mercredi 30 septembre 2015

Les Remparts devront apprendre à «fabriquer» des buts

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Publié le 30 septembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
L'attaque des Remparts, privée de joueurs d'expérience, peine... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET
L'attaque des Remparts, privée de joueurs d'expérience, peine à trouver le fond du filet depuis le début de la saison. D'ailleurs, le Suisse Auguste Impose (à droite) fait partie des joueurs qui tardent à se mettre en marche, lui qui n'a qu'un but jusqu'à maintenant.

(Québec) Même si on évite de parler de reconstruction chez les Remparts, la jeunesse de leur attaque occasionnera son lot de passages à vide, cette saison. La patience sera donc de mise chez les amateurs de la formation. En attendant, les hommes de Philippe Boucher devront trouver une façon de «fabriquer» des buts. Un objectif plus difficile à atteindre qu'il n'y paraît.
Dépourvue de marqueurs naturels comme Adam Erne et Anthony Duclair cette saison, l'attaque des Remparts peine à toucher le fond du filet, depuis le début de la campagne. Campée au 11e rang de la LHJMQ pour les buts marqués (19 en 6 matchs), la formation a laissé filer deux matchs par la marge d'un but, au cours de la dernière fin de semaine, contre les Huskies de Rouyn-Noranda et le Drakkar de Baie-Comeau. Les occasions de marquer n'ont pourtant pas fait défaut.
«Il va falloir apprendre à finir nos jeux», a constaté d'entrée de jeu Philippe Boucher, mardi. «On a manqué des bonnes chances et ça nous a vraiment fait mal. Dimanche, on a commis des erreurs coûteuses, en troisième. On a eu l'opportunité de fermer les livres et on ne l'a pas fait», a poursuivi l'entraîneur, qui a insisté auprès de ses joueurs mardi sur l'importance de concrétiser leurs chances à l'entraînement.
Quant à l'unité d'avantage numérique, elle roule également au ralenti, en l'absence du quart-arrière Nikolas Brouillard - il sera hors de l'action encore un mois en raison d'une élongation des ligaments du genou droit subie au camp des Maple Leafs-, n'ayant touché la cible qu'une fois en 10 occasions au cours des deux dernières rencontres. Depuis le début de la saison, les Remparts ont toutefois une fiche légèrement supérieure, se situant au septième rang du Circuit Courteau en supériorité d'un homme (19,2 %).
«En avantage numérique, on aurait pu, dans les deux matchs, aller chercher le but nécessaire. À cinq contre trois, dimanche, si on marque, on était à un but de leur casser les reins. Sur l'avantage numérique, on a eu nos chances. C'est sûr que Brouillard excelle dans cette facette du jeu. Depuis l'âge de 16 ans qu'il joue dans cette position-là, alors c'est sûr qu'il nous manque», a convenu Boucher.
Miser sur le collectif
Avec un personnel offensif moins talentueux et expérimenté que celui dont il disposait la saison dernière, le pilote n'a d'autre choix que de repenser son attaque.
«On a été habitués à beaucoup de pièces de jeux individuelles ici par le passé, que ce soit Adam [Erne] ou Duclair, à son année de 50 buts. On va en voir encore, certains efforts individuels. Mais ça va être beaucoup collectif, la manière de marquer des buts. Il va falloir faire les bonnes choses, les faire de la bonne manière, aller devant le filet... C'est comme ça qu'on va aller chercher nos buts.»
Si certains n'ont pas de difficulté à inscrire leur nom sur la feuille de pointage jusqu'à maintenant - Massimo Carozza (5buts, 5e LHJMQ) et Ross MacDougall (4 buts, 1er LHJMQ chez les défenseurs) combinent presque la moitié des buts de l'équipe à eux deux -, d'autres comme les vétérans Zachery Moody (0), Yanick Turcotte (0), Bronson Beaton (0), Olivier Garneau (0), la recrue Jesse Sutton (0) et le Suisse Auguste Impose (1) tardent à se mettre en marche.
«Avec les Européens, il faut être patients, en début de saison. [...] Le style de jeu est différent, il y a 68 matchs à notre calendrier, sans compter les matchs hors concours et les séries. Il n'a jamais joué ça, alors c'est plus exigeant. Cela dit, je pense qu'offensivement, si on veut marquer plus de buts, Auguste va devoir contribuer», a laissé entendre Boucher, ajoutant qu'Impose possédait un très bon tir et devait apprendre à s'en servir.
L'attaquant des Remparts Jesse Sutton... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0
L'attaquant des Remparts Jesse Sutton
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

Sutton comme Galchenyuk

Philippe Boucher a décidé d'utiliser une page du livre de l'entraîneur du Canadien Michel Therrien dans sa façon d'amener l'attaquant Jesse Sutton, première sélection des Remparts en 2014, à évoluer à la position de centre. «On voit ce qu'ils ont fait à Mont-réal avec Alex Galchenyuk. Dans le junior, le processus est beaucoup plus court. Mais pour apprendre la game, pour un jeune, c'est bon de le faire à l'aile. C'est plus facile. Les responsabilités défensives sont moins importantes. Et un jour, quand le jeune est prêt, tu le mets à la position où tu penses qu'il va être dominant. Ça va être le cas avec Jesse», a fait savoir le patron des Remparts au sujet du Terre-Neuvien de 17 ans. Considéré comme le centre d'avenir de l'équipe, Sutton dispute sa saison recrue, lui qui a raté la majorité de la dernière campagne en raison d'une blessure à l'épaule. «Je pense que je peux devenir 10 fois plus efficace. En ce moment, j'essaie d'incorporer plein de choses dans mon jeu pour être plus complet. Les buts vont suivre», a affirmé le 82.

Impose ne se fait pas de souci

Précédé d'une réputation de buteur lors sa sélection en juillet, Auguste Impose ne s'est inscrit au pointage qu'une seule fois, depuis le début du calendrier régulier. L'attaquant suisse ne s'en fait pas pour autant, parce que les chances de marquer sont au rendez-vous. «Où je m'inquiète le plus, c'est lorsque j'ai pas d'occasions. Parce que tant que j'ai des occasions, ça veut dire que ça va arriver à un moment ou à un autre. C'est quand je n'ai pas d'occasions que je me fais du souci. Il se trouve que je m'en procure beaucoup», a estimé Impose, qui évolue avec les deux attaquants les plus menaçants des Remparts, le centre Massimo Carozza et l'ailier Dmytro Timashov. Le sympathique Européen prône d'ailleurs la patience, lui qui n'a disputé «que six matchs dans la ligue». «C'est un autre championnat, c'est une autre façon de jouer. [...] Sur la glace, il y a moins d'espace. Les décisions, il faut les prendre plus vite. Il faut tout faire un peu plus vite, vu que la glace est plus petite. À ça aussi, je dois m'adapter.»  

La LHJMQ manque de gardiens de but!

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Étienne Montpetit
Étienne Montpetit (Source d'image: Andy Klink, site web des Foreurs )

Images of Stephane Leroux
Il fut une époque où la Ligue de hockey junior du Québec regorgeait de gardiens de but, chaque formation ou presque misait sur un portier solide qui avait acquis l’expérience pour prétendre conduire son équipe vers les plus hauts sommets. Sans trop savoir pourquoi cette situation n’existe plus, le moins que l’on puisse dire est que la position de gardien de but n’a jamais été aussi précaire voire même faible dans le circuit Courteau.
Comme on l’a déjà mentionné, les cerbères de la LHJMQ ont souvent été reconnus comme les meilleurs au pays. D’ailleurs, de 1996 à 2004 inclusivement, 56 des 60 matchs disputés par Équipe Canada junior au Championnat mondial des moins de 20 ans ont été joués par des gardiens québécois de la LHJMQ.
Depuis 2005 (11 ans), les portiers du Québec ont été peu nombreux à percer la formation canadienne. Il y a eu Jonathan Bernier en 2008, Jake Allen (originaire des Maritimes) en 2010, Olivier Roy en 2011 et Zachary Fucale au cours des deux dernières années. Au total, ces gardiens n’ont disputé que 15 des 70 matchs de la formation nationale; on est loin de la domination d’il y a une vingtaine d’années
Quand on regarde les séances de sélections de la LNH, c’est un peu la même chose. Les gardiens québécois réclamés dans les trois premières rondes du repêchage se comptent maintenant sur les doigts d’une seule main.
Cette année, au sein des 18 formations de la LHJMQ, seulement quatre équipes misent sur un gardien de but qui a déjà gagné une ronde éliminatoire (4 sur 18), et c’est très peu. Ces gardiens d’expérience, ayant gagné en séries, sont Louis-Philip Guindon à Rimouski, Éric Brassard à Halifax, Alexandre Bélanger au Cap-Breton et Étienne Montpetit avec les Foreurs. Dans les 14 autres équipes, les portiers numéro un n’ont JAMAIS gagné une ronde éliminatoire. Pis encore, la fiche combinée en séries de ces 14 gardiens est de 9 gains contre 28 échecs.
Trois équipes ont d’ailleurs dû se tourner vers un portier de 20 ans qui n’avait jamais été un gardien numéro un dans le circuit avant cette année. On pense aux Sea Dogs avec Marc-Antoine Turcotte, aux Wildcats avec Zachary Fortin et aux Voltigeurs avec Nicolas Lachance. Mason McDonald des Islanders est un portier d’expérience, mais il reste que quand Charlottetown a gagné une ronde éliminatoire pour la première fois en 10 ans le printemps dernier, il se retrouvait sur la liste des blessés et c’est son adjoint Darryl MacCallum qui a pris place devant le filet.
Le tableau qui suit démontre clairement la situation des 18 gardiens numéro un du circuit et le manque flagrant d’expérience à cette position en séries éliminatoires.

On ne voulait pas du CH, et pourtant...

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Centre Videotron
Centre Videotron (Source d'image: PC )

Images of Bertrand Raymond
On maugréait fort depuis des mois dans certains milieux de Québec. Les nostalgiques, qui ne sont pas encore remis du départ des Nordiques et qui sont restés marqués par une rivalité quasi viscérale entre Montréal et Québec, acceptaient mal que le Canadien soit la première équipe professionnelle à fouler la glace d'un édifice tout neuf qui fait la fierté de la ville, avec raison.
N'importe qui, mais pas le Canadien. Pourtant, se serait-on souvenu très longtemps du premier match professionnel dans le Centre de PKP si cette rencontre avait opposé les Islanders de New York aux Sabres de Buffalo, mettons? Pouvait-on espérer faire salle comble avec des équipes pour lesquelles on aurait si peu d'attachement?
Comme cela avait été le cas au cours des visites précédentes du Canadien dans le vieux Colisée, c'est evenko, propriété de Geoff Molson et de son groupe, qui était le promoteur de ce match. Dans ces circonstances, le promoteur achète les droits de ce match, accorde un montant forfaitaire à l'équipe visiteuse pour couvrir ses frais d'entraînement et de déplacement et devient le seul maître à bord dans l'édifice pour la journée.
Ça explique pourquoi les amateurs ont été étonnés que l'annonceur-maison provienne de Montréal et que l'animatrice de foule soit celle du Centre Bell. Avant la rencontre, en plein Centre Vidéotron, l'annonceur a mentionné à la foule que ce match était présenté par Bell. Durant toute la soirée, on a fait la promotion des spectacles à venir au Centre Bell et des boutiques souvenirs du Canadien. Sur les écrans géants, on voyait s'activer les gens de RDS, diffuseur exclusif de la partie.
Après chaque but du Canadien, on avait droit au « Allez Montréal », de Loco Locass. De quoi donner de l'urticaire aux bonzes de Québecor et chatouiller l'orgueil des inconditionnels des Nordiques dont le coeur ne battra jamais pour le Canadien.
La soirée s'est néanmoins déroulée avec beaucoup de classe. Il n'y a pas eu de gestes déplacés. Les employés de la maison ont été polis et courtois. Le Canadien, qui a eu pleinement le temps de s'emparer d'une bonne partie de la place disponible au Québec depuis l'exil des Nordiques, a été chaleureusement accueilli. Des huées pas très dominantes ont marqué quelques percées de P.K. Subban et n'ont pu enterrer les « Go Habs Go » des fans du Canadien qui réclamaient plus d'action. Faut dire qu'avec quelques milliers de chandails rouges dans la place, il en aurait fallu beaucoup pour étouffer l'enthousiasme des amateurs attachés à la Flanelle.
On dira ce qu'on voudra, la présence du Canadien a été plutôt profitable pour la ville de Québec, lundi soir. Ce match a fait déplacer la presse étrangère de la Ligue nationale. Tous les médias du Québec, incluant massivement ceux de Montréal, ont assuré la couverture de l'événement. Le gratin du Québec y était, comme c'est le cas pour les soirs de grande première. Comme l'édifice, qui prend la relève du vétuste Colisée, est absolument spectaculaire, une bonne partie des villes du circuit, grâce aux reportages qui ont suivi, savent que Québec a maintenant tout ce qu'il faut pour que les Nordiques puissent renaître de leurs cendres.
On ne voulait pas que le Canadien soit de la soirée, mais une presse nationale, qui n'a rien oublié de la rivalité Québec-Montréal et qui s'est amenée pour faire revivre un brin d'histoire, a permis que le Centre Vidéotron reçoive un éloge unanime.
Le somptueux amphithéâtre, qui est un hommage à l'ingénierie québécoise et aux entreprises de chez nous qui ont participé à sa réalisation, est la nouvelle carte de visite de Québec. Lundi, la ville n'a pas raté sa rentrée dans le cercle du hockey professionnel. On sait qu'elle est prête à revenir dans les ligues majeures.
Ne manque plus qu'une équipe et des revenus pour assurer sa survie. Mais une chose à la fois. Apprécions d'abord cette immense soucoupe volante qui peut être vue à des kilomètres à la ronde.
Par contre, à en juger par le temps qu'il faudra y mettre pour bâtir une formation de l'expansion issue des rejets des 30 autres partenaires de la Ligue nationale, peut-être devrait-on accepter avec plus d'empressement les quelques centaines de dossards tricolores qui viendront garnir les estrades certains soirs.
Dans un contexte qui s'annonce difficile, on ne peut pas cracher sur la moindre source de revenus.
On doit beaucoup à Edgar Théorêt
Mercredi soir, sept personnalités, qui ont marqué le Québec par leurs accomplissements sportifs, seront intronisés au Panthéon des sports du Québec. Dans une soirée à guichets fermés, Alexandre Bilodeau, Alexandre Despatie, Anthony Calvillo, Jennifer Heil, Julie Sauvé, Larry Smith et Martin Brodeur verront à jamais leurs brillants parcours inscrits dans la riche histoire sportive du Québec. L'unique absent sera Brodeur qui, pour des raisons nébuleuses, a choisi de rester à St. Louis.
Il s'agira du 25e banquet annuel du Panthéon des sports du Québec. On en profitera pour donner un coup de chapeau à Edgar Théorêt qui, à titre de fondateur du Panthéon, a tenu cet organisme à bout de bras pendant plus de 20 ans avant qu'on lui accorde l'appui qu'il avait longtemps sollicité.
Il y aura maintenant 206 intronisés à ce panthéon. Malgré les médailles olympiques, les championnats du monde, les coupes Grey et les coupes Stanley, aucune de ces personnalités n'aurait bénéficié de cette reconnaissance pleinement méritée n'eut été de l'acharnement de Théorêt à mener ce projet à terme. Sans lui, le Panthéon des sports du Québec ne serait pas sur le point d'obtenir son propre musée, l'autre ultime objectif de ce bâtisseur qui nous a quittés en janvier dernier sans avoir eu la chance d'être témoin de cette réalisation Pendant des années, alors qu'il n'y avait pas le plus petit local pour entreposer les artéfacts et souvenirs sportifs rattachés à des événements significatifs, le « musée » qui habitait tous ces objets d'une grande signification résidait dans le sous-sol de sa résidence.
Ex-directeur technique, puis directeur général de la Fédération de natation du Québec, Théorêt a travaillé inlassablement pour mettre en lumière les exploits de nos athlètes. Sans lui, il n'y aurait pas de banquet ce soir. Sans lui, il y aurait longtemps qu'on aurait oublié quelques-unes de nos plus grandes réalisations sportives.
La soirée se tiendra sous la présidence d'honneur du directeur général du Canadien, Marc Bergevin. Edgar aurait été fier de voir la plus grande entreprise sportive au Québec épauler son bébé qui a bien mûri avec les années.O