vendredi 18 décembre 2015

Le Canadien frustré, les Kings vengés

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Kings 3 - Canadiens 0


Images of Francois Gagnon
Vous avez quitté le Centre Bell frustrés après le revers de 3-0 encaissé par le Canadien aux mains des Kings de Los Angeles et aux jambières de leur gardien Jonathan Quick ?
Vous avez imploré tous les saints du ciel devant votre téléviseur pendant que mon collègue Pierre Houde puisait dans son riche vocabulaire pour trouver des façons originales de décrire toutes ces occasions en or que le Canadien a bousillées. Pour trouver des expressions imagées afin de rendre justice aux arrêts que Quick a multipliés pour infliger au Tricolore sa première défaite par jeu blanc cette saison. Un premier blanchissage encaissé depuis le 10 mars alors que Ben Bishop et le Lightning avaient blanchi le Canadien 1-0 en prolongation.
Consolez-vous ! Vous n’êtes pas seul. Votre capitaine Max Pacioretty affichait un niveau de frustration plus élevé encore.
Et contrairement aux fans qui avaient quand même obtenu tout un spectacle en guise de consolation au sixième revers du Tricolore à ses sept derniers matchs, le capitaine n’avait rien de rien à se mettre sous la dent pour faire baisser son niveau de frustration. Pour atténuer sa colère.
Des 11 tirs que Pacioretty a décochés, sept ont atteint la cible. Les sept rondelles ont été arrêtées par Quick qui a fait le même coup huit fois à Dale Weise en route vers 45 arrêts bien comptés.
Bon ! Les 45 arrêts de Quick ne défileront pas tous dans les faits saillants du match. Mais plusieurs ont leur place dans les meilleurs moments de la rencontre. Deux au moins contre Alex Galchenyuk sans oublier l’autre réalisé aux dépens de Lars Eller au terme d’une des trois échappées du Tricolore.
Ce n’est pas rien.Certains soirs, le Canadien fait bien paraître les gardiens adverses en décochant des tirs pas vraiment dangereux ; en refusant de payer le prix pour aller lui voler la vue ou pour se débattre afin de sauter sur un premier retour, voire un deuxième.
On ne peut pas dire ça du match de jeudi contre les Kings. Ce qui a d’ailleurs contribué à faire monter le niveau déjà dangereusement élevé de frustration de Max Pacioretty.
«J’imagine que vous aurez tous des explications à fournir après cette défaite. Que nos partisans pointeront ceci ou cela du doigt pour expliquer pourquoi les buts ne sont pas venus. Je suis pourtant convaincu que si je m’installe dans la salle de vidéo et que je revois toutes les chances que nous avons ratées, je pourrai relever des tas de chances sur des deuxièmes et troisièmes occasions alors qu’on avait des gars devant le but. La vérité c’est que nous sommes passés proche toute la soirée, mais pas assez pour marquer. Si on avait pu obtenir ce premier but, le résultat de la partie aurait été différent, car nous avons dominé cette équipe au niveau de l’effort, au niveau du travail», a défilé le capitaine.
Manque à gagner de 1 %
Mais attention ! Pacioretty était loin de se vautrer dans la complaisance. Que non ! Le fait qu’il ait été victime de sept arrêts de Jonathan Quick – Pacioretty n’affiche qu’un but en 39 tirs depuis le début de la glissade de son équipe, il a été blanchi malgré 32 tirs lors des six revers encaissés lors des sept dernières parties – semble vraiment miner le capitaine.
«On peut invoquer plein de raison. Et c’est vrai qu’on a croisé des gardiens vraiment solides au cours de la séquence – Braden Holtby, Cam Ward et Tuukka Rask ont connu des matchs à l’image de celui de Quick jeudi soir –, mais la vérité est toute simple. On doit marquer des buts pour gagner. Et nous nous devons de gagner, car les défaites commencent à s’allonger beaucoup trop à notre goût. On a bien joué encore ce soir. Mais on doit puiser dans nos réserves pour offrir ne serait que le 1 % supplémentaire qui pourrait faire toute la différence.»
Ce 1 % aurait pu venir en début de rencontre alors que le Canadien a été complètement dominé par les Kings au cours des 10 premières minutes environ.
Ce 1 % aurait pu venir en milieu de deuxième période lorsque les Kings, menés par Drew Doughty qui a disputé une rencontre colossale, ont enfilé deux buts en 95 secondes. Deux buts qui ont changé le cours de la rencontre.
Ce 1% aurait pu venir aussi en avantage numérique alors que le Canadien a été blanchi en trois occasions prolongeant ainsi sa séquence d’insuccès (0 en 21) à sept longues parties. Soit depuis sa glissade amorcée le 3 décembre lors du revers de 3-2 aux mains des Capitals de Washington.
Ce 1% aurait aussi pu venir, il est vrai, par un petit coup de chance, par un rebond, par une déviation volontaire ou non comme ce fut le cas mardi alors que Marc-Édouard Vlasic a fait dévier un tir loin hors cible de Dale Weise derrière le gardien Martin Jones.
Mais ce 1% ne s’est jamais concrétisé. Avec les résultats qu’on connaît.
Le danger qui guette le Canadien est tout simple. Maintenant qu’il amorce son plus long voyage de la saison – huit matchs consécutifs – un voyage qui sera loin d’être facile alors que le Canadien fera escale à Dallas, samedi, Nashville, lundi, et au Minnesota, dès le lendemain, on peut craindre qu’une perte de confiance, voire un découragement s’installe en raison du défi qui se dresse droit devant et du fait que l’attaque semble incapable de générer les buts qui seront nécessaires pour relever ce défi.
«L’important pour nous est maintenant de prendre du recul et de réaliser qu’en dépit des défaites, nous avons dominé la plupart de ces parties. La mauvaise passe qu’on traverse maintenant fera de nous une meilleure équipe. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de panique à l’interne», assurait Michel Therrien après le match.
L’entraîneur-chef du Canadien est mieux de répéter ce message haut et fort au cours des prochains jours afin d’être sûr qu’il soit entendu et assimilé autant par ses joueurs qui semblent perdre un brin de confiance que par les partisans qui semble deux brins sur le bord de la panique.
Histoire d’apaiser la panique qui s’installe, il serait peut-être bon aussi de rappeler que Jonathan Quick n’a fait que venger son club jeudi soir.
Vous avez oublié ? Vrai que Carey Price vous a trop souvent gâté l’an dernier pour que vous gardiez le compte final. Mais il y a un an presque jour pour jour – c’était le 12 décembre – les Kings avaient décoché un grand total de 82 tirs – le double du Canadien – et Price avait réalisé 44 arrêts dans une victoire de 6-2 du Canadien. Le Tricolore avait marqué ses six buts sur 20 tirs seulement.
Ça vous console un peu ?
Un vrai premier trio
Outre la grande qualité du spectacle offert lors de ce match, le Canadien a servi quelques autres consolations à ses fans.
En raison de l’absence de Brendan Gallagher – une absence qui fait très mal devant les filets adverses – le flanc droit du Canadien est vraiment hypothéqué.
C’est pour cette raison que Paul Byron a amorcé un autre match à la droite du premier trio. Ou du duo Plekanec-Pacioretty si vous préférez. Au-delà son éthique de travail, de sa vitesse et de sa bonne volonté, Byron est relativement limité en fait de talent offensif.
D’où la décision d’envoyer Alex Galchenyuk à sa place. Une mutation qui a donné au Canadien un vrai premier trio. Un vrai de vrai.
Je sais, ç’a créé un vide derrière.
Mais parce que je suis de plus en plus convaincu que c’est comme ailier et non comme centre que Galchenyuk obtiendra le plus de succès dans la LNH, je souris à l’idée de voir un trio – Desharnais pourrait remplacer Plekanec – aussi menaçant à l’attaque.
Un trio qui pourrait faire plus que menacer. Qui pourrait aussi marquer de temps en temps.
Hâte de voir combien de temps ça durera.

Le Canadien réduit au silence par Quick

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Kings 3 - Canadiens 0


Nicolas Landry
MONTRÉAL – Braden Holtby ne pouvait s’en douter à l’époque, mais il venait de donner naissance à une tendance qui devient de plus en plus lourde quand il a quitté le Centre Bell avec la première étoile d’un match qu’il venait de voler, il y a de cela exactement deux semaines.
Cam Ward a suivi avec un larcin de son cru, puis Tuukka Rask a emboité le pas en vainquant ses démons à Boston. Petr Mrazek a dit non sur quelques échappées à Detroit, Martin Jones n’a vraiment pas été méchant la semaine suivante.
Quick a réalisé 45 arrêts et les Kings de Los Angeles ont signé une victoire de 3-0 sur le Canadien lors du dernier match de l’année 2015 au Centre Bell.
Blanchi pour la première fois de la saison, le Tricolore a encaissé un sixième revers à ses sept derniers matchs.
Drew Doughty a marqué d’un puissant tir de la pointe avant de préparer le but d’Anze Kopitar, tout ça dans un intervalle de 1:35 en fin de deuxième période.
Quick s’est ensuite assuré que l’avance tienne. Avant la fin du deuxième vingt, il a fait le grand écart pour voler un but à un Torrey Mitchell incrédule. Puis dès le début de la troisième, il s’est contorsionné vers l’arrière pour changer la trajectoire d’un tir de Max Pacioretty qui venait de le battre à sa gauche. Alex Galchenyuk s’est ensuite ajouté à la liste de ses victimes lorsqu’il s’est buté à la jambière droite du cerbère sur une échappée.
Le Canadien a profité d’un ultime jeu de puissance avec 3:44 à faire en troisième période. Michel Therrien a jugé le moment opportun pour amener Mike Condon au banc à la faveur d’un patineur supplémentaire, mais la stratégie n’a pas rapporté. Marian Gaborik a marqué dans un filet désert dans la dernière minute du match.
Montréal a dominé 15-4 au chapitre des tirs au but en troisième période seulement.
« Une éthique de travail exceptionnelle encore ce soir, a résumé Therrien, résigné, au terme de la partie. On s’est buté à un gardien de but au sommet de son art. Si on a perdu de match, ce n’est définitivement pas en raison d’un manque d’effort. On a travaillé très fort. »
« La rondelle ne roule pas pour nous dernièrement, ça c’est sûr. Mais ça serait faux de dire que c’est la seule raison pour laquelle on continue de perdre, a précisé Lars Eller. On peut assurément mieux jouer. Je ne crois pas qu’on ait été particulièrement mauvais ce soir, mais L.A. a marqué avec les chances qu’ils ont créées. »
Condon, qui effectuait un premier départ en quatre matchs, a terminé le match avec 17 arrêts.
La formation montréalaise part sur la route pour un voyage de huit matchs. Il ne reviendra pas à la maison avant le 6 janvier alors qu’il accueillera les Devils du New Jersey.

Doughty : puissance et précision
Corrigés sur la patinoire des Sénateurs d’Ottawa trois jours plus tôt, les Kings ont amorcé la rencontre comme une équipe qui avait quelque chose à se faire pardonner. Le Canadien, lui, a passé la première portion du match à subir, semblant pris de court par la vitesse, l’agressivité et le sens de l’initiative de l’adversaire.
Condon a permis aux siens d’essuyer les premières salves sans dommage. Il a réalisé son plus gros arrêt de la première période aux dépens de Milan Lucic, qui avait profité d’un revirement de Nathan Beaulieu en zone neutre pour contre-attaquer dangereusement.
Le vent a tourné avec cinq minutes à écouler en première quand Lars Eller s’est échappé alors que le Canadien se défendait à court d’un homme. Le tir du Danois a frappé le poteau à la droite de Quick, mais sa vitesse a forcé son poursuivant à écoper d’une pénalité. Le CH s’est dès lors emparé du momentum pour terminer l’engagement avec 18 tirs au but, mais ce fut là sa seule consolation.
Le Canadien a déployé son jeu de puissance pour la deuxième fois en tout début de deuxième, mais voilà une arme qu’il n’arrive pas à utiliser avec efficience deux semaines. Des tirs, de la circulation, mais un constat qui ne change pas : l’avantage numérique du Canadien n’a pas été capable de produire pour une vingtième occasion consécutive.

La feuille de match dira que les Kings non plus n’ont pas été capables de convertir lorsqu’une occasion du même genre s’est présentée, mais dans les faits, P.K. Subban avait encore un pied au cachot quand Doughty a ouvert la marque. Les pieds plantés près du banc des siens, tout juste à l’intérieur de la ligne bleue, le défenseur étoile a laissé partir un plomb dont la trajectoire a été voilée par Michael Mersch. Condon n’a rien vu.
Quick allait se charger du reste, permettant aux Kings de mettre fin à une série de deux revers.
Therrien a déplacé Galchenyuk sur le trio de Plekanec et Pacioretty en troisième période et la combinaison s’est avérée menaçante. Le capitaine a terminé la rencontre avec sept tirs au but et six chances de marquer. Galchenyuk a quant à lui été à l’origine de cinq chances de marquer.
« On tentait un gros push et j’ai aimé comment ces trois gars-là ont joué ensemble, a dit Therrien. Ils ont créé des bonnes chances. J’aurais certainement désiré qu’ils marquent une couple de buts, mais… »

La Suissesse Lara Gut remporte le super-combiné de Val d'Isère; Lindsey Vonn termine 2e

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Lara Gut
Lara Gut (Source d'image:Getty)

VAL D'ISÈRE, France - La Suissesse Lara Gut a remporté vendredi le super-combiné de Val d'Isère, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, devant l'Américaine Lindsey Vonn, à 1/100, et l'Autrichienne Michaela Kirchgasser, à 91/100.
Gut a signé son 14e succès en Coupe du monde, le 1er dans la discipline et le 2e depuis le début de la saison. Grâce à ce succès, la Suissesse remonte à la 2e place du classement général de la Coupe du monde derrière Vonn.