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dimanche 13 mars 2016

Schiller Hyppolite bat Boone et défie Jean Pascal

http://www.rds.ca/combat/boxe/

Hyppolite par décision unanime


Francis Paquin
MONTRÉAL - Schiller Hyppolite souhaitait profiter de son affrontement contre Darnell Boone pour se faire un nom. Il est possible de dire qu’il a remporté son pari d’une certaine façon.
Malgré deux chutes au plancher aux cinquième et sixième rounds, le Montréalais d’origine haïtienne s’est ressaisi avant de s’imposer par décision unanime, samedi soir à l’Olympia de Montréal. Les trois juges ont remis des cartes de 96-93, 95-93 et 95-93 en sa faveur.
Hyppolite (20-1) paraissait pourtant rendu au bout rouleau après avoir survécu de peine et misère au sixième assaut, mais c’est plutôt Boone (23-23-4) qui n’a pas été en mesure de maintenir la cadence par la suite. Le vétéran n’a pas gagné les quatre derniers rounds restants.
« J’ai eu mal, mais je suis revenu en force, a dit Hyppolite avec fierté à sa sortie du ring. J’ai boxé très intelligemment après le sixième round. J’ai été capable de le battre avec ma vitesse. »
Schiller Hyppolite et son entraîneur Jean-François Bergeron
Schiller Hyppolite et son entraîneur Jean-François Bergeron (Source: Vincent Ethier)
Même s’il a été en mesure de contrôler le rythme pendant une bonne partie du duel, Hyppolite s’est fait surprendre par deux gauches de Boone, qui l’ont chaque fois propulsé sur le canevas.
« C’était rough, mais c’est le combat que j’ai disputé que je préfère. Il m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur moi, a avoué le vainqueur. Mais je savais que j’étais capable de revenir.
« Boone attendait tout le temps, sauf que je savais que les choses se passeraient ainsi. Boone a du cœur et il n’abandonne jamais. Il m’a fait mal et c’est pourquoi je le respecte énormément. »
Après son triomphe, Hyppolite a réitéré son désir de croiser le fer avec les meilleurs boxeurs de sa division et son promoteur Camille Estephan a suggéré le nom de Jean Pascal, qui assistait au gala organisé par Eye of the Tiger Management. L’ex-champion des poids mi-lourds du WBC a indiqué qu’il était sur le point de reprendre l’entraînement, mais n’a pas répondu au défi lancé.
Cela dit, Estephan a également mentionné que le Britannique George Groves souhaite affronter son protégé le 9 avril en Angleterre. Cela laisserait moins d’un mois à Hyppolite pour récupérer de son éreintant choc face à Boone et il serait donc extrêmement surprenant qu’il se concrétise.
Butler devient champion du monde junior
Dans le combat qui faisait office de finale en remplacement du duel entre David Lemieux et James De La Rosa, le Montréalais Steven Butler a logiquement rossé le Bosnien Sladjan Janjanin pour devenir le nouveau champion du monde junior des poids super-mi-moyens de l’IBF.
Butler (15-0-1, 12 K.-O.) l’a emporté par arrêt de l’arbitre à 2:13 du 3e round, après avoir notamment envoyé Janjanin (13-1) au plancher à 2 reprises au 2e assaut. L’arbitre Albert Padulo fils s’est judicieusement mis fin à l’action, alors que le Bosnien ne se défendait plus du tout.
Butler a enregistré une troisième victoire de suite depuis qu’il a dû se contenter d’un verdict nul majoritaire contre Jaime Herrera en juin 2015 au Centre Bell. Le Montréalais avait subi une blessure à une main pendant ce combat et avait ensuite été inactif pendant environ six mois.
Même si Janjanin était invaincu en 13 combats depuis le début de sa carrière, la fiche combinée de ses adversaires n’était que de 52-107-6. Une seule de ses victimes avait un dossier gagnant.
Peu importe, les prestations récentes de Butler auraient quand même incité des promoteurs américains - dont Golden Boy Promotions et Top Rank - à lui soumettre des offres de contrat.
L’histoire se répète pour Jukembayev
Incroyable, mais vrai, les débuts professionnels officiels de Battyrzhan Jukembayev - jadis Batyr Jurembayev - devront encore attendre. Pour la deuxième fois en autant de sorties, le Kazakh a dû se contenter d’un non-lieu, cette fois après que son rival se soit blessé au premier round.
À son baptême de feu en septembre dernier au Bain Mathieu, Jukembayev s’était en effet blessé au genou gauche après une vilaine chute au plancher à la suite d’un accrochage avec son adversaire. Ce soir, c’est la cheville droite de Redy Hernadez (0-1) qui n’a pas tenu le coup après une projection au sol. Cela dit, le protégé de Stéphan Latouche dominait au moment de l’arrêt.
Dans les autres combats présentés en sous-carte, Mian Hussain (15-0) a poursuivi son cheminement dans le monde de la boxe en battant Tobia Giuseppe Loriga (28-7-2) par décision unanime (60-50, 60-51 et 60-52 ). Même s’il n’est pas reconnu pour sa puissance, Hussain est parvenu à faire visiter le tapis à Loriga - un ancien champion d’Italie - à trois reprises.
Le Trifluvien Simon Kean (4-0, 4 K.-O.) a ravi ses nombreux et bruyants partisans présents en malmenant l’Américain Travis Fulton (23-42-1) avant de l’emporter par arrêt de l’arbitre à 0:56 du 2e round. En septembre 2006 au Casino de Montréal, Fulton s’était incliné par arrêt de l’arbitre au 3e assaut devant un autre boxeur de Trois-Rivières, Patrice « Le Granit » L’Heureux.
Ayaz Hussain (10-0, 8 K.-O.) est quant à lui demeuré invaincu en battant Jacek Wylezol (14-14) par arrêt de l’arbitre à 2:11 du 2e round. Le Montréalais a préparé sa victoire en expédiant le Polonais au plancher grâce à une puissante frappe à la tête et a ensuite terminé le travail environ une minute plus tard avec une rafale de coups au visage qui est demeurée sans riposte.
Le Montréalais Mathieu Germain (6-0) a finalement complètement dominé le Mexicain Noel Mejia Rincon (14-8-1) avant de l’emporter par décision unanime (60-53 x 3). Germain est passé bien près d’enregistrer le knock-out en envoyant Rincon au tapis à l’aide d’une série de coups au corps dans la dernière minute du sixième round, mais ce dernier a battu le compte de justesse.

dimanche 31 janvier 2016

Sergey Kovalev a défait Jean Pascal pour demeurer champion WBA, IBF et WBO des mi-lourds

http://www.rds.ca/combat/boxe/

Kovalev, une fois de plus dominant

Francis Paquin
MONTRÉAL - La colère de Sergey Kovalev était trop grande pour empêcher Jean Pascal d’échapper à son destin.
Le champion unifié des poids mi-lourds a repris là où il avait laissé dix mois plus tôt en forçant le coin du boxeur québécois à abandonner après le septième round, samedi soir au Centre Bell.
Kovalev (29-0-1, 26 K.-O.) a ainsi conservé ses ceintures WBA, IBF et WBO en dominant complètement un duel pendant lequel il n’a absolument laissé aucune chance à Pascal (30-4-1). Le Russe avait remporté tous les rounds sur les cartes des juges au moment de l’interruption.
Le champion n’a également laissé aucun doute sur son brio au chapitre des statistiques en atteignant l’aspirant 165 fois en 412 tentatives et n’étant touché que 30 fois en 108 occasions.
« Kovalev a été le meilleur boxeur ce soir et il est un grand champion. C’est pour ça qu’il a trois ceintures, a déclaré Pascal quelques instants après avoir fondu en larmes au commencement de son point de presse. Je me sens triste, mais je pense que j’ai encore un bel avenir devant moi.
« Nous n’avons évidemment pas connu la soirée espérée. C’est dommage, car tout s’était déroulé à merveille dans le vestiaire, a déploré son entraîneur Freddie Roach. Kovalev est un boxeur qui est extrêmement fort physiquement, mais nous n’avons pas d’excuses à donner. »
« Nous sommes fiers du courage démontré par Jean, a ajouté le vice-président d’InterBox Pierre Duc. Ce n’est pas le résultat souhaité, mais nous serons là pour épauler Jean dans le futur. »
Même si Kovalev avait clamé plus tôt cette semaine qu’il mettrait fin à la carrière de Pascal, le champion n’a pas cherché à arracher la tête de son adversaire, étant plutôt méthodique comme il l’avait été pendant le premier affrontement entre les deux boxeurs présenté en mars dernier.
« J’étais tellement bien préparé que le deuxième combat a été beaucoup plus facile que le premier, a avoué Kovalev. Pascal avait été beaucoup plus dangereux pendant le premier combat. Il n’a rien présenté de nouveau et je peux dire que tout était sous contrôle.
« Ce n’était pas du tout mon objectif de mettre fin au combat rapidement. Je n’étais là que pour faire mon travail et pour lui faire payer ses déclarations effectuées plus tôt cette semaine. »
Le Russe a ainsi établi rapidement son jab, attaquant continuellement le corps du Québécois pour le limiter dans ses déplacements. Ce dernier est néanmoins parvenu à démontrer de bons flashes par moments, mais ils ont été beaucoup trop peu nombreux pour s’avérer significatifs.
À l’image de la première confrontation, Kovalev a véritablement ouvert la machine à compter du troisième round et n’a laissé aucun doute sur sa victoire au début du cinquième atteignant Pascal à la mâchoire avec une puissante main droite. La suite n’a été qu’un one man show.
L’entraîneur de Pascal, Freddie Roach, a finalement décidé que le carnage avait assez duré après un septième round pendant lequel l’aspirant a passé la majorité du temps dans les câbles.
« Je suis un guerrier et je voulais continuer, mais Freddie a pris la meilleure décision pour la suite de ma carrière. Il faut croire que j’ai trouvé chaussure à mon pied », a conclu Pascal.
Roach a dit vouloir continuer à travailler avec son nouveau protégé, mais sera-t-il toujours à ses côtés si Pascal est confiné à disputer des combats qui ne sont pas d’envergure internationale?
En entrevue au centre du ring après son triomphe, Kovalev a quant à lui été interrompu par le détenteur du titre du WBC Adonis Stevenson, alors que les négociations en vue d’un combat d’unification entre les deux boxeurs ont achoppé plus tôt cette semaine. Le clan du Russe a véhément déploré le geste du Québécois, jugeant qu’il était très indigne d’un champion.
Pour l’heure, Kovalev espère remonter dans le ring cet été avant de se mesurer à l’ancien champion unifié des super-moyens Andre Ward à l’automne, son plus grand défi en carrière.
Description du combat :
ROUND 7 :
Après le sixième round, Freddie Roach donne un ultimatum à Pascal. Roach veut arrêter le combat, mais Pascal lui demande un autre round. La première minute est un copier-coller du reste du combat. Kovalev place son jab à profusion. Le Russe fonce avec sa droite avec 30 secondes à faire, mais il semble vouloir prolonger les souffrances du Québécois. Après le septième round, le coin de Jean Pascal jette l'éponge.
Carte du RDS.ca : 70-63 Kovalev
ROUND 6 :
Le round commence plus tranquillement que le dernier. Mais Kovalev reprend avec son jab qui est encore une fois efficace. Le Russe commence avec sa droite dans la deuxième minute du round. Kovalev occupe encore le centre du ring comme dans la grande majorité du combat. Kovalev est moins actif, mais la plupart de ses coups touchent la cible. Kovalev l'amène dans le coin, mais le laisse en ressortir après lui avoir lancé trois coups.
Carte du RDS.ca : 60-54 Kovalev
ROUND 5 :
Kovalev ébranle Pascal avec sa droite dans la première minute du round, mais Pascal reste debout tout de même. Le Québécois a encore le dos dans les câbles, mais Kovalev n'en profite pas. Mais le Russe se reprend et Pascal n'a pas le choix de s'accrocher. Kovalev reprend son travail de démolition et les droites sont puissantes. Pascal ne lance pratiquement pas de coups et perd un autre round.
Carte du RDS.ca : 50-45 Kovalev
ROUND 4 :
Kovalev est encore actif avec son jab. Pascal bouge un peu plus et place un coup en contre-attaque. Kovalev pousse Pascal dans les câbles. Kovalev place de bonnes droites qui font mal à Pascal. Le Québécois se sort de cette position. Pascal n'a pas vraiment placé de coups au cours de ce round et on sent que les frappes du Russe ont fait des dommages.
Carte du RDS.ca : 40-36 Kovalev
ROUND 3 :
Kovalev commence le round avec son jab au corps. Kovalev glisse après une combinaison. Les deux boxeurs tombent ensemble en s'accrochant. Pascal lance une bonne droite en fonçant sur le Russe. Kovalev réplique avec une bonne droite et malmène Pascal avant que ce dernier s'accroche à lui. Pascal attaque dans la dernière minute du round avec une bonne combinaison au corps. Les deux s'envoient de bons coups en fin de round.
Carte du RDS.ca : 30-27 Kovalev
ROUND 2 :
Kovalev touche beaucoup plus souvent la cible que Pascal. Le Québécois a de la difficulté à trouver la bonne distance pour s'approcher. Kovalev place une combinaison en commençant avec son jab. Pascal touche ensuite la cible avec son jab. Kovalev repousse Pascal dans les coins et est celui qui lance le plus de coups.
Carte du RDS.ca : 20-18 Kovalev
ROUND 1 :
Kovalev occupe le centre du ring au début du round. Il lance les premiers coups, mais Pascal les défend. Les deux boxeurs s'accrochent pendant un instant. Pascal garde ses distances face à Kovalev qui attaque un peu plus que le Québécois. Le jab de Kovalev envoie Pascal au tapis dans la dernière minute du round, mais il s'agit d'une glissade. Pascal se relève sans avoir de compte.
Carte du RDS.ca : 10-9 Kovalev
Carte complète de la soirée
Sergey Kovalev (29-0-1, 26 K.-O.) défait Jean Pascal (30-4-1, 17 K.-O.) par abandon du coin après le 7e round - Combat de championnat WBA, IBF et WBO des mi-lourds
Dmitry Mikhaylenko (21-0, 9 K.-O.) défait Karim Mayfield (19-3-1, 11 K.-O.) par décision unanime - Combat de championnat USBA des mi-moyens
Francis Lafrenière (11-5-2, 6 K.-O.) défait Renan St-Juste (26-5-1, 18 K.-O.) par décision unanime (99-90, 97-92, 97-92) - Combat de championnat international IBF des moyens
Sébastien Bouchard (12-1, 4 K.-O.) défait Damian Mielewczyk (9-2, 7 K.-O.) par décision unanime (59-55,58-56 x 2) - Super-mi-moyens
Vislan Dalkhaev (5-0, 1 K.-O.) défait Alan Salazar (5-2, 2 K.-O.) par décision unanime (40-36 x 3) - Super-coqs
Joel Diaz fils (21-0, 17 K.-O.) défait Abraham Gomez (22-12-1, 11 K.-O.) par K.-O technique à 1:45 du 2e round - Super-plumes
David Théroux (9-1, 6 K.-O.) défait Juan Armando Garcia (13-3-2, 6 K.-O.) par K.-O. technique à 2:46 du 3e round - Super-légers
Cassius Chaney (6-0, 4 K.-O.) défait Zoltan Csala (9-5, 7 K.-O.) par K.-O. technique au 3e round - Lourds
Steven Butler (14-0-1, 11 K.-O.) défait Antonio Hoffman (13-1, 9 K.-O.) par décision unanime (79-71, 78-72 x 2) - Super-mi-moyens
Virgilijus Stapulionis (26-3-1, 19 K.-O.) défait Laszlo Fazekas (28-24-1, 18 K.-O.) par K.-O. technique à 3:00 du 2e round - Moyens

samedi 30 janvier 2016

«Nous avons fait de lui un meilleur boxeur» - Freddie Roach

http://www.985sports.ca/combats/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le vendredi 29 janvier 2016 à 19h45. Modifié par Danielle Arsenault à 19h55.
«Nous avons fait de lui un meilleur boxeur» - Freddie Roach
Jean Pascal et Freddie Roach/InterBox
LOS ANGELES - Jean Pascal avait besoin d'une remise à neuf. Ainsi, Pascal a suivi le chemin très fréquenté vers le Wild Card Gym à Hollywood et l'entraîneur Freddie Roach, qui s'est forgé une renommée en relançant vers de nouveaux sommets des pugilistes ayant déjà connu du succès.
En mars, l'ancien champion du monde des mi-lourds s'était incliné avant la limite aux mains de Sergei Kovalev pour la première fois de sa carrière, avant de remporter une décision contestée quatre mois plus tard, face à Yunieski Gonzalez, un adversaire beaucoup moins prestigieux.

Pascal est parvenu à obtenir un combat revanche contre l'imposant Kovalev, mais il savait qu'il devait se réinventer s'il espérait venir à bout du détenteur de trois ceintures. Il a donc fait appel au réputé entraîneur américain, Freddie Roach.

On verra, samedi soir au Centre Bell, où aura mené ce partenariat, mais les deux hommes croient que le monde de la boxe sera le théâtre d'une surprise.

«Personne ne donne des ordres à Jean Pascal, a affirmé le Montréalais. Je suis mon propre patron. J'ai besoin d'un partenaire, et Freddie est le partenaire adéquat en ce moment. Je suis déjà passé par là. Je suis un vétéran. J'ai participé aux Jeux olympiques et pris part à des combats majeurs. Je suis devenu un champion du monde, et je suis sur le point de devenir un double champion du monde. J'avais plus besoin d'un partenaire pour m'aider à évoluer que d'un patron.»

Si le fait d'armes de Roach demeure la transformation de Manny Pacquiao d'espoir maigrichon en champion charismatique, Pascal est le dernier d'une longue liste de boxeurs ayant franchi les portes du Wild Card Gym. Cette liste englobe Oscar De La Hoya, Bernard Hopkins, James Toney et, à l'heure actuelle, Miguel Cotto, qui rend hommage à Roach pour la relance de sa carrière.

«C'est un entraîneur qui aime écouter, note Pascal. Il n'essaie pas d'imposer son point de vue. Il va me poser des questions. Il va tenter de connaître mon point de vue, et il va expliquer son point de vue. Il a une bonne écoute, et à mes yeux, il est un entraîneur de qualité.»

Roach ne manque pas de boulot, et à l'origine, il avait refusé la requête de Pascal parce qu'il croyait que le vétéran pugiliste n'était pas intéressé à apporter des changements. Pascal s'est montré persistent et Roach a éventuellement accepté de tenir un camp d'une durée de huit semaines à Hollywood.

«Dans un travail comme celui-ci, tout le monde est différent, mais rendre celui-ci meilleur était plutôt facile car il a commis tant d'erreurs, a confié Roach. Ça été très facile. J'ai fait la même chose qu'avec bien d'autres boxeurs, et il avait seulement besoin d'apprendre la bonne manière de le faire. Il s'agissait d'apporter des ajustements très mineurs. Maintenant, il se sert de la puissance de sa main gauche, et son équilibre s'est beaucoup amélioré. Je suis très surpris de la rapidité avec laquelle il apprend. En temps normal, ça me prendrait entre trois et six mois pour amener un boxeur au niveau où je pense qu'il se trouve en ce moment.»

Lors de son combat contre Kovalev, Pascal a trop souvent gardé ses mains basses, et s'est trop fréquemment tenu dans les câbles, ce qui le plaçait dans une position misérable, selon Roach.

«Je lui ai dit 'Je sais que tu aimes Roy Jones, mais tu n'est pas Roy Jones'», a relaté Roach.

«'Tu es un bon boxeur. J'aimerais mieux que tu sois toi-même que lui.' Je pense que ça l'a secoué un peu, parce que je n'ai pas été très gentil. Je lui ai dit 'Tu es un adulte. Pourquoi voudrais-tu imiter quelqu'un d'autre? Les jeunes agissent de la sorte.'

«J'ai un chandail de Bobby Orr là-bas. J'ai aimé Bobby Orr quand j'étais jeune. Je suis passé à autre chose.»

Roach affirme avoir eu du plaisir à travailler avec Pascal.

«Il a parcouru beaucoup de chemin, et je suis vraiment fier des améliorations qu'il a déjà apportées. Je sais que nous avons fait de lui un meilleur boxeur.»

mercredi 13 janvier 2016

Une session de « sparring » avec des hauts et des bas pour Jean Pascal

http://www.985sports.ca/combats/nouvelles/

Publié par Jacques Thériault pour 98,5fm Sports le mardi 12 janvier 2016 à 22h10. Modifié à 23h58.
Une session de « sparring » avec des hauts et des bas pour Jean Pascal
Jeremy Filosa / 98,5 Sports
(98,5 Sports - Hollywood) - Grâce à la volonté de Jean Pascal, les médias du Québec ont pu assister à la session de « sparring », n'en déplaise à son entraineur Freddie Roach.
Ce dernier aurait préféré voir tous les médias quitter le gymnase Wild Card de Hollywood lorsque Pascal a fait face à ses partenaires Ismayl Sillakh et Tyrell Hendricks. Mais Pascal a eu le dernier mot dans ce dossier.

Jean Pascal a énormément de matériel à assimiler durant ce court laps de temps aux côtés de Freddie Roach et la tâche n’est pas facile. On demande à Pascal d’utiliser beaucoup plus sa main gauche, de ne pas esquiver en se penchant vers l’arrière, de ne pas tenter le coup de circuit si la frappe n’est pas préparée et de mieux protéger ses oreilles en enroulant mieux ses épaules.

Voici les points positifs et négatifs de la séance de « sparring » de Pascal, qui a eu lieu mardi en fin d’après-midi.

Positifs

Pascal utilise beaucoup plus son jab (gauche) qu’à l’habitude pour garder son adversaire éloigné, ce que Roach exige.

Lorsque Pascal tente de lancer un gros coup, il ne vient plus seul, il suit une combinaison. Il prépare donc mieux ses coups en puissance, autre chose que Roach lui demande.

Il semble clair que Pascal désire que Sergey Kovalev fasse passer sa part de tempêtes. Il conserve son énergie pour un round complet pour éventuellement lancer une mitraille de coups qui peuvent durer plusieurs dizaines de secondes.

« Oui on lui demande de faire cela, racontait l’entraineur de la défensive Chris Byrd. Mais ça brûle énormément d’énergie. Il doit choisir le bon moment pour le faire. »

Pascal laissait souvent ses adversaires contrôler le rythme du « sparring » avant de leur en faire de toutes les couleurs et ce pendant de nombreuses secondes, tel l’aurait fait un chien enragé. Il se ruait littéralement vers eux en lançant des dizaines de coups sans arrêt.

À quelques reprises, Pascal a lancé des coups des deux bras en même temps. On aurait dit deux crochets venant des deux côtés. Roach ne semblait pas contre l’idée.

Pascal réussit à garder les mains plus hautes plus souvent. Byrd lui parlait du côté du ring pour lui rappeler de bien se protéger et garder ses gardes élevées en tout temps.

Négatifs

Pascal ne semble pas avoir tout à fait maîtrisé la façon d’esquiver que tente de lui inculquer Roach. Malgré le fait qu’il garde les mains plus hautes, les coups de Hendricks et de Sillakh touchaient régulièrement la cible au niveau de la tête. Souvent c’est entre les deux gants que le coup trouvait sa brèche.

« C’est vrai racontait Byrd, les coups passent trop souvent entre ses gants. En plus, il porte de gros gants à l’entrainement, il en aura de plus petits lors du combat. On doit travailler là-dessus d’ici le 30 janvier. Mais ça s’en vient.»

Pour sa part, Sillakh, qui s’est déjà fait passer le K.O. par Kovalev à Québec, est du même avis que Byrd.

«Je le touchais souvent entre les deux gants. Il ne peut absolument pas se faire frapper ainsi par Kovalev car il ne s’en sortira pas.»

Mis à part les attaques planifiées où Pascal mitrailles ses adversaires (tel que mentionné plus haut) Pascal lance moins de coups que ses adversaires et surtout en encaisse plus aussi. Il a semblé dans les temps les plus morts du « sparring », le boxeur le plus passif des deux.

Pascal en a encore pour une dizaine de jours à s’entrainer ici en Californie. Il s’envolera ensuite vers Montréal pour la traditionnelle semaine d’activités menant au grand gala du 30 janvier prochain au Centre Bell.

Jeremy Filosa / 98,5 Sports

mardi 1 décembre 2015

Pascal ne perd pas de temps

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« Kovalev n'est pas une star »


Francis Paquin
MONTRÉAL - La tenue du deuxième combat entre Jean Pascal et Sergey Kovalev était à peine officialisée, que déjà le boxeur québécois est passé à l’attaque pour tenter de déstabiliser le champion unifié WBA, IBF et WBO des poids mi-lourds en conférence de presse lundi matin.
Après s’être incliné par arrêt de l’arbitre au 8e round dans le premier affrontement organisé en mars dernier, Pascal (30-3-1, 17 K.-O.) aura l’occasion de venger la seule défaite qu’il a subie avant la limite depuis le commencement de sa carrière le 30 janvier prochain au Centre Bell.
« J’ai toujours voulu affronter les meilleurs parce que je suis un vrai guerrier et je veux prouver que je suis le meilleur », a lancé le Lavallois en anglais pour s’assurer que tout le monde présent soit en mesure de le comprendre. Ce fut toutefois les seuls mots doux prononcés par l’aspirant.
« Mais soyons honnêtes : ils essaient de faire de Kovalev quelque chose qu’il n’est pas : une vedette, a-t-il enchaîné. Et il n’est pas une vedette parce qu’il ne vend pas de billets. Si HBO met trois millions de dollars sur la table, c’est simplement parce qu’il m’affronte. Je suis la vedette. »
Pascal est également revenu sur une photo publiée par Kovalev (28-0-1, 25 K.-O.) sur Twitter en avril dernier. Le Russe posait en compagnie de son fils, qui portait un gaminet sur lequel il y avait un singe avec des gants de boxe. La photo - rapidement retirée - était accompagnée du message « Adonis looks great » (« Adonis paraît bien »). Elle avait soulevé l’ire de tous.
« C’est le champion et il devrait être un modèle, mais il n’a pas de classe et aucun respect pour les amateurs de boxe du Québec. Ce sont mes partisans qui lui ont permis d’empocher son premier million et il vous a fait un doigt d’honneur à la pesée (avant le premier combat), a rappelé Pascal. C’est un manque de respect probablement dû à un manque d’éducation.
« Et c’est un raciste. Ce combat est devenu personnel. Le 30 janvier, je combattrai l’ignorance parce qu’il est ignorant. C’est incroyable que des gens soient encore racistes. Je n’aime pas Stevenson non plus, mais c’est un poulet et non un singe. Tout ça parce que Stevenson est noir? Ces choses n’ont pas leur place dans notre société. Je donnerai à ce Russe une bonne leçon. »
En raison de la barrière de la langue, Kovalev n’a pas réagi véhément aux propos de son rival. Il a cependant reconnu le courage de Pascal, puisque personne ne veut véritablement l’affronter.
« Sergey a commis une erreur, mais il va falloir en revenir un jour, a répliqué sa promotrice Kathy Duva. Sergey était à une fête avec des amis quand il a publié la photo. Ce n’est pas du tout un raciste, mais plutôt quelqu’un frustré par le fait de ne pas pouvoir affronter Stevenson.
« Cela dit, Sergey voulait demeurer actif et souhaitait affronter la meilleure opposition possible. Il y a un intérêt pour un combat revanche et il faut reconnaître qu’il n’y a pas beaucoup de boxeurs du niveau de Sergey. Stevenson, (Artur) Beterbiev et (Andre) Ward ont tous décidé de passer leur tour. C’est pourquoi nous sommes ici. C’était vraiment la meilleure des options. »
« Ce ne sera pas un combat facile, car Pascal est un bon boxeur. Tout ce que nous souhaitons, c’est un bon combat, a nuancé son gérant Egis Klimas. Pascal tente désespérément de rallier les gens contre Sergey, mais il donne l’impression d’être un promoteur et non un boxeur. Tout ce que Pascal a réussi à faire avec ses propos aujourd’hui, c’est de motiver Sergey encore plus! »
Si Duva n’a pas hésité à aller au front pour défendre son protégé, son homologue Jean Bédard cachait mal son malaise à la suite de la sortie de Pascal. Il aurait préféré que l’ancien champion des mi-lourds du WBC se contente de parler de boxe et garde ses attaques pour plus tard.
« Ce sont ses commentaires personnels, mais si ce n’était que de moi, je ne les aurais pas dits là, a expliqué Bédard. Je crois que ça faisait partie d’une stratégie afin de déstabiliser Kovalev. J’ai dit à Jean qu’il avait dit ce qu’il avait à dire, mais peut-être est-il agacé par le fait que les gens parlent plus de Stevenson que de lui? Maintenant c’est du passé et j’espère qu’on va parler de boxe. »
Comme il l’avait mentionné lorsqu’il a annoncé son association avec le réputé entraîneur Freddie Roach, Pascal s’envolera vers la Californie au cours des prochains jours afin d’amorcer son camp d’entraînement. Le Lavallois a prévenu Kovalev qu’il s’était déjà amélioré d’une façon que le champion unifié ne pouvait même pas s’imaginer. Le verdict dans exactement deux mois.

samedi 30 mai 2015

Jean Pascal de retour dans le ring

http://www.985sports.ca/combats/

Publié par Jean-François Cyr pour 98,5fm Sports le vendredi 29 mai 2015 à 16h46. Modifié par Danielle Arsenault à 18h43.
Jean Pascal de retour dans le ring
Le boxeur québécois, Jean Pascal, lors de son tout dernier combat contre Sergey Kovalev./
Photo: PC, Ryan Remiorz
(98,5 Sports) - L'ancien champion WBC et The Ring des mi-lourds, Jean Pascal, affrontera la vedette montante de la boxe, Yunieski Gonzalez, en sous-carte du Championnat IBF des mi-lourds qui opposera Sergey Kovalev à Nadjib Mohammedi, le 25 juillet, à Las Vegas.
Le combat de 10 rounds se déroulera au Mandalay Bay à Las Vegas et sera diffusé en direct sur HBO à 22h, heure de l’Est. Le boxeur québécois veut confirmer sa position d’incontournable de la division des mi-lourds avec ce combat.
Ce sera la première fois depuis 2008 que Jean Pascal (29-3-1, 17 K.-O) se battra en terre hostile. Il s’agira de son troisième affrontement en sept mois. L’homme de 32 ans est déjà à l’entraînement.
Yunieski Gonzalez (16-0-0, 12 K.-O.), d’origine cubaine est classé #12 WBC et #15 IBF dans la catégorie des mi-lourds. Fort d’une carrière amateur de 370 combats composés de 345 victoires, il est toujours invaincu à ce jour dans la boxe professionnelle. Le pugiliste cubain possède un ratio de K-.O. de 75 %, dont sept consécutifs. Ces trois derniers combats n’ont pas dépassé le 3e round, deux ont été arrêtés lors du 1er.
Des promoteurs comblés
Après avoir expérimenté un travail conjoint en mars dernier, Kathy Duva, PDG de Main Events, Jean Bédard, président d’InterBox, et Greg Leon, PDG de Jean Pascal Promotions, se sont dits heureux de pouvoir travailler ensemble à nouveau.
Cette fois, ils ajoutent Joe Deguardia, président et chef de la direction de Star Boxing, à l’équation.
(Avec un communiqué d’InterBox)