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mardi 24 octobre 2017

RDS : la nouvelle recette de Claude Julien


Semaine cruciale du CH; Byron en promotion sur le 1er trio

MARDI, 24 OCT. 2017. 08:00
Le Canadien de Montréal renoue avec ses partisans ce soir à l'occasion de la visite des Panthers de la Floride. Même si la saison est encore jeune, le temps commence à presser pour les troupiers de Claude Julien. La rencontre est présentée à RDS dès 18h30 avec l'émission d'avant-match Hockey 360.
Le Tricolore retourne chez lui en traversant le pire début de saison depuis 1941-42, avec seulement trois points en huit rencontres. Le vent des partisans qui lui souffle dans le dos pourrait avoir un effet bénéfique sur le retour sur la bonne voie du Canadien.

Le Canadien (1-6-1) est dernier de l'Association de l'Est et avant-dernier dans la LNH. Seuls les Coyotes de l'Arizona, toujours à la recherche d'une première victoire, ont fait pire.
Dans le but de redynamiser ses hommes, Julien a décidé de remanier ses trios lundi à l'entraînement. Il a officiellement séparé Max Pacioretty de Jonathan Drouin, et ce dernier s'est retrouvé au centre d'un trio que complétaient Paul Byron et Artturi Lehkonen. Quant à Pacioretty, il s'est entraîné à la gauche de Phillip Danault et d'Andrew Shaw.
Charles Hudon, Tomas Plekanec et Brendan Gallagher ont été réunis tandis qu'Alex Galchenyuk s'est retrouvé à gauche de Michael McCarron et de Nikita Scherbak, rappelés du Rocket de Laval dimanche.
Julien a également joué avec ses tandems défensifs et placé Jeff Petry auprès de Brandon Davidson tandis que Karl Alzner s'est retrouvé en compagnie de Jordie Benn. Shea Weber et Victor Mete sont demeurés ensemble et Joe Morrow a glissé au septième rang dans la hiérarchie de l'équipe à la ligne bleue.
Après les Panthers, les Montréalais accueilleront Kings de Los Angeles, jeudi, et les Rangers de New York, samedi. Trois victoires cette semaine pourraient redonner du tonus à une formation fragile. Dès la semaine prochaine, le Canadien disputera quatre rencontres en sept soirs, à Ottawa, au Minnesota, à Winnipeg et à Chicago, entre le 30 octobre et le 5 novembre.
Formation du Canadien à l'entraînement lundi :

Byron-Drouin-Lehkonen
Pacioretty-Danault-Shaw
Hudon-Plekanec-Gallagher
Galchenyuk-McCarron-Scherbak
Mete-Weber
Alzner-Benn
Davidson-Petry
Morrow

Claude Julien brasse sa soupe à l'entraînement matinal

Un nouveau 1er trio axé sur la vitesse

lundi 9 octobre 2017

Un peu de positif malgré tout


PHOTO AFP
Le vétéran Henrik Lundqvist a réussi un arrêt spectaculaire en deuxième période.


Jonathan Bernier
Le trio de Tomas Plekanec semble le plus menaçant. Il a obtenu 11 des 34 tirs du Canadien.
« Nous avons créé plus d’occasions de marquer. Les chances sont là. C’est à nous de travailler plus fort et de faire tourner la chance de notre côté. »
– Tomas Plekanec
« C’est difficile d’obtenir des occasions de marquer. Donc, lorsqu’on en obtient, on sait que la rondelle va finir par entrer dans le filet. »
– Charles Hudon
L’effort y était face aux Rangers, mais ce n’était pas suffisant aux yeux du capitaine.
« Ce n’est que deux défaites. Il faut demeurer positif. Mais en même temps, il faut avoir la volonté d’améliorer notre jeu. On ne peut pas sauter sur la patinoire, exécuter des jeux faciles et faire seulement ce que l’on attend de nous. On doit aspirer à plus. »
– Max Pacioretty
Le Canadien s’est vu refuser deux buts. L’entraîneur n’a pas voulu remettre en question le verdict de l’officiel mais...
« Sur le deuxième, je trouve qu’il a pris sa décision rapidement. Je ne crois pas qu’il ait passé beaucoup de temps à regarder si (Pacioretty) avait été poussé ou si le gardien avait exagéré. »
– Claude Julien
Brandon Davidson a disputé son premier match de la saison. Il a remplacé Mark Streit.
« Il a connu un camp très moyen, mais ce soir, il était bon. C’est le Davidson que nous avons vu l’an dernier. »
– Claude Julien

Desharnais, pour la deuxième fois
David Desharnais a affronté son ancienne équipe pour la deuxième fois de sa carrière dimanche. La première était survenue le 12 mars dernier, alors qu’il portait les couleurs des Oilers d’Edmonton. L’attaquant québécois, blanchi de la feuille de pointage, avait alors été utilisé pendant 12 minutes et 11 secondes. Après presque huit saisons complètes avec le Tricolore, Desharnais, âgé de 31 ans, a été échangé à la formation albertaine le 28 février dernier en retour des services du défenseur Brandon Davidson. Sans contrat à la fin de la saison, Desharnais a été embauché par les Rangers au début de juillet, signant un contrat d’un an évalué à environ un million de dollars.
Desharnais a été sollicité dimanche pendant près de 13 minutes contre le Canadien et a remporté 6 des 10 mises en jeu auxquelles il a pris part.
Deux buts refusés
Le Canadien croyait bien avoir ouvert le pointage à la sixième minute de la première période lorsque la rondelle s’est faufilée derrière Henrik Lundqvist. La reprise vidéo a toutefois démontré qu’Andrew Shaw avait dirigé le disque derrière la ligne rouge à l’aide de son patin. À peine cinq minutes plus tard, un deuxième but a été refusé au Tricolore lorsqu’après visionnement, les officiels ont jugé que Max Pacioretty avait créé de l’obstruction à l’endroit du gardien des Rangers. La formation locale aura finalement inscrit le seul but de la période, avec moins de trois minutes à faire. Un but chanceux crédité à la fiche de Brady Skjei, après que la rondelle eut ricoché sur la jambe du défenseur Shea Weber avant de se loger derrière Carey Price.
Et l’attaque, elle ?
Quand on parle du Canadien depuis le début de la saison, il est souvent question de sa défense vulnérable. Mais que dire de son attaque anémique ? En trois matchs, le Tricolore a inscrit un total de trois buts en six périodes et, qui plus est, deux de ses buts (Phillip Danault à Buffalo et Brendan Gallagher à Washington) ont été marqués en désavantage numérique. Le seul but inscrit par le Canadien à armes égales en trois matchs est celui de Max Pacioretty contre les Sabres jeudi dernier.
Encore Weber
Sans surprise, Shea Weber a été le joueur le plus sollicité des deux équipes dimanche soir à New York. Le défenseur du Canadien a été utilisé pendant 24 min 18 s. Karl Alzner (20,35), Jeff Petry (20,17) et le capitaine Max Pacioretty (20,17) ont tous joué pendant plus de 20 minutes.
Le prochain à partir ?
Le visage des Rangers a changé au cours des derniers mois avec le départ des Dan Girardi, Derek Stepan et Antti Raanta notamment. Le prochain à partir, selon certains de nos confrères de New York, pourrait bien être le vétéran Rick Nash, qui a tout de même réussi cinq lancers dimanche contre le CH, le plus haut total de son équipe.
Le seul match
La rencontre de dimanche au Madison Square Garden était la seule inscrite au calendrier de la journée de dimanche dans la LNH. La veille, 30 des 31 formations du circuit étaient à l’œuvre. Quelle équipe n’a pas joué samedi ? Les Bruins de
Boston. Le Canadien, qui est rentré à Montréal après la rencontre de dimanche, accorde une journée de congé à ses joueurs après avoir disputé deux matchs en deux soirs. Le prochain match aura lieu demain soir et marquera la rentrée de l’équipe devant ses partisans à l’occasion de la visite des Blackhawks de Chicago.

jeudi 23 février 2017

Une page blanche chez le Canadien avec l'arrivée de Claude Julien

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Alex Galchenyuk
Alex Galchenyuk (Source d'image:Getty)

On sent un changement naturel et normal chez le Canadien lorsque s'opère un changement d'entraîneur. Je ne tiendrai pas compte du premier match de Claude Julien derrière le banc pour faire mon analyse.
Avant la partie contre les Rangers de New York, les joueurs ont eu deux séances d'entraînement. On peut imaginer que les gars vont chercher à impressionner le nouveau patron. Pour plusieurs, c'est une page blanche, particulièrement pour ceux qui estimaient ne pas avoir le bon rôle sous les ordres de Michel Therrien. Sans me tromper, je peux dire que le niveau de compétition a augmenté depuis une semaine chez le Canadien.

Il faut maintenant garder ce degré d'intensité et y greffer des changements plus techniques, tactiques et stratégiques. Je ne connais pas les intentions de Claude Julien en ce qui concerne son système de jeu. Il ne reste qu'une vingtaine de parties à la saison. Souvent, les entraîneurs aiment implanter un nouveau système lorsque commencent les camps d'entraînement. Dans ce cas-ci, j'imagine qu'il ne cherchera pas à chambouler tout le système. Bien sûr, il va vouloir apporter des petits changements, mais rien de majeur, compte tenu d'où nous en sommes dans la saison. Je dirais que d'ici deux semaines, les joueurs devraient avoir assez bien saisi ce que demande l'entraîneur.
La défensive est la priorité de l'instructeur. En séries éliminatoires, toutes les équipes s'entêtent avant tout à bien jouer défensivement parce que les opportunités de marquer sont nettement moins nombreuses. Le Canadien ne peut pas se fier uniquement à Carey Price parce qu'il ne pourra pas toujours livrer une performance comme celle contre les Rangers mardi.
Il va falloir trouver une façon de resserrer le jeu en zone défensive. J'ai remarqué un changement important depuis le début de la saison et il se situe en zone neutre. C'est vraiment incroyable comment les équipes adverses arrivent à accélérer entre les deux lignes bleues. L'adversaire profite du fait que certains arrières du Candien ne sont pas très mobiles. On a vu contre les Rangers comment Alexei Emelin a été contourné. Andrei Markov a vieilli et il n'est plus le patineur qu'il était. Shea Weber est très bon, mais il n'est pas un marchand de vitesse. Il faut donc trouver un moyen de ralentir les autres clubs avec un échec avant.
Claude Julien a encore quelques jours devant lui pour faire ses recommandations à Marc Bergevin d'ici à la date limite des transactions le premier mars. Il va essayer d'identifier ceux qui correspondent ou adhèrent le mieux à sa philosophie. Je ne sais pas si le DG va être capable de satisfaire son entraîneur toutefois.
Je crois que de trouver un vrai joueur de centre est la priorité sur la liste d'épicerie de Bergevin car je suis persuadé qu'Alex Galchenyuk n'est pas ce centre numéro un dont le Canadien a besoin. Le 27 devra donc être muté à l'aile si le Tricolore obtient ce qu'il recherche. Qui sait, Galchenyuk est peut-être en vitrine actuellement. D'ici la fin de la campagne, Galchenyuk ne sera pas en mesure de s'imposer comme le premier centre. Il manquera aussi de temps pour apprendre à mieux jouer en défensive et apprendre à jouer contre le gros trio de l'adversaire. Je le vois plus comme un ailier et si le Canadien se considère comme un prétendant à la coupe Stanley, il n'aura pas le choix d'aller chercher le joueur tant recherché.
Les joueurs du Canadien doivent avoir un peu l'impression de recommencer un camp avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur. Les gars repartent à neuf et ils doivent refaire leur place. C'est sûr qu'avec le congédiement de Therrien, certains ont perdu leurs repères. Ils ne connaissent pas encore les attentes et la routine du nouvel homme derrière le banc. Dans les premiers temps, il y a beaucoup d'incertitudes dans l'air quand arrive un changement majeur comme celui-là.
Il arrive à un certain moment où l'on doit changer de messager parce que les messages ne passent plus. Même chez les meilleurs entraîneurs y passent. Je pense qu'on était rendu à ce moment chez les joueurs, qui avaient besoin d'entendre une nouvelle voix. Pour les athlètes, c'est emballant au début d'avoir un nouvel entraîneur et de voir les opportunités qui peuvent s'ouvrir à eux.
*propos recueillis par Robert Latendresse

mercredi 22 février 2017

Une victoire nécessaire...

http://www.rds.ca/

« On espère que ça nous donne confiance »


Contre un adversaire plus fort et surtout qui surfait sur des séquences de sept victoires à ses huit derniers matchs et de 10 gains à ses 13 dernières parties, le Canadien se devait de jouer un fort match.
Peu importe le score final, il fallait que Carey Price soit aussi solide qu’il ne l’a été lors de la première partie de Claude Julien à la barre du Tricolore malgré le revers aux mains des Jets de Winnipeg et que ses coéquipiers soient bien meilleurs que samedi.

Price a été très solide. Il a même été sensationnel en prolongation et tout aussi fort en tirs de barrage. Ses coéquipiers l’ont été tout autant, ou presque, et non seulement le Canadien a disputé un match solide, un match intéressant, un match divertissant, mais il s’est sauvé avec une victoire.
Une victoire qui freine la glissade des huit dernières parties (1-6-1).
Une victoire qui pourrait représenter un point tournant si, maintenant qu’ils sont dirigés par Claude Julien, les joueurs du Tricolore trouvent une façon de coller quelques gains – ce qu’ils n’ont pas fait depuis les 3, 4 et 7 janvier dernier – au lieu de faire du sur place, et encore, comme ils semblaient se contenter de faire depuis un mois.
Une première place dangereuse
Avec cette victoire ô combien nécessaire pour donner un souffle nouveau et donner aussi un brin ou deux de confiance aux joueurs et à leurs partisans, le Canadien a aussi sauvé, pour le moment, sa première place de la division atlantique.

Une victoire qui fait du bien








Les Sénateurs, qui ont battu les Devils du New Jersey 2-1 mardi soir, sont toujours à deux points du Canadien avec deux matchs en mains. Ce qui ne constitue pas une avance confortable pour le Tricolore on en conviendra tous.
Mais bon! Le Canadien est encore en avant. Et s’il se remet à jouer tous les soirs comme il l’a fait mardi face aux Rangers, à New York, il gagnera plus souvent qu’il ne perdra lors de ses 22 dernières rencontres de la saison régulière.
Et si ce n’est pas suffisant pour demeurer en tête?
Il ne faudra pas céder à la panique pour autant. Car si vous regardez le classement de près, les chances sont bonnes que les champions de la division atlantique croiseront un adversaire bien plus redoutable en première ronde – un duel contre l’équipe de 4e place de la division métropolitaine et donc premier club repêché – que le club qui terminera deuxième pour affronter l’équipe de troisième place de la division atlantique.
Mais bon. On est encore trop loin des séries pour se lancer dans ce genre de scénarios. Quoique…
Loin d’être parfait
Le Canadien a joué un fort match. Et il a gagné. Tout n’était pas parfait pour autant. Ça non!

Pas un match parfait, mais l'effort était présent
Des erreurs d’exécution défensive d’Alexei Emelin et Jeff Petry qui ont raté des pivots pour offrir des poussées aux Rangers ont mené aux deux buts des Blue Shirts.
Le Canadien a aussi été souvent embourbé dans sa zone incapable de se sortir des griffes acérées de l’échec avant des Rangers.
On pourra reprocher bien des choses à Nathan Beaulieu, Alexei Emelin, Jeff Petry et même Shea Weber sur le premier but – remarquez qu’Emelin l’a placé dans une bien mauvaise situation –, mais il faut donner du crédit au travail des Rangers également.
Alex Galchenyuk a semblé encore se chercher un brin ou deux, mais le pôvre gars a eu une chance en or de secouer sa guigne en tirs de barrage. Il a d’ailleurs déjoué Henrik Lundqvist avec un puissant et précis tir de poignets, mais la rondelle que le gardien des Rangers n’a jamais vu passer a frappé le poteau.
Quand ça va mal…
On pourrait aussi avancer que Max Pacioretty et Alex Radulov ont été moins menaçants qu’ils nous ont habitués au fil de la saison. Mais attention. Faire porter l’odieux de cette situation à Radulov et Pacioretty – sans oublier Danault – serait un manque de respect épouvantable à l’égard de Ryan McDonagh qui a été impérial lors de ses 31 présences sur la patinoire pour éteindre les canons du Canadien.
Dans l’ensemble le Canadien a été solide. Impliqué. Énergique. Il l’a démontré en amorçant la partie avec force. En marquant le premier but ce qui est toujours une bonne idée…
Et il faisant bon de voir le dynamisme affiché par Claude Julien derrière le banc. Julien n’est pas du genre à se donner en spectacle et surtout à jouer aux meneuses de claque. Mais on l’a vu souvent encourager ses joueurs, leur répéter la ou les directives qu’il tient à les voir respecter sur la patinoire. Sur cet aspect, il est et sera très différent que Michel Therrien qui s’était beaucoup assagi derrière le banc. Pour le meilleur dans certains cas, mais avec quelques conséquences négatives dans d’autres.
Price rejoint Dryden
Si Julien a pu savourer la première victoire de son deuxième règne à la barre du Canadien, c’est bien sûr grâce en partie à Carey Price et à ses 28 arrêts en temps réglementaire – dont un très beau aux dépens de Rick Nash sur une longue échappée, avant que Nash ne savoure une revanche plus tard – et en prolongation dont un plongeon du désespoir avec quelques secondes à peine à faire. Sans oublier ses quatre sur les cinq tirs des Rangers en fusillade.

Price force la tenue des tirs de barrage
Cette victoire a permis à Price de rejoindre Ken Dryden au 3erang de l’histoire du Canadien avec sa 258e victoire. «Un bel honneur, mais je crois qu’il a atteint ce plateau bien plus rapidement que moi», a indiqué Price après le match.
Avec raison. Price a célébré sa 258e victoire à son 492ematch, alors que Dryden a eu besoin de 397 parties seulement. Dryden a encaissé seulement 57 revers dans l’uniforme du Canadien (258 gains, 57 défaites seulement et 74 verdicts nuls) alors que Price en compte 170 (258-170-55) depuis qu’il défend les couleurs du Canadien.
C’est aussi en raison du puissant tir de Shea Weber qui a traversé Henrik Lundqvist pendant un avantage numérique du Canadien.
Andrew Shaw a aussi fait sa part en travaillant pour marquer le premier but de la rencontre. Il a souffert une fois encore d’indiscipline crasse en écopant une pénalité en fin de troisième période. Une pénalité qui a non seulement annulé l’avantage numérique du Tricolore, mais a placé les Rangers en position de se racheter après trois tentatives infructueuses durant le match. Les Rangers ont encore été blanchis et Shaw s’en est bien tiré…
Julien doit aussi une fière chandelle à son entraîneur associé Kirk Muller qui a dressé la liste des candidats envoyés en tirs de barrage.
Pas sûr que Claude Julien aurait choisi Brian Flynn pour lancer la fusillade. Pas sûr non plus qu’il se serait tourné vers Paul Byron qui a scellé l’issue de la rencontre en cinquième vague.
Byron et Radulov – sur un brillant tir du revers – ont déjoué Henrik Lundqvist alors que Carey Price a concédé un but sur le tout premier tir, celui de Matt Zuccarello, avant de se dresser devant Zibanejad, Stepan, Vesey et J.T. Miller.
Impossible de dire si les aspects positifs qui ont mené à la victoire aux dépens des Rangers seront encore présents jeudi alors que le Canadien recevra les Islanders au Centre Bell, mais on a peut-être assisté mardi à un revirement de situation nécessaire si le Tricolore veut sauver sa saison et faire bonne figure d’ici les séries et en séries au lieu de simplement s’accrocher comme il le faisait depuis trop longtemps.
On verra.
Mais comme Claude Julien l’a dit après cette première victoire, «je veux m’attarder aux aspects positifs qui ont été beaucoup plus nombreux ce soir que les aspects négatifs.»
Souhaitons-lui que ça dure…

dimanche 19 février 2017

Faux départ pour Claude Julien

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Jets 3 - Canadiens 1

Nicolas Landry

MONTRÉAL – L’arrivée de Claude Julien derrière le banc n’a pas suffi pour neutraliser les effets pervers d’une longue période d’inactivité, effets qui avaient déjà affligé bon nombre d’équipes dans la LNH et qui guettaient le Canadien samedi après-midi au Centre Bell.
Au premier match de son deuxième séjour à la barre du Tricolore, Julien a vu ses hommes baisser pavillon par la marque de 3-1 devant les Jets de Winnipeg.

« On va retrouver la voie de la victoire, j'en suis convaincu »
Visiblement rouillé au retour d’une pause de cinq jours, le Canadien a subi une septième défaite à ses huit derniers matchs. Excluant sa victoire en prolongation en Arizona, il n’a inscrit que six buts au cours de cette séquence.
Il n’en fallait pas plus pour éteindre l’enthousiasme qui émanait des troupes la veille lors de la première rencontre entre le nouveau général et ses soldats.
« On était prêts à jouer, mais il y a quelques aspects de notre jeu que l’on doit corriger présentement, se désolait Brendan Gallagher, particulièrement débiné, après la rencontre. C’est un processus. On savait que ça tout ne changerait pas du jour au lendemain. »
« Ça n’a pas été un grand match, a résumé Max Pacioretty. On a été dominés, particulièrement dans notre territoire, ce qui nous a compliqué la tâche pour générer quoi que ce soit offensivement. C’est quelque chose qu’on doit corriger et c’est ce qui mènera au réveil de l’attaque. »
« On leur a donné trop de chances dans notre zone et on a été victimes de trop de revirements en zone neutre. En général, il faut être meilleurs », a simplifié Andrei Markov, en accord avec son capitaine.

Markov a été l’auteur du seul filet des siens, en première période. Il faut toujours remonter au 31 janvier pour recenser le dernier match où un attaquant autre que Pacioretty, Alexander Radulov ou Alex Galchenyuk a trouvé le fond du filet.
« C’est sûr qu’on manquait de synchronisme aujourd’hui, c’était quand même évident », a concédé Julien dans son point de presse d’après-match.
Les Jets ont créé l’égalité avec un but en désavantage numérique en deuxième et ont pris les devants pour la première fois du match grâce à la touche de Mathieu Perreault en début de troisième.
Frustré à maintes reprises par Carey Price, Patrik Laine a savouré une petite revanche en complétant la marque dans un filet désert. Solide comme le roc dans la défaite, Price a terminé la rencontre avec 30 arrêts.
La prestation de Price est d’ailleurs l’un des points positifs que Julien a relevé après la défaite.
« Je crois qu’il y a beaucoup de choses qu’on peut toucher qui vont vraiment améliorer l’équipe, mais on va retrouver la voie de la victoire, ça j’en suis convaincu », a prédit l’entraîneur.
Galchenyuk : une promotion de 40 minutes
L’un des changements les plus évidents apportés par Julien dans le court laps de temps dont il a bénéficié pour prendre le pouls de sa nouvelle équipe fut d’entériner le retour de Galchenyuk aux côtés de Pacioretty et Radulov au sein du premier trio.

Une équipe qui manque cruellement de confiance
« Chucky » a connu le genre de début de match qui peut inciter un entraîneur à changer d’idée assez rapidement. À mi-chemin en première période, le jeune joueur de centre a connu une présence atroce. Pendant la même séquence, il s’est fait incruster dans la baie vitrée par Mathieu Perreault, a vu deux de ses sorties de zone interceptées à la ligne bleue et s’est fait sauver les fesses par Price après s’être lui-même fait déculotter par Laine.
L’arrêt de Price a provoqué une pause publicitaire, et après une bonne gorgée d’eau, Julien a décidé de renvoyer immédiatement ses trois piliers dans la mêlée. Son pif ne l’a pas trahi. À 11:04, Markov a complété un beau jeu de passes entre Galchenyuk et Pacioretty pour inscrire le premier but de la deuxième ère Julien à Montréal.
Poétique destinée : Markov est le seul joueur de l’édition actuelle du CH qui était en uniforme pour le tout premier match de Julien derrière le banc de l’équipe en 2003.
À sa défense, Galchenyuk n’est pas le seul homme en rouge à avoir connu une amorce difficile. Le Canadien a été dominé 15-6 au chapitre des tirs au but au premier vingt. Heureusement, Price ne mentait pas lorsqu’il disait qu’il avait profité du congé pour reprendre des forces.

Beaulieu cafouille, Armia marque








Sauf que le gardien étoile aurait eu besoin d’un peu d’aide pour contrer la loi de la moyenne en deuxième période. À la cinquième minute de l’engagement médian, alors que le Canadien déployait son jeu de puissance pour la première fois de la journée, Nathan Beaulieu a fait une crevaison en zone centrale pour laisser la voie libre à Joel Armia.
En échappée, le Finlandais a déporté Price vers sa droite avant de bifurquer pour aller déposer le disque dans une ouverture béante. C’était la deuxième fois en autant de matchs, et la sixième fois cette saison, que le Canadien accordait un but à un adversaire qui se défendait avec un homme en moins.
Comme Galchenyuk auparavant, Beaulieu a eu la chance de racheter sa bourde quelques minutes plus tard, lors d’un autre avantage numérique, mais un vif déplacement latéral a permis à Connor Hellebuyck de le priver de rédemption.
« Oui, c’est quelque chose dont vous pouvez vous attendre avec moi, mais je ne ferai pas dans l’excès de générosité non plus, a prévenu Julien quand on l’a questionné sur sa clémence à l’endroit des deux jeunes fautifs. Je crois que les joueurs doivent mériter leur place dans ce genre de situation, mais je suis conscient que les erreurs font partie du jeu et je réalise qu’il faut être patient avec les jeunes joueurs. Dans la LNH d’aujourd’hui, avec le plafond salarial et tout le reste, il y aura des jeunes joueurs dans ta formation. Si on veut qu’ils s’améliorent, il faut leur démontrer qu’on leur fait confiance. »
Julien a quand même replacé Philip Danault au centre du premier trio pour amorcer la troisième période, mais le fruit récolté à la suite de cette décision n’était pas mûr. C’est cette unité de confiance qui était sur la patinoire quand Perreault a inscrit le but décisif à la suite d’une brillante pièce de jeu individuelle de Dustin Byfuglien à 1:16 du dernier tiers.
« Je sais que Philip a connu du succès avec les deux autres gars et je savais aussi que Galchenuyk avait quand même des bons joueurs qui l’entouraient aussi sur l’autre trio. Je voulais faire un petit changement pour voir si ça pouvait nous donner un peu plus d’éléments offensifs sur les deux trios », a justifié Julien.

Price sort la mitaine devant Laine

Le premier trio frappe en premier!

Byfuglien fait tout le travail pour Perreault