vendredi 6 novembre 2015

Les Capitals gagnent une 4e partie de suite

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Bruins 1 - Capitals 4


WASHINGTON - Brooks Laich a brisé l'égalité en début de deuxième vingt et les Capitals de Washington ont défait les Bruins de Boston 4-1, jeudi.
Alexander Ovechkin a obtenu son septième but de la saison pour les Caps, qui ont remporté trois de leurs quatre derniers matches.
John Carlson a fait mouche peu après Laich, puis Karl Alzner a complété dans un filet abandonné. Braden Holtby a repoussé 28 rondelles.
Jimmy Hayes a été l'unique marqueur des Bruins, qui étaient jusque là invaincus en cinq matches à l'étranger.
Ovechkin a créé l'impasse sur un rebond en fin de première période, inscrivant le 482e but de sa carrière. Il est à un filet de rejoindre Sergei Federov pour les buts par un Russe dans l'histoire de la LNH.

Deux en trois loin de la maison
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Steven Stamkos, Tyler Johnson et Nikita Kucherov ont marqué en première période, guidant le Lightning de Tampa Bay vers un gain de 4-1 face aux Sabres de Buffalo.
Victor Hedman a complété dans un filet désert pour le Lightning, qui a gagné deux fois sur trois dans un séjour à l'étranger qui va se conclure samedi soir, au Minnesota.

Linus Ullmark des Sabres a été remplacé après le but de Kucherov, ayant flanché trois fois en 11 tirs.

Chad Johnson a ensuite été intraitable face aux 10 rondelles dirigées contre lui.

Andrei Vasilevskiy a fait 30 arrêts, n'étant déjoué que par Jack Eichel. Le deuxième choix du dernier repêchage a déjà marqué cinq fois dans la LNH.
Le Wild perd le match et Parise
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Cody Hodgson a dénoué l'impasse à 14:39 en troisième période et les Predators de Nashville ont eu raison du Wild du Minnesota 3-2.
Mike Fisher et Roman Josi ont aussi marqué pour Nashville, qui terminait un séjour à l'étranger avec une fiche de 1-2-1.

Marco Scandella et Matt Dumba ont riposté pour le Wild, qui subissait un premier revers à la maison, en six matches.

Meilleur buteur du Wild avec sept filets, Zach Parise s'est blessé dans le bas du corps dès sa première présence sur la glace, à la suite d'une mise en échec de James Neal.

Après un passage au vestiaire, Parise a fait cinq apparitions avant de quitter le match pour de bon, avec deux minutes au cadran au premier vingt.

Conte de fées avec les Islanders pour Jean-François Bérubé

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Jean-François Bérubé
Jean-François Bérubé (Source d'image: Getty )

Images of Luc Gelinas
L’an passé, on a abondamment parlé du magnifique conte de fées d’Andrew Hammond qui a atteint la LNH à 26 ans. Cette année, c’est Mike Condon qui a fait les manchettes en obtenant un poste avec le Canadien à 25 ans. L’histoire que je vais vous raconter est encore plus extraordinaire!
Il y a huit ans, à la même date, un jeune gardien de but de Boisbriand se cherchait désespérément un club de hockey. Retranché tardivement par les Vikings de St-Eustache, les dirigeants de la formation de la Ligue midget AAA l’avaient envoyé rejoindre un club midget B. Oui, vous avez bien lu, midget B. Humilié, Jean-François Bérubé avait alors préféré demeurer à la maison pendant trois longs mois, jusqu’à ce qu’il déniche une équipe où il pourrait continuer de se développer en évoluant dans un calibre de jeu compétitif. Après avoir travaillé fort avec l’entraîneur Jocelyn Deschenes et obtenu une dérogation puisqu’il n’avait que 16 ans, il a été accepté au sein de l’équipe junior AA de Lachute.
Huit ans plus tard, Jean-François Bérubé sera au Centre Bell, jeudi soir, dans l’uniforme des Islanders de New York.
Vous vous rappelez peut-être de la suite de l’histoire. L’automne suivant, Bérubé payait cinquante dollars pour participer au camp ouvert du Junior de Montréal, de la LHJMQ. Impressionné par les prouesses de ce jeune inconnu, l’entraîneur des gardiens Éric Raymond décidait de lui confier le rôle d’adjoint à Jake Allen. Quelques mois plus tard, les Kings de Los Angeles réclamaient Bérubé au début de la quatrième ronde.
À l’issue de son stage junior, fort d’une fiche étincelante de 32-7-8, le gardien québécois se présente au camp des Kings en confiance, mais on lui indique le chemin de la East Coast Hockey League.
« C’est la mentalité à Los Angeles et on m’a expliqué que c’est ce qu’avait aussi fait Jonathan Quick. Ils croient à ce cheminement et je ne me suis jamais senti abandonné pendant mes deux saisons à Ontario, dans la ECHL, raconte Bérubé. On jouait à 50 minutes de L. A. et il y avait toujours un dépisteur ou un entraîneur à nos matchs. On me donnait un rapport après chacune de mes sorties. Je savais qu’on m’avait à l’œil et mon objectif demeurait de m’améliorer pour graduer dans la Ligue américaine », poursuit-il.
En septembre 2013, après deux saisons complètes dans la ECHL, l’espoir des Kings se rapproche de son but suprême et se retrouve avec les Monarchs de Manchester. La première année dans la AHL se déroule relativement bien, puis l’an passé il a compilé des statistiques très impressionnantes avec une fiche de 37-9-4 et une moyenne de buts alloués de 2,18. Après quatre ans dans les mineures, il savait plus que jamais qu’il possédait tout ce qu’il fallait pour atteindre la LNH. Quand les Kings ont conclu une entente avec Jhonas Enroth, le 1er juillet dernier, il s’est douté que ça ne se produirait toutefois pas avec l’organisation qui l’avait repêché six ans plus tôt.
Soumis au ballottage, il a été réclamé par les Islanders avec qui il se retrouve depuis le premier jour du camp d’entraînement, et le 10 octobre dernier, à 24 ans, il a pris part à son premier match dans la LNH en affrontant les Blackhawks, à Chicago.
« J’étais pas mal nerveux, car je savais que c’était un gros défi que d’affronter les champions de la coupe Stanley, se souvient Bérubé. Je me demandais si j’allais être intimidé, mais finalement, j’étais confiant devant le filet, car une fois la partie commencée, la nervosité s’est rapidement dissipée. Les efforts des dernières années ont payé. »
Bérubé n’a pu imiter Andrew Hammond et Mike Condon et il a été contraint de s’avouer vaincu lors de son premier départ en carrière dans le circuit Bettman. Dans la défaite, il s’est quand même bien débrouillé même s’il a cédé sur quatre tirs. Il a effectué trente arrêts, dont un sur une échappée d'Artemi Panarin.
Depuis, Jean-François Bérubé attend sa deuxième chance. À Long Island, on a décidé d’instaurer un ménage à trois cette saison et il partage la besogne avec les vétérans Jaroslav Halak et Thomas Greiss. Jack Capuano ne lui a rien promis pour jeudi soir. Peu importe, ça ne l’empêchera pas de sourire à pleines dents quand il regardera en direction de sa famille dans les gradins.

Un bon bond

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Desharnais enfile l’aiguille!


Images of Francois Gagnon
Qu’ils soient très stricts ou plus libéraux, les officiels ne devraient jamais influencer le cours d’un match de hockey, de base-ball, de football, de basket ou de quelque sport que ce soit.
Du moins en théorie.
En pratique, c’est rarement le cas. Car une décision sévère qui ouvre la porte à un but en avantage numérique ici et une infraction non signalée là ont invariablement une incidence sur le cours d’un match.
Il est toutefois bien plus rare de voir un officiel jouer un rôle d’impact sur un but comme cela est arrivé en début de troisième période.
Bien malgré lui, le juge de ligne Michel Cormier a contribué au but de David Desharnais. Un très beau but du petit joueur de centre qui a enfilé son 4e de la saison en soulevant la rondelle au-dessus de Jaroslav Halak pour briser une égalité de 1-1 qui semblait vouloir se prolonger indéfiniment. Avant d’obtenir la complicité de Tomas Fleischmann qui l’a rejoint dans l’enclave avec une passe savante pour lui offrir cette occasion en or de marquer, Desharnais et le Canadien au grand complet ont obtenu la complicité du juge de lignes qui a fait dévier la rondelle sur la lame du bâton de l’ailier gauche.
En 800 matchs dans la LNH, le juge de lignes québécois n’avait jamais été victime d’un jeu semblable. Bien en place à la ligne bleue des Islanders, Cormier a été atteint par une rondelle que le défenseur Johnny Boychuk a initialement fait dévier en plongeant pour intercepter une longue passe décochée par Nathan Beaulieu en direction de Fleischmann. N’eût été du plongeon de Boychuk et de la redirection involontaire de la rondelle par le juge de lignes, Fleischmann n’aurait jamais hérité de la rondelle et n’aurait pas été en mesure d’orchestrer le jeu qui a mené au but gagnant.
Mais le règlement est clair : comme les tiges reliant les baies vitrées, les portes donnant accès aux bancs des joueurs, aux cachots ou celles donnant accès aux «Zambonis», les officiels font partie du jeu. Si la rondelle les frappe et dévie ensuite de sa course, le jeu se poursuit comme si de rien n’était.
Deux exceptions : si la rondelle frappe un officiel et dévie directement dans le filet, le but est refusé. Si, après avoir frappé un officiel, la rondelle quitte la zone et provoque un hors-jeu, le jeu doit être interrompu.
Dans tous les autres cas, le jeu suit son cours avec les conséquences que cela a eu sur le match Canadien-Islanders jeudi.
«C’est poche», a simplement répondu Johnny Boychuk après la défaite de son équipe. Le défenseur avait retrouvé son calme dans le vestiaire après qu’il eut vertement enguirlandé le juge de lignes après le but décisif. Son entraîneur-chef Jack Capuano s’est plaint aussi après le but. Mais en vain. Les arbitres n’ont pas bronché. Avec raison.
Si les Islanders ont perdu aux mains du Canadien jeudi, ce n’est pas uniquement en raison du mauvais bond dont ils ont été victimes. Ou du bon bond si on se place dans le camp du Tricolore. Que non !
Comme les Jets de Winnipeg dimanche, les Islanders n’ont pas été en mesure de freiner les élans du Canadien. Oui ils ont asséné 42 mises en échec, mais ils ont laissé Dale Weise seul dans l’enclave pour lui permettre de marquer le premier but du match en première période. Un but en avantage numérique. Ils ont aussi oublié Brendan Gallagher seul devant Jaroslav Halak. Une grave erreur quand on connaît la combativité du petit attaquant et sa capacité de transformer des rebonds en but ou de faire dévier la rondelle derrière les gardiens adverses. Ce qu’il a fait avec brio 90 secondes après le but de Desharnais.
Les Islanders n’ont surtout pas été en mesure de percer la défensive du Tricolore qui les a limités à 18 tirs. Leur plus bas total cette saison alors qu’ils affichaient avant le match une moyenne de 30,2 par rencontre. De retour après une absence de trois rencontres en raison d’une grippe qui l’a cloué au lit, John Tavares s’est signalé avec trois bonnes occasions de marquer. Mais un manque aussi normal qu’évident d’énergie l’a empêché d’être incisif qu’il en est capable sur chacune de ces occasions. Des occasions dont il n’a pu profiter.
«À cinq contre cinq, le match a été bien partagé au chapitre des tirs et des occasions. Il n’y avait pas beaucoup d’espace sur la glace. Les deux équipes jouaient bien défensivement. Leur attaque à cinq a marqué et nous n’avons pas été en mesure de profiter d’un quatre contre trois. Cela a changé le cours du match. Tout comme le mauvais bond sur le juge de lignes. Ce que je trouve dommage, c’est que nos efforts n’ont pas été récompensés ce soir», a indiqué l’entraîneur-chef des Islanders après une quatrième défaite en temps réglementaire (7-4-3) en 14 rencontres cette saison.
Pour être bien franc, je m’attendais à plus de la part des Islanders. Je m’attendais à un match plus physique, plus intense de leur part. Mais le match n’a jamais vraiment levé. La poussée de trois buts au dernier tiers dont le troisième déjà cette saison de Tomas Plekanec dans un filet désert – il domine la LNH à ce chapitre – a fait plaisir aux partisans. Grand bien leur fasse. Mais les deux premières périodes n’ont pas offert du jeu enlevant. Vraiment pas. C’était même vraiment moche.
De fait, le Canadien et ses adversaires avaient maintenu une moyenne de 60,8 tirs par rencontre depuis le début de la saison. Jeudi, le Canadien et les Islanders se sont contentés d’un grand total de 42. Une statistique qui donne une idée de la timidité des deux offensives lors de la partie.
«C’est difficile de jouer contre Montréal en raison de leur discipline. Ils ont un plan précis et ils n’en dérogent pas. Ça minimise le nombre d’erreurs qu’ils commettent. Le hockey étant un jeu d’erreurs, si ton adversaire en commet peu, il ne t’offre pas la chance de te mettre en marche, de générer de l’attaque. Dix-huit tirs, c’est hors norme pour un club comme le nôtre. Je veux bien leur donner le crédit qu’il mérite, mais il faudra trouver un moyen de générer davantage la prochaine fois qu’on les croisera», a conclu Johnny Boychuk qui a récolté une passe – tout comme Jaroslav Halak – sur le but de Kyle Okposo, le seul des Islanders jeudi.
Boychuk, Halak – il a encaissé un deuxième revers de suite face au Canadien depuis qu’il défend la cage des Islanders – et leurs coéquipiers n’auront pas à attendre très longtemps avant de retrouver le Tricolore. Les deux équipes se croiseront dans une série aller-retour les 20 et 22 novembre prochain.