samedi 18 mars 2017

Le premier rang est important pour Claude Julien

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

« On va voir un match à la fois avec Carey »


BROSSARD – Il y a deux semaines, lors de son passage sur les ondes de la baladodiffusion « On jase », sur RDS.ca, Guy Boucher avait clairement indiqué que son équipe ne faisait pas une obsession du rang auquel elle terminerait la saison au classement de la division Atlantique.
« Ce qu’on voulait, c’était être dans le mix. Le premier rang, on ne court pas après ça », avait clarifié l’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa. 

« Premiers, deuxièmes, troisièmes, on s’en fout comme l’an 40. On veut juste rentrer [en séries]. Mon expérience est très claire là-dessus. Quand tu choisis tes adversaires, tu perds. Et quand tu cours après des places au classement, ça ne t’aide pas. »
Le soir-même, les Sénateurs signaient la première d’une éventuelle série de six victoires qui allait leur permettre de rétrécir l’écart avec Canadien au classement de leur section. Alors qu’ils se préparent à croiser le fer deux fois dans la même fin de semaine et trois fois en l’espace de huit jours, les deux rivaux ne sont séparés que par un petit point.
Après l’entraînement des siens, vendredi, Claude Julien a tenu un discours tout en contraste avec celui de son homologue.
« Avec l’avantage de la glace qui est en jeu, c’est sûr que tu vises toujours le plus gros rang. Ce n’est quand même pas la fin du monde, mais c’est préférable », a établi Julien.
Le pilote du Canadien a plus tard précisé, dans une réponse en anglais, qu’on avait déjà vu des équipe de septième ou huitième place atteindre leur vitesse de croisière en séries et se rendre jusqu’au bout. Mais d’expérience, Julien sait que la position durement acquise en saison régulière peut faire la différence.
L’année de sa conquête de la Coupe Stanley à Boston, ses Bruins avaient terminé au premier rang de la division Nord-Est et avaient remporté deux « septième match » à domicile : au premier tour contre le Canadien et en finale de l’Est contre le Lightning de Tampa Bay. C’est toutefois à Vancouver qu’ils avaient remporté le championnat au terme d’une finale qui s’était rendue à la limite.
« Je ne traiterai jamais une situation de saison régulière comme s’il s’agirait des séries, mais je ne tenterai pas de prétendre qu’il ne s’agit pas d’une fin de semaine importante pour les deux organisations, a-t-il ajouté. Le premier rang est en jeu, mais on veut aussi établir un certain succès contre cette équipe. » 
Max Pacioretty a quant à lui dit ne pas trop se soucier des implications de chaque partie au classement.

Sénateurs/CH : Une série aller-retour qui promet d'être déterminante
« Ça m’arrive de regarder le résultat des matchs et de faire les calculs dans ma tête, mais au bout du compte, il faut se concentrer sur ce qu’on contrôle en se disant que tout finira par tomber en place comme on le souhaite. »
« Tout le monde sait que les deux prochains matchs sont importants, a ajouté le capitaine. Tout le monde en parle et tout le monde aura son histoire à raconter dépendamment de l’issue de ces rencontres. De notre côté, il faut les aborder avec positivisme et ne pas trop s’en faire avec le reste. C’est une belle opportunité pour nous de faire un statement et de mettre quelques points en banque. »
Retrouvailles avec Condon?
Mike Condon n’a pas eu l’occasion d’affronter son ancienne équipe depuis qu’il est parti poursuivre sa route chez les Penguins de Pittsburgh, d’abord, et ensuite chez les Sénateurs. L’Américain de 26 ans pourrait vivre une grande première en fin de semaine.

« Price jouerais les deux soirs si j'étais Claude Julien »
Parce que Craig Anderson était blessé, Condon a affronté les Blackhawks de Chicago jeudi. Tout semble indiquer que l’ancien cerbère du Canadien retrouvera son rôle d’auxiliaire pour le week-end puisque les Sénateurs ont cédé Chris Driedger à leur club-école de la Ligue américaine vendredi.
N’empêche, avec deux matchs à l’horaire en l’espace de 24 heures, Guy Boucher pourrait être tenté de faire un petit cadeau au gardien qui lui a rendu de fiers services cette saison. Acquis en novembre quand Anderson a dû prendre une pause pour rester au chevet de sa femme, Condon a permis aux Sens de rester compétitifs en maintenant une moyenne de buts alloués de 2,49 et un taux d’efficacité de ,914. Il montre une fiche de 18-12-6 à sa deuxième campagne de la Ligue nationale.
« C’est un travailleur acharné et je crois que c’est ce qui explique sa présence dans la LNH, a louangé Pacioretty. C’est un gars qui a commencé au bas de l’échelle et qui a surmonté plusieurs obstacles pour atteindre son niveau actuel. Cette progression, il la doit au travail. Avec nous, il était toujours le gars qui en donnait un petit peu plus, que ce soit dans le gymnase ou sur la patinoire. C’est quelque chose que j’ai toujours admiré de lui. »
« C’est un bon gars et je suis content de le voir connaître du succès. J’espère seulement qu’il n’en aura pas trop contre nous », a conclu Pacioretty.

CH : Quelle sera la formation ce week-end face aux Sens?

Contrat de huit saisons: Radulov dément les rumeurs

http://www.lapresse.ca/sports/hockey/

Publié le 18 mars 2017 à 08h50 | Mis à jour à 08h50
Vendredi, Alexander Radulov a tenu à dire que... (Photo Adam Hunger, archives USA TODAY)
Vendredi, Alexander Radulov a tenu à dire que les histoires de contrat ne font pas partie de ses préoccupations ces jours-ci.
PHOTO ADAM HUNGER, ARCHIVES USA TODAY
RICHARD LABBÉ
La Presse
Alexander Radulov veut rester à Montréal, mais avancer qu'il exigerait un contrat de huit saisons pour le faire, c'est nettement exagéré... et c'est carrément stupide.
C'est, en tout cas, ce que pense le principal intéressé d'une information venant de l'antenne radiophonique de TSN à Montréal, qui a avancé jeudi que l'attaquant du Canadien était à la recherche d'un nouveau contrat de huit ans avec le Canadien en vue de la prochaine saison.
« Ce qui a été rapporté, c'est stupide, il n'y a rien à dire. Je ne sais pas d'où ça sort ou qui a inventé ça. J'ai parlé à mon agent et il n'y a pas eu de telles discussions », a répondu Radulov hier, à Brossard, lorsque La Presse lui a demandé de commenter l'affaire.
« Ce n'est même pas proche, ce qui a été avancé, a-t-il ajouté un peu plus tard pour l'ensemble des médias sur place. Ça ne vaut même pas la peine d'en parler. »
Sans l'ombre d'un doute, le prochain contrat de Radulov sera un grand sujet de discussion au cours des prochaines semaines. Celui qui pourrait devenir joueur autonome à l'été a déjà fait savoir qu'il souhaitait poursuivre sa carrière à Montréal.
En novembre, l'agent Maxim Moliver avait confié à La Presse que Radulov souhaitait une entente à long terme, tout en évoquant le contrat que venait alors de signer le défenseur Brent Burns, des Sharks de San Jose. Un contrat de huit ans, ironiquement.
DES HAUTS ET DES BAS
Vendredi, le joueur russe a tenu à dire que les histoires de contrat ne font pas partie de ses préoccupations ces jours-ci.
« J'aime jouer ici, mais ce n'est pas le moment d'en parler. Nous avons des choses plus importantes à faire, et j'essaie seulement d'aider l'équipe pour le reste de la saison et les séries. »
- Alexander Radulov
« Je pense que les discussions de contrat vont devoir attendre à la fin de la saison. Je pense aussi que c'est ce que l'équipe désire. Je ne m'attends pas à ce que la direction du club me rencontre pour me parler de ça maintenant. »
Radulov, qui était de retour à l'entraînement d'hier après avoir raté celui de la veille en raison d'un virus, sera bel et bien à son poste samedi soir, à Ottawa, quand le Canadien va visiter les Sénateurs pour le premier d'une série de deux rencontres en deux soirs. La formation de Guy Boucher sera à son tour de passage au Centre Bell dimanche soir, pour clôturer une fin de semaine qui s'annonce de première importance pour les deux équipes.
Avec ses 47 points en 65 matchs, Alexander Radulov arrive au deuxième rang des marqueurs de l'équipe, ce qui pourrait le placer en position de force à la table des négociations en vue de la prochaine saison. Il a toutefois connu des moments plus difficiles récemment, entre autres lors d'une série de six matchs sans un seul point entre le 11 février et le 25 février.
Il a récolté une aide à ses quatre derniers matchs.
« J'ai connu des hauts et des bas cette saison, a-t-il admis vendredi. Je sais que je dois continuer à travailler et à m'améliorer. »

jeudi 16 mars 2017

Brendan Gallagher: «C'est ma nouvelle réalité»

http://www.lapresse.ca/sports/hockey/

Publié le 16 mars 2017 à 10h04 | Mis à jour à 10h04
Voilà maintenant deux matchs de suite où Brendan... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)
Voilà maintenant deux matchs de suite où Brendan Gallagher demeure cloué au banc pendant le jeu de puissance du Tricolore. Difficile à accepter? Non, estime le petit attaquant, qui sait toutefois qu'il doit retrouver ses instincts.
PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE
Mardi, le Canadien concluait son entraînement matinal en s'exerçant en avantage numérique. La première unité s'est exécutée: il y avait Paul Byron, Alex Galchenyuk et Alexander Radulov à l'avant, de même que Max Pacioretty à la pointe.
C'était ensuite au tour de la deuxième unité de s'amener. Artturi Lehkonen, Phillip Danault et Andrew Shaw ont donc pris place.
Pendant tout ce temps, Brendan Gallagher demeurait debout à la ligne bleue et regardait ses coéquipiers s'exécuter dans ce qui était naguère son rôle. La saison dernière, il a été l'attaquant le plus utilisé de son équipe en avantage numérique, à raison de 2 min 56 s par match. Depuis sa deuxième saison, en 2013-2014, il faisait systématiquement partie de la première unité.
Voilà maintenant deux matchs de suite où il demeure cloué au banc pendant que son équipe attaque à cinq contre quatre. Difficile à accepter?
«Non, tranche Gallagher, rencontré après la défaite de 4-2 contre Chicago, mardi soir. Quand je suis arrivé dans la LNH, on m'a donné cette occasion. Brian Gionta occupait ce rôle et on lui avait retiré ces responsabilités [à mon profit].
«Je l'ai vu à l'oeuvre, j'ai vu comment il a composé avec ça et comment il acceptait son rôle. Il demeurait un bon meneur. J'ai donc appris que peu importe dans quelle situation on te place, tu dois faire ton travail. Je suis capable de jouer en avantage numérique, mais si on me demande autre chose, je vais le faire.»
Deux opérations
Même s'il n'a jamais été reconnu pour la qualité de ses tirs, Gallagher trouvait toujours le moyen de marquer à un rythme régulier. Il a conclu la campagne 2014-2015 avec 24 buts en 82 matchs, avant d'en enfiler 19 en 53 matchs l'an passé.
Cette année, le compteur est coincé à 7 buts en 52 matchs. À ce rythme, il aura de la difficulté à atteindre la dizaine. D'où son retrait de l'avantage numérique.
Selon l'ailier droit de 24 ans, les deux fractures qu'il a subies à la main gauche - dans deux saisons de suite - y sont pour beaucoup. Après sa première blessure, il n'avait pas semblé montrer de signe de ralentissement. Gallagher avait inscrit 10 buts en 31 matchs à son retour au jeu.
Mais cette saison, il comptait seulement 6 buts en 39 matchs quand il s'est de nouveau blessé. Et depuis son retour au jeu, il a touché la cible une seule fois en 13 matchs.
«Je n'ai peut-être pas autant produit que par le passé. Mais je ne vais pas changer. Je fais encore ce que je faisais avant. Je pourrais mieux faire certaines choses, je peux travailler sur la précision de mes tirs. Mais c'est ma nouvelle réalité.»
«J'ai subi deux blessures, je dois m'y habituer et trouver d'autres façons de battre les gardiens.»
«J'ai subi deux opérations majeures, donc ma main a changé. Je dois m'y réhabituer. Mon tir n'est pas moins puissant qu'avant. C'est surtout la précision et le contrôle qui sont différents. Je me tiens dans les mêmes zones qu'avant. Le nombre de tirs et de chances de marquer est le même.»
Chose certaine, Gallagher n'a nullement l'intention de changer sa façon de jouer. D'ailleurs, on le voit encore fréquemment dans la bonne vieille peinture bleue, là où les coups viennent autant du bâton du défenseur que du bloqueur du gardien.
«Depuis le début de la saison, je me répète que j'ai marqué des buts à tous les niveaux, toute ma carrière, en me fiant à mes instincts. Je ne dois pas changer ça et je dois continuer à jouer d'instinct.»
L'avenir
Quoi qu'il en soit, la suite des choses sera intéressante. Mardi, Claude Julien a jumelé Gallagher à Byron et Tomas Plekanec.
«Quand tu joues avec Pleky, tu dois te préparer à affronter les meilleurs trios adverses. Quand tu joues avec Paulie, tu dois être prêt à patiner. On peut être un trio difficile à affronter, mais évidemment, on pense d'abord à notre jeu défensif», concède-t-il.
Malgré ses difficultés, Gallagher demeure donc un joueur utile. Il continue à livrer un effort exemplaire, accepte son rôle et ses qualités de meneur demeurent appréciées.
Par contre, il vient aussi avec un contrat de 3,75 millions par saison, qui expire seulement en 2021. Au rythme auquel il produit cette saison, la facture commence à être salée pour une équipe toujours à la limite du plafond salarial.
Quand il évaluera son équipe cet été, Marc Bergevin devra certainement se demander s'il pourra retrouver un jour le Gallagher d'antan.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA