mardi 14 juin 2016

Phil Kessel, du fond du baril au sommet suprême

http://www.ledevoir.com/sports/hockey/

14 juin 2016 | Jonas Siegel - La Presse canadienne à San José | Hockey
Kessel, dimanche, au terme de la finale de la Coupe Stanley
Photo: Christian Petersen / Getty Images /
 Agence France-Presse

Kessel, dimanche, au terme de la finale de la Coupe Stanley

En moins d’un an, Phil Kessel sera passé de la période la plus sombre de sa carrière à l’apothéose.

L’attaquant étoile a complété une saison en crescendo avec les Penguins de Pittsburgh, menant son club avec 22 points en route vers la conquête de la Coupe Stanley 11 mois et 12 jours après avoir quitté les Maple Leafs de Toronto en disgrâce.

« Ce fut une longue année, mais ce fut la meilleure de ma vie », a déclaré Kessel avec émotion, la barbe bien fournie, dimanche au SAP Center de San José, alors que les Penguins célébraient leur triomphe. Une victoire de 3-1 dimanche leur a permis d’enlever la série finale de la Coupe Stanley en 6 matchs aux dépens des Sharks.

Il s’agit d’un dénouement totalement imprévisible pour Kessel, dont la carrière était en chute libre quand il a été cédé à Pittsburgh par les Maple Leafs dans une transaction de six joueurs et de choix au repêchage en juillet dernier. Il venait de connaître la pire saison de sa carrière dans la Ligue nationale de hockey et il était montré du doigt comme le grand responsable des problèmes ayant miné l’équipe torontoise.

Sa personnalité a été décriée par différents médias et un certain nombre de partisans, et même des membres du club ont laissé entendre pas très subtilement qu’ils étaient heureux de le voir partir.

Rutherford, le croyant

Le directeur général des Penguins, Jim Rutherford, a toutefois choisi Kessel comme cible prioritaire, ne se laissant manifestement pas décourager par les critiques au sujet de sa personnalité et par le fait que son rendement sur la patinoire déclinait.

Rutherford était fasciné par la vitesse et le talent de buteur de Kessel, et ces deux atouts se sont révélés des facteurs importants en séries éliminatoires.

Kessel a inscrit 10 buts et 12 mentions d’aide chemin faisant vers la Coupe. Le trio qu’il a formé avec le rapide Carl Hagelin et le centre Nick Bonino s’est révélé le plus efficace des Penguins.

« C’est un grand changement », a déclaré Kessel à propos de son déménagement en Pennsylvanie.

D’anciens coéquipiers chez les Maple Leafs qui jouent actuellement pour les Sharks se sont souvent fait poser la même question au sujet de Kessel : qu’est-ce qui a changé chez lui ? Ils ont répondu en hochant la tête, sachant qu’en réalité, rien n’a changé.

Kessel, 28 ans, est le même joueur qu’il a toujours été, mais avec de meilleurs coéquipiers.« Je n’ai rien changé, a-t-il assuré. Je joue comme je l’ai fait toute ma carrière. Évidemment, vous n’obtenez pas beaucoup de chances comme celle-ci, vous devez donc essayer d’être à votre meilleur. »

Ses coéquipiers à Pittsburgh le décrivent comme un gars tranquille, joyeux et compétitif.

« On entend toujours certaines choses à propos des gars et évidemment, elles sont présentées différemment, mais Phil est un vrai bon gars, a déclaré l’ailier Bryan Rust. Il est un peu du genre tranquille, réservé. Mais il est un gars d’équipe, qui fait tout ce qu’il peut pour aider ses coéquipiers. Il a toujours le sourire. »

Plus complet

L’entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, a soutenu tout au long des séries que Kessel est devenu un joueur plus complet au fil des mois à Pittsburgh. Les entraîneurs torontois ont exprimé des attentes similaires tout au long de sa carrière avec les Leafs, mais en vain.

Tout indique que Kessel s’est montré plus constant dans ses efforts pendant le parcours des Penguins vers la Coupe.

« Quand je le regarde jouer, je me dis qu’il est déterminé à nous aider à gagner », a noté Sullivan après le 4e match de la finale.

Sullivan a loué la diligence de Kessel quand il n’est pas en possession de la rondelle et l’intensité qu’il démontre pour récupérer des rondelles libres en zone défensive.

Kessel a encore six ans à écouler au lourd contrat que les Penguins ont choisi d’acquérir le 1er juillet dernier et nul ne sait ce qu’il adviendra à la fin. Mais peu importe, cette décision est une victoire pour les Penguins considérant le championnat qu’il a contribué à remporter.

Kessel a reçu un appel de Sidney Crosby peu après son transfert à Pittsburgh et Crosby lui a dit combien il était excité de le compter comme nouveau coéquipier. Ils tenteraient de gagner la Coupe ensemble, lui a lancé le capitaine.

« Et nous y sommes parvenus, a dit Kessel. C’est une sensation incroyable. »

lundi 13 juin 2016

Des signatures de profondeur chez le Canadien

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Mark Barberio
Mark Barberio (Source d'image:Getty)
GASTON THERRIEN
LUNDI, 13 JUIN 2016. 17:35

Les mises sous contrat de Mark Barberio et Sven Andrighetto par le Canadien au cours des derniers jours se veulent à mon avis un engagement du directeur général Marc Bergevin pour assurer de la profondeur à son équipe.
Le plus gros avantage de Mark Barberio est qu'il peut jouer à gauche et à droite à la ligne bleue, mais la véritable question est de savoir s'il peut se tailler une place parmi les six premiers défenseurs. Il est rapide et il peut appuyer l'attaque, mais il devra déterminer sa vraie place avec l'équipe lors du camp d'entraîneur.
Il est bon défenseur et il a eu un deuxième souffle en arrivant à Mondtréal, mais s'il n'arrivait pas à jouer parmi les six premiers arrières du Lightning de Tampa Bay, je me demande s'il peut le faire à Montréal. Barberio va devoir s'imposer dès le début du camp par de la constance et de bien jouer dans sa zone, là où il a eu le plus d'ennuis l'an dernier. En attaque, il a un bon instinct, mais c'est plus difficile en défense. C'est sûr qu'avec Carey Price dans le filet, ça risque de l'aider à mieux paraître.

Sven Andrighetto doit pouvoir jouer au sein des trois premiers trios. Il a de la vitesse, un bon lancer et il peut se positionner pour marquer. La seule chose qui me chicote un peu est son gabarit à 5'10". J'aurais aimé des ailiers plus imposants, mais sa présence offre de la profondeur à Michel Therrien.
Si Andrighetto se retrouvait dans une équipe imposante, un petit joueur comme lui aurait peut-être moins de mal à s'adapter. Ce n'est pas le cas à Montréal où la formation demeure somme toute petite sur les trois premières lignes. Il pourrait être utilisé comme 13e attaquant. Je pense qu'il peut faire le travail, mais pas sur une longue période. Sur une saison complète, ça risque d'être difficile pour lui.
Drôle de situation chez les Blues
C'est la première fois que je vois une équipe annoncer la nomination de son entraîneur-chef une saison d'avance. Lundi, les Blues de St.Louis ont fait savoir que Mike Yeo prendra la place de Ken Hitchcock après la prochaine saison. Je pensais que Kirk Muller aurait pu mériter la chance que Yeo vient d'obtenir. De toute évidence, on ne voulait pas de lui comme entraîneur-chef et j'en suis déçu.
J'ai l'impression qu'on a dit à Yeo de venir se familiariser avec le club pendant une saison avant de prendre les rênes officiellement. Je suis persuadé que son travail d'adjoint sera différent de ce qu'on voit d'un adjoint habituellement. Il ne pourra pas être l'assistant près des joueurs. Je suis curieux de voir si ça va fonctionner.
Je pense que les Blues auraient dû être plus patients avant de le nommer, le temps de voir son travail. On ne sait pas comment se sont déroulées les négociations, Yeo a peut-être posé des conditions à son embauche, ce qui a amené à l'annonce d'aujourd'hui.
Hitchcock va bien naviguer dans cette situation. C'est un entraîneur d'expérience qui ne se gênera pas pour demander des idées à Yeo. Je ne suis pas inquiet pour Hitchcock, mais un peu plus pour Yeo qui va chausser les grands souliers après avoir été adjoint pendant une saison.
Une victoire surprise des Penguins
La conquête de la coupe Stanley par les Penguins de Pittsburgh a de quoi surprendre. Ils ont toutefois été ultras rapides en finale et ils ont mérité de soulever le trophée pour la quatrième fois de leur histoire.
Cette formation a profité du leadership de Sidney Crosby, sans oublier Kristopher Letang qui a été fantastique. On doit donner beaucoup de crédit à Matt Murray qui a été à la hauteur devant les buts, mais il ne faudrait pas oublier que c'est Marc-André Fleury qui les a amenés loin en saison. Murray a pris le relais pour terminer le boulot.
Je suis très heureux de voir Jacques Martin enfin gagner la coupe Stanley. Après plus de 30 ans dans la LNH, c'est pleinement mérité et j'espère qu'on va lui donner une autre chance dans le circuit Bettman. Calgary et Anaheim n'ont pas encore d'entraîneur. Éventuellement, la concession de Las Vegas sera aussi à la recherche d'un pilote. Jacques est un homme avec beaucoup de vécu et il pourrait aider à bien démarrer cette nouvelle franchise qui devrait être annoncée le 22 juin.
Ceux qui croient que Marc-André Fleury ne sera pas de retour avec les Penguins l'an prochain risquent de déchanter. De donner le filet à un gardien de 21 ans tout de suite, c'est courir un grand risque. Matt Murray a joué sous l'adrénaline, mais il devra démontrer beaucoup de constance. Si on lui donne le filet et qu'à Noël l'équipe en perd plusieurs parties, on va être content de miser sur Fleury.
J'imagine que des équipes comme Toronto ou Calgary vont cogner à la porte des Penguins pour Fleury, mais je ne m'en débarrasserais pas immédiatement. Il est encore très bon et sa carrière est loin d'être terminée.
Sidney Crosby sera un jour au Temple de la renommée, mais d'ici ce temps-là, il a encore des choses à accomplir, lui qui a amené son club à trois finales en onze saisons dans la LNH. Les meilleurs au monde arrivent toujours à guider leur équipe aux grandes conquêtes. À mes yeux, Crosby est dans le même sillage que Mario Lemieux et Wayne Gretzky.
*propos recueillis par Robert Latendresse

Le trophée Conn-Smythe remis à Sidney Crosby

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

La légende continue de grandir!

LUNDI, 13 JUIN 2016. 00:56

SAN JOSE, Calif. - Sidney Crosby a remporté le trophée Conn-Smythe remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires, dimanche.
Le capitaine des Penguins de Pittsburgh a soulevé la deuxième coupe Stanley de sa carrière, après avoir mené ses troupes vers le troisième titre de son histoire, en 2009.
Le natif de Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, a agi comme un leader tout au long des séries et il a terminé le tournoi printanier avec six buts et 13 mentions d'aide.
Ce dernier a donné plusieurs difficultés aux Sharks de San Jose lors de la finale, notamment grâce à ses changements de direction, son contrôle de la rondelle et son habileté à créer bon nombre de chances de marquer.
Crosby a amassé deux aides lors du sixième match de la finale. Il a refilé la rondelle à Kristopher Letang sur le but de la victoire, en deuxième, et il a obtenu l'autre aide sur le but dans un filet désert de Patric Hornqvist, en troisième.
L'attaquant de 28 ans a ajouté ce trophée à une longue liste d'exploits, incluant deux médailles d'or aux Jeux olympiques, une médaille d'or au Championnat mondial ainsi qu'une autre au Championnat mondial junior.
Dès le premier match de la finale, Crosby a donné le ton en servant une savante passe du revers à Conor Sheary, qui a fait bouger les cordages. Il a fait la démonstration de tout son savoir-faire et de ce qui a fait de lui un joueur dominant depuis son arrivée dans la LNH, en 2005.
Lors de la victoire de 2-1 en prolongation des Penguins au deuxième affrontement, Crosby a encore une fois été un rouage important de l'attaque. Il a battu Joel Ward lors d'une mise en jeu dans le territoire des Sharks, mettant la table pour le but vainqueur de Sheary.
Malgré tout, Crosby ne compare pas ses exploits à ceux d'autres légendes du hockey. Il tente tout simplement d'offrir le meilleur de lui-même. Toutefois, ce dont il est conscient, c'est son importante place dans le concept d'équipe.
Pour gagner, ses efforts doivent être conjugués à ceux de ses coéquipiers, comme ce fut le cas en séries grâce au brio de l'ailier Phil Kessel, du gardien de 22 ans Matt Murray, ou des vétérans Evgeni Malkin et Kristopher Letang.
Le retour de Crosby en finale aura été périlleux. Quelques déceptions en séries, deux congédiements d'entraîneur-chef, l'incertitude concernant sa carrière en raison d'une commotion et une mâchoire fracturée.
Et maintenant, une deuxième coupe Stanley.