mercredi 11 novembre 2015

Les Condon, policier et gardien

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Publié par 98,5 Sports pour 98,5fm Sports le mardi 10 novembre 2015 à 15h11. Modifié par Charles Payette le mercredi 11 novembre 2015
Les Condon, policier et gardien
Mike Condon/PC
(98,5 Sports) - Peu de Montréalais auraient spontanément nommé Mike Condon comme réserviste potentiel à Carey Price au mois d'août.

Trois mois plus tard, Condon a une fiche de 6-1 et son nom est sur toutes les lèvres. Et son père trouve que tout va très vite...
« On n’aurait pas cru qu’une telle chose aurait pu se produire », note Ted Condon, le père de Mike, qui accompagne le Canadien à Pittsburgh.

« On se pince encore pour y croire. Il joue pour la plus grande équipe du monde et il gagne. Un jour, il va trébucher et on espère qu’il est prêt pour ça. Je n’arrive pas à y croire », note Ted Condon qui est sergent au sein de la police de l’État du Massachusetts.

Fait coccase, le fils a battu récemment les Bruins de Boston, sont équipe favorite étant jeune.

« Les qui? Quelle équipe, vous dites? », a-t-il lancé, en éclatant de rire.

Le parcours de Condon, tant académique qu’au plan hockey, est une des choses qui a forgé le caractère du gardien rouquin.

« Il a été à une école (l’Université Princeton – New Jersey) où il est très, très difficile de « survivre ». Il a joué dans la Ligue East Coast. Il y a eu les longs trajets d’autobus et maintenant il est dans la Ligue nationale. Nous sommes choyés. »

Être gardien pour le Canadien de Montréal n’est pas un boulot facile, rayon pression. Tout le monde est d’accord là-dessus. Mais on peut avancer sans se tromper que le père de Mike Condon a un travail autrement plus dangereux que son fils.

« Je travaille pour l’unité des crimes violents, précise Ted Condon. On travaille dans les villes du Sud-Est de l’était du Massachusetts qui sont aux prises avec les crimes les plus violents : trafic de drogue, viols, vols à main armée… C’est un boulot dangereux. On est souvent à l’extérieur de la maison. Ce n’est pas facile pour les enfants. »

C’est un peu le grand frère de Mike qui est responsable de sa carrière.

« Mike a un frère cinq ans plus vieux que lui qui l’amenait avec lui et il le plaçait devant le filet. Il a eu du succès, ça lui a donné confiance et ça a commencé comme ça.

« J’ai tenté de le faire jouer au football, mais il n’a pas aimé ça. Il y a beaucoup de sport dans la région de Boston. C’est une grosse ville de hockey universitaire, il y a les Patriots, les Celtics, les Bruins, les Red Sox…

« Tant qu’il pouvait faire du sport et ne pas être dans le trouble, aller à l’école, travailler fort, être fatigué en rentrant à la maison, bien manger… C’est ce qu’on a tenté de faire. »