jeudi 4 juin 2015

La prudence a coûté le match au Lightning

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 les Blackhawks de Chicago

Images of Francois Gagnon
Le temps d’une période, la première, le Lightning de Tampa Bay a fait mentir tous ceux et celles qui assuraient que le manque d’expérience de ses joueurs en finale de la coupe Stanley minait ses chances de battre les Blackhawks de Chicago.
Le Lightning a dominé les Hawks dès la mise en jeu initiale. Il a contrôlé le jeu quand il était en possession de la rondelle. Il a pris les devants 1-0 grâce à un but d’anthologie d’Alex Killorn qui a fait dévier un tir d’Anton Stralman avec une coordination œil/main sans pareille. De fait, le Montréalais a marqué un but bien plus difficile que celui raté quelques minutes plus tôt.
Le Lightning a muselé Jonathan Toews et son trio grâce au travail impeccable et acharné en défensive du Gaspésien Cédric Paquette que Jon Cooper a envoyé en mission contre le meilleur joueur de hockey de la LNH au grand complet. Une mission que Paquette a reçue tout juste avant la rencontre. «Il ne m’en avait pas parlé. Mais des défis comme celui-là je vais en prendre n’importe quand», a indiqué Paquette qui a profité de la complicité de Ryan Callahan, Alex Killorn et J.T. Brown – Tampa jouait à 11 attaquants mercredi – pour réussir sa mission.
Le Lightning s’est même permis d’étouffer l’attaque massive des Hawks trois fois plutôt qu’une.
Après 40 minutes de jeu, le Lightning qui n’avait pas encore perdu en séries après avoir marqué le premier but (9-0), après avoir terminé le premier tiers (5-0) et le deuxième tiers (8-0) avec une avance s’acheminait vers une victoire pleinement méritée.
Il a pourtant perdu.
«Nous avons eu peur de perdre», a simplement convenu Steven Stamkos après que les Blackhawks eurent marqué deux buts en moins de deux minutes pour couper les jambes du Lightning et prendre les devants 1-0 dans la série.
Imputez ça au manque d’expérience, au trop grand respect voué à un adversaire qui commande beaucoup de respect il est vrai, imputez ça à ce que vous voudrez : mais il est clair que le capitaine du Lightning et ses coéquipiers ont couru à leur perte en décidant de se défendre uniquement.
Et ce ne sont pas les canons des Hawks qui en ont profité. Que non !
Le premier but est venu de la lame du bâton du Finlandais Tuevo Teravaïnen qui a décoché un tir anodin du haut de la zone du Lightning. Mais voilà, la rondelle a évité deux joueurs qui bataillaient devant Ben Bishop, le gardien du Lightning n’a rien vu et la rondelle s’est logée dans la lucarne à sa droite.
«Des fois quand tu obtiens un tir au but tu es récompensé. C’est exactement ce qui est arrivé sur ce jeu», a reconnu l’attaquant âgé de 20 ans seulement qui disputait mercredi son premier match en finale de la coupe Stanley.
De fait, Teravaïnen a effectué un bien meilleur jeu sur le but de la victoire. Un but enfilé par le Québécois Antoine Vermette qui a marqué son troisième but des séries. Son deuxième but gagnant. Teravaïnen a mis de la pression sur l’attaquant J.T. Brown a qui Victor Hedman venait d’effectuer une passe. Le Finlandais a habilement repoussé la rondelle avec son bâton en direction de Vermette qui s’est retrouvé seul dans l’enclave d’où il a déjoué Ben Bishop avec un bon tir juste en haut de la mitaine.
Avec un but et une passe, Teravainen a moussé à huit points (trois buts) sa production offensive en 13 matchs de séries. Il a récolté neuf points (quatre buts) en 37 matchs de saison régulière.
«Il a beaucoup de talent, de bonnes mains et une bonne compréhension du jeu», a défilé Antoine Vermette lorsque les collègues Alain Crête et Marc Denis lui ont demandé d’analyser son jeu coéquipier lors d’une entrevue d’après-match.
Entre les deux buts des Hawks, Jon Cooper a réclamé un temps d’arrêt. Visiblement secoué par le filet de Teravainen, le Lightning jouait mal et venait de se rendre coupable d’un dégagement refusé.
La décision de Cooper était nécessaire. Mais elle n’a pas donné le résultat espéré puisque son club a repris le jeu en jouant à nouveau sur les talons. Teravainen, Vermette et les Hawks ont su en profiter.
Après ce but qui propulsait les Hawks en avant 2-1, Hayley Wickenheiser, la meilleure joueuse de l’histoire du hockey féminin a résumé en trois petits mots la déconfiture du Lightning en fin de troisième période. « safe is death » que Wickenheiser a lancé par le biais de son compte Twitter @Wick_22.
La prudence affichée par le Lightning en troisième période a effectivement tué les chances de victoires de Steven Stamkos et de son club.
Le Lightning pourra se consoler, du moins un peu, au cours des deux prochains jours en se disant que le temps de deux périodes – surtout en première – il a été en mesure de contrer Jonathan Toews et les Hawks. Il les a même dominés par moment.
Ça ne changera rien au résultat final du premier match, mais ça servira d’encouragement en vue du deuxième duel : samedi. Un match qu’il sera nécessaire de gagner pour garder bien réelles les chances du Lightning de soulever la coupe Stanley.

Le derby Mike Reilly à suivre du coin de l’oeil | Les Penguins à vendre | Processus d’expansion déclenché par les gouverneurs?

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Publié le 3 juin 2015 à 21:07 par

Nicolas Cloutier

Dans le même style que Kevin Hayes l’an passé, le défenseur issu des rangs universitaires Mike Reilly testera le marché des agents libres. Reilly est un choix de 4e ronde des Blue Jackets de Columbus repêché en 2011.
Photo: Université du Minnesota
Photo: Université du Minnesota
Selon le règlement prévu par la convention collective, une équipe détient une fenêtre exclusive de 30 jours pour mettre sous contrat un espoir quittant la NCAA pour s’amener chez les professionnels. Si les deux clans ne parviennent pas à une entente au terme de ce délai, le joueur en question accède à l’autonomie complète.
Selon ce que rapporte Elliotte Friedman, huit équipes seraient dans la course pour les services de Reilly. Le journaliste croit que Chicago, Minnesota, New York, Los Angeles et possiblement Pittsburgh sont à suivre dans le dossier, ce qui nous laisse trois équipes mystère.
Rarement on observe autant d’intérêt à l’égard d’un choix de 4e ronde, mais le cas du jeune défenseur est unique. L’année de son repêchage, Reilly faisait osciller la balance approximativement à 150 livres et était perçu comme un choix très risqué, malgré sa belle explosion en possession de la rondelle.
Reilly a connu une période de croissance tardive, si bien qu’il pèse maintenant 182 livres, en plus de mesurer 6’1. Aidé par de meilleures capacités athlétiques, il a pu faire valoir l’étendue de ses talents et a été dominant lors de ses deux dernières saisons à l’université du Minnesota, inscrivant 75 points en 80 matchs. Ces exploits lui ont valu une invitation des États-Unis au Championnat du monde à Prague, où il a très bien fait en se taillant une place parmi les défenseurs réguliers.
Les défenseurs pouvant bouger la rondelle efficacement sont plutôt rares sur le marché, car les équipes ne veulent plus s’en départir. Il n’a rien de plus normal que de voir un défenseur doué ne coûtant à peu près rien générer autant d’intérêt. Reilly a disputé trois saisons face à de jeunes adultes (universitaires) et ses performances au championnat mondial laissent croire qu’il est prêt à faire le saut dans la grande ligue.
On peut difficilement penser que Bergevin ne suit pas ce dossier. Markov vieillit, Emelin est un point d’interrogation, on ne sait plus trop à quoi s’attendre de Tinordi et Mac Bennett demeure à des années-lumière de la LNH. Le grand manitou du CH ne dirait certainement pas non à une injection de talent et de profondeur sur son flanc gauche. Il ne cesse de le répéter: des défenseurs, il n’en aura jamais assez…
Des pivots doux comme du beurre, un tir puissant et une vision au-dessus de la moyenne, c’est ce que peut offrir Mike Reilly à une équipe de la LNH. Reste à savoir qui remportera le derby. Les villes de New York et Chicago partent souvent avec une longueur d’avance dans ce genre de courses…
En rafale– Kris Vertseeg compare l’accomplissement de devenir un père à celui de gagner la Coupe Stanley. LIEN
– Martin St-Louis pourrait-il aider les Devils? LIEN
Encore la tradition de recycler les vétérans sur la pente descendante…
– Peter Chiarelli veut gagner à Edmonton. Il est prêt à échanger des choix de repêchage pour améliorer son club à court terme. LIEN
– Gaston Therrien fait erreur: Ryan Callahan jouait avec le Lightning l’an dernier. LIEN
Cela dit, l’erreur est humaine!
– Mario Lemieux et Ron Burkle voudraient vendre les Penguins de Pittsburgh! LIEN
Même s’ils vendent la franchise, Lemieux et Burkle voudraient garder un rôle dans le comité exécutif. Lemieux tient particulièrement à maintenir une emprise décisionnelle.
À noter que diverses rumeurs parlent d’un conflit entre Burkle et Lemieux, qui ne seraient pas sur la même longueur d’ondes.
– Bettman évoque pour la 1re fois la possibilité d’un processus d’expansion amorcé par les gouverneurs.
– Brandon London tire sa révérence. LIEN #Alouettes
– Gary Bettman nie les rumeurs de déménagement du columnist de Forbes.
– Un plafond salarial à 71.5 millions? Ce n’est pas si sûr.
– Gary Bettman n’aime clairement pas le système des compensations, lui non plus!

Serena Williams a démoli Sara Errani 6-1, 6-3 en quarts de finale

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Serena Williams la no 1 mondiale

Serena Williams, la no 1 mondiale, a démoli en deux sets 6-1, 6-3 l'Italienne Sara Errani (no 17) , incapable de s'opposer à sa puissance mercredi, pour accéder aux demi-finales de Roland-Garros, pour la quatrième fois de sa carrière.
Déjà sacrée en 2002 et 2013 à Paris, l'Américaine a un boulevard devant elle. Elle va retrouver en demi-finale la Suisse Timea Bacsinszky (no 24), qui a défait la Belge Alison Van Uytvanck 6-4, 7-5 dans un autre match au programme.
La championne de 19 tournois du Grand Chelem avait perdu la première manche à ses trois derniers matches contre l'Italienne, mais elle n'a pas eu de retard à combler mercredi.
« C'était très important pour moi de vraiment bien commencer le match, a dit Williams, 33 ans. Sara a atteint les quarts ou mieux depuis quatre ans ici, alors je savais que je devais très bien jouer. »
Williams a dominé 10-0 pour les as et 39-9 pour les coups gagnants, faisant un pas de plus vers un troisième titre d'affilée en Grand chelem.
« Sa puissance est un incontournable, que ça soit au service ou en fond de terrain », a reconnu l'Italienne.

Hormis Williams, il ne reste qu'une joueuse du top-10 encore en lice dans ce tournoi : la Serbe Ana Ivanovic (no 7), qui a gagné Roland-Garros en 2008.
Depuis 2013, chaque fois que Williams a atteint les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem, elle a fini par le remporter.
Elle cherche à décrocher à Paris son 20e titre du Grand Chelem, et à se rapprocher du record de l'Allemande Steffi Graf (22) pour l'ère Open (depuis 1968).
L'Américaine, dont la préparation pour Roland-Garros avait été gâchée par une blessure au coude droit l'ayant contrainte à déclarer forfait en huitièmes à Rome, avait éprouvé des difficultés lors des trois matchs précédents.
Elle avait chaque fois perdu le premier set, contre l'Allemande Anna-Lena Friedsam (no 105) au deuxième tour, la Bélarusse Victoria Azarenka (no 27) au troisième et l'Américaine Sloane Stephens (40) en huitièmes.
Le scénario ne s'est pas répété une quatrième fois. Ce qui n'est guère une surprise, car Errani, finaliste en 2012 à Roland-Garros, n'avait jamais battu Williams en huit rencontres sur le circuit WTA, et ne lui avait même pris qu'un set.
L'Italienne est trop frêle pour résister à la puissance de Williams, qui a fait des carnages sur le service adverse dans le premier set. Errani n'a gagné que 25 % des points derrière sa première balle dans cette manche et... 0 % sur sa deuxième balle.
Elle a dû attendre le deuxième set pour conserver son service pour la première fois du match. L'Italienne est parvenue à servir un peu plus long, à défaut de mettre plus de force. Le jeu s'est ainsi un tout petit peu équilibré.
Pour quelques minutes seulement. Car Williams a continué à pilonner en retour et à prendre beaucoup plus d'initiatives dans le jeu (39 coups gagnants à 9).
L'Américaine, qui n'a toujours subi qu'une défaite cette saison, en demi-finale à Madrid face à la Tchèque Petra Kvitova, a fini par trouver l'ouverture dans le septième jeu et à conclure sur sa quatrième balle de match. 
Bacsinszky rejoint Serena
La Suissesse Timea Bacsinszky, 24e mondiale, a dominé la Belge Alison Van Uytvanck, 93e, en deux manches 6-4, 7-5 pour accéder à l'autre demi-finale.
C'est la première fois qu'une joueuse helvète se hisse dans le dernier carré à Paris depuis 2001 et la défaite de Martina Hingis en demi-finales contre l'Américaine Jennifer Capriati.
Patty Schnyder était la dernière, tous Grands Chelems confondus, à avoir réalisé cette prouesse, en atteignant les demies des Internationaux d'Australie en 2004.
Avant son épopée à Paris, Bacsinszky n'avait encore jamais franchi le troisième tour dans les tournois majeurs.
« C'est juste incroyable. Je suis très très fière de mon parcours », a réagi la Suissesse.
À Roland-Garros, elle n'avait jamais remporté plus d'un match lors de chacune de ses cinq précédentes participations (de 2007 à 2010 et en 2014). Mais après avoir un temps envisagé de se reconvertir dans l'hôtellerie, à cause de problèmes récurrents à un pied, la Suissesse a entrepris une ascension fulgurante. En moins de deux ans, elle est passée de la 285e à la 24e place, son meilleure classement.
Cette année, la Lausannoise de bientôt 26 ans (le 8 juin) a déjà conquis deux titres (Acapulco, Monterrey) et disputé une autre finale (Shenzhen).
Dans la foulée de sa performance contre la Tchèque Petra Kvitova (no 4) en huitièmes, Bacsinszky a pris les commandes en brisant d'entrée son adversaire.
Van Uytvanck, qui n'a qu'une mince expérience en grand Chelem à 21 ans, a souffert de la puissance en retour de la Suissesse. Bacsinszky, qui dictait le jeu, a eu toutefois un peu de mal à finir. Dans la deuxième manche, la belge s'est accrochée pour refaire son bris de retard pour recoller à 3 partout.
« C'était un match très difficile. Elle s'est battue comme une dingue quand elle était dos au mur », a souligné Bacszinsky, très heureuse d'avoir repris le dessus dans le deuxième set.