veut qu’ils s’améliorent, il faut leur démontrer qu’on leur fait confiance. »
Julien a quand même replacé Philip Danault au centre du premier trio pour amorcer la troisième période, mais le fruit récolté à la suite de cette décision n’était pas mûr. C’est cette unité de confiance qui était sur la patinoire quand Perreault a inscrit le but décisif à la suite d’une brillante pièce de jeu individuelle de Dustin Byfuglien à 1:16 du dernier tiers.
« Je sais que Philip a connu du succès avec les deux autres gars et je savais aussi que Galchenuyk avait quand même des bons joueurs qui l’entouraient aussi sur l’autre trio. Je voulais faire un petit changement pour voir si ça pouvait nous donner un peu plus d’éléments offensifs sur les deux trios », a justifié Julien.

Price sort la mitaine devant Laine

Le premier trio frappe en premier!

Byfuglien fait tout le travail pour Perreault