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Mise à jour le samedi 19 décembre 2015 à 19 h 23 HNE La Presse Canadienne
Mise à jour le samedi 19 décembre 2015 à 19 h 23 HNE La Presse Canadienne
Dickie Moore en compagnie d'Henri Richard pendant les cérémonies du Centenaire du Canadien, en décembre 2009. Photo : PC/Paul Chiasson |
Dickie Moore était un « gentleman » et un homme « au grand cœur », a raconté l'ancien défenseur du Canadien de Montréal Jean-Guy Talbot, samedi, après avoir appris le décès de son ancien coéquipier.
Talbot a côtoyé Moore, qui est décédé samedi à l'âge de 84 ans, pendant ses huit premières saisons chez le Canadien. Ils ont remporté la coupe Stanley cinq fois de suite de 1956 à 1960.
« On parlait beaucoup de Maurice Richard et de Jean Béliveau, mais il (Moore) était aussi grand qu'eux, a raconté Talbot en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne. Je crois qu'il a été le meilleur ailier gauche de l'histoire du Canadien. »
« Dickie Moore était une des vedettes. Il avait du cœur au ventre et il ne se retournait devant personne. Il a gagné le championnat des marqueurs avec un poignet cassé et dans le plâtre. Il a souvent été blessé, mais il revenait toujours plus fort. »
Talbot a retrouvé Moore à St. Louis chez les Blues lors de la campagne 1967-68, la dernière de Moore dans la LNH. Menée par l'entraîneur Scotty Bowman, l'équipe d'expansion a atteint la finale de la Coupe Stanley, mais s'est inclinée devant le Canadien.
Âgé de 83 ans, Talbot se souvient avoir vu Moore souffrir pour son sport.
« Il était mon chambreur à St. Louis. Après les matchs, il avait tellement mal aux genoux qu'il pleurait dans la chambre. Il était dur avec son corps, mais c'était tout un joueur de hockey. »
Une idole pour Cournoyer
Yvan Cournoyer n'a pas joué avec Moore pendant son illustre carrière chez le Canadien, mais il a hérité de son numéro 12, qui a été retiré par le Tricolore en l'honneur des deux hommes le 12 novembre 2005.
« Pour moi, il a été une idole puisque j'ai eu son numéro, a raconté Cournoyer. Il a été une source d'inspiration puisqu'il était un joueur d'équipe. Je voulais bien faire quand on m'a donné le numéro 12 et je pense que ça m'a aidé à mieux jouer. »
Cournoyer a affronté Moore et Talbot en finale de la Coupe Stanley en 1968 et il reconnaît que l'équipe avait peut-être une motivation supplémentaire puisqu'elle était confrontée à plusieurs anciens Glorieux.
« Ils ont été des pionniers et on avait le flambeau à porter de ces joueurs-là, a rappelé Cournoyer, maintenant âgé de 72 ans. Ça nous a peut-être aidés à gagner. »
Tout en développant son entreprise de location d'outils, Moore est resté dans l'entourage du Canadien. Cournoyer soutient avoir continué à le voir quatre ou cinq fois par année, lors des différentes activités des anciens.
« Il était un homme très simple, mais on voyait qu'il avait du caractère, a mentionné le ''Roadrunner''. Il nous regardait dans les yeux. »
« Il avait un grand cœur, de conclure Jean-Claude Talbot. Il voulait aider les joueurs en difficulté avec sa compagnie. C'était un monsieur au grand cœur. »
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