dimanche 13 mars 2016

Schiller Hyppolite bat Boone et défie Jean Pascal

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Hyppolite par décision unanime


Francis Paquin
MONTRÉAL - Schiller Hyppolite souhaitait profiter de son affrontement contre Darnell Boone pour se faire un nom. Il est possible de dire qu’il a remporté son pari d’une certaine façon.
Malgré deux chutes au plancher aux cinquième et sixième rounds, le Montréalais d’origine haïtienne s’est ressaisi avant de s’imposer par décision unanime, samedi soir à l’Olympia de Montréal. Les trois juges ont remis des cartes de 96-93, 95-93 et 95-93 en sa faveur.
Hyppolite (20-1) paraissait pourtant rendu au bout rouleau après avoir survécu de peine et misère au sixième assaut, mais c’est plutôt Boone (23-23-4) qui n’a pas été en mesure de maintenir la cadence par la suite. Le vétéran n’a pas gagné les quatre derniers rounds restants.
« J’ai eu mal, mais je suis revenu en force, a dit Hyppolite avec fierté à sa sortie du ring. J’ai boxé très intelligemment après le sixième round. J’ai été capable de le battre avec ma vitesse. »
Schiller Hyppolite et son entraîneur Jean-François Bergeron
Schiller Hyppolite et son entraîneur Jean-François Bergeron (Source: Vincent Ethier)
Même s’il a été en mesure de contrôler le rythme pendant une bonne partie du duel, Hyppolite s’est fait surprendre par deux gauches de Boone, qui l’ont chaque fois propulsé sur le canevas.
« C’était rough, mais c’est le combat que j’ai disputé que je préfère. Il m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur moi, a avoué le vainqueur. Mais je savais que j’étais capable de revenir.
« Boone attendait tout le temps, sauf que je savais que les choses se passeraient ainsi. Boone a du cœur et il n’abandonne jamais. Il m’a fait mal et c’est pourquoi je le respecte énormément. »
Après son triomphe, Hyppolite a réitéré son désir de croiser le fer avec les meilleurs boxeurs de sa division et son promoteur Camille Estephan a suggéré le nom de Jean Pascal, qui assistait au gala organisé par Eye of the Tiger Management. L’ex-champion des poids mi-lourds du WBC a indiqué qu’il était sur le point de reprendre l’entraînement, mais n’a pas répondu au défi lancé.
Cela dit, Estephan a également mentionné que le Britannique George Groves souhaite affronter son protégé le 9 avril en Angleterre. Cela laisserait moins d’un mois à Hyppolite pour récupérer de son éreintant choc face à Boone et il serait donc extrêmement surprenant qu’il se concrétise.
Butler devient champion du monde junior
Dans le combat qui faisait office de finale en remplacement du duel entre David Lemieux et James De La Rosa, le Montréalais Steven Butler a logiquement rossé le Bosnien Sladjan Janjanin pour devenir le nouveau champion du monde junior des poids super-mi-moyens de l’IBF.
Butler (15-0-1, 12 K.-O.) l’a emporté par arrêt de l’arbitre à 2:13 du 3e round, après avoir notamment envoyé Janjanin (13-1) au plancher à 2 reprises au 2e assaut. L’arbitre Albert Padulo fils s’est judicieusement mis fin à l’action, alors que le Bosnien ne se défendait plus du tout.
Butler a enregistré une troisième victoire de suite depuis qu’il a dû se contenter d’un verdict nul majoritaire contre Jaime Herrera en juin 2015 au Centre Bell. Le Montréalais avait subi une blessure à une main pendant ce combat et avait ensuite été inactif pendant environ six mois.
Même si Janjanin était invaincu en 13 combats depuis le début de sa carrière, la fiche combinée de ses adversaires n’était que de 52-107-6. Une seule de ses victimes avait un dossier gagnant.
Peu importe, les prestations récentes de Butler auraient quand même incité des promoteurs américains - dont Golden Boy Promotions et Top Rank - à lui soumettre des offres de contrat.
L’histoire se répète pour Jukembayev
Incroyable, mais vrai, les débuts professionnels officiels de Battyrzhan Jukembayev - jadis Batyr Jurembayev - devront encore attendre. Pour la deuxième fois en autant de sorties, le Kazakh a dû se contenter d’un non-lieu, cette fois après que son rival se soit blessé au premier round.
À son baptême de feu en septembre dernier au Bain Mathieu, Jukembayev s’était en effet blessé au genou gauche après une vilaine chute au plancher à la suite d’un accrochage avec son adversaire. Ce soir, c’est la cheville droite de Redy Hernadez (0-1) qui n’a pas tenu le coup après une projection au sol. Cela dit, le protégé de Stéphan Latouche dominait au moment de l’arrêt.
Dans les autres combats présentés en sous-carte, Mian Hussain (15-0) a poursuivi son cheminement dans le monde de la boxe en battant Tobia Giuseppe Loriga (28-7-2) par décision unanime (60-50, 60-51 et 60-52 ). Même s’il n’est pas reconnu pour sa puissance, Hussain est parvenu à faire visiter le tapis à Loriga - un ancien champion d’Italie - à trois reprises.
Le Trifluvien Simon Kean (4-0, 4 K.-O.) a ravi ses nombreux et bruyants partisans présents en malmenant l’Américain Travis Fulton (23-42-1) avant de l’emporter par arrêt de l’arbitre à 0:56 du 2e round. En septembre 2006 au Casino de Montréal, Fulton s’était incliné par arrêt de l’arbitre au 3e assaut devant un autre boxeur de Trois-Rivières, Patrice « Le Granit » L’Heureux.
Ayaz Hussain (10-0, 8 K.-O.) est quant à lui demeuré invaincu en battant Jacek Wylezol (14-14) par arrêt de l’arbitre à 2:11 du 2e round. Le Montréalais a préparé sa victoire en expédiant le Polonais au plancher grâce à une puissante frappe à la tête et a ensuite terminé le travail environ une minute plus tard avec une rafale de coups au visage qui est demeurée sans riposte.
Le Montréalais Mathieu Germain (6-0) a finalement complètement dominé le Mexicain Noel Mejia Rincon (14-8-1) avant de l’emporter par décision unanime (60-53 x 3). Germain est passé bien près d’enregistrer le knock-out en envoyant Rincon au tapis à l’aide d’une série de coups au corps dans la dernière minute du sixième round, mais ce dernier a battu le compte de justesse.

Eugenie Bouchard et Milos Raonic accèdent au 3e tour à Indian Wells

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Bouchard élimine Stephens


INDIAN WELLS, Calif. - Eugenie Bouchard a sauvé cinq balles de manche lors du deuxième set pour finalement l'emporter 7-5, 7-5 face à l'Américaine Sloane Stephens lors de son match de deuxième tour au tournoi d'Indian Wells, samedi.
Tirant de l'arrière 4-5 en retour de service, la Québécoise a fait preuve de caractère pour recoller à 5-5. Elle a ensuite gagné les deux jeux suivants. La Canadienne s'est fait briser à quatre reprises, mais elle a rendu la pareille à sa rivale à six occasions.
Bouchard, qui jouait devant la légende canadienne Wayne Gretzky et et sa femme Janet Jones, affrontera la Suisse et 21 joueuse mondiale Timea Bacsinszky au troisième tour. Il s'agira de la première confrontation entre les deux joueuses.
Milos Raonic a bien réussi son retour à la compétition, triomphant en deux manches (6-1, 6-3) de l'Espagnol Inigo Cervantes en deuxième ronde.
« Je me sentais bien. J'ai fait beaucoup de bonnes choses. C'est un bon début. J'étais agressif », a déclaré Raonic.
Raonic, 12e tête de série, était à court de compétitions après s'être absenté du circuit en raison d'une blessure aux adducteurs après sa défaite en demi-finales des Internationaux d'Australie en janvier.
Raonic a signé sa 10e victoire de l'année en 55 minutes, totalisant six as et convertissant cinq de ses neuf balles de bris.
« Compte tenu des circonstances, je dois être très heureux de la façon dont je joue », a-t-il dit.
Le joueur de 25 ans espère poursuivre sa progression à Indian Wells, lui dont le parcours s'était terminé en troisième ronde en 2012, en quatrième en 2013, en quarts de finale en 2014 et en demi-finales en 2015.
Souvenir inoubliable, il avait sauvé trois balles de match pour causer la surprise face à Rafael Nadal en quarts de finale l'an dernier.
Raonic affrontera maintenant l'Australien Bernard Tomic, vainqueur de l'Américain Rajeev Ram 6-4, 7-5.
L'Écossais Andy Murray, deuxième tête de série, a défait l'Espagnol Marcel Granollers en deux manches de 6-4, 7-6 (3). Le Tchèque Tomas Berdych et les Français Richard Gasquet et Gaël Monfils ont également poursuivi leur route en l'emportant en deux sets.
Berdych a battu l'Argentin Juan Martin del Potro 7-6 (4), 6-2. Gasquet a pour sa part vaincu son compatriote Nicolas Mahut 6-4, 6-1 alors que Monfils a disposé de l'Espagnol Pablo Carreno Bausta 7-5, 7-6 (1).
Del Potro, bénéficiaire d'une invitation, s'est incliné face au no 7 mondial au terme d'une heure et 45 minutes de jeu en deux manches 7-6 (4), 6-2.
L'Argentin, qui a vécu une saison 2015 quasi blanche à cause d'une troisième opération au poignet gauche, n'avait plus participé au tournoi californien depuis 2013, année où il avait atteint, et perdu, la finale face à l'Espagnol Rafael Nadal (4-6, 6-4, 6-3).
Au 1er tour, il avait dominé l'Américain Tim Smyczek 6-4, 6-0.
L'ancien no 4 mondial, désormais 420e au classement ATP, avait atteint, jusqu'à cette année, au minimum les quarts de finale lors de ses quatre dernières apparitions à Indian Wells.
Chez les dames, la championne des Internationaux d'Australie, Angélique Kerber, a plié bagage en deuxième ronde du tournoi, tout comme Garbine Muguruza et Carla Suarez Navarro.
À son premier match de la semaine, Kerber, deuxième tête de série, a perdu aux mains de la Tchèque Denise Allertova en deux manches consécutives de 7-5. L'Américaine Christina McHale a surpris Muguruza 7-5, 6-1 tandis que Suarez Navarro a déclaré forfait en raison d'une blessure à la cheville droite.
« J'essayais de trouver mon rythme et de jouer à ma façon, mais ce n'était pas ma journée, a avoué Kerber. La pression est très différente de ce qu'elle était lors des derniers mois. C'est une nouvelle situation pour moi, mais j'essaie de m'y habituer. Je vais tenter d'apprendre de cette expérience, de cette partie, afin de revenir en force dans les prochaines semaines. »

Mark Barberio, de la Ligue américaine au 1er duo

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Pas facile avec un alignement B


Éric Leblanc
MONTRÉAL – Confiné dans la Ligue américaine avec les IceCaps de St. John’s pour la plupart de la saison, Mark Barberio aurait eu raison de se pincer quand il a appris qu’il compléterait le premier duo de défenseurs, avec Andrei Markov, pour le match de samedi soir.
À l’approche de son 26e anniversaire (le 23 mars), Barberio aspire toujours à un poste régulier dans la LNH et son rendement des dernières semaines jouera en sa faveur.
Le Québécois ne voulait donc pas rater son coup en étant jumelé à Markov surtout qu’il a grandi en admirant le jeu du général russe.
« Quand j’étais plus jeune et que je regardais le Canadien, il était certainement mon joueur préféré. C’était spécial de voir, samedi matin, que je patinerais à ses côtés pour le match », a témoigné Barberio à propos du vétéran de 37 ans.
Une place sur le duo de confiance vient avec une utilisation élevée. D’ailleurs, Barberio a battu sa marque personnelle (23:42) en atteignant le plateau des 25 minutes pour la première fois de sa carrière dans la LNH.
« Au moins, je jouais souvent à St. John’s donc ça m’a aidé même si le niveau est différent. Tous les joueurs diraient que tu entres plus dans une zone quand tu obtiens plus de minutes, tu penses moins et ça roule mieux sur la glace », a commenté le numéro 45 qui gagne à être connu.
Mais le fait de se retrouver aussi souvent sur la patinoire comportait aussi le risque de commettre plus d’erreurs. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a évité ce piège en plus de marquer son deuxième but de la campagne.
Barberio a confirmé qu’il avait abordé ce défi comme l’audition idéale pour démontrer à l’organisation qu’il pouvait assumer plus de responsabilités.
« En étant sur la première paire, j’ai vu ça de cette façon, mais je ne dois pas juste le faire pour une partie, ça prend de la constance », a noté celui qui dit avoir appris des bons défenseurs de l’organisation du Lightning comme Anton Stralman.
La réponse de Michel Therrien sonnera comme de la musique à ses oreilles.
« Il a été très bon, je l’ai trouvé très engagé dans le match. Il a bien distribué la rondelle, il jouait avec beaucoup de confiance, c’est une bonne prestation de sa part », a indiqué l’entraîneur qui apprécie plusieurs de ses atouts.
La saison du Canadien a été décevante à plusieurs chapitres, mais l’exemple de Barberio a donné raison à l’organisation qui souhaite toujours miser sur une grande profondeur à la ligne bleue. D’ailleurs, Therrien a rappelé que Barberio aurait pu entamer la saison à Montréal.
« Oui, je pense qu’il aurait pu rester avec nous et on lui a dit quand on l’a cédé dans la LAH. Il a conservé une bonne attitude et on a encore vu qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver et il profite de la situation », a décrit Therrien sur le fait que le risque de perdre des jeunes défenseurs au ballottage avait mené au renvoi de Barberio aux IceCaps.
Justement, Barberio n’était pas loin de croire qu’il se retrouvait dans le vestiaire des IceCaps samedi à la suite des nombreuses blessures affectant la formation régulière.
« Je regardais autour de moi et je me suis mis à compter les gars qui ont joué au moins un match à St. John’s et je crois que je suis arrivé à 10. C’est bien de voir que les jeunes obtiennent des occasions », a déclaré Barberio en se concentrant sur le bon côté.
Dietz poursuit son développement, Plekanec peine à s’y faire
Si Barberio a bien connu le milieu de la Ligue américaine, Darren Dietz y évolue pour une troisième saison. Ses efforts ont été récompensés alors que le Canadien lui a fait confiance pour un premier match dans la LNH.
Le droitier de 22 ans s’est bien débrouillé et il a terminé sa soirée avec quatre mises en échec et un lancer en 16 présences (13:01).
« Oui, j’ai ressenti un peu de papillons, mais le conseil de la plupart des gens était d’apprécier le moment et j’ai gardé ça en tête pour la plupart du match », a confié Dietz.
L’Albertain n’a pas caché que cette étape a été plus facile à franchir avec l’expérience des matchs préparatoires dans le chandail du Canadien.
« C’est plus facile quand tu es un peu habitué à l’environnement. Uniquement les installations du Canadien peuvent te jeter par terre donc c’est moins stressant quand tu connais le tout », a argué Dietz.
Auteur de 16 points (4 buts, 12 aides) en 58 matchs avec les IceCaps cette saison, Dietz sent qu’il se rapproche de l’ultime but.
« Ça demeure une progression, je veux continuer de travailler sur mon jeu et je veux prouver que je peux franchir les dernières étapes pour devenir un joueur de la LNH », a mentionné le choix de cinquième ronde en 2011.
Tandis que Dietz pouvait se permettre de savourer sa première prestation dans la Ligue nationale, Tomas Plekanec ne pouvait pas chasser la déception de son visage.
Le Tchèque ne parvient pas à se faire à l’idée qu’il ratera les séries éliminatoires pour la troisième fois en onze saisons avec le Canadien.
« Ça va être difficile, c’est toujours pénible de rater les séries. Ce n’est pas évident de regarder les autres équipes qui vont y participer », a déploré celui qui n’a pas réussi à marquer depuis 14 parties.
En regardant autour de lui, Plekanec se dit qu’il doit utiliser son expérience pour aider les nombreux jeunes qui essaient de s’implanter avec le club.                                         
« Quand ils auront besoin d’aide, je serai là, peu importe la situation. Je veux aussi m’assurer de terminer la saison en force. Je ne pense jamais que quelque chose est acquis malgré toutes mes saisons dans la LNH, je ne veux pas négliger un seul match », a conclu Plekanec qui a amassé 12 buts et 34 aides en 68 matchs cette saison.