vendredi 10 juin 2016

Relocalisation des Hurricanes : « Des rumeurs sans fondement », clame Gary Bettman

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Gary Bettman
Gary Bettman (Source d'image:PC)

Le commissaire de la LNH Gary Bettman l'affirme haut et fort : les rumeurs de déménagement des Hurricanes de la Caroline sont sans fondement.
En entrevue avec le quotidien News Observer, Bettman a reitéré que la situation financière de l'équipe détenue par Peter Karmanos fils est saine, et que son souhait est de « ramener de l'ordre » dans ce dossier.

Les spéculations se sont intensifiées dans les derniers mois quant à l'avenir des Hurricanes, en marge des discussions au sujet de l'éventuelle expansion annoncée par la ligue.
Tandis que la ville de Las Vegas semble en bonne posture pour obtenir une concession dès la saison 2017-18, plusieurs avaient avancé l'idée d'une relocalisation des Hurricanes à Québec.
« Je n'anticipe pas un déménagement des Hurricanes, point à la ligne, a martelé Bettman. (...) L'équipe possède une bonne base de partisans et je vois une opportunité pour cette concession de continuer à croître dans la région. Toutes ces rumeurs sont injustes pour l'équipe et ses supporters. »
Bettman a également balayé du revers de la main des informations selon lesquelles le propriétaire des Hurricanes avait récemment dû emprunter plus de 300 M$ à la ligue.

jeudi 9 juin 2016

L'embauche de Kirk Muller est la preuve que Michel Therrien ne craint pas pour son poste

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Michel Therrien
Michel Therrien (Source d'image:Vincent Éthier)
BERTRAND RAYMOND
MERCREDI, 8 JUIN 2016. 09:01


On a dit et répété plusieurs fois que Michel Therrien est à la merci du début de saison de son équipe. Si le Canadien se remet à cafouiller, il pourrait devenir le chômeur le mieux rémunéré en ville. Deux millions de dollars par année pour aller s'asseoir pendant trois ans dans un fauteuil bleu de l'Antichambre serait un statut de rêve pour plusieurs.
Sauf qu'un seul poste intéresse Therrien et c'est celui qu'il occupe en ce moment. Il est parfaitement au courant de tout ce qu'on raconte à son sujet. Si les choses tournaient mal, on laisse déjà supposer qu'il pourrait être remplacé par un ami personnel, Bob Hartley. La machine à rumeurs s'est emballée encore un peu plus la semaine dernière quand Kirk Muller a accepté de reprendre du service avec le Canadien. Un autre candidat, dit-on, qui pourrait s'avérer une solution de rechange pour Marc Bergevin en cas de pépins.

Pourtant, Muller est justement le type d'entraîneur qui pourrait contribuer à prolonger le séjour de Therrien au sein de l'organisation. Il s'en vient avec la mission de relancer l'attaque massive qui n'en finit plus de s'embourber depuis deux ans. Bref, Therrien a grandement besoin de son expertise.
Si le personnel  d'entraîneurs était resté le même et que l'équipe avait continué d'afficher un pourcentage d'efficacité dérisoire en supériorité numérique, Bergevin se serait peut-être senti obligé d'apporter un changement derrière le banc avant qu'il ne soit trop tard.
Ce n'est pas très étonnant dans les circonstances que Therrien ait suggéré et insisté pour avoir Muller à ses côtés. Une équipe forte doit jouir de la meilleure expertise possible. Et une équipe forte ne congédie pas son entraîneur. Or, Therrien est actuellement dans un moment de sa carrière où survivre sur le plan personnel est plus important que viser le titre de l'entraîneur de l'année.
Il y a quand même un facteur intrigant dans la venue de Muller à Montréal. Pourquoi s'est-il senti obligé d'aller voir ailleurs quand il travaillait déjà au sein d'une très bonne organisation, les Blues de Saint-Louis? Ken Hitchcock a d'ailleurs été très flatteur à son endroit. Il a fait allusion à sa contribution éclairée durant les entraînements. Muller a aussi été très utile dans la communauté. Il existait un bon rapport entre les joueurs et lui.
« Kirk indiquait aux joueurs comment agir dans toutes les situations », a dit Hitchcock.
Une question reste donc sans réponse. Si Muller était aussi indispensable aux Blues, pourquoi diable a-t-on provoqué son départ en lui proposant un contrat d'une saison seulement?
« Je ne sais pas ce qui s'est passé chez les Blues. Ça ne me regarde pas. Je n'ai pas discuté de cela avec Kirk », m'a raconté Therrien que j'ai croisé quelques heures après une première réunion avec ses adjoints, lundi.
Pas de malaise parmi les adjoints
Une réunion dont il est sorti enthousiaste. Le moment était délicat. Muller s'y est présenté à titre d'entraîneur associé, un rôle qui lui vaudra plus de responsabilités et un salaire plus élevé que ses collègues. Therrien a révélé qu'il n'y avait pas eu d'inconfort autour de la table. Cela n'a pas créé de malaise, même si certaines choses vont changer. Jean-Jacques Daigneault a perdu la responsabilité de l'attaque massive. Ils ne pourront pas tous travailler derrière le banc. Il faut s'attendre, par exemple, à ce que Dan Lacroix observe maintenant les matchs du haut de la passerelle en compagnie de Clément Jodoin et de Stéphane Waite qui s'y trouvaient déjà. Mais l'important pour eux n'est-il pas qu'ils conservent tous leur emploi à la suite d'une saison aussi désastreuse?
Basané et dans une forme qui n'a rien de commun avec celle de l'homme épuisé, impatient et à prendre avec des pincettes dans ses contacts avec les médias durant les dernières semaines du calendrier alors qu'il semblait assez évident que le Canadien filait droit dans le mur de la médiocrité.
Il n'a pas du tout l'air d'un entraîneur qui craint de perdre son poste. Il affiche même une étonnante confiance en lui-même et en l'équipe qui ne peut qu'aller vers le haut après avoir atteint le fond du baril. Il y aura une nouvelle voix dans la chambre, celle d'un ancien de l'organisation qui en a également été le capitaine, d'un rassembleur et du type d'adjoint qui a l'habilité de se faire aimer et respecter des joueurs. On a donc  ajouté au personnel d'entraîneurs la personnalité qui lui manquait.
Mais il faudra davantage que le retour de Carey Price et de Muller pour faire du Canadien une formation aspirante aux plus grands honneurs. Personnellement, je crains que Bergevin nous réserve un été aussi sans saveur que celui de l'an dernier. Ce n'est pas l'embauche de deux jeunes espoirs européens, qui commenceront fort probablement la saison dans la Ligue américaine, qui va nous laisser avec la vague impression que le directeur général travaille très fort pour changer les choses. Le simple fait qu'il ne soit pas partisan de l'embauche d'un joueur-clé sur le marché des joueurs autonomes nous laisse perplexes.
Le Canadien n'a pas encore deux trios offensifs solides à nous offrir. Il ne possède pas un ou deux joueurs de centre capables de charrier l'équipe. Alex Galchenyuk démontre de belles choses, mais attendons avant d'affirmer qu'une partie des problèmes au centre est réglée.
Échanger Subban, ça ne fait pas sérieux
Par ailleurs, oublions la possibilité que P.K. Subban soit échangé. Je me demande d'ailleurs pourquoi on continue d'entretenir cette possibilité. Subban sera un élément indispensable si jamais le Canadien se rend loin un jour. Un athlète d'une telle dimension fait saliver toutes les organisations de la ligue. Pourquoi, alors, le Canadien serait-il prêt à s'en départir?
Échangé Subban pour qui, pourquoi? Pour réussir une transaction majeure susceptible de fournir à l'équipe les précieux éléments qui lui manquent? Peu importe le genre de transaction qu'on pourrait effectuer, Subban serait toujours la plus grosse prise d'un tel échange.
J'aimerais bien voir le duo Geoff Molson-Marc Bergevin nous expliquer que le Canadien s'est approché d'une coupe Stanley après avoir laissé partir Subban. Le propriétaire, qui a eu l'audace d'imposer une majoration du prix des billets après une saison aussi affreusement décevante, aurait  du mal à être pris au sérieux en insistant sur son intention de gagner la coupe.
La relance du Canadien, c'est l'affaire du directeur général qui traverse actuellement la période la plus cruciale de son règne. Geoff Molson ne cache pas qu'il aime Bergevin et qu'il apprécie sa façon de mener sa barque, mais il aime encore plus gagner.
Ce qui signifie que tôt ou tard, si l'équipe continue à faire du sur place, il devra forcément exiger qu'on lui rende des comptes.

mercredi 8 juin 2016

Las Vegas dans la division Pacifique dès 2017

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Qu'est-ce que l'ajout de Las Vegas signifie pour Québec?

FRANÇOIS GAGNON
MARDI, 7 JUIN 2016. 02:17

La Ligue nationale de hockey élargira ses cadres à 31 équipes dès la saison 2017-2018 et c’est du côté de Las Vegas qu’elle effectuera son expansion.
Le projet devrait être approuvé cette semaine, à New York, dans le cadre d’une réunion du comité exécutif de la LNH. La conclusion du comité devrait ensuite être entérinée par l’ensemble des propriétaires qui se rencontreront à Las Vegas le 22 juin prochain dans le cadre de la grande fête entourant la remise des trophées individuels.
Selon des informations dignes de foi, l’Association des joueurs de la LNH (NHLPA) s’est penchée au cours des dernières semaines sur l’ensemble des modalités entourant le processus d’expansion. Selon les paramètres soumis au syndicat des joueurs afin d’obtenir son aval, le processus d’expansion implique un seul club et c’est vers Las Vegas que la Ligue s’est tournée.
« Dans toutes les discussions que nous avons eues et dans toute la documentation fournie, il n’a jamais été question de Québec. Le nom de Las Vegas est toutefois mentionné, indiquant même que la nouvelle équipe entrera dans la Ligue dès le début de la saison 2017-2018 et que ce club évoluera au sein de la division Pacifique », a indiqué à RDS.CA une source proche du dossier.
Les « Black Knights » – si tel est le nom que l’éventuel propriétaire Bill Foley donne à son équipe – rejoindraient donc les trois clubs de la Californie (Los Angeles, Anaheim et San Jose), les Coyotes de l’Arizona, et les clubs canadiens de Vancouver, Calgary et Edmonton. La division Centrale (Chicago, St Louis, Nashville, Colorado, Dallas, Minnesota et Winnipeg) serait donc la seule – pour le moment – à ne compter que sept équipes.
Parallèlement à l’étude du projet d’expansion menée par le comité exécutif – présidé par Jeremy Jacobs, des Bruins de Boston, le comité exécutif est complété par les propriétaires des Ducks d’Anaheim, des Flames de Calgary, des Hurricanes de la Caroline, des Blackhawks de Chicago, le Wild du Minnesota, les Flyers de Philadelphie, le Lightning de Tampa Bay, les Maple Leafs de Toronto et les Capitals de Washington –, la LNH a dû négocier les paramètres du repêchage d’expansion avec le syndicat des joueurs. Ces négociations se sont déroulées plus tôt ce printemps et se sont finalisées dernièrement.
Repêchage : disponible ou non
Selon les informations obtenues hier, le prochain repêchage d’expansion se déroulera donc le 20 juin 2017.
Comme il a déjà été annoncé avant la fin de la saison, les 30 équipes auront alors le choix de protéger un gardien, trois défenseurs et sept attaquants ou de protéger un gardien et huit patineurs, peu importe leur position.
Les joueurs bénéficiant d’une clause de non-mouvement devront être protégés par leur équipe. Les joueurs comptant seulement sur des clauses de non-échange pourront quant à eux être offerts.
Le plan initial de la LNH d’obliger les 30 équipes à « exposer » au moins 25 % de leur masse salariale – plan proposé par le commissaire adjoint Bill Daly lors de la dernière réunion des directeurs généraux en mars – a toutefois été laissé de côté au terme des discussions avec l'AJLNH.
Les joueurs repêchés qui ne sont pas sous contrat, les joueurs comptant une ou deux saisons professionnelles et ceux dont les carrières sont compromises par des blessures – mais dont les contrats ne sont pas encore à échéance – n’auront pas à être protégés.
Parmi les joueurs qu’elles rendront disponibles, les 30 équipes devront offrir au moins un défenseur et deux attaquants qui seront sous contrat pour la saison 2017-2018. Ces joueurs devront aussi avoir disputé un minimum de 40 matchs dans la LNH au cours de la saison 2016-2017 ou totaliser 70 rencontres dans la LNH au cours des saisons 2015-2016 et 2016-2017.

Les 30 équipes devront aussi offrir au nouveau club un gardien qui sera soit sous contrat pour la saison 2017-2018 ou joueur autonome avec compensation à l’aube de la saison 2017-2018.
La nouvelle équipe sélectionnera donc un joueur par équipe. Des 30 joueurs repêchés, au moins 20 devront être sous contrat au minimum pour la saison 2017-2018. Le 31eclub de la LNH pourra ensuite effectuer le nombre de transactions qu’il voudra impliquant autant de joueurs qu’il le voudra pourvu que ces joueurs ne soient pas protégés par des clauses de non-échange.
Bien qu’elle pourra multiplier les transactions, la nouvelle équipe ne pourra toutefois pas effectuer de rachats de contrat avant d’avoir complété sa première saison dans la LNH. Cette modalité – une police d’assurance pour la NHLPA – empêchera donc les 30 équipes actuelles d’obtenir la complicité du nouveau club pour effectuer des rachats qu’elles ne peuvent se permettre.
Autre information pertinente, les fluctuations négatives des revenus globaux de la LNH attribuables aux pertes éventuelles de la nouvelle équipe ne seront pas comptabilisées d’ici la fin de l’actuelle convention collective. Signée au terme du dernier lock-out – janvier 2013 – la convention est encore valide pour les six prochaines années. La LNH ou l'AJLNH pourront toutefois mettre un terme hâtif au contrat de travail dans quatre ans.
Cette particularité assurera les joueurs qui ont versé cette année près de 18 % de leur salaire – avant impôts – dans un compte en fidéicommis pour faire contrepoids aux fluctuations entre les projections et les revenus de ne pas voir cette ponction prendre de l’ampleur en raison des premières années de vache maigre de la nouvelle concession. Autant sur la glace qu’aux guichets.
Parlant de succès sur la glace, selon les informations obtenues lundi, la nouvelle équipe bénéficiera d’un sursis de quatre ans qui lui permettra – au pire – de partager la 28e place au classement général lorsque viendra le temps d’effectuer le tirage en vue de la loterie régissant les (bientôt) 15 premières sélections du repêchage. Cette 28e place serait assurée, peu importe le rang final de la nouvelle formation au terme de ses quatre premières saisons. Si elle devait terminer dernière ou avant-dernière, la nouvelle équipe resterait bien sûr campée sur cette position en vue de la loterie.
Québec dans tout ça
Si les informations obtenues au cours des dernières heures tendent à confirmer le fait que Québec sera écartée du processus actuel d’expansion, elles ne doivent pas être interprétées comme un désaveu complet de la LNH face à un éventuel retour des Nordiques.
Au contraire.
Comme l’a sagement laissé entendre le président du conseil de Québecor le très honorable Brian Mulroney la semaine dernière, les circonstances (économiques) actuelles ne sont pas favorables pour l’entreprise qui pilote le retour de la LNH à Québec. Mais des informations confirment que Québecor a fait bonne impression dans le processus qui se termine et que ce pourrait simplement être partie remise.
Car maintenant qu’elle passe de 30 à 31 équipes, il semble acquis que la LNH voudra à court ou moyen terme élargir ses cadres à 32 équipes afin de compter sur deux associations comptant 16 clubs. Est-ce que Québec serait assurée d’une victoire dans l’éventualité d’une deuxième candidature? Non. Mais le fait de s’être fait mieux connaître et de s’être fait des alliés dans le processus actuel aidera sa cause sans l’ombre d’un doute. Surtout qu’avec le Centre Vidéotron qui est prêt à recevoir un nouveau locataire, Québec se place en position de tête dans l’éventualité qu’un déménagement devienne nécessaire. Ce qui n’est toutefois pas le cas présentement, mais pourrait l’être dans un, deux, voire trois ans.
Invité à l’Antichambre, lundi soir, à RDS, le Québécois Alexandre Burrows a indiqué que lui et plusieurs joueurs actuels de la LNH voyaient d’un meilleur œil le retour de la LNH dans un marché comme celui de Québec qu’un projet d’expansion dans un marché comme Las Vegas.
« Las Vegas, c’est une belle destination, mais on ne sait pas quel sera l’impact de l’équipe dans la ville. On ne sait pas quel sera son niveau de popularité. Dans une ville comme Québec ou dans un autre marché canadien, on sait que l’équipe sera populaire parce que le hockey est populaire. Ça assurerait de meilleurs revenus à la Ligue et elle ne viendra pas piger dans nos salaires comme elle le fait présentement », a indiqué l’attaquant des Canucks qui passe l’été à Montréal avant de retourner à Vancouver à l’automne.
Âgé de 35 ans et à l’aube d’une 12e saison dans la LNH, toutes à Vancouver, Burrows compte remplir un rôle actif dans la reconstruction des Canucks l’an prochain. Le vétéran ailier gauche écoulera alors la dernière saison d’un contrat de quatre ans d’une valeur globale de 18 millions $.