Aucun message portant le libellé Chronique Éric Leblanc - RDS. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Chronique Éric Leblanc - RDS. Afficher tous les messages

mercredi 20 janvier 2016

Therrien défend les siens et critique des partisans

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

« Que personne ne critique l'effort de ce groupe »


Éric Leblanc
MONTRÉAL – Très serein devant les médias au cours des dernières semaines malgré la tempête qui frappe son équipe, Michel Therrien a décidé de vider son sac après la 17e défaite de son équipe en 21 matchs.
L’entraîneur du Canadien aurait bien pu s’en prendre à ses joueurs qui ne parviennent pas à produire les résultats escomptés, mais il s’est plutôt lancé dans un témoignage de confiance envers eux.

« À l’interne, on reste très concentré sur la tâche. Il faut analyser les choses de la bonne manière et ne pas toujours penser en fonction des résultats », a proposé Therrien.
« C’est plate et ça peut être difficile à comprendre, mais si les gens analyseraient (sic) la manière dont l’équipe joue et le niveau de compétition, ils changeraient probablement leur fusil d’épaule au lieu de toujours critiquer », a enchaîné l’entraîneur visiblement las des flèches dirigées vers son groupe.

À quelques reprises dans son allocution bien sentie, Therrien a vanté le dévouement de ses joueurs sur la patinoire.

« Est-ce que l’exécution est toujours présente? Non et ça arrive, mais l’effort est là à 100% », a soutenu celui qui avait été congédié par le Canadien il y a près de 13 ans jour pour jour.

À son deuxième séjour à la barre du CH, Therrien affiche une attitude différente et il a tenu à défendre ses protégés qui ne méritent pas autant d’attaques négatives selon lui.

Par exemple, il a utilisé le cas d’Andrei Markov qui a été pointé du doigt assez souvent à la suite de quelques performances erratiques.

« Ce n’est pas un manque de désir de sa part, on connaît tous son appartenance au CH. Ce fut un match difficile pour lui, on est d’accord là-dessus. Ça n’arrive pas tout le temps, mais ça se produit qu’on le veuille ou pas », a précisé le pilote du Tricolore qui a accueilli avec déception les huées de certains partisans à son endroit.
« C’est un vrai professionnel! Il n’est pas un joueur fini, mais il traversera des moments plus difficiles », a poursuivi Therrien en comparant sa situation à celle de Sergei Gonchar, qui avait connu des expériences semblables.

Par la suite, l’entraîneur a fait dévier son point de presse vers la situation des gardiens de but qui demeure précaire en l’absence de Carey Price.

« On a un jeune gardien et je ne peux même pas le blâmer. On le place dans une position extrêmement difficile depuis le 26 novembre et il va apprendre de toutes ces expériences. On est rendu à la 10e semaine sans Carey et on l’avait perdu pendant trois semaines auparavant. Il n’y a pas beaucoup d’équipes qui peuvent passer à travers ça », a-t-il maintenu.
La suite des choses sera intéressante à surveiller, notamment parce que le Canadien profite d’une semaine moins chargée et que les prochains adversaires ne figurent pas parmi les puissances de la LNH.
Aux yeux de Therrien, le Canadien a réussi des prestations efficaces dans la plupart de ses défaites sans pouvoir obtenir le dernier mot.

« On fait jouer l’équipe dans une structure pour produire des chances de marquer et jouer de manière solide défensivement », a avancé l’entraîneur.

« Les résultats ne sont pas là, c’est décevant, mais on reste impliqué dans la course aux séries et c’est la chose la plus importante », a-t-il conclu.

vendredi 6 novembre 2015

Le trio de Desharnais brille encore

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Islanders 1 - Canadiens 4


Éric Leblanc
MONTRÉAL – Vaincu en prolongation mardi, le Canadien n’a pas tardé à retrouver le chemin de la victoire en l’emportant face aux Islanders de New York, par la marque de 4 à 1, grâce à une autre impressionnante du trio de David Desharnais.
Les Islanders étaient arrivés avec l’intention de conquérir l’île montréalaise, mais ils sont retournés bredouilles dans la région new-yorkaise même s’ils ont tenu le coup pendant deux périodes. Ainsi, le Canadien a ainsi gagné ses sept de ses huit plus récentes confrontations contre les Islanders.
Pour une deuxième partie d’affilée, l’attaque du Tricolore n’a pas paru sous ses meilleurs jours, mais l’unité de Desharnais, qui ne porte plus l’étiquette de troisième trio, a encore une fois effectué le nécessaire.
« C’était un merveilleux jeu de Tomas et David sur le deuxième but », a confié Dale Weise, encore épaté, quelques minutes après le match.
Brendan Gallagher et Tomas Plekanec, dans un filet désert, ont ensuite ajouté des buts d’assurance.
Weise, encore lui, a été l’auteur du premier but de son camp. L’autre partenaire de Desharnais et Fleischmann a poursuivi son irrésistible poussée avec son huitième but de la campagne ce qui le classe parmi les meilleurs buteurs du circuit.
À la blague bien sûr, on pourrait dire que le Canadien n’a pas besoin de la contribution offensive de Max Pacioretty en raison du prolifique numéro 22 qui a compté son huitième de la saison. Le capitaine a tout de même ressenti un certain soulagement en stoppant sa léthargie de cinq matchs en obtenant des aides sur les buts de Gallagher et Plekanec.
Therrien avait donc raison de retenir plusieurs éléments de satisfaction.
« Il y a beaucoup de choses, mais surtout l’implication de toute l’équipe et l’éthique de travail de nos joueurs dans notre structure de jeu. Ce fut une autre belle victoire d’équipe », a résumé le pilote québécois.
« Les deux équipes ont joué un match très serré avec des systèmes semblables. Les espaces pour se démarquer étaient peu nombreux sur la patinoire, mais on a démontré de la résilience en s’accrochant à notre style de jeu et on a fini par obtenir les bénéfices », a-t-il ajouté.
Jaroslav Halak a perdu son duel contre son ancienne équipe et Mike Condon qui a répondu aux attentes pour une quatrième sortie consécutive. La recrue s’est particulièrement illustrée sur une échappée de Brock Nelson et face aux cinq lancers de John Tavares.
En vertu de ce triomphe, le Canadien (12-2-1) a augmenté son avance au sommet du classement de la LNH incluant un seul revers, en prolongation, à domicile.
« On sait que c’est très bon comme fiche, mais on ne veut pas oublier que ça change très rapidement. Si on en venait à perdre trois matchs d’affilée, l’ambiance ne serait vraiment plus la même donc on en profite », a exprimé Desharnais au sujet des 12 victoires.
La victoire et les buts de la troisième période n’ont cependant pas permis de faire oublier que les deux premiers trios ont encore manqué d’aplomb. L’entraîneur Michel Therrien avait essayé de remédier à cette situation en employant Paul Byron sur la deuxième unité à la place de Devante Smith-Pelly. Byron – qui a remplacé Alexander Semin pour une cinquième fois - n’a pas ménagé les efforts, mais ce ne fut pas assez pour relancer Alex Galchenyuk et surtout Lars Eller.
D’ailleurs, le trio de Galchenyuk, Eller et Byron a été le moins utilisé dans cette soirée.
Au plan défensif, le CH est donc parvenu à museler Tavares qui est revenu au jeu après une absence de trois rencontres en raison d’un virus. L’habile gaucher a menacé plus d’une fois, mais il ne semblait pas encore au sommet de sa forme.
C’est plutôt Kyle Okposo qui a trouvé le fond du filet en profitant d’un moment de largesse de Condon.
Le travail en infériorité du Canadien mérite également une part de la réussite ayant tenu le coup à cinq contre quatre et quatre contre trois dans des situations cruciales. Avant de se présenter sur la patinoire montréalaise, les Islanders étaient installés parmi le top-5 de la LNH en avantage et désavantage numérique.
« On savait que leur jeu de puissance se classait parmi les meilleurs de la ligue. De plus (Johnny) Boychuk peut vraiment décocher des lancers dangereux. Ils peuvent menacer de plusieurs manières donc ce fut un moment déterminant pour notre équipe », a reconnu Condon.
Au final, Condon n’a été confronté qu’à 18 lancers ce qui démontre le travail exemplaire de ses partenaires autour de sa cage.
« Notre vitesse aide à provoquer l’adversaire et lui enlever du temps de réaction. C’est normal que des erreurs finissent par survenir, mais Condon a réussi des arrêts à des moments opportuns », a expliqué l’entraîneur.
« On veut jouer avec la même structure à tous les matchs. Ça n’a pas fonctionné contre les Sénateurs, mais on s’est repris dans cette partie et ce n’est pas évident de contrer notre vitesse », a souligné Weise.
Établies comme l’équipe qui distribue le plus de mises en échec dans le circuit Bettman, les Islanders ont utilisé cette recette sans trop de succès pendant la partie contre la rapide formation de Therrien.
Le Canadien terminera sa semaine en recevant la visite des étonnants Bruins de Boston.

vendredi 18 septembre 2015

Ça va jouer du coude durant le camp du Canadien

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Les postes sont limités


Éric Leblanc
BROSSARD - Après avoir multiplié les voyages entre Hamilton et Montréal au cours des dernières années, Nathan Beaulieu se classe dans la catégorie des joueurs qui abordent le camp d’entraînement avec une stabilité plus solide.
L’arrière de 22 ans a gagné ses épaulettes la saison dernière et il s’attardera à démontrer une partie plus vaste de son arsenal en 2015-2016. Limité à 1 but et 16 points en 99 parties dans la LNH, Beaulieu sait très bien qu’il peut contribuer plus régulièrement à l’attaque de son clan.
« La saison dernière, je voulais surtout m’établir dans la LNH et m’y sentir confortable. Maintenant que j’ai plus d’expérience, il n’y a pas de doute que j’aimerais en donner plus sur le plan offensif. Je sens que je comprends mieux le jeu et j’hésiterai moins à quitter mon poste pour appuyer l’attaque », a confirmé Beaulieu qui a cumulé 52 points à sa dernière campagne dans la LHJMQ.
« Pour moi, il n’y a pas de limite. Je veux jouer le plus possible, je ne cherche pas à m’ancrer dans un carcan précis. J’ai comme objectif d’être un défenseur complet et fiable dans toutes les situations », a poursuivi le gaucher.
En fin de compte, il s’agira de la première saison dans laquelle Beaulieu se sentira pleinement à sa place dans le circuit Bettman.
« Absolument. J’ai fait face à quelques obstacles sur mon chemin l’an dernier et il y en avait encore plus il y a deux ans. Cette année, j’ai le sentiment que je me suis enfin établi au sein de cette équipe. Je suis prêt à jouer mon style de jeu, mais j’ai toutefois encore plusieurs choses à prouver », a indiqué le volubile athlète.
Ce sentiment de confort est intimement relié au rôle exercé par le vétéran Sergei Gonchar qui a facilité son éclosion.
« Sergei m’a envoyé un message vraiment sympathique à la fin de la dernière saison. C’est très spécial ce qu’il a fait pour moi l’an dernier. Il m’a permis de gagner rapidement en confiance en me disant que j’avais les aptitudes pour devenir un défenseur régulier dans la LNH. Je suis très heureux de voir qu’il a été invité par les Penguins », a raconté Beaulieu en lui souhaitant la meilleure des chances.
Beaulieu devra toutefois se méfier de quelques prétendants en défense même s’il ne semble pas le plus en danger. Outre son ami Jarred Tinordi qui espère l’imiter, Greg Pateryn et Mark Barberio voudront déloger un membre régulier de la brigade défensive ou bien hériter du septième poste.
Disposant d’un bagage de 103 parties régulières dans la LNH, Barberio pourrait partir avec une longueur d’avance sur Pateryn et Tinordi, mais il préfère se voir sur un pied d’égalité pour gagner la bataille.
« Je ne dirais pas ça, ces matchs appartiennent au passé et on doit vivre dans le présent. Ce sont plutôt les prochaines semaines qui détermineront qui pourra gagner une place », a exprimé Barberio qui est originaire de Montréal.
Le défenseur de 25 ans croit pouvoir se faire justice grâce à ses atouts.
« Je dois demeurer fidèle à mon style avec de la vitesse et une relance rapide. Je vais aussi tenter d’ajouter un peu d’attaque à partir de la défense. Ça fait partie de mes points forts », a mentionné le gaucher qui identifie son répertoire à celui du Tricolore.
« L’équipe est solide défensivement et ce n’est jamais facile de jouer contre Montréal, je l’ai vécu. Je ne suis pas le plus gros et celui qui assène les plus gros coups d’épaule, mais je me sers bien de mes capacités », a ajouté Barberio.
Bien sûr, les blessures peuvent modifier le portrait. Malade, Tom Gilbert a justement raté la journée de tests médicaux et physiques sans oublier Max Pacioretty qui est blessé.
Encore plus féroce en attaque
Inutile de jeter un long coup d’œil à la liste des 58 joueurs invités au camp d’entraînement officiel (33 attaquants, 19 défenseurs et 6 gardiens) pour comprendre que la compétition sera plus corsée au plan offensif.
Puisque les ouvertures sont difficiles à repérer, plusieurs joueurs se battront avec le même objectif en tête. Torrey Mitchell, à qui le poste de centre du quatrième trio devrait appartenir à moins d’une catastrophe, est conscient de cette situation.
« On a environ 10 joueurs qui peuvent jouer sur notre troisième ou quatrième trio, ça fait beaucoup de compétition », a reconnu Mitchell qui voit ceci comme un aspect bénéfique.
Heureux de renouer avec sa nouvelle famille à partir du jour 1, Mitchell sent que l’appétit des joueurs n’a pas été rassasié.
Torrey Mitchell« On ressent un peu la sensation de sentiment d’urgence d’un travail qui n’a pas été achevé », a-t-il jugé.
Quand il parlait de la profondeur pour les troisième et quatrième unités, Mitchell avait probablement en tête une liste incluant Jacob De La Rose. Le fiable Suédois a gagné la confiance de ses entraîneurs, mais il comprend que sa sécurité d’emploi est fragile surtout à 20 ans.
« Je connais mieux les gars, je sais à quoi m’attendre cette année. Dans ce sens, je me sens mieux et je sais que je possède ce qu’il faut pour jouer dans cette ligue. Je ne peux pas dire que ce sera plus facile que l’an dernier parce qu’il y a énormément de bons joueurs à ce camp et qu’on ne me fera pas de cadeau », a évalué De la Rose qui souhaite amasser plus de points même s’il se fiche de sa production offensive.
En plus de DLR et Mitchell, on peut facilement ajouter Zack Kassian, Devante Smith-Pelly, Dale Weise, Brian Flynn, Christian Thomas, Sven Andrighetto, Michaël Bournival, Gabriel Dumont, Charles Hudon et Nikita Scherbak parmi les aspirants des deux derniers trios.
Question de terminer positivement, laissons le mot de la fin à Mitchell au sujet de l’implication remarquable de P.K. Subban avec l’Hôpital de Montréal pour enfants.
« Je ne savais pas que ça allait se produire, il a un impact majeur sur cette communauté et c’est très impressionnant de voir ce qu’il a accompli », a conclu le Québécois.

dimanche 28 juin 2015

Deux joueurs des Huskies, Jérémy Lauzon et Jean-Christophe Beaudin, ont été choisis dans le top-100

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

La LHJMQ brille avec 30 joueurs repêchés


Éric Leblanc
SUNRISE – À l’approche de leur 20e saison dans la LHJMQ, les Huskies de Rouyn-Noranda ont vu deux de leurs joueurs, Jérémy Lauzon et Jean-Christophe Beaudin, être repêchés dans le top-100 d'un encan pour la première fois de leur histoire.

Sélectionné au 52e échelon par les Bruins de Boston, Lauzon a rapidement été impliqué dans une panoplie d’étapes à suivre avec sa nouvelle équipe samedi en enchaînant les demandes médiatiques et les photos. Cependant, il jetait immédiatement son regard sur tous les écrans qu’il pouvait apercevoir afin de découvrir si son ami et coéquipier avait vécu le même privilège.

Par une heureuse coïncidence, Lauzon a appris via l’auteur de ces lignes - au moment d’entamer une entrevue - que Beaudin venait d’être sélectionné (71e échelon) par l’Avalanche du Colorado. Charismatique de nature, Lauzon a redoublé de bonheur en apprenant la chose et il en ressentait une grande fierté.

« C’est tellement agréable, je suis super content pour lui surtout que je sais qu’il était un peu stressé avant de venir au repêchage », a confié Lauzon du haut de ses six pieds deux pouces.

Quant à ses émotions personnelles ressenties lorsque les Bruins ont prononcé son nom dans le BB&T Center, Lauzon en avait encore des frissons.
« Je ne trouve pas les mots pour décrire la sensation surtout que j’ai été blessé en fin d’année et que je n’ai pas joué pendant les séries. Je ne savais donc pas à quoi m’attendre et je ne voulais pas me faire d’attentes », a confié le sympathique athlète originaire de Val-d’Or.

« C’était génial d’entendre mon nom en deuxième ronde. Dans le fond, je savais que j’avais des chances de sortir à cette place, mais j'aurais aussi pu patienter jusqu'en cinquième ronde. Je pensais surtout à me faire repêcher, c’était la seule chose qui comptait et c’est tout un honneur », a-t-il enchaîné avec son nouveau chandail sur le dos.

Pour un Québécois, revêtir le logo des Bruins pourrait souvent provoquer un sentiment particulier, mais Lauzon ne se classe pas dans cette catégorie.

« J’ai toujours apprécié leur style parce que je suis un joueur énergique, j’aime m’impliquer et utiliser mon physique. Je pense que je vais bien cadrer dans cette organisation. Je pense qu’ils apprécient mon intensité, je ne lève jamais le pied et ça correspond à leurs valeurs », a avancé le défenseur gaucher qui est devenu le premier Québécois choisi par Boston depuis Jordan Caron en 2009.

« C’est un compétiteur inné, il est orgueilleux et il veut toujours être le meilleur. De nos jours, les jeunes ne sont pas toujours comme ça et on est chanceux de miser sur lui. Il n’abandonne jamais et il détient de belles aptitudes autant offensivement que défensivement », a vanté au RDS.ca son entraîneur Gilles Bouchard.

Étrangement, sa principale faiblesse est liée à son atout le plus évident.

« Il doit gérer son intensité adéquatement. Parfois, il se retrouve hors position parce que son désir de réussir est trop intense à certains moments. Disons que c’est beaucoup plus facile de demander à un joueur de modérer son intensité que l’inverse. C’est un défaut intéressant », a indiqué Bouchard qui croit que Lauzon saura hausser sa mobilité de quelques crans.

Après tant d’efforts, Lauzon a toutes les raisons du monde d’être comblé d’avoir été repêché. Ceci dit, c’est certainement son plus jeune frère qui est le plus épaté.

« J’ai deux frères plus jeunes dont un qui a été repêché l’an passé, 25e au total, par les Huskies et il devrait faire partie de l’équipe à condition de connaître un bon camp tandis que mon autre autre joue au niveau bantam », a précisé Lauzon.

« Ils sont très heureux pour moi, mais c’est plus impressionnant pour mon petit frère; il a des étoiles dans les yeux. Toute la semaine, on a côtoyé des joueurs de la LNH et il n’en revenait pas », a-t-il décrit avant d’enchaîner sur une note humoristique.

« Il y a juste ma sœur qui ne comprend pas vraiment ce qui se passe », a-t-il lancé avec le sourire.

Le parcours inspirant de Beaudin

Même s’il a été ignoré sur les deux premières listes de la Centrale de recrutement de la LNH cette année, Beaudin ne s’est jamais découragé et il a prouvé son point en étant repêché par l’Avalanche au 71e rang.

Cet exploit n’est pas banal au terme d’une saison recrue dans la LHJMQ. En regardant le portrait, c’est un peu comme si les recruteurs n’avait pas immédiatement décelé le potentiel de ce joueur intelligent, mais peu spectaculaire.

« C’est un joueur qui a l’air de rien pour certaines personnes, mais il accomplit tellement de bonnes choses sur la patinoire. Il n’est pas spectaculaire, mais il est très efficace », a louangé Bouchard.

Jean-Christophe Beaudin« Il avait été repêché en quatrième ronde par notre organisation et ça vient prouver que ça ne veut rien dire en étant pris en troisième ronde dans la LNH. Il est calme, son sens du hockey est fabuleux et il joue très bien autant offensivement que défensivement », a-t-il décrit du même souffle. 
Personnellement, Beaudin a avancé une hypothèse pour expliquer son oubli sur ces listes attendues.

« Peut-être que je jouais avec moins de confiance en début d’année, mais ça s’est amélioré par la suite. En n’étant pas classé, je me suis dit que je devais travailler encore plus fort pour mettre les chances sur mon côté. Mes efforts ont rapporté au repêchage et je l’apprécie », a-t-il évoqué en arborant son chandail et sa casquette du Colorado.

En raison de ce contexte, Beaudin était lui-même surpris de son rang de sélection hâtif.

« Je dois avouer que c’est un peu tôt, mais je suis confiant et j’ai connu une bonne saison. J’étais prêt à toutes les éventualités et je suis content du dénouement », a reconnu lui qui apparaissait au 64e échelon de la liste finale.

« C’était ma première saison complète et je suis content parce que j’ai amélioré mon rendement au fil des matchs. Les entraîneurs m’ont énormément aidé et je suis content de représenter les Huskies », a-t-il ajouté.
Selon son entraîneur, il ne s’est jamais laissé abattre par ce qui aurait pu s’avérer une source de découragement.

« Il ne s’est jamais soucié de ça, il s’est occupé de ses affaires et il rend les autres joueurs meilleurs. Ça prouve qu’il a probablement joué dans l’ombre de certains joueurs de son groupe d’âge, mais il a démontré que sa perception par les équipes de la LNH est meilleure que plusieurs personnes peuvent penser », a témoigné son pilote.

À vrai dire, son rendement a été si encourageant que ses entraîneurs lui ont fait confiance dans les situations les plus corsées.

« Même à son année de 17 ans, c’était l’un de mes attaquants les plus fiables. En plus, il a amassé 53 points, il comprend vraiment comment ce sport fonctionne », a fait remarquer Bouchard.

Moins flamboyant que Lauzon sur la patinoire et à l’extérieur, Beaudin n’était pas pour autant moins heureux d’appartenir à une équipe de la LNH surtout qu’elle est dirigée par Joe Sakic et Patrick Roy.

« Je suis vraiment excité d’appartenir à une aussi bonne organisation. C’est une grande source de fierté et j’en profite au maximum avec ma famille. Ce sont deux légendes, j’ai hâte d’aller au camp et leur montrer ce que je peux faire », a noté Beaudin avec enthousiasme.

Par un heureux hasard, le répertoire de Beaudin est souvent comparé à celui de Patrice Bergeron qui était également passé sous le radar de plusieurs observateurs avant de s’épanouir dans la Ligue nationale.

« C’est un style de Patrice Bergeron. Il faut se souvenir que Patrice ne volait pas la vedette quand il jouait avec le Titan. Il sait se démarquer comme Bergeron dans les différents aspects du jeu », a souligné Bouchard.

En considérant l’extraordinaire parcours de Bergeron au niveau professionnel, c’est étonnant de constater que la comparaison avec Beaudin tient la route. En effet, Bergeron avait été « volé » par les Bruins au 45e rang pendant que plusieurs équipes avaient mal perçu son potentiel. Beaudin avait déjà réussi à se faire remarquer par une multitude de formations alors qu’il était loin de leurs priorités il y a quelques mois.

« Les dépisteurs ont fait de l’excellent travail à son sujet. Personne ne le connaissait en début d’année et, finalement, plusieurs clubs de la LNH voulaient le repêcher ce week-end. C’est une belle histoire », a conclu Bouchard avec justesse.