lundi 9 novembre 2015

Sergei Fedorov : l'étoile de la cuvée 2015

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« J'ai adoré travailler avec Scotty »


Images of Francois Gagnon
TORONTO - Si l’on peut accoler les titres de bon, de brute et de truand à Nicklas Lidstrom, Chris Pronger et Phil Housley, quel titre devrait être associé à Sergeï Fedorov?
Ce n’est pas le choix qui manque. Patineur ultrarapide capable de manier la rondelle à pleine vitesse, une qualité réservée aux joueurs d’exception, Fedorov a toujours occupé une place de choix parmi les menaces offensives les plus redoutables du hockey.
« Il était le meilleur patineur de son époque, pas seulement le patineur le plus rapide. C’est le patineur le plus ‘fluide’ contre qui j’ai joué. Il était capable de changer de direction sans jamais perdre son rythme. C’était toujours un défi de tenter de le freiner », expliquait Chris Pronger en défilant les qualités associées aux quatre autres anciens joueurs qui franchiront les portes du Temple du hockey lundi en sa compagnie.
Le plus complet de l’histoire
L’héritage du hockey soviétique dans lequel il a grandi a toujours permis à Fedorov d’être aussi solide en défensive qu’à l’attaque. Pas surprenant qu’il ait obtenu les trophées Hart (joueur le plus utile) et Selke (meilleur attaquant défensif) en 1994 et qu’il ait terminé cette saison phénoménale au deuxième rang de la course au trophée Art Ross. Avec une récolte de 130 points, 10 de plus que Fedorov, Wayne Gretzky, alors avec les Kings de Los Angeles, avait alors remporté son 10e et dernier championnat des marqueurs dans la LNH.
Sergeï Fedorov a ensuite ajouté un autre trophée Frank Selke deux ans plus tard.
En raison de cette domination autant à l’attaque qu’en défensive qui l’a toujours caractérisé, le titre de joueur le plus polyvalent, de joueur le plus complet de l’histoire du hockey, pourrait très bien aller à Fedorov.
Cela dit, derrière son côté réservé, presque timide, Fedorov cachait une super-vedette. C’est d’ailleurs vers la vedette des Red Wings que la compagnie Nike s’est tournée pour faire la promotion de ses produits lorsque la multinationale de sport a décidé de prendre d’assaut la LNH. « Je me souviens encore aujourd’hui d’avoir été conquise par ses patins blancs », a d’ailleurs témoigné Angela Ruggiero lors de la rencontre entre les cinq anciens joueurs avec quelques centaines d’amateurs samedi après-midi au Temple de la renommée.
Bien qu’il n’ait jamais affiché l’exubérance d’Alexander Ovechkin qui vient de le rejoindre pour le plus grand nombre de buts (483) marqués par un Russe dans la LNH, Sergeï Fedorov était vraiment une super-vedette. Le titre d’étoile de la cuvée 2015 est donc très bien choisi pour souligner son entrée au Temple de la renommée.
En passant, Fedorov est un admirateur d’Alexander Ovechkin. D’ailleurs, la volonté de Fedorov pourrait très bien être respectée. « Les records sont faits pour être battus et celui du meilleur buteur de la LNH provenant de la Russie doit aller à Ovechkin. Il est le meilleur. J’ai marqué mes 483 en 1248 matchs. Il m’a rejoint - Ovechkin a réalisé l’exploit samedi dans le cadre de son 772e match dans la LNH - beaucoup plus rapidement. Tout ce que je souhaite, c’est qu’il n’abaisse pas mon record avant mardi. Les Capitals seront alors à Detroit où les Wings souligneront nos intronisations - Nicklas Lidstrom accompagne bien sûr Fedorov cette année - et ce serait bien que ça se fasse devant moi.
Défection aux Jeux de l’amitié
Sergeï Fedorov était une étoile du hockey bien avant qu’il le perce le Rideau de fer séparant les blocs de l’Est et de l’Ouest en 1990 lorsqu’il a profité d’une visite aux États-Unis pour faire défection.
Repêché un an plus tôt par les Red Wings qui avaient été conquis par ses prouesses au Championnat mondial de hockey junior - Fedorov et ses ailiers Pavel Bure et Alexander Mogilny avaient récolté 38 points en sept matchs lors du tournoi - Fedorov a profité des Jeux de l’amitié qui se tenait à Portland en Oregon à l’été 1990 pour demeurer en Amérique.
Fedorov a d’ailleurs raconté le déroulement de sa défection à un partisan des Wings qui lui a posé une question sur ce sujet samedi après-midi.
« J’avais déjà eu des contacts avec les Red Wings après mon repêchage, mais je voulais prendre mon temps », a d’abord raconté Fedorov qui tenait à compléter son service militaire pour éviter l’emprisonnement qui autrement l’aurait attendu après un éventuel retour en Russie.
« Une fois rendu aux Jeux de l’amitié, j’étais prêt. Après un match, nous sommes rentrés à l’hôtel. Je suis sorti le dernier de l’autobus avec un de mes coéquipiers à l’époque - Sergeï Tchekmarev a ensuite rejoint Federov à Detroit et il est toujours aujourd’hui le masseur des Red Wings - à qui j’ai annoncé que je partais. Je lui ai donné ce que j’avais d’argent en poche et je me suis rendu dans le lobby de l’hôtel. J’y ai rejoint Jim - Jim Lites était un dépisteur des Red Wings et aussi le gendre du propriétaire de l’équipe Mike Illitch à l’époque. Il est aujourd’hui président des Stars de Dallas - qui avait obtenu le mandat d’orchestrer le transfert. Il avait récupéré mes effets personnels pendant le match - Fedorov avait échappé volontairement sa clef dans le hall de l’hôtel en quittant pour l’aréna - et lisait comme prévu un journal quand je suis revenu. Je me suis rendu vers lui et j’ai dit : Let’s go Jim! On est sorti par une porte arrière. Une voiture nous attendait. On s’est rendu à l’aéroport et quatre heures plus tard, j’étais à Detroit », a raconté Fedorov qui avait effectué l’envolée dans le jet privé du propriétaire des Wings.
Années de gloire
Sergei Fedorov a connu les années de gloire du hockey soviétique alors qu’il défendait les couleurs de l’Armée rouge malgré son jeune âge, la redoutable équipe dirigée par Viktor Tikhonov, le général du hockey soviétique dont le petit fils qui porte d’ailleurs son nom évolue aujourd’hui avec les Blackhawks de Chicago.
Sa contribution aux succès des Wings, lui a ensuite permis de connaître le retour des années de gloire du hockey à Detroit où la coupe Stanley a défilé entourée de Fedorov et ses coéquipiers à trois reprises en 97, 98 et 2002.
« Les Red Wings ont été des précurseurs dans la LNH. Les succès que nous avons obtenus au fil de ma carrière à Detroit sont étroitement liés au fait que la direction a su faire appel aux joueurs russes et européens en plus de s’assurer de toujours avoir un bon équilibre entre les joueurs de talent, les joueurs de soutien, entre les gars d’expérience et des plus jeunes capables de les remplacer un jour », a analysé Fedorov.
Bien qu’un partisan ait salué Fedorov en l’auréolant du titre de premier joueur de l’histoire des Blue Jackets de Columbus à faire son entrée au Temple de la renommée, il est impossible de prétendre que Fedorov a complété sa carrière dans la LNH en pleine gloire. Que ce soit à Anaheim où il s’est retrouvé en 2003 après 13 saisons à Detroit, Columbus ou Washington où Fedorov a complété sa carrière dans la LNH en 2009, avant de rentrer dans sa Russie natale où il a poursuivi sa carrière jusqu’en 2012 dans la KHL.
Malgré sa défection effectuée en 1990, Fedorov occupe une place de choix dans le hockey russe. Il est directeur général du club de l’armée rouge (CSKA) l’un des quatre clubs de la KHL dans la région de Moscou avec le Dynamo, le Spartak et le Vityaz.

Spooner et Bergeron marquent, les Bruins ont le dessus sur les Islanders 2-1

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Bruins 2 - Islanders 1


NEW YORK - Ryan Spooner et Patrice Bergeron ont marqué, Tuukka Rask a repoussé 36 lancers et les Bruins de Boston ont défait les Islanders de New York 2-1, dimanche, pour mettre fin à une séquence de trois revers.
Spooner a ouvert la marque avec un but lors d'un avantage numérique de deux hommes en première période. Il a complété un beau jeu de passes en déjouant le gardien Jaroslav Halak à l'embouchure du filet. David Krejci et Bergeron ont enregistré les aides.
Bergeron a marqué avec 5:47 à jouer au deuxième engagement grâce à un tir de la pointe qui a dévié devant le filet. Les officiels ont d'abord donné le but à Brad Marchand, mais ont revu leur décision lorsque la reprise a démontré que la rondelle avait frappé le défenseur Nick Leddy.
L'ancien joueur des Bruins, Johnny Boychuk a touché la cible pour les Islanders en fin de troisième. La formation new-yorkaise a gaspillé deux occasions en avantage numérique au dernier engagement, s'attirant les huées de la foule.
Palmieri tranche en prolongation
Sommaire
Kyle Palmieri a touché la cible en avantage numérique à 3:33 de la période supplémentaire et les Devils du New Jersey ont défait les Canucks de Vancouver 4-3 même s'ils ont gaspillé une avance de deux buts.
Seulement 1:26 après que Sergey Kalinin eut donné les devants 3-1 aux Devils en deuxième période avec son premier but dans la LNH, le défenseur des Canucks Alex Edler a répliqué, puis Sven Baertschi a créé l'égalité avant la fin de l'engagement.
Après une troisième période sans but, les deux équipes se sont retrouvées en prolongation et le défenseur des Canucks Dan Hamhuis a été puni pour obstruction. Cette pénalité a ouvert la porte aux Devils et Palmieri a fait mouche quand Mike Cammalleri a surpris tout le monde en feintant le tir pour remettre plutôt à son coéquipier qui a pu tirer dans une cage abandonnée.
Adam Henrique, en infériorité numérique, et Cammalleri avaient aidé les Devils à prendre les devants en première période. Keith Kinkaid a effectué 28 arrêts devant le filet des locaux.
Chris Higgins a été l'autre buteur des Canucks, tandis que Ryan Miller a repoussé 24 lancers.

Samuel Girard est passé maître dans l'art de faire mentir ses détracteurs

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Samuel Girard
Samuel Girard (Source d'image: Vincent Éthier )

SHAWINIGAN, Qc - Lorsqu'il enfilera le chandail d'une équipe professionnelle au prochain repêchage de la LNH, Samuel Girard aura une petite pensée pour tous ceux qui lui ont déjà dit qu'il était trop petit pour percer.
Et ça ne date pas d'hier. Depuis son stage au niveau bantam, le défenseur des Cataractes de Shawinigan entend toutes sortes de commentaires à son sujet. Du haut de ses cinq pieds neuf pouces, le Robervalois n'y prête guère attention et se sert plutôt de son talent pour répliquer.
« Je trouve ça drôle, a lancé l'arrière de 17 ans après une victoire de 8-2 des siens face aux Remparts de Québec, vendredi. J'ai juste envie de les faire mentir et de pouvoir réaliser mon rêve. Tout ce que je peux faire, c'est de leur prouver que je suis capable de me rendre là. Après ça, ils vont peut-être se la fermer. »
Girard est devenu un spécialiste dans l'art de prouver à ses détracteurs qu'ils ont tort. Sa capacité d'adaptation, sa vision du jeu et son intelligence sur la patinoire lui ont permis d'afficher une progression constante malgré le fait qu'il affronte des joueurs plus costauds d'année en année.
À sa deuxième saison dans la LHJMQ, celui qui a remporté le titre de recrue défensive de l'année en 2014-2015 domine les défenseurs du circuit avec une récolte de 30 points en 22 rencontres. Son différentiel de plus-15 le place aussi parmi les meilleurs arrières de la Ligue.
« Je crois que ce que les têtes de hockey veulent voir de Samuel, c'est de la constance, a expliqué son entraîneur chez les Cataractes, Martin Bernard. Je pense que plutôt que de lui coller l'étiquette de défenseur offensif ou défensif, ils veulent lui coller celle de défenseur efficace.
« Ils sont tous conscients qu'offensivement, il va faire des choses extraordinaires. Défensivement, il démontre avec son différentiel qu'il est capable de bien gérer. »
Situation gagnante
En sélectionnant Girard au troisième échelon du repêchage presque deux ans jour pour jour après leur conquête de la coupe Memorial, les Cataractes savaient exactement ce qu'ils faisaient. Ils avaient besoin d'un quart-arrière en défense pour compléter le processus de reconstruction et le Robervalois était le joueur tout désigné.
Dès son arrivée dans la ville de l'énergie, le no 94 a été utilisé à toutes les sauces par Bernard et ses adjoints, comme ils l'avaient fait avec Anthony Beauvillier, un choix de première ronde des Islanders de New York en 2015.
« Je suis arrivé pendant la reconstruction et ça m'a beaucoup aidé, a fait valoir le protégé du réputé agent de joueurs Pat Brisson. On me fait beaucoup confiance et on me donne beaucoup de temps de glace, mais je pense que c'est du donnant-donnant. »
Bernard savait évidemment que certains soirs seraient plus longs que d'autres, mais il était prêt à tenter l'expérience au profit du développement de son poulain.
« Oui, il y a eu des erreurs, a reconnu le pilote de la plus puissante attaque du circuit Courteau. Il y a des soirs où ça nous a peut-être coûté des points au classement. On voulait lui donner la chance de progresser plus vite pour qu'il arrive à maturité en même temps que notre groupe de joueurs, et c'est ce qui se produit.
« C'est bien beau le plan de l'entraîneur, mais la plus grosse partie revient au joueur. Samuel est un gars qui a beaucoup de caractère et qui est ultra-passionné par le hockey. Quand il se présente à l'aréna, il travaille extrêmement fort et dans ce temps-là, ça donne des résultats comme on voit cette année. »