Gary Bettman, le commissaire de la LNH, n’aime clairement pas ce qui se trame à Glendale, en Arizona, où la municipalité vient de voter pour la résiliation de l’entente de gestion du Gila River Arena, le domicile des Coyotes.
«Je ne suis vraiment pas inquiet à propos des Coyotes... mais si j’étais un citoyen de Glendale, je serais très inquiet de mon gouvernement municipal», a lancé Bettman dans une entrevue avec la CBC, juste avant que le verdict ne tombe.
«La ville tente de briser un bail qui a été négocié en toute bonne foi et adopté par le conseil municipal il y a moins de deux ans. Si c’est de cette façon que Glendale fait des affaires, elle va avoir des problèmes à s’entendre avec les Coyotes.»
Encore une fois, le commissaire est demeuré vague sur la possibilité d’une expansion et n’a évidemment jamais avancé quoi que ce soit concernant l’hypothétique déménagement des Coyotes dans l’une ou l’autre des villes intéressées par une équipe, nommément Québec, Las Vegas ou encore Seattle.
«Je continue de croire que les Coyotes ont leur place en Arizona. Si l’équipe peut avoir la paix et être laissée tranquille par des facteurs extérieurs comme la ville qui essaie de faire quelque chose d’inapproprié... Les Coyotes n’ont pas besoin de cela.»
GLENDALE, Arizona – Ça commence à chauffer sérieusement entre les Coyotes de l’Arizona et la Ville de Glendale, où le spectre d’un conflit judiciaire apparaît.
La municipalité tiendra une réunion spéciale, mercredi, pour discuter de la possibilité d’annuler le bail d’entretien du Gila River Arena, domicile des Coyotes.
La ville américaine évaluera la nécessité de résilier l’entente de gestion de 15 ans d’une valeur de 225 millions $, ainsi que toutes les mesures légales envisageables, incluant une poursuite.
Selon la chaîne ABC, plusieurs membres du conseil municipal croiraient qu’Ice Arizona, propriétaires des Coyotes, ont violé des éléments du pacte d’entretien de l’amphithéâtre, dont les coûts sont endossés par Glendale.
«Attitude ridicule»
Dans un communiqué publié mardi, la direction des Coyotes qualifie de «ridicule» l’attitude de la ville, «surtout en considérant que nous l’avons visitée (lundi) et qu’il n’a jamais été question de ces problèmes», d’ajouter le copropriétaire Anthony LeBlanc.
«C’est de la mauvaise foi de la part de la Ville de Glendale, qui ne comprend pas les principes d’une liaison d’affaires. Si le conseil municipal tente de faire annuler l’entente, les Coyotes enclencheront immédiatement toutes les mesures légales possibles», a poursuivi M. LeBlanc.
Les Coyotes ont même lancé une flèche à l’endroit de Glendale par le biais de Twitter. Les administrateurs du compte de l’équipe de la LNH ont modifié la ligne descriptrice de leur emplacement et écrit : «Toujours à Glendale».
Hausse des pertes
Les pertes de la Ville de Glendale reliées à la gestion du Gila River Arena ont connu une hausse marquée en avril dernier en comparaison avec l’exercice précédent, a rapporté l’«Arizona Republic», en mai.
La municipalité du désert américain a essuyé un déficit mensuel de 6,3 millions $ à la fin de la saison 2014-2015, soit 14% de plus qu’il y a un an. Ce résultat comprend les matchs des Coyotes et les concerts présentés dans l’amphithéâtre.
Tom Duensing, représentant de Glendale, a déclaré que la ville s’attend à perdre un total de 8,7 millions $ pour l’année fiscale en cours, qui se termine à la fin du mois de juin.
Les événements non reliés au hockey ont pourtant généré plus de revenus, mais l’assistance moyenne de 13 345 spectateurs aux matchs des Coyotes a posé problème.
Le bail du Gila River Arena peut être résilié au terme de la saison 2017-2018 si leurs pertes totales dépassent la barre des 50 millions $. Après la première année du contrat, approuvé en 2013, les pertes se chiffraient à 34,8 millions $.
Avant-derniers au classement général en 2014-2015, les Coyotes (20-50-8, 56 points) ont raté les séries pour une troisième année d’affilée.