mardi 12 janvier 2016

P.K. Subban doit produire... lui aussi

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« Therrien est abandonné par son D.G. »


Images of Francois Gagnon
P.K. Subban n’a pas comme principale responsabilité de marquer des buts. C’est vrai. Il est donc juste de prétendre qu’il soit moins « responsable » de la timidité du Canadien en attaque que les Pacioretty, Plekanec, Desharnais, Galchenyuk, Eller, Gallagher et tous ses coéquipiers qui occupent une place sur l’un des quatre trios du Canadien.
Mais attention, lorsque P.K. Subban a demandé à son agent de faire sauter la banque et d’obtenir le contrat de 79 millions $ répartis sur huit ans qui en fait le joueur le mieux payé de l’histoire du Canadien, le défenseur le mieux payé de la LNH au grand complet, il ne s’est pas contenté de souligner ses qualités défensives.
Ça non!
P.K. a brandi avec raison des statistiques offensives convaincantes. Il s’est aussi appuyé sur la force et la précision de son tir frappé foudroyant qui lui a permis de marquer plusieurs de ses 42 buts enfilés lors de ses cinq premières saisons à Montréal. Il a souligné en bleu, blanc et rouge ses aptitudes offensives qui lui ont permis d’amasser 125 points à ses 284 premiers matchs dans l’uniforme du Canadien.
Et l’an dernier, après avoir été couvert d’or par le propriétaire Geoff Molson qui a préféré offrir ce contrat faramineux à Subban plutôt que d’attendre la décision qu’un arbitre était sur le point de rendre, P.K. a ajouté 15 buts au plus grand plaisir de ses partisans. Il a récolté 60 points pour le plus grand bien du Canadien.
Il est donc tout à fait normal que les deux petits buts marqués par Subban après 43 matchs cette saison soulèvent des questions.
Devancé par 82 défenseurs
Il est même normal que ce total un brin, voire deux, timide soulève de l’inquiétude... sans toutefois sombrer dans la panique.
Car en plus d’avoir été choyé par les dieux du hockey qui lui ont donné une surdose de talent et de confiance en soi, P.K. est la pierre angulaire de l’attaque massive du Canadien. Une attaque qui tourne autour de lui et de son tir dévastateur.
Mais voilà! Pendant que P.K. peine à trouver le fond du filet avec ses tirs de la pointe, l’attaque massive du Canadien pique du nez en matière d’efficacité.
Vous préféreriez peut-être l’oublier. Alors je vous offre mes excuses d’avance. Mais depuis que le Canadien a amorcé sa séquence noire de trois victoires à ses 17 derniers matchs, l’attaque massive n’a donné que quatre buts en 52 occasions (7,7 %).
Pas surprenant que le Canadien, privé qu’il est de l’arme offensive qui le guide le plus directement vers la victoire, perd plus souvent qu’il ne gagne. Qu’il est maintenant plus près d’une élimination des séries que du premier rang qu’il occupait il n’y a pas si tant longtemps.
Avec ses deux petits buts, P.K. affiche 15 buts de moins que Brent Burns, le défenseur le plus prolifique de la LNH.
Pis encore, bien pire encore, 82 défenseurs répartis aux quatre coins de la LNH revendiquent plus de buts que le fer de lance du Canadien à la ligne bleue.
Subban se reprend sur le plan des passes alors que ses 27 mentions d’aide le laissent au 3e rang dans la LNH. Il est aussi cinquième du circuit avec ses 29 points. Ce total le laisse loin derrière Erik Karlsson (9 buts, 45 points), un arrière qui sert souvent de base de comparaison dans l’évaluation offensive de Subban. P.K. affiche un différentiel de plus-11 qui le place dans le top-10 chez les défenseurs de la LNH alors que le capitaine des Sénateurs affiche un différentiel de plus-3.
Excuses et nuances
Deux jours après avoir soulevé une tempête en saluant de quelques jurons ses commentaires associés à son deuxième but de la saison et surtout d’avoir clamé que ce n’était pas son rôle de marquer des buts, P.K. était donc attendu à sa sortie de la patinoire communautaire Bleue-Blanc-Bouge que ses coéquipiers et lui inauguraient hier matin au parc Émile, près du pont Viau, à Laval.
Comme s’il donnait la touche finale à la plaidoirie qu’il s’apprêtait à étaler devant les journalistes, P.K. a prolongé, malgré le vent et le froid, son séjour sur la patinoire extérieure. Une fois ses propos bien orchestrés sous son casque et la tuque qu’il cachait, P.K. est finalement sorti de la patinoire.
Max Pacioretty, qui a refusé de commenter les propos de Subban pour ne pas porter ombrage au volet communautaire de l’entraînement du Canadien, Brendan Gallagher et Tomas Plekanec avaient alors fini de répondre aux questions. Ils avaient rejoint leurs coéquipiers assis depuis un bon moment déjà à bord de l’un des deux autobus à bord duquel le Tricolore s’apprêtait à retourner vers son centre d’entraînement de Brossard.
Acclamé par des partisans qui se gelaient les pieds, les doigts et les oreilles et le bout du nez pour obtenir un autographe, une photo, un sourire ou un simple geste de la main, P.K. s’est d’abord arrêté devant un premier groupe de journalistes.
« Si je m’excuse? Je dois m’excuser oui à l’endroit des jeunes que j’ai peut-être surpris et froissés avec des mots incorrects. Des mots qui m’ont d’ailleurs valu des tapes sur les doigts de la part de mes parents. Mais j’étais émotif samedi après la défaite. J’ai commis une erreur. Mais qui d’entrevous – en s’adressant aux journalistes – ou des gens à la maison n’en ont jamais commis? »
Si la forme du propos n’était pas très jolie – je ne m’en suis pas offusqué du tout et P.K. était tout pardonné avant même qu’il ne demande pardon – c’est le fond du message qui m’intéressait.
Qu’est ce que P.K. allait dire pour minimiser la portée des propos selon lesquels il n’est pas payé pour marquer des buts?
« Quand je me présente dans le vestiaire avant un match, la seule chose qui compte c’est la victoire. Comme tous les autres joueurs au sein de mon équipe, il est évident que je dois contribuer à l’attaque. Mais je me fiche complètement que cette contribution se fasse par le biais d’un but ou d’une passe. Je me fiche d’obtenir un point ou non. Ce qui compte c’est que l’équipe gagne et que je sois en mesure de contribuer à la victoire», a plaidé Subban lors de son arrêt devant un premier groupe de journalistes.
Il a repris cette même défense lorsqu’il s’est arrêté devant un autre groupe de journalistes. Sa défense a été écourtée en raison des coups de klaxon venant de l’autobus à bord duquel des coéquipiers commençaient à trouver le temps long.
Geoff Molson calme et confiant
Le propriétaire Geoff Molson qui a salué l’inauguration d’une septième patinoire communautaire associée à la Fondation du Canadien pour l’enfance – on en compte aussi cinq à Montréal et une autre à Longueuil – a bien sûr pris la parole lundi matin.
Comme son capitaine, Geoff Molson était plus intéressé à commenter l’aspect communautaire de son équipe que le volet hockey. Mais contrairement à Max Pacioretty qui a balayé du revers de la main les questions hockey, M. Molson a convenu que son équipe traversait des moments plus noirs que bleus, blancs ou rouges. Le propriétaire a réitéré sa confiance à l’endroit du directeur général Marc Bergevin, de l’entraîneur-chef Michel Therrien et des joueurs à sa disposition.
Le contraire aurait été surprenant il faut l’admettre.
Mais avec une autre semaine difficile qui se dresse devant son équipe – le Canadien recevra les Blackhawks de Chicago jeudi au Centre Bell, avant d’aller affronter les Blues à St.Louis et de recroiser les Hawks à Chicago dimanche – il est permis de se demander combien de temps encore Geoff Molson pourra afficher le calme et la confiance qu’il affichait à Laval lundi matin dans l’éventualité ou son équipe continuera à perdre aussi souvent, voire plus souvent, qu’elle ne gagnera.
Précision
Vous avez été nombreux à me souligner que P.K. Subban parlait des Penguins et non du Canadien lorsqu’il a fait sa comparaison avec les Harlem Globetrotters après la défaite de samedi.
Vous aviez raison.
Vrai que les Penguins hachaient finement le Canadien comme le font si souvent les rois du basket aux dépens des Generals de Washington. Mon erreur a été de croire que Subban comparait le manque de structures offensives comme défensives de son équipe au jeu échevelé des Harlem Globetrotters.
Mais en dépit de leur jeu échevelé, les Harlem Globetrotters gagnent plus souvent qu’ils ne perdent. Eux! Une réalité qui aurait dû me guider vers une interprétation plus juste des propos de P.K..
Voilà! La correction est apportée.

P.K. Subban regrette son choix de mots, pas son message

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Les échos de l'entraînement du CH


Nicolas Landry
LAVAL – P.K. Subban avait retrouvé sa bonne humeur, lundi, deux jours après avoir piqué une petite crisette qui, à un moment où les victoires se font rares dans le camp tricolore, avait étalé au grand jour un apparent climat de tension dans le vestiaire du Canadien.
Samedi dernier, alors que les plaies ouvertes par une défaite de 3-1 subie aux mains des Penguins de Pittsburgh étaient encore fraîches, Subban a attiré l’attention en haussant le ton et en échappant quelques blasphèmes devant un petit groupe de journalistes. Sa mise en scène lui a notamment valu un regard assassin de son voisin de casier, Max Pacioretty. La réaction du capitaine a été débattue et analysée sous tous les angles imaginables au cours des 48 heures suivantes.
Après un bref entraînement extérieur tenu dans le froid sibérien du parc Émile de Laval, où le Canadien inaugurait une toute nouvelle patinoire extérieure, Subban a dit ne regretter de son esclandre que le choix des mots qu’il a utilisés pour faire passer son message.
« Je ne crois pas qu’il était avisé d’utiliser le genre de langage ordurier que j’ai utilisé. Je me suis mis dans le trouble avec ça. Mes parents n’étaient pas très heureux, ça m’a valu une petite réprimande », a d’abord confessé le défenseur étoile.
« Mais parfois, ce sont des choses qui arrivent. J’étais frustré. Habituellement, je suis en mesure de contrôler mes émotions, mais je venais de passer un match à regarder des gars comme Crosby et Malkin danser autour de nous et faire ce qu’ils voulaient avec la rondelle… C’est frustrant », a-t-il ajouté.
La réaction exagérée de Subban est née d’une simple question au sujet du but que celui-ci venait de marquer contre les Penguins. Il s’agissait pour le numéro 76 d’un premier filet depuis le 24 octobre, une léthargie qui s’est étirée pendant 34 matchs. Subban s’est emporté en répondant qu’il lui importait peu d’avoir finalement marqué et que de toute façon, ce n’était pas son rôle de marquer des buts.
« Je crois que c’est un rôle qui revient à nous tous collectivement. Ça ne revient pas à Max (Pacioretty), Plecky (Plekanec), Chucky (Galchenyuk) ou qui que ce soit d’autre, a-t-il été tenu de préciser lundi. Personnellement, ça ne m’importe pas que je marque ou que je me fasse complice d’un but. Ça n’a pas d’importance pour moi. »
« Évidemment, certaines personnes vont toujours porter attention aux chiffres, aux statistiques et c’est correct. Je m’y attends. Quand vous êtes le joueur le mieux payé de l’équipe, l’un des mieux payés de la Ligue, vous êtes exposés à ce genre d’attention. Je peux vivre avec ça. Mais c’est important pour moi que les gens comprennent que tout ce que veux, c’est gagner. Si on gagne 4-0 et que je n’ai aucun point, c’est parfait, je suis heureux. Mais après un match comme celui de samedi, c’est évident que je bouille. »
« Il n’y a pas d’histoire »
Contrairement à son coéquipier, Pacioretty n’avait aucune envie de revenir sur cet épisode qui est venu conclure une autre semaine difficile pour le Canadien, incapable d’aligner deux victoires depuis la fin novembre.
« La journée d’aujourd’hui est consacrée à une bonne cause. C’est malheureux de vouloir la gâcher en parlant d’une histoire qui n’en est pas une. Il n’y a aucune raison d’aborder ce sujet, il n’y a rien à dire », a lâché le capitaine, la goutte au nez, avant d’embarquer dans l’autobus qui devait ramener l’équipe à Brossard.
Devant l’insistance d’un reporter qui se demandait si l’incident auquel il avait été impliqué malgré lui n’était pas le signe d’un début de discorde au sein de l’équipe, Pacioretty a rétorqué d’un bref « Pas du tout » sur un ton sec qui permettait justement de douter de la validité de sa réponse.
« Tout n’est pas parfait présentement, mais les choses se sont améliorées, a cru bon de mentionner Pacioretty, qui a vu son équipe gagner trois de ses six derniers matchs après avoir traversé une séquence de six revers consécutifs. Il nous faut simplement trouver le moyen de coller quelques victoires. Lors du dernier match, on est sorti d’une première période difficile avec un pointage égal et on a tout de même trouvé le moyen de perdre. Si on joue bien pendant 60 minutes, on sait qu’on gagnera plus de matchs qu’on en perdra. »
Le temps de s’activer
La situation n’est pas rose et risque de l’être encore moins lorsque le Canadien renouera avec l’action jeudi contre les Blackhawks de Chicago.
Les Bruins de Boston, qui ont trois matchs en main sur leurs rivaux montréalais, en joueront deux au cours des trois prochains jours. Une seule victoire leur permettrait de s’emparer du troisième rang au classement de la division Atlantique et de reléguer Montréal au rang des équipes repêchées dans l’Association Est.
Les Sénateurs d’Ottawa et le Lightning de Tampa Bay, deux autres formations aux trousses du Tricolore, auront aussi l’occasion de gagner du terrain en début de semaine.
« L’étau se resserre sur nous, le classement est tellement serré, ressent Subban. Vous avez entendu les commentaires de Sidney Crosy l’autre soir. Tous les matchs sont importants et aucun relâchement n’est permis. La saison est encore longue et il faut tirer une leçon du dernier match. »
« On réalise l’importance de la situation, assure Pacioretty. C’est encore tôt, mais la lutte est très serrée. Présentement, chaque match impliquant une équipe de notre division peut nous faire monter ou descendre de deux échelons. Il faut se battre pour chaque point et afficher une mentalité de séries éliminatoires. »
« Dans cette ligue, il faut jouer avec un sentiment d’urgence chaque fois qu’on saute sur la patinoire, a réitéré Subban. On ne peut se permettre d’être au-dessus de nos affaires, peu importe notre fiche ou notre position au classement. »
Après la visite des Hawks jeudi, le Canadien partira sur la route pour une difficile séquence de deux matchs en autant de soirs qui le transportera à St-Louis samedi et à Chicago le lendemain.
« Ce sont des grosses équipes, reconnaît Pacioretty. Chicago est en feu en ce moment, on en est conscient. Pour ce qui est des Blues, c’est une équipe qui pratique toujours un style très physique. Ça sera un gros test pour nous, mais on prendra les matchs un à la fois. »
30 Min. Chrono : l'importance de Subban pour l'attaque du Canadien

Carey Price effectue quelques exercices sans équipement

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Carey Price
Carey Price (Source d'image:Getty)

Alors que les sources de distraction se multiplient dans l'entourage du Canadien durant l'éprouvante séquence qu'il traverse, l'équipe peut se réjouir d'avoir vu Carey Price franchir une nouvelle étape de son processus de retour à la forme.
Le gardien a effectué quelques exercices sur la glace avec le thérapeute sportif Graham Rynbend, mardi à Brossard, et l'équipe a confirmé qu'il en avait fait de même lundi au Centre Bell.
Price, dont le dernier départ remonte au 25 novembre, a récemment dépassé l'échéancier initial de six semaines d'inactivité prévu par le personnel médical du CH.