mercredi 14 octobre 2015

Le Canadien premier, les Penguins, Bruins et Kings derniers!

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Claude Julien
Claude Julien (Source d'image: Getty )

Roger Leblond
Plusieurs équipes connaissent un début de saison difficile et on retrouve pas moins de sept équipes au dernier rang du circuit, dont certaines puissantes formations.
En effet, pendant que le Canadien de Montréal se retrouve seul au premier rang, avec une fiche parfaite de 4-0-0 en quatre matchs, sept équipes affichent un dossier identique de 0-3-0 après trois rencontres, les Hurricanes de la Caroline, les Oilers d’Edmonton, les Devils du New Jersey, les Blue Jackets de Columbus et aussi les Penguins de Pittsburgh, les Bruins de Boston et les Kings de Los Angeles, ce qui est surprenant.
Soulignons que six des sept formations avaient raté les séries l’an dernier, alors que les Penguins de Pittsburgh avaient récolté 98 points (fiche de 43-27-12), terminant au huitième rang de l’Association de l’Est, tandis que les Bruins avaient avaient eu 96 points (fiche de 41-27-14), au 9e rang de l’Association de l’Est et les Kings de Los Angeles avaient totalisé 95 points (fiche de 40-27-15) et pris le 9e rang dans l’Ouest.
Dans le cas des Bruins et des Kings, c’est une sorte de dégringolade très rapide, car pas plus tard qu’en 2013-2014, la formation de Claude Julien avait remporté le Trophée des Présidents, pour le championnat du calendrier régulier, alors que celle de Darryl Sutter avait réussi à remporter la Coupe Stanley.
C’est l’attaque de ces équipes qui a fait défaut, car elles n’ont marqué que 31 buts lors de leurs 21 rencontres perdues en temps régulier, une anémique moyenne de 1,48 par rencontre, insuffisant pour gagner des matchs.
Les Kings ont réussi deux buts, un de moins que les Penguins et les Oilers, alors que les Hurricanes et les Devils totalisent cinq buts, un de moins que les Blue Jackets et deux de moins que les Bruins.
Deux des sept équipes seront en action ce soir et tenteront de remporter leur premier gain, les Blue Jackets de Columbus qui recevront la visite des Sénateurs d’Ottawa, alors que les Bruins de Boston visiteront l’Avalanche du Colorado.
Le pire début des Bruins de Boston depuis 1999-2000
Ça va mal pour les Bruins de Boston, qui semblent incapables de triomher en ce début de saison.
En effet, la formation dirigée par Claude Julien présente une fiche de 0-3-0 après ses trois premiers matchs, ayant subi trois défaites en temps régulier, toutes à domicile, 6-2, face aux Jets de Winnipeg, jeudi dernier, 4-2, contre le Canadien de Montréal, samedi soir et 6-3, face au Lightning de Tampa Bay, lundi après-midi.
Ce début est le pire de l’équipe depuis la saison 1999-2000, alors que les Bruins avaient également perdu leurs trois premiers matchs en temps régulier et pis, ils avaient une fiche de 0-5-4 après leurs neuf premières rencontres, ayant remporté leur premier gain lors de leurs 10e rencontre, 3-1, face aux Sharks de San Jose, sur la patinoire de ces derniers.
Suite à ce début pénible, où ils avaient eu un atroce dossier de 0-5-4 lors de leurs neuf premiers matchs, ils avaient rebondi, car ils avaient eu une fiche de 6-0-0 lors de leurs six matchs disputés du 23 octobre au 6 novembre 1999.
Par contre, ils avaient connu une saison misérable, affichant un dossier de 24-33-19 (6) pour seulement 73 points en 82 matchs et avaient raté les séries éliminatoires.
Ils tenteront de remporter leur première victoire, eux qui vont affronter ce soir, l’Avalanche du Colorado, au Pepsi Center et les Coyotes de l’Arizona, au Gila River Arena, samedi prochain.
LE DÉBUT DE SAISON DES BRUINS EN 2015-2016
8 octobre 2015-Winnipeg 6 à Boston 2
10 octobre 2015-Montréal 4 à Boston 2
12 octobre 2015-Tampa Bay 6 à Boston 3
14 octobre 2015-Boston au Colorado (22h)
17 octobre 2015-Boston en Arizona (22h)
LE DÉBUT DE SAISON DES BRUINS EN 1999-2000
2 octobre 1999-Caroline 3 à Boston 1
4 octobre 1999-Boston 0 à Toronto 4
7 octobre 1999-Boston 3 à Ottawa 4
9 octobre 1999-Philadelphie 1 à Boston 1 (pro.)
11 octobre 1999-Colorado 1 à Boston 1 (pro.)
13 octobre 1999-Boston 1 au Colorado 2
15 octobre 1999-Boston 2 à Dallas 2 (pro.)
16 octobre 1999-Boston 1 à Phoenix 2
20 octobre 1999-Boston 2 à Los Angeles 2 (pro.)
23 octobre 1999-Boston 3 à San Jose 1 (première victoire, au 10e match)
Les Blackhawks n’ont pas gagné à Philadelphie depuis près de 20 ans !
On sait que depuis plusieurs années, les Blackhawks de Chicago ont de la difficulté contre les Flyers de Philadelphie et plus spécialement dans le domicile de ces derniers.
En effet, la formation dirigée par Joel Quenneville, qui a une fiche de 2-1-0 lors de ses trois premiers matchs, n’a pas réussi à triompher sur la patinoire des Flyers depuis près de 20 ans, affichant un dossier de 0-10-0 (1) lors des 11 derniers matchs réguliers, son dernier gain remontant au 9 novembre 1996 (4-1).
Pour illustrer jusqu’à quel point, cette victoire remonte à longtemps, soulignons que c’est le gardien Jeff Hackett qui avait signé ce gain et que c’est le québécois Éric Dazé, qui avait marqué le but de la victoire, alors que le défenseur Gary Suter et les attaquants Murray Craven et Tony Amonte avaient réussi les trois autres buts, tandis que John LeClair avait marqué l’unique filet des Flyers.
Il faut souligner que les Blackhawks ont réussi à signer un gain dans les séries éliminatoires de 2009-2010, l’emportant 4-3, en prolongation, le 9 juin 2010, lors du sixième match de la finale de la Coupe Stanley et ils soulevaient le trophée après cette victoire.
LES 11 DERNIERS MATCHS RÉGULIERS DES BLACKHAWKS À PHILADELPHIE
9 novembre 1996-Chicago 4 à Philadelphie 1 (dernier gain régulier)
31 mars 1998-Chicago 2 à Philadelphie 3
19 décembre 1998-Chicago 1 à Philadelphie 3
22 février 2000-Chicago 1 à Philadelphie 3
26 février 2002-Chicago 4 à Philadelphie 5
27 février 2003-Chicago 2 à Philadelphie 5
24 février 2004-Chicago 1 à Philadelphie 3
30 octobre 2006-Chicago 0 à Philadelphie 3
13 mars 2010-Chicago 2 à Philadelphie 3
5 janvier 2012-Chicago 4 à Philadelphie 5
18 mars 2014-Chicago 2 à Philadelphie 3 (pro.)
25 mars 2015-Chicago 1 à Philadelphie 4
14 octobre 2015-Chicago à Philadelphie (19h)

Quand Geoff Molson a mis son pied à terre...

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Geoff Molson, Serge Savard et Marc Bergevin
Geoff Molson, Serge Savard et Marc Bergevin (Source d'image: RDS )

Images of Bertrand Raymond
Si le Canadien a enfin repris sa place parmi l'élite de la Ligue nationale, c'est assez facile d'identifier le point tournant qui a mené à pareil changement. Il ne le dira pas de cette façon parce qu'il ne s'exprime pas dans cette forme de langage, mais Geoff Molson, sans doute victime d'un écoeurement généralisé, a pris les grands moyens pour que l'organisation retrouve sa crédibilité dans les cercles du hockey.
Qui a oublié le printemps embarrassant de 2012? L'équipe n'en finissait plus de s'enliser. Pierre Gauthier, qui semblait à court de solutions, était allé jusqu'à déléguer un entraîneur unilingue anglophone derrière le banc : Randy Cunneyworth. Cette décision avait valu à Geoff Molson d'encaisser une volée de bois vert pour son manque de vigilance sur une question aussi délicate. Déjà que le président-propriétaire entendait à répétition les critiques d'un public désabusé et à bout de patience...
L'équipe a fermé les livres bonne dernière dans l'Est et 27e au classement général. Molson, qui désire ardemment gagner, mais qui, en homme d'affaires, veut surtout s'assurer de ne pas avoir à courir après sa clientèle pour le renouvellement des abonnements de saison, a donné le coup de barre que tout le monde souhaitait en mettant fin à la relation de Gauthier avec le Canadien.
Comme un président est rarement un homme de hockey qui connaît bien la ligue, il a eu l'intelligence de faire appel à un ancien Glorieux, à une légende responsable des deux dernières coupes Stanley, Serge Savard, pour y voir clair. À la recherche d'un directeur général compétent, ils ont rencontré plusieurs candidats. Finalement, c'est beaucoup grâce à Savard si Marc Bergevin s'est vu confier la mission de relancer le Canadien. Ce qu'il fait d'ailleurs en y mettant de la persévérance et de la patience, tout en tirant profit des connaissances acquises dans l'entourage des Blackhawks de Chicago.
Quand on a remis à Bergevin une barque qui prenait l'eau, 30 joueurs avaient porté l'uniforme cette saison-là. Pas moins de 21 d'entre eux sont aujourd'hui sortis de l'organisation. Un 22e, Gabriel Dumont, est toujours dans le club-école. Bergevin a notamment rompu des liens avec des joueurs solidement établis dans la ligue : Erik Cole, Rene Bourque, Travis Moen, Josh Gorges, Brian Gionta, Scott Gomez, Tomas Kaberle et Peter Budaj, pour n'en mentionner que quelques-uns.
D'ailleurs, le mouvement de personnel n'a jamais cessé depuis que Bergevin est aux commandes. Parmi ceux qui ont été ajoutés à l'équipe en cours de route, mais qui ne sont pas restés longtemps, il y a Michael Ryder, Brandon Prust, Francis Bouillon, Thomas Vanek, Daniel Brière, P.-A-. Parenteau, George Parros et Dustin Tokarski.
Les figures les plus récentes greffées à l'équipe sont Jeff Petry, Devante Smith-Pelly, Alexander Semin, Torrey Mitchell, Brian Flynn et Tomas Fleischmann.
Tout en allant chercher du renfort ailleurs, il a ouvert la porte aux jeunes Brendan Gallagher, Alex Galchenyuk, Michaël Bournival, Nathan Beaulieu, Greg Pateryn, Jarred Tinordi et Mike Condon.
Tous ces remaniements en l'espace de trois ans et demi, faut-il le préciser.
Une ligne bleue crédible
Si je reviens sur la feuille de route très chargée de Bergevin, c'est parce qu'on réalise qu'en dépit des nombreuses transactions qu'il a effectuées, il n'a pas commis d'erreurs majeures qui auraient pu retarder la progression de l'équipe. Il a fait des bons coups et commis certaines erreurs, comme le font tous les directeurs généraux. Il a parfois pris des risques qu'il jugeait calculés. Comme, par exemple, dans le cas des récentes additions de Semin et Zack Kassian.
Un ex-défenseur, il n'a jamais cessé de rafistoler la défense. Tellement qu'on trouvait qu'il exagérait un brin quand il continuait d'ajouter des défenseurs à son organigramme, même s'il semblait y avoir un engorgement à cette position. Avec la présence dans le décor d'une belle relève en Nathan Beaulieu, Greg Pateryn et Jarred Tinordi, on souhaitait le voir repêcher un attaquant en juin dernier, mais il a plutôt fait du défenseur Noah Juulsen son tout premier choix. Avec Brett Lernout et Morgan Ellis qui attendent leur tour dans la filiale, il a causé une autre surprise en offrant un contrat à deux volets au Montréalais Mark Barberio.
Bergevin est convaincu qu'une équipe se bâtit de l'arrière vers l'avant. C'était aussi la philosophie de Serge Savard. Bergevin ne semble jamais avoir trop de réservistes à cette position.
Pendant ce temps, à Boston, c'est tout le contraire qui s'est produit. La défense a été charcutée. Comme les deux derniers directeurs généraux n'ont pas administré leur masse salariale avec la même parcimonie que Bergevin, ils ont été obligés de laisser partir Johnny Boychuk, qui appartenait du groupe des quatre meilleurs défenseurs. Puis, oh surprise, en juin dernier, Dougie Hamilton, qui aurait pu être le défenseur numéro un des Bruins pour les années à venir, a été échangé aux Flames de Calgary. Avec un Zdeno Chara au bout du rouleau, voilà une défense qui a été bousillée en peu de temps.
Ajoutez à cela le départ de Milan Lucic, un attaquant qui permettait à ses coéquipiers d'être respectés. Tout cela parce que la masse salariale de l'équipe n'a pas été gérée en tenant compte des années futures.
Un dur négociateur
À Montréal, comment expliquer que six joueurs touchent des salaires supérieurs à 5M $ sans que Bergevin, malgré les nombreuses décisions qu'il a prises depuis qu'il est en poste, n'ait eu à toucher au noyau de l'équipe? Facile. Pas moins de 10 joueurs touchent 1,1 million ou moins, dont sept qui sont sous la barre du million. Ça équilibre passablement les choses.
Des observateurs de la ligue s'étonnent parfois des entourloupettes effectuées par Bergevin dans ses négociations de contrats. Pour ne mentionner que deux exemples, Alexander Semin et Tomas Fleischmann ont totalisé 11M $ en salaire l'an dernier. Cette saison, le Canadien les a obtenus tous les deux pour un total de 1,8 M$.
À Boston, Claude Julien est menacé de perdre son emploi. Pourtant, il n'a rien eu à voir avec les décisions qui font aujourd'hui des Bruins, une équipe très ordinaire. Si Bergevin avait commis deux ou trois bévues du même genre, le Canadien tournerait encore en rond et Michel Therrien, qui dirige peut-être la meilleure formation de sa carrière, aurait du mal à sauver son poste.
Ce qui nous ramène au point de départ. Si Geoff Molson n'avait pas mis son pied à terre, il y a un peu plus de trois ans, le Canadien serait beaucoup plus loin de la coupe Stanley qu'il ne l'est actuellement. Le congédiement de Gauthier et la trouvaille d'un patron recrue qui a pris rapidement du galon au niveau de la ligue sont deux décisions majeures qui ont fait toute la différence.
Dernière volonté remplie
Longtemps avant de quitter cette terre, le fondateur du Panthéon des sports du Québec, Edgar Théorêt, avait exprimé une dernière volonté. Il désirait que ses cendres soient dispersées sur un parcours de golf. Et pas n'importe où, car ce golfeur méthodique était doté d'une belle précision. Il avait donc exigé que ses cendres soient répandues au centre de l'allée, là où ses balles atterrissaient toujours.
Sa dernière volonté a été respectée il y a quelque temps. On l'a fait sur les deux parcours qu'il fréquentait le plus souvent. À Valleyfield d'abord, puis au centre municipal de Dorval, où Théorêt jouait presque toujours avec les mêmes partenaires au lever du soleil.
On a réuni ses meilleurs amis pour la circonstance. Aux deux endroits, ses cendres ont trouvé leur niche au centre de l'allée dans un moment chargé d'émotion pour tout le monde.

Le Canadien n’a rien à envier aux Penguins | Sidney et Phil, où êtes-vous? | En rafale

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Publié le 13 octobre 2015 à 22:23 par

Jeff Drouin

Pour moi, le problème à Pittsburgh se situe derrière le banc et dans les bureaux administratifs… Ai-je besoin de nommer les noms? Peu importe, en ce moment, on va jaser du match et laisser les spéculations à l’écart!
En passant, c’était une autre cérémonie d’ouverture… mais RDS ne l’a pas diffusée! #BonMove
Et l’on va se le dire là, les Penguins ont toute une défensive avec Kris Letang, Olli Maatta, et… c’est pas mal ça, au final! #Sarcasme #LIdentitéCEstLAttaque
On ne doit pas négliger que Sidney Crosby, Evegni Malkin et Phil Kessel n’ont pas la relance de Max Pacioretty, Alex Galchenyuk et Alex Semin… Ouin, le lot d’attaquants du CH est un brin moins « reluisant » que celui des Manchots. Toutefois, malgré un manque de concentration en 2e, la chimie du Canadien a ramassé un gain de 3-2 dans un duel qui les opposait aux Penguins de Pittsburgh!
CHVsPensChPens
Cela dit, les Glorieux ont empoché un 4e gain consécutif sur la route (les Pens, un 3e revers, eux) et ils entameront enfin leur saison à domicile jeudi, face aux Rangers de New York. Les adeptes de la Flanelle pourront ENFINcontempler une rencontre siégeant au Temple, au lieu du sofa!
Les pots et les fleurs
– Le Canadien a encore marqué le premier but et il venait de la palette du capitaine, son 3e de la saison. Le « C » sur son chandail ne semble pas lui mettre une pression supplémentaire. Maudit qu’il joue bien son rôle de leader!
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