lundi 23 janvier 2017

Pas de panique, de la patience

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Alex Galchenyuk
Alex Galchenyuk (Source d'image:Getty)
Images Gaston Therrien 2016
Avec les blessés qui s'accumulent, il serait facile pour le Canadien de précipiter le retour au jeu de certains joueurs. La panique serait toutefois la pire réaction possible. La patience doit être le mot d'ordre.
Lorsque Alex Galchenyuk est revenu au jeu le 14 janvier dernier, il était sans doute complètement remis de sa blessure. Une chose est certaine par contre, cette fois on ne courra aucun risque en le faisant revenir au jeu prématurément.
Une absence à court terme de Galchenyuk ne m'inquiète pas vraiment pour le rendement de l'équipe. Je m'inquiète un peu plus pour Galchenyuk sur le plan personnel. Il s'agit de la même blessure qu'il a subie avant les fêtes et il ne faudrait pas qu'elle devienne récurrente.
Le Canadien s'est assez bien débrouillé en l'absence de Galchenyuk il a y quelques semaines et c'est en grande partie en raison de l'efficacité de Phillip Danault. On dit souvent que le niveau de jeu augmente dans la LNH après Noël et j'ai hâte de voir comment de quelle façon ça va affecter le Canadien qui doit composer avec plusieurs blessés.
D'un autre côté, je suis très confiant de voir Danault continuer à performer au même niveau. Il semble en pleine confiance et le Canadien affrontera les Flames et les Islanders cette semaine. Ce ne sont pas des puissances dans la LNH et Montréal pourra certainement rivaliser avec eux avec Danault comme premier joueur de centre.
La ligne de centre du Canadien pourrait d'ailleurs obtenir du renfort prochainement alors que David Desharnais s'approche d'un retour au jeu. Il s'est entraîné en solitaire lundi matin et semblait à l'aise sur la patinoire. Encore une fois, il ne faudra rien précipiter et attendre le feu vert des médecins, mais il est certain que Michel Therrien le fera réintégrer la formation dès qu'il sera prêt.
Pourquoi hâter le retour de Markov?
Tant qu'à être lancés, faisons le tour de la situation des blessés chez le Canadien. Andrei Markov a repris l'entraînement et il semble s'approcher d'un retour au jeu. J'ignore quel est le plan de l'organisation à propos du retour au jeu imminent de Markov, mais je crois qu'il n'y a aucune raison de hâter son retour.
On devrait jouer de prudence et attendre le retour de la pause du match des étoiles pour lui faire réintégrer la formation. Il aura alors eu un long repos en vue de la fin de la saison et des séries éliminatoires. À 38 ans et avec son temps de glace, ce ne serait pas un désaveu envers Markov de prolonger son congé. S'il veut jouer un match avant la pause et qu'il est remis à 100 pour cent, peut-être. Mais il n'y a absolument rien qui presse : le Canadien est en bonne position au classement et les joueurs qui prennent la relève répondent bien aux attentes de Michel Therrien.
Même chose du côté de Brendan Gallagher, qui se remet d'une fracture et ne sera pas prêt à jouer prochainement. La patience est le mot d'ordre. Pas de panique!
Vivement la pause du match des étoiles
La pause du match des étoiles sera non seulement salutaire pour les blessés. Elle le sera aussi pour les joueurs qui ont été surtaxés en l'absence de vétérans.
Je prends l'exemple de Danault, il n'est pas habitué de jouer de 15 à 20 minutes par match. Un congé de quelques joueurs devrait lui faire le plus grand bien et il n'est pas seul dans cette situation.
L'importance de finir en force
Il ne faut pas sous-estimer l'importance des deux derniers matchs avant la pause (mardi contre les Flames et jeudi contre les Islanders). Il est important pour les joueurs de bâtir sur du solide en revenant du congé.
Et ce n'est pas seulement les résultats qui sont importants, mais la façon avec laquelle le Canadien jouera lors de ces deux derniers matchs. Si le Canadien joue bien lors de ces deux matchs, les joueurs reviendront avec un bon moral et l'esprit tranquille, prêts à s'attaquer au dernier droit de la saison.
*Propos recueillis par Jean-Philippe Daigle.

Des traitements pour Galchenyuk, qui ne jouera pas mardi; Gallagher patine

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« Galchenyuk s'est blessé légèrement »

Éric Leblanc
BROSSARD – Après quatre sorties la semaine dernière, le Canadien croyait pouvoir entrevoir la suite avec optimisme alors que Brendan Gallagher et Andrei Markov ont été en mesure de fouler la patinoire, mais ils ont appris une mauvaise nouvelle à propos d’Alex Galchenyuk.

En effet, l’attaquant s’est blessé lors du dernier match - en deuxième période – contre les Sabres de Buffalo, samedi soir. Galchenyuk a pu terminer la rencontre, mais il a subi des traitements, lundi, et il devra s’absenter de la prochaine partie.
« Il s’est blessé légèrement. […] Après des examens approfondis, les médecins ont vraiment suggéré qu’il ne s’entraîne pas aujourd’hui (lundi) et qu’il ne joue pas le prochain match », a expliqué Michel Therrien.

L’entraîneur a confirmé que son protégé s’était blessé au même endroit (genou droit). Cette blessure lui avait fait rater 18 matchs, mais ce serait mineur cette fois-ci. De plus, Therrien a affirmé que son retour au jeu n’avait pas été précipité.

Galchenyuk aura donc été limité à cinq petites parties avant de tomber de nouveau au combat. Durant cette période, il avait manqué de constance si bien qu’il a atterri au centre du troisième trio en attendant de retrouver son aplomb. Il a répondu à ce traitement de la bonne façon et Therrien a commenté ce sujet.

« J’ai aimé sa manière de jouer contre les Devils, il était très impliqué des deux côtés ce qui est crucial pour avoir du succès. Il a joué deux matchs en deux soirs pour sa première fois depuis sa blessure. C’est un peu plus difficile. Le kid a de la fierté, il veut devenir meilleur, il travaille fort et il a une bonne attitude.

« Comme entraîneur, je dois parfois l’aider peu importe la manière à ce qu’il reprenne toute sa concentration pour qu’il fasse les bonnes choses », a poursuivi Therrien.
CoaCH Therrien
Brian Flynn s’est donc assuré de remplacer Galchenyuk pour la séance d’entraînement au centre de Sven Andrighetto et Andrew Shaw. Puisque le Canadien n’entend pas procéder à un rappel pour le moment, cette combinaison risque de prévaloir face aux Flames de Calgary, mardi soir, alors que Carey Price sera devant le filet.

Outre la confrontation contre les Flames (24-22-3), le Canadien (28-13-7) se déplacera au domicile des Islanders (19-17-9) pour un affrontement, jeudi soir. Les Flames connaissent une saison intéressante alors qu’ils occupent le dernier rang donnant accès aux éliminatoires dans l’Association ouest. Par contre, les Flames ont goûté à la victoire une seule fois depuis cinq parties. Quant aux Islanders, ils essaient de sortir la tête de l’eau. Ils ont amassé obtenu deux victoires et une défaite en prolongation depuis le congédiement de Jack Capuano.

En ce qui concerne les autres éclopés, Gallagher n’avait pas encore patiné depuis sa fracture à la main gauche survenue le 4 janvier. Le fougueux attaquant a participé à la portion de l’entraînement sur les unités spéciales avec un bâton sans palette afin de ne pas manier la rondelle. Par la suite, Gallagher – qui vise un retour le 12 février à Boston - est demeuré sur la glace en compagnie des autres éclopés du club : Markov, David Desharnais et Greg Pateryn.
Gallagher sur la glace avec ses coéquipiers
Markov semble se rapprocher d’un retour à l’action puisqu’il a également été en mesure de patiner durant le week-end. La semaine dernière, Therrien parlait d’une situation à évaluer de semaine en semaine pour le défenseur russe. Il pourrait donc retrouver sa place dans la formation avant la pause du Match des étoiles à moins que ce soit jugé trop risqué par l’organisation.

Markov n’a pas joué depuis le 17 décembre si bien qu’il a raté 17 matchs de sa troupe et son absence a compliqué la vie de la brigade défensive du Tricolore. Force est d’admettre que Markov demeure très utile à sa formation même à 38 ans.

Un calendrier à ne pas reproduire 

Michel Therrien ne veut pas le dire ainsi, mais c’est clair que le Canadien ne souhaite plus devoir composer avec un calendrier aussi exigeant lors des prochaines saisons. Disons que le dernier mois d’action a été éprouvant pour l’organisation montréalaise en raison des contraintes imposées par la Coupe du monde et la semaine de congé imposée (du 13 au 17 février).

« C’est rare de voir des segments aussi exigeants. Pour connaître du succès dans n’importe quel sport, tu dois obtenir certaines choses importantes. Physiquement, tu as besoin d’être à 100% la plupart du temps et t’as besoin de pratiquer. La période qu’on vient de connaître, dont avec les sept matchs sur la route, c’est assez exceptionnel », a reconnu Therrien.

« D’autres entraîneurs ont commenté ça et je supporte un peu ce qu’ils ont dit. Comme groupe d’entraîneurs, on veut que nos joueurs soient à leur maximum physiquement et mentalement. Avec ce genre de calendrier, ça rend notre job un peu plus tough », a poursuivi l’entraîneur sans vouloir ajouter de l’huile sur le feu.

Nul doute, la LNH et l’Association des joueurs devront refaire leurs devoirs.

« Je pense que ce sera à évaluer après la saison pour le bien de la game. Tu te dis que des matchs n’ont pas vraiment d’allure avec des pointages de 7-6 ou 8-7. Parfois, il n’y a pas beaucoup d’intensité ou bien ce sont des erreurs mentales qui sont fréquentes », a-t-il soulevé.

Du point de vue des joueurs, on ne peut pas aller jusqu’à dire qu’ils sont à bout de souffle, mais ils doivent puiser dans leurs ressources.
Les échos de l'entraînement du CH
« Tout le monde doit composer avec un horaire semblable, mais je ne vais pas vous mentir, c’est éprouvant comme séquence pour notre équipe », a déclaré Alexander Radulov.

À la mi-février, le Canadien pourra souffler un peu avec cette pause qui, ironiquement, a fini par surcharger le calendrier. À travers la LNH, le club montréalais sera parmi les derniers à bénéficier de cette trêve. Si on remonte au 22 décembre, le Tricolore a conclu samedi une portion de 16 matchs – dont 11 à l’étranger – en 31 jours.

Mais avant de déposer leur bâton, les joueurs du Canadien croiseront le fer avec les Flames et les Islanders. Les quatre points à l’enjeu sont convoités par les hommes de Therrien.

« C’est immense pour nous, on a besoin de points. On est encore privé de quelques joueurs, mais ça fait partie de la réalité du sport », a commenté Radulov.

Afin que son groupe termine ses obligations positivement, Therrien avait établi un plan pour le dernier droit.

« Dans une longue saison, tu dois avoir des objectifs à court terme. On a fait cela à partir du match au New Jersey. Il restait quatre matchs à disputer et j’ai aimé la manière dont a joué ce week-end. Maintenant, il en reste deux et notre concentration devra être à 100% », a conclu l’entraîneur.
Formation à l’entraînement
Pacioretty-Danault-Radulov
Lehkonen-Plekanec-Byron
Andrighetto-Flynn-Shaw
Carr-De la Rose-Mitchell
Emelin-Weber
Beaulieu-Petry
Barberio-Redmond

dimanche 22 janvier 2017

Bruins : Claude Julien toujours en selle

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

« Claude Julien n'a pas été informé d'un congédiement »


Images of Francois Gagnon
Claude Julien a été congédié mille et une fois depuis qu’il est à la barre des Bruins de Boston. Mille et une fois, les annonces de ces congédiements étaient non fondées.
La liste est maintenant rendue à mille deux.
Moussées par les récents ennuis des Bruins, des rumeurs propagées par les médias sociaux alléguaient vendredi que Julien avait été avisé de son congédiement avant la rencontre opposant son équipe aux Blackhawks venus de Chicago et que l’annonce serait confirmée au cours du point de presse convoqué par les Bruins samedi.
La défaite de 1-0 encaissée par les Bruins aux mains des Hawks, une deuxième défaite consécutive par jeu blanc au TD Garden de Boston, une 12e déjà cette saison en 22 matchs devant des partisans qui commencent à s’impatienter, a contribué à attiser les rumeurs lancées avant et pendant la rencontre.
Des informations dignes de foi obtenues par le RDS.ca après la partie ont toutefois permis de freiner ces rumeurs. Ces informations permettent d’ajouter que Claude Julien est toujours l’entraîneur-chef des Bruins de Boston.
Pour combien de temps encore? Difficile à dire. Impossible même.
À sa dixième saison à la barre des Bruins – plus long règne actif dans la LNH – Claude Julien est dans une situation inconfortable. C’est connu. Son équipe ne joue pas du gros hockey depuis le début de la saison. Elle vient d’encaisser trois revers de suite pour une quatrième fois cette année. L’attaque est timide et la défense, marque de commerce des Bruins sous l’égide de Claude Julien, semble plus poreuse qu’elle ne l’a jamais été.
Bien que les Bruins soient toujours parmi les trois équipes de tête dans la division Atlantique, et donc qualifiés pour une place en séries, cette place est menacée en raison des 49 matchs qu’ils ont déjà disputés. Non seulement les Bruins sont le club ayant joué le plus de parties dans l’Est, mais les Maple Leafs de Toronto et les Flyers de Philadelphie qui n’accusent qu’un retard de deux points jouissent de six et trois parties en mains sur Boston. Sans compter que les Hurricanes de la Caroline, qui ont trois points de recul, ont quatre matchs en main pour rejoindre et potentiellement dépasser Boston.
Ajoutez à cela le fait que Julien a souvent été remis en question par le président de l’équipe et ancienne grande vedette des Bruins, Cam Neely, et vous avez une potion qui est loin d’être rassurante pour un entraîneur-chef. Aussi bon soit-il. Aussi reconnu soit-il aux quatre coins de la LNH.
Blackhawks 1 - Bruins 0
À neuf rencontres du plateau des 1000 matchs dirigés dans la LNH en carrière, dont 753 avec les Bruins, Claude Julien a maintenu une moyenne de victoire de plus de ,600. Ce n’est pas rien.
Et si les Bruins devaient un jour finalement donner raison aux rumeurs qui ont congédié Claude Julien si souvent au fil des dernières années – même en 2011 alors qu’il a non seulement survécu aux rumeurs, mais s’est rendu jusqu’à la coupe Stanley qu’il a rapatriée à Boston après une absence de 38 ans – l’entraîneur-chef qui a amorcé sa carrière dans la LNH à la barre du Canadien de Montréal serait aussitôt dans la mire des Golden Knights de Las Vegas, des Islanders de New York, des Panthers de la Floride. Sans oublier les Jets de Winnipeg, voire les Canucks de Vancouver qui pourraient alors se décider à effectuer un changement d’entraîneur-chef en raison de sa soudaine disponibilité.
Pour l’instant, Claude Julien est toujours en selle... à Boston. Mais comme le passé est souvent garant du futur, on peut spéculer sans risque de se tromper que d’autres rumeurs le chasseront de son poste au cours des prochaines semaines, peut-être des prochains jours, voire des prochaines heures…
Ironiquement, cette dernière vague de rumeurs a déferlé le soir même de l’hommage rendu à Gatineau aux anciens Olympiques qui ont remporté la Coupe Memorial en 1997. Dirigés par Claude Julien, les Olympiques – de Hull à l’époque – avaient battu les Hurricanes de Lethbridge pour soulever la coupe devant leurs partisans entassés dans les gradins de l’aréna Robert-Guertin.