jeudi 11 août 2016

Shea Weber veut aider le Canadien de Montréal à gagner plus de matchs

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« Je comprends que P.K. était populaire »


Shea Weber, l’acquisition majeure du Canadien durant la saison morte, a effectué sa première apparition publique avec le Tricolore. Tout en comprenant l’affection des partisans envers P.K. Subban, il a insisté sur la principale contribution qui l’anime : celle d’aider l’organisation à gagner plus de matchs.
Sans surprise, le vétéran de 30 ans a répondu à plusieurs questions sur la mission qui lui reviendra de combler le départ de Subban.
Conscient du défi reposant sur ses épaules, Weber se concentre à propulser le Canadien au prochain niveau en tant que formation.

« Je comprends que P.K. était un joueur très populaire. J’espère pouvoir aider l’équipe à gagner des matchs, c’est le plus important », a mentionné Weber à plus d’une reprise quand il a rencontré la presse montréalaise dans le cadre du tournoi de golf annuel de Michel Therrien.
Habile dans ses réponses, Weber a évité de s’embarquer dans des comparaisons avec Subban. Il sait que son rendement sera comparé à celui du numéro 76 pour longtemps. À ce sujet, il se fie sur la constance qu’il a démontrée durant sa carrière pour prouver sa valeur.
Clairement plus effacé que Subban, le nouveau membre de la brigade défensive du CH s’est dit emballé à l’idée de représenter le Tricolore.
Il a assuré qu’il ne craignait pas l’ampleur de l’attachement des gens envers le Canadien.
« Je suis excité à propos de la passion des gens, ce sera plaisant et nouveau de jouer dans la Mecque du hockey où tous les gens ne pensent qu’à ce sport », a confié Weber qui comprend qu’il aura besoin de s’ajuster à cet environnement.
L’imposant athlète de six pieds quatre pouces et 236 livres a fait son arrivée au golf le Mirage en compagnie du capitaine Max Pacioretty. L’information est intéressante puisque Weber est perçu comme un nouvel allié pour Pacioretty afin de l’aider à devenir un meilleur capitaine.
« J’ai parlé avec Max rapidement après la transaction. Je crois que je vais pouvoir cadrer très rapidement dans ce groupe. Je veux juste bien m’intégrer au sein de l’équipe et on va tous supporter Max en tant que capitaine », a répondu Weber à ce sujet.
En plus de côtoyer Pacioretty depuis quelques jours, Weber a commencé à développer sa relation avec Carey Price qu’il entend protéger de son mieux.
« Carey est un gars tranquille, on a mangé ensemble, il m’a appris certaines choses sur Montréal », a indiqué Weber.
Quelques adaptations nécessaires
Bien sûr, Weber comprend qu’il devra s’acclimater à quelques facteurs. Après avoir disputé 11 saisons avec les Predators de Nashville, le droitier deviendra plus familier avec ses rivaux de l’Est avec lesquels il croisera le fer plus souvent.
« Je vais avoir besoin d’un peu de temps pour bien m’habituer aux joueurs de l’Est, mais le voyagement sera certainement moins exigeant », a exprimé Weber en comparant les enjeux d’évoluer dans l’autre association de la LNH.
En débarquant avec le Canadien, Weber sait très bien qu’il se joindra à une équipe rapide. À son avis, cette qualité est plus que positive.
« Je sais que la vitesse du club était évidente sans oublier la présence de l’un des meilleurs gardiens au monde. Les Penguins sont une équipe rapide et ils viennent de remporter la coupe Stanley. Je crois qu’on possède cet atout », a déterminé Weber qui était invité de parler de ses connaissances sur le Canadien.
Weber fera ses premiers pas avec l’organisation montréalaise en même temps qu’Alexander Radulov qu’il a bien connu à Nashville.
« Il a beaucoup à prouver, mais je lui ai parlé et il a l’intention d’être à la hauteur. Il possède un talent de très haut niveau », a confié l’auteur de 166 buts et 277 aides (443 points) en 763 parties régulières dans le circuit Bettman.
Avant le lancement de la saison 2016-17, Weber participera à la Coupe du monde du 17 septembre au 1er octobre.
« Ce sera très différent, on n’aura pas un camp d’entraînement habituel. On va plutôt s’entraîner avec les joueurs de l’équipe nationale », a admis Weber qui jouera son premier match avec le Canadien, le 13 octobre, à Buffalo

samedi 6 août 2016

Une carte de Wayne Gretzky vendue 465 000 $

http://www.rds.ca/hockey/lnh/

La carte recrue de Gretzky vendue pour 465 000$

VENDREDI, 5 AOÛT 2016. 12:55

ATLANTIC CITY, N.J. - Wayne Gretzky établit encore des records, longtemps après sa retraite.
Jeudi soir, une carte de 1979 de la légende du hockey a été vendue pour la somme inédite de 465 000 $ au congrès des National Sports Collectors, à Atlantic City.

L'acheteur veut rester anonyme. Pour ce qui est de la carte, elle est considérée comme étant en parfaite condition.
C'est le plus gros montant jamais versé pour une carte de hockey.
Cela est tout de même beaucoup moins que les 2,8 M$ payés en 2008 pour celle de 1909 d'Honus Wagner avec les Pirates de Pittsburgh, considérée comme la plus rare des cartes de baseball.
En 2011, la même carte O-Pee-Chee de Gretzky a rapporté 94 000 $. L'item montre Gretzky sur la glace dans l'uniforme des Oilers, à 18 ans.

vendredi 5 août 2016

Avec leur conquête de la coupe Stanley, les Penguins ont sauvé Michel Therrien

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Michel Therrien
Michel Therrien (Source d'image:PC)
MARTIN LEMAY
VENDREDI, 5 AOÛT 2016. 09:00

Le Canadien de Montréal du début de saison a surpris le monde du hockey. Victoire après victoire le Canadien remportait ses matchs avec éclat. Trente-cinq buts marqués à leurs neuf premiers matchs. Le Canadien ne jouait plus du « dump and chase » mais le Canadien entrait en possession de la rondelle.
Comment expliquer ce changement? Au moment où le CH prenait possession de la rondelle dans son territoire, on demandait aux défenseurs d’envoyer la rondelle en zone neutre (un « chip » en zone neutre). Le Canadien dominait la LNH à ce niveau. Les défenseurs adverses héritaient de la rondelle en zone neutre mais ne pouvaient avancer avec celle-ci car les attaquants étaient toujours en zone du Canadien. Les rapides attaquants du Tricolore exerçaient une pression tout aussi rapide sur les défenseurs adverses et provoquaient des revirements.

D’ailleurs le Canadien dominait la LNH pour les revirements provoqués en zone neutre à un certain moment. C’est à ce moment que le Canadien pouvait entrer avec le contrôle de la rondelle et utiliser une fois de plus sa vitesse pour créer de l’offensive. Le Canadien avait une 3e ligne qui surprenait les autres équipes avec Tomas Fleischmann, David Desharnais et Dale Weise.
Les Blues de St. Louis et les Red WIngs de Detroit ont confirmé avoir été pris par surprise par cette vitesse sans la rondelle en zone neutre. Vitesse et style de jeu qu’on a vu de la part des Penguins de Pittsburgh en séries. Les Penguins ont gardé leurs super-vedettes séparées en les faisant jouer sur trois trios différents, ce qui permettait à Phil Kessel, dans le cas présent, de jouer contre le 3e duo de défenseurs adverses. Il profitait de la même situation avantageuse dont le trio de Desharnais a profité en début de saison. On se souvient tous du flamboyant début de saison de Weise et des fans qui croyaient qu’il allait marquer 20 buts? Voilà pourquoi!
Difficile pour les statistiques de P.K.
Les Penguins ont gagné la coupe Stanley avec une défensive ordinaire comprenant Brian Dumoulin, Ian Cole, Ben Lovejoy et Justin Schultz. Le système de jeu leur a permis de bien jouer dans un cadre qui ne leur demandait pas de faire des miracles, mais simplement de remettre la rondelle en zone neutre. De plus, Mike Sullivan a eu l’intelligence de faire jouer Kristopher Letang sur les présences de Sidney Crosby et Chris Kunitz, question que Letang puisse donner la rondelle à Sid au lieu de voir celui-ci courir après la rondelle. Du côté du Canadien, P.K. Subban a vu ses statistiques de revirements gonflés. Et les « anti-P.K. » ont utilisé cette statistique afin de justifier son départ. Ce qui est incorrect, car ce sont les entraîneurs du Canadien qui le demandaient à son joueur étoile. Le CH avait une autre statistique que Monsieur et Madame tout le monde n’avaient pas.
Maintenant imaginez que par une belle soirée du mois de juin, Marc Bergevin et Michel Therrien terminent un excellent repas sur le barbecue et se préparent à regarder un match de la finale de la coupe Stanley. En regardant l’allure de la série et le résultat de celle-ci les deux se regardent et constatent qu’ils jouent le même style de jeu que celui qui donne tant de difficultés aux Sharks de San Jose : trois trios, le « chip out » et beaucoup de vitesse. Pendant que tout le monde croyait que la perte de Carey Price était la seule raison des insuccès du CH.
Du côté de l’état-major du Canadien, on savait que l’échec Alexander Semin, les insuccès de Lars Eller à l’aile du 2e trio et les blessures de Torrey Mitchell et Brendan Gallagher en novembre venaient d’handicaper leur stratégie. Bergevin et Therrien ont bien vendu leurs idées à M. Molson et tous croient qu’ils ne sont qu’à deux ou trois joueurs du succès en raison des succès des Penguins de Pittsburgh.
On se compare aux Penguins

Les Sharks sont passés à travers l’association de l’Ouest avec de la vitesse et ils ont ajouté de la vitesse avec l’acquisition de Mikel Boedker. On sait qu’on n’est pas loin du côté de San Jose. Du côté du Canadien, on a ajouté Alexander Radulov et Andrew Shaw au top-9. On espère que Daniel Carr, Martin Reway ou Artturi Lehkonen pourront s’insérer parmi les trois premiers trios, sinon les Mitchell, Phillip Danault, Paul Byron, Brian Flynn ou Stefan Matteau tenteront leur chance.
Le CH a ajouté une bonne dose de caractère, de la robustesse et un gardien numéro deux solide en Al Montoya. Il ne reste plus qu’à jouer des matchs pour prouver à tous que Michel Therrien peut gagner avec le même système que celui des Penguins, qui était aussi le sien...