Aucun message portant le libellé sergey kovalev. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé sergey kovalev. Afficher tous les messages

dimanche 31 janvier 2016

Sergey Kovalev a défait Jean Pascal pour demeurer champion WBA, IBF et WBO des mi-lourds

http://www.rds.ca/combat/boxe/

Kovalev, une fois de plus dominant

Francis Paquin
MONTRÉAL - La colère de Sergey Kovalev était trop grande pour empêcher Jean Pascal d’échapper à son destin.
Le champion unifié des poids mi-lourds a repris là où il avait laissé dix mois plus tôt en forçant le coin du boxeur québécois à abandonner après le septième round, samedi soir au Centre Bell.
Kovalev (29-0-1, 26 K.-O.) a ainsi conservé ses ceintures WBA, IBF et WBO en dominant complètement un duel pendant lequel il n’a absolument laissé aucune chance à Pascal (30-4-1). Le Russe avait remporté tous les rounds sur les cartes des juges au moment de l’interruption.
Le champion n’a également laissé aucun doute sur son brio au chapitre des statistiques en atteignant l’aspirant 165 fois en 412 tentatives et n’étant touché que 30 fois en 108 occasions.
« Kovalev a été le meilleur boxeur ce soir et il est un grand champion. C’est pour ça qu’il a trois ceintures, a déclaré Pascal quelques instants après avoir fondu en larmes au commencement de son point de presse. Je me sens triste, mais je pense que j’ai encore un bel avenir devant moi.
« Nous n’avons évidemment pas connu la soirée espérée. C’est dommage, car tout s’était déroulé à merveille dans le vestiaire, a déploré son entraîneur Freddie Roach. Kovalev est un boxeur qui est extrêmement fort physiquement, mais nous n’avons pas d’excuses à donner. »
« Nous sommes fiers du courage démontré par Jean, a ajouté le vice-président d’InterBox Pierre Duc. Ce n’est pas le résultat souhaité, mais nous serons là pour épauler Jean dans le futur. »
Même si Kovalev avait clamé plus tôt cette semaine qu’il mettrait fin à la carrière de Pascal, le champion n’a pas cherché à arracher la tête de son adversaire, étant plutôt méthodique comme il l’avait été pendant le premier affrontement entre les deux boxeurs présenté en mars dernier.
« J’étais tellement bien préparé que le deuxième combat a été beaucoup plus facile que le premier, a avoué Kovalev. Pascal avait été beaucoup plus dangereux pendant le premier combat. Il n’a rien présenté de nouveau et je peux dire que tout était sous contrôle.
« Ce n’était pas du tout mon objectif de mettre fin au combat rapidement. Je n’étais là que pour faire mon travail et pour lui faire payer ses déclarations effectuées plus tôt cette semaine. »
Le Russe a ainsi établi rapidement son jab, attaquant continuellement le corps du Québécois pour le limiter dans ses déplacements. Ce dernier est néanmoins parvenu à démontrer de bons flashes par moments, mais ils ont été beaucoup trop peu nombreux pour s’avérer significatifs.
À l’image de la première confrontation, Kovalev a véritablement ouvert la machine à compter du troisième round et n’a laissé aucun doute sur sa victoire au début du cinquième atteignant Pascal à la mâchoire avec une puissante main droite. La suite n’a été qu’un one man show.
L’entraîneur de Pascal, Freddie Roach, a finalement décidé que le carnage avait assez duré après un septième round pendant lequel l’aspirant a passé la majorité du temps dans les câbles.
« Je suis un guerrier et je voulais continuer, mais Freddie a pris la meilleure décision pour la suite de ma carrière. Il faut croire que j’ai trouvé chaussure à mon pied », a conclu Pascal.
Roach a dit vouloir continuer à travailler avec son nouveau protégé, mais sera-t-il toujours à ses côtés si Pascal est confiné à disputer des combats qui ne sont pas d’envergure internationale?
En entrevue au centre du ring après son triomphe, Kovalev a quant à lui été interrompu par le détenteur du titre du WBC Adonis Stevenson, alors que les négociations en vue d’un combat d’unification entre les deux boxeurs ont achoppé plus tôt cette semaine. Le clan du Russe a véhément déploré le geste du Québécois, jugeant qu’il était très indigne d’un champion.
Pour l’heure, Kovalev espère remonter dans le ring cet été avant de se mesurer à l’ancien champion unifié des super-moyens Andre Ward à l’automne, son plus grand défi en carrière.
Description du combat :
ROUND 7 :
Après le sixième round, Freddie Roach donne un ultimatum à Pascal. Roach veut arrêter le combat, mais Pascal lui demande un autre round. La première minute est un copier-coller du reste du combat. Kovalev place son jab à profusion. Le Russe fonce avec sa droite avec 30 secondes à faire, mais il semble vouloir prolonger les souffrances du Québécois. Après le septième round, le coin de Jean Pascal jette l'éponge.
Carte du RDS.ca : 70-63 Kovalev
ROUND 6 :
Le round commence plus tranquillement que le dernier. Mais Kovalev reprend avec son jab qui est encore une fois efficace. Le Russe commence avec sa droite dans la deuxième minute du round. Kovalev occupe encore le centre du ring comme dans la grande majorité du combat. Kovalev est moins actif, mais la plupart de ses coups touchent la cible. Kovalev l'amène dans le coin, mais le laisse en ressortir après lui avoir lancé trois coups.
Carte du RDS.ca : 60-54 Kovalev
ROUND 5 :
Kovalev ébranle Pascal avec sa droite dans la première minute du round, mais Pascal reste debout tout de même. Le Québécois a encore le dos dans les câbles, mais Kovalev n'en profite pas. Mais le Russe se reprend et Pascal n'a pas le choix de s'accrocher. Kovalev reprend son travail de démolition et les droites sont puissantes. Pascal ne lance pratiquement pas de coups et perd un autre round.
Carte du RDS.ca : 50-45 Kovalev
ROUND 4 :
Kovalev est encore actif avec son jab. Pascal bouge un peu plus et place un coup en contre-attaque. Kovalev pousse Pascal dans les câbles. Kovalev place de bonnes droites qui font mal à Pascal. Le Québécois se sort de cette position. Pascal n'a pas vraiment placé de coups au cours de ce round et on sent que les frappes du Russe ont fait des dommages.
Carte du RDS.ca : 40-36 Kovalev
ROUND 3 :
Kovalev commence le round avec son jab au corps. Kovalev glisse après une combinaison. Les deux boxeurs tombent ensemble en s'accrochant. Pascal lance une bonne droite en fonçant sur le Russe. Kovalev réplique avec une bonne droite et malmène Pascal avant que ce dernier s'accroche à lui. Pascal attaque dans la dernière minute du round avec une bonne combinaison au corps. Les deux s'envoient de bons coups en fin de round.
Carte du RDS.ca : 30-27 Kovalev
ROUND 2 :
Kovalev touche beaucoup plus souvent la cible que Pascal. Le Québécois a de la difficulté à trouver la bonne distance pour s'approcher. Kovalev place une combinaison en commençant avec son jab. Pascal touche ensuite la cible avec son jab. Kovalev repousse Pascal dans les coins et est celui qui lance le plus de coups.
Carte du RDS.ca : 20-18 Kovalev
ROUND 1 :
Kovalev occupe le centre du ring au début du round. Il lance les premiers coups, mais Pascal les défend. Les deux boxeurs s'accrochent pendant un instant. Pascal garde ses distances face à Kovalev qui attaque un peu plus que le Québécois. Le jab de Kovalev envoie Pascal au tapis dans la dernière minute du round, mais il s'agit d'une glissade. Pascal se relève sans avoir de compte.
Carte du RDS.ca : 10-9 Kovalev
Carte complète de la soirée
Sergey Kovalev (29-0-1, 26 K.-O.) défait Jean Pascal (30-4-1, 17 K.-O.) par abandon du coin après le 7e round - Combat de championnat WBA, IBF et WBO des mi-lourds
Dmitry Mikhaylenko (21-0, 9 K.-O.) défait Karim Mayfield (19-3-1, 11 K.-O.) par décision unanime - Combat de championnat USBA des mi-moyens
Francis Lafrenière (11-5-2, 6 K.-O.) défait Renan St-Juste (26-5-1, 18 K.-O.) par décision unanime (99-90, 97-92, 97-92) - Combat de championnat international IBF des moyens
Sébastien Bouchard (12-1, 4 K.-O.) défait Damian Mielewczyk (9-2, 7 K.-O.) par décision unanime (59-55,58-56 x 2) - Super-mi-moyens
Vislan Dalkhaev (5-0, 1 K.-O.) défait Alan Salazar (5-2, 2 K.-O.) par décision unanime (40-36 x 3) - Super-coqs
Joel Diaz fils (21-0, 17 K.-O.) défait Abraham Gomez (22-12-1, 11 K.-O.) par K.-O technique à 1:45 du 2e round - Super-plumes
David Théroux (9-1, 6 K.-O.) défait Juan Armando Garcia (13-3-2, 6 K.-O.) par K.-O. technique à 2:46 du 3e round - Super-légers
Cassius Chaney (6-0, 4 K.-O.) défait Zoltan Csala (9-5, 7 K.-O.) par K.-O. technique au 3e round - Lourds
Steven Butler (14-0-1, 11 K.-O.) défait Antonio Hoffman (13-1, 9 K.-O.) par décision unanime (79-71, 78-72 x 2) - Super-mi-moyens
Virgilijus Stapulionis (26-3-1, 19 K.-O.) défait Laszlo Fazekas (28-24-1, 18 K.-O.) par K.-O. technique à 3:00 du 2e round - Moyens

mardi 1 décembre 2015

Pascal ne perd pas de temps

http://www.rds.ca/combat/boxe/

« Kovalev n'est pas une star »


Francis Paquin
MONTRÉAL - La tenue du deuxième combat entre Jean Pascal et Sergey Kovalev était à peine officialisée, que déjà le boxeur québécois est passé à l’attaque pour tenter de déstabiliser le champion unifié WBA, IBF et WBO des poids mi-lourds en conférence de presse lundi matin.
Après s’être incliné par arrêt de l’arbitre au 8e round dans le premier affrontement organisé en mars dernier, Pascal (30-3-1, 17 K.-O.) aura l’occasion de venger la seule défaite qu’il a subie avant la limite depuis le commencement de sa carrière le 30 janvier prochain au Centre Bell.
« J’ai toujours voulu affronter les meilleurs parce que je suis un vrai guerrier et je veux prouver que je suis le meilleur », a lancé le Lavallois en anglais pour s’assurer que tout le monde présent soit en mesure de le comprendre. Ce fut toutefois les seuls mots doux prononcés par l’aspirant.
« Mais soyons honnêtes : ils essaient de faire de Kovalev quelque chose qu’il n’est pas : une vedette, a-t-il enchaîné. Et il n’est pas une vedette parce qu’il ne vend pas de billets. Si HBO met trois millions de dollars sur la table, c’est simplement parce qu’il m’affronte. Je suis la vedette. »
Pascal est également revenu sur une photo publiée par Kovalev (28-0-1, 25 K.-O.) sur Twitter en avril dernier. Le Russe posait en compagnie de son fils, qui portait un gaminet sur lequel il y avait un singe avec des gants de boxe. La photo - rapidement retirée - était accompagnée du message « Adonis looks great » (« Adonis paraît bien »). Elle avait soulevé l’ire de tous.
« C’est le champion et il devrait être un modèle, mais il n’a pas de classe et aucun respect pour les amateurs de boxe du Québec. Ce sont mes partisans qui lui ont permis d’empocher son premier million et il vous a fait un doigt d’honneur à la pesée (avant le premier combat), a rappelé Pascal. C’est un manque de respect probablement dû à un manque d’éducation.
« Et c’est un raciste. Ce combat est devenu personnel. Le 30 janvier, je combattrai l’ignorance parce qu’il est ignorant. C’est incroyable que des gens soient encore racistes. Je n’aime pas Stevenson non plus, mais c’est un poulet et non un singe. Tout ça parce que Stevenson est noir? Ces choses n’ont pas leur place dans notre société. Je donnerai à ce Russe une bonne leçon. »
En raison de la barrière de la langue, Kovalev n’a pas réagi véhément aux propos de son rival. Il a cependant reconnu le courage de Pascal, puisque personne ne veut véritablement l’affronter.
« Sergey a commis une erreur, mais il va falloir en revenir un jour, a répliqué sa promotrice Kathy Duva. Sergey était à une fête avec des amis quand il a publié la photo. Ce n’est pas du tout un raciste, mais plutôt quelqu’un frustré par le fait de ne pas pouvoir affronter Stevenson.
« Cela dit, Sergey voulait demeurer actif et souhaitait affronter la meilleure opposition possible. Il y a un intérêt pour un combat revanche et il faut reconnaître qu’il n’y a pas beaucoup de boxeurs du niveau de Sergey. Stevenson, (Artur) Beterbiev et (Andre) Ward ont tous décidé de passer leur tour. C’est pourquoi nous sommes ici. C’était vraiment la meilleure des options. »
« Ce ne sera pas un combat facile, car Pascal est un bon boxeur. Tout ce que nous souhaitons, c’est un bon combat, a nuancé son gérant Egis Klimas. Pascal tente désespérément de rallier les gens contre Sergey, mais il donne l’impression d’être un promoteur et non un boxeur. Tout ce que Pascal a réussi à faire avec ses propos aujourd’hui, c’est de motiver Sergey encore plus! »
Si Duva n’a pas hésité à aller au front pour défendre son protégé, son homologue Jean Bédard cachait mal son malaise à la suite de la sortie de Pascal. Il aurait préféré que l’ancien champion des mi-lourds du WBC se contente de parler de boxe et garde ses attaques pour plus tard.
« Ce sont ses commentaires personnels, mais si ce n’était que de moi, je ne les aurais pas dits là, a expliqué Bédard. Je crois que ça faisait partie d’une stratégie afin de déstabiliser Kovalev. J’ai dit à Jean qu’il avait dit ce qu’il avait à dire, mais peut-être est-il agacé par le fait que les gens parlent plus de Stevenson que de lui? Maintenant c’est du passé et j’espère qu’on va parler de boxe. »
Comme il l’avait mentionné lorsqu’il a annoncé son association avec le réputé entraîneur Freddie Roach, Pascal s’envolera vers la Californie au cours des prochains jours afin d’amorcer son camp d’entraînement. Le Lavallois a prévenu Kovalev qu’il s’était déjà amélioré d’une façon que le champion unifié ne pouvait même pas s’imaginer. Le verdict dans exactement deux mois.