vendredi 23 octobre 2015

Dix ans plus tard : Sidney Crosby ou Carey Price?

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Sidney Crosby et Carey Price
Sidney Crosby et Carey Price (Source d'image: Getty )

« Il est le meilleur joueur de hockey au monde. »
C'est ce qu'a déclaré cette semaine Max Pacioretty au Journal de Montréal en parlant de Carey Price. Et très franchement, Pacioretty a « un excellent bon point » comme dirait l'autre. Avant le début de la saison, la question était de savoir si Price pouvait répéter ses exploits de la saison dernière. À la lumière de ce qu'il a démontré jusqu'à maintenant, la réponse est oui. Ce qui nous ramène 10 ans en arrière, à Ottawa.  
Si vous aviez à refaire le repêchage de 2005, qui serait votre premier choix : Sidney Crosby ou Carey Price? Après la victoire du Canadien sur les Blues de St Louis, mon collègue Stéphane Leroux a posé la question à Ron Fournier dans le cadre de son émission au 98,5.
Carey PriceD'entrée de jeu on, s'entend sur une chose : 10 ans plus tard, Price ne serait pas sélectionné au cinquième rang; il serait premier ou deuxième, mais pas plus loin.
Crosby a eu un impact immédiat sur les Penguins. Il est arrivé dans la ligue à 18 ans et a amassé 102 points à son année recrue. Il a enchaîné avec quatre autres saisons de 100 points et plus, dont une de 120 points en 2006-2007. Il a participé à deux finales et gagné la coupe Stanley une fois. Mais depuis, les choses se sont gâtées. Les Penguins ont atteint la finale de l’Association Est une seule fois (ils ont été battus en quatre par les Bruins) et ont été éliminés dès le premier tour trois fois. Cependant, il faut aussi dire que Crosby a été ennuyé par toutes sortes de blessures et commotions cérébrales.  Aussi, l'arrivée de Crosby avec les Penguins a probablement sauvé le hockey à Pittsburgh. Sans lui, les Penguins seraient peut-être morts depuis longtemps.
Mais comme l'a si bien dit Stéphane, est-ce qu'une carrière dans la LNH est un sprint ou un marathon?
Les premiers pas de Carey Price avec les Canadiens ont été pas mal moins spectaculaires. Qui a oublié les séries de 2010 et le débat qui a suivi : « Price ou Jaroslav Halak »? Si le débat a divisé les amateurs, il n'y a jamais eu de doute dans l'esprit des dirigeants de l'équipe. 
La carrière de Price a véritablement pris son envol avec l'arrivée de Stéphane Waite.  Puis il y a eu les Jeux olympiques de Sotchi et la consécration en 2014-2015 avec les trophées Hart, Vézina, William-M.-Jennings et Ted-Lindsay. Price arrive dans ses meilleures années et l'avenir est prometteur. Comme on le disait à l'époque de Dominik Hasek, on dit aujourd'hui qu’il y a Carey Price et les autres gardiens. Crosby et Price ont remporté une médaille d'or olympique et le Championnat du monde de hockey junior.  Seule ombre au palmarès de Price, la coupe Stanley. Mais  j'aime mieux les chances de Carey Price de remporter le gros trophée que celles de Sidney Crosby.
Alors, Price ou Crosby?
Pour ceux qui auraient oublié, Bobby Ryan, Jack Johnson et Benoit Pouliot avaient été choisis aux positions 2, 3 et 4, derrière Crosby et devant Carey Price!    
Essais et erreurs
Au Centre Bell mardi soir, on a beaucoup parlé du but de Brendan Gallagher contre les Red Wings de Detroit. Tout le monde s'entendait sur un point : le but aurait dû être refusé. Le jeu aura eu le mérite cependant de démontrer que l'application du nouveau règlement qui permet aux entraîneurs d'en appeler d'une décision en est encore au stade des essais et erreurs.
D'abord, les officiels ont appelé à Toronto pour savoir si le but était bon, si Gallagher n'avait pas donné un coup de patin sur la rondelle (« kicking motion ») pour marquer son but. Après une attente interminable, la réponse a été non. Le geste était accidentel.  Mais la vraie question était de savoir s’il y avait eu obstruction de la part de Gallagher à l'endroit du gardien des Red Wings. Et pour le savoir, il aurait fallu que l'entraîneur des Red Wings demande aux officiels de revoir la séquence, parce qu'il n'y a que les arbitres qui peuvent revoir un jeu semblable sur une tablette électronique mise à leur disposition au banc de l'annonceur. Toronto n'a rien à voir là-dedans. Et selon ce qu'on a pu entendre, les arbitres auraient refusé le but. Sauf que Jeff Blashill a choisi de ne pas en appeler, il a donc été l'artisan de son propre malheur. Par contre, est-ce que les arbitres avaient vraiment besoin d'un appel de Blashill pour voir qu'il y avait eu obstruction à l'endroit de Petr Mrazek?
Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Il serait si simple d'interdire TOUS les contacts avec le gardien de but dans son rectangle. On arrête le jeu et on reprend à l'extérieur du territoire. Les joueurs ont 200 x 85 pieds à leur disposition pour s'amuser. Par contre, si le gardien s'aventure à l'extérieur de sa zone réservée, il devient un sixième joueur avec tout ce que ça implique. Comme au football : le quart-arrière jouit d'une protection accrue dans la pochette, mais s'il décide de courir avec le ballon, c'est à ses risques et périls. 
Puisqu'il est question d'essais et erreurs, les Blue Jackets de Columbus devront donner un choix de deuxième ronde aux Canucks de Vancouver pour la mise sous contrat de John Tortorella comme entraîneur-chef en vertu d'un nouveau règlement en vigueur cette année. Sauf qu'au départ, l'esprit du règlement était de compenser une organisation pour la perte d'un membre de sa direction toujours à son emploi. Dans ce cas-ci, Tortorella a été congédié il y a un an. La ligue a reconnu l'anomalie et devrait corriger le tir. Tout de même étonnant qu'on n’ait pas pensé à ça avant.

À l’étranger, le Canadien n’a jamais gagné ses cinq premiers matchs

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

Brendan Gallagher et Jonathan Ericsson
Brendan Gallagher et Jonathan Ericsson (Source d'image: PC )

Roger Leblond
Après avoir établi une nouvelle marque d’équipe pour le plus de gains de suite pour débuter une saison, le Canadien va tenter d’en réaliser une autre ce soir.
En effet, le Tricolore qui a remporté ses sept premiers matchs, effaçant la marque de quatre qui avait été réalisée en trois occasions, n’a jamais réussi à remporter ses cinq premiers matchs disputés à l’étranger lors d’un début de saison.
Il a réalisé quatre victoires en deux occasions, en 1973-1974 et 2005-2006 et il avait eu un dossier de 5-0-1 (une nulle) après six matchs en 1973-1974 et de 6-0-2 (deux revers en bris d'égalité) après huit matchs lors de la saison 2005-2006.
Par contre, malgré ces deux départs superbes à l’étranger, le Canadien avait été éliminé dès la première ronde des séries éliminatoires, respectivement face aux Rangers de New York et aux Hurricanes de la Caroline.
Soulignons que c’est en 1972-1973 que le Canadien a eu sa plus longue séquence sans aucune défaite à l’étranger lors d’un début de saison, ayant eu une fiche de 7-0-4 après ses 11 premiers matchs sur les patinoires adverses, mais il avait eu trois matchs nuls pour amorcer cette séquence.
Le Canadien est toujours parfait en première période
En ce début de saison superbe, le Canadien de Montréal est vraiment impressionnant lors de la première période face à ses adversaires.
En effet, le Tricolore, qui a gagné ses sept premiers matchs, tous en temps régulier, a été parfait en défense lors du premier vingt, surclassant ses adversaires 6-0 au chapitre des buts marqués et 71-61 au chapitre des tirs au but.
Après avoir marqué au moins un but dans chacun de ses quatre premiers matchs à ce chapitre, il a été neutralisé par les Rangers de New York, le 15 octobre et par les Red Wings de Detroit, samedi dernier, avant de réussir un but, dans le gain de 3-0 de mardi soir, face aux Blues de St. Louis, au Centre Bell.
Le Canadien a aussi été très dominant lors de la troisième période, ayant un dossier de 11-1 (plus 10) au chapitre des buts marqués et les Bruins de Boston sont la seule équipe ayant marqué contre lui lors de ce troisième vingt, ayant fait mouche vers la fin de cette période.
Par contre, la deuxième période est un peu plus difficile, car le CH a un différentiel égal, ayant un rendement de 6-6 (égal) à ce chapitre.
La formation dirigée par Michel Therrien, qui a surclassé ses rivales 23-7 (plus 16) sur les buts marqués, n’a concédé qu’un but lors de ses trois derniers matchs, dont celui de mercredi soir, alors que Carey Price a brillé avec pas moins de 38 arrêts.
Soulignons qu’une autre équipe a été parfaite en défense en première période, les Predators de Nashville, qui ont surclassé leurs adversaires 6-0 en sept matchs.
Le Canadien a été à égalité ou en avance durant 417:03 de ses 420:00 minutes !
Depuis le début de la saison, le Canadien a vraiment frustré ses adversaires, ne leur permettant pas de se retrouver en avance durant presque toute la durée de ses rencontres.
Le Canadien a marqué le premier but dans six de ses sept parties et il été à égalité ou en avance dans 417:03 de ses 420:00 minutes de jeu et la seule rencontre où ses adversaires ont pris une avance fut lors de la victoire de 4-1 de samedi dernier, contre les Red Wings de Detroit, alors que la recrue Dylan Larkin avait marqué à 4:47 de la deuxième période, mais Brendan Gallagher a réussi à créer l’égalité 1-1, avec un but en avantage numérique à 7:44 de ce deuxième vingt.
John Mitchell est le meneur de l’Avalanche pour les buts!
C’est un peu incroyable, mais c’est un joueur plus ou moins connu qui domine l’Avalanche du Colorado pour les buts marqués!
En effet, c’est John Mitchell qui est au premier rang de la formation dirigée par Patrick Roy, ayant une fiche de 4-0-4 en six rencontres, lui qui est à égalité avec Gabriel Landeskog, dont la fiche est de 4-2-6 en six rencontres.
Trois joueurs ont réussi deux buts, Nathan MacKinnon, Jarome Iginla et Erik Johnson, alors que Matt Duchene n’a marqué qu’une seule fois, affichant un piètre rendement de 1-0-1 avec un différentiel négatif de moins cinq en six parties.
Soulignons que Mitchell, qui aura 31 ans le 22 janvier prochain, qui a marqué un but dans quatre des six premiers matchs de l’équipe, n’a jamais marqué plus de 12 buts en une saison et cela est arrivé en 2008-2009, lors de sa première saison, dans l’uniforme des Maple Leafs de Toronto, alors qu’il avait présenté un dossier de 12-17-29 en 76 rencontres.
Depuis son arrivée avec l’Avalanche, il a eu un dossier de 10-10-20 en 47 matchs en 2012-2013, de 11-21-32 en 76 matchs en 2013-2014 et de 11-15-26  en 68 matchs l’an dernier.
Notons que Mitchell, qui n’a aucun lien de parenté avec Torrey, du Canadien de Montréal, n’a jamais été un marqueur prolifique, car depuis ses débuts dans le hockey junior en 2000-2001, son sommet personnel dans une saison a été de 28 buts, lors de la saison 2001-2002 (fiche de 28-54-82 en 65 matchs), alors qu’il portait les couleurs des Whalers de Plymouth dans la Ligue junior de l’Ontario.
Après avoir perdu ses deux derniers matchs, des duels serrés avec peu de buts, 2-1, face aux Kings de Los Angeles, dimanche dernier et 1-0, en prolongation, contre les Hurricanes de la Caroline, mercredi soir, l’Avalanche va recevoir la visite des Blue Jackets de Columbus (0-8-0 en huit matchs), samedi soir, une équipe qui a effectué un changement d’entraîneur-chef, nommant John Tortorella pour remplacer Todd Richards.
Après avoir marqué 10 buts lors de ses deux premiers matchs, un revers de 5-4, face au Wild du Minnesota, le 8 octobre et un gain de 6-3, face aux Stars de Dallas, le 10 octobre, la troupe de Patrick Roy n’a réussi que six buts lors de ses quatre dernières parties.

Le chandail de Koivu retiré par... Turku

http://www.985sports.ca/hockey/nouvelles/

Publié par Charles Payette pour 98,5fm Sports le vendredi 23 octobre 2015 à 07h13.
Le chandail de Koivu retiré par... Turku
Saku Koivu/98,5 Sports
(98,5 Sports) - Si on ne s'attend pas de voir le Canadien retirer un jour son chanfail, Saku Koivu verra son numéro 11 immortalisé par le cub finlandais de Turku.
Selon le site mtv.fi, on annoncera la date de la cérémonie, demain.
Repêché par le Canadien en 1993, 21e au total, Koivu a joué pour le TPS Turku à ses débuts professionnels de 1992 à 1995 puis en 2004-2005 lors du lock out dans la LNH.