lundi 23 novembre 2015

L'ancien défenseur des Red Wings Ian White est arrêté par les autorités

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Ian White
Ian White (Source d'image: Getty )

WINNIPEG - Les autorités ont dévoilé que le défenseur Ian White avait été arrêté pour « plusieurs infractions reliées aux armes à feu ».
Eric Hofley, de la police de Winnipeg, a confirmé que White avait été appréhendé en début d'après-midi, vendredi.
White, maintenant âgé de 31 ans, a joué 34 matchs avec les Admirals de Milwaukee dans la Ligue américaine la saison dernière, enregistrant trois buts et 16 aides.
Il a enfilé l'uniforme des Red Wings de Detroit dans la LNH au cours de la saison 2012-2013, marquant deux buts et récoltant deux mentions d'assistance en 25 matchs.
White a été repêché en sixième ronde par les Maple Leafs de Toronto au repêchage de 2002.
On ne sait toujours pas quand il comparaîtra en cour pour répondre aux accusations.

Après le premier quart, l’attaque encore à la baisse dans la LNH

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Justin Faulk
Justin Faulk (Source d'image: PC )

Roger Leblond
Tout comme lors des dernières saisons, nous pouvons constater que le jeu est encore axé sur la défense dans la Ligue nationale de hockey.
En effet, après le premier quart de la présente saison, on note une baisse au chapitre des buts marqués, car après 307 matchs (sur 1230), il y a eu un total de 1639 buts, une moyenne de 5,34 par match, comparativement à un total de 1691 buts, une moyenne de 5,51 après le même total de rencontres l’an dernier.
Il y a eu 44 blanchissages, 4 de moins que l’an dernier, alors qu’il y a eu 14 tours du chapeau, 2 de moins qu’en 2014-2015.
Il y a eu un total de 19 tirs de pénalité, ce qui est vraiment plus que l’an dernier, alors que seulement 12 tirs avaient été appelés par les officiels.
Il y a eu beaucoup moins d’avantages numériques, 2007, une moyenne de 6,54 par match, comparativement à une moyenne de 6,73, ayant eu 2067 avantages appelés lors des 307 premières parties.
La plus basse moyenne depuis la saison 2003-2004
La moyenne de 5,34 buts par match est la plus basse depuis la saison 2003-2004, la dernière avant le conflit qui avait annulé la totalité de la saison 2004-2005, alors qu’il n’y avait eu que 1547 buts marqués lors des 307 premières parties, une moyenne de 5,04 buts par match et 58 blanchissages avaient été enregistrés.
Par contre, tout de suite après le conflit, il y avait eu une forte augmentation, car en 2005-2006, 1944 buts avaient été marqués lors des 307 premières parties, une moyenne de 6,33 par match et seulement 24 jeux blancs avaient été réalisés par les gardiens.
Il faut souligner que les officiels appliquaient les règlements d’une manière beaucoup plus sévère et il y avait eu un total d’avantages numériques supérieur, ce qui avait aidé les joueurs à marquer plus de buts.
Voici les comparaisons sur les statistiques après 307 matchs depuis la saison 2003-2004.
LES COMPARAISONS APRÈS 307 MATCHS DANS LA LNH
(DEPUIS 2003-2004)
SAISONS--PJ-BUTS-MOY-BLA--TC-TP-AVA---BAN-EFF
2003-2004-307-1547---(5,04)---58---12--13--xxxx---xxx--xx,xx %
2004-2005-SAISON ANNULÉE
2005-2006-307-1944---(6,33)---24---24--29--xxxx---xxx--xx,xx %
2006-2007-307-1840---(5,99)---37---21--16--xxxx---xxx--xx,xx %
2007-2008-307-1718---(5,60)---43---16--14--xxxx---xxx--xx,xx %
2008-2009-307-1801---(5,87)---37---12--17--xxxx---xxx--xx,xx %
2009-2010-307-1790---(5,83)---34---13--14--xxxx---xxx--xx,xx %
2010-2011-307-1746---(5,69)---45---26--18--xxxx---xxx--xx,xx %
2011-2012-307-1708---(5,56)---43---11--16--2376---416--17,51 %
2012-2013-307-1701---(5,54)---41---16--15--2342---425--18,15 %
2013-2014-307-1674---(5,45)---40---15--22--2134---385--18,04 %
2014-2015-307-1691---(5,51)---48---16--12--2067---388--18,77 %
2015-2016-307-1639---(5,34)---44---14--19--2007---390--19,43 %
Les Blues de St Louis ont le numéro des Sabres de Buffalo
Depuis quelques saisons, les Blues de St Louis ont beaucoup de succès lorsqu’ils affrontent les Sabres de Buffalo.
En effet, la formation dirigée par Ken Hitchcock, qui a un dossier de 13-6-2 pour 28 points après 21 matchs, présente une fiche de 7-0-0 lors de ses sept dernières parties disputées contre celle de Dan Bylsma, la surclassant 22-7 (plus 15), lors de cette séquence, la limitant à deux buts ou moins dans les sept matchs, enregistrant deux blanchissages, concédant un but en trois occasions et deux filets dans les deux autres parties.
Son dernier revers remonte au 27 décembre 2009, 5-3, au Scottrade Center, alors que lors du duel précédent, elle avait perdu 4-3, le 12 novembre 2008, sur la patinoire des Sabres.
Soulignons que depuis 1998, les Blues ont une superbe fiche de 17-2-2 (0) lors de leurs 21 derniers matchs joués contre les Sabres, eux qui après avoir enregistré deux matchs nuls (3-3), le 27 janvier 1998 et (2-2), le 8 décembre 1998, avaient connu une série de 10 victoires consécutives, du 13 janvier 1999 au 28 novembre 2007.
Les Blues semblent plus à l’aise que jamais à Buffalo, car ils ont un rendement extraordinaire de 9-1-2 (0) lors de leurs 12 dernières rencontres jouées sur la patinoire des Sabres, neuf victoires, une défaite et deux matchs nuls.
Cette saison, lors du premier duel, les Blues ont signé un gain de 3-2, en tirs de barrage, jeudi dernier, au Scottrade Center.
Actuellement, les deux équipes en arrachent, les Blues ayant un dossier de 2-3-1 lors de leurs six derniers matchs, alors que les Sabres sont 0-2-2 lors de leurs quatre dernières rencontres, ne marquant que quatre buts lors de cette période.
Les Predators de Nashville ne marquent plus de buts !
Pour une raison inconnue, l’attaque des Predators de Nashville est tombée en panne depuis quelques matchs.
En effet, la formation dirigée par Peter Laviolette, dont la fiche globale est de 11-5-3 pour 25 points après 19 rencontres, a été blanchie lors de ses deux dernières parties, perdant 4-0 dans les deux cas, face aux Blue Jackets de Columbus, au Nationwide Arena, vendredi et contre le Wild du Minnesota, au Xcel Energy Center, samedi soir.
Pis, les Predators n’ont pas marqué lors des 153:47 dernières minutes de jeu (aucun but sur 73 tirs), leur dernier but remontant au 17 octobre, lors d’un gain à domicile de 3-2, face aux Ducks d’Anaheim, alors que la recrue Miikka Salomaki avait fait mouche à 6 :13 de la deuxième période et ce but avait chassé le gardien partant Frederik Andersen, qui avait été remplacé par Anton Khudobin, qui avait été parfait sur les 11 tirs dirigés vers lui.
Vendredi soir, le gardien Sergei Bobrovsky, des Blue Jackets a réussi un jeu blanc de 39 arrêts, alors que samedi, c’est Devan Dubnyk, qui a réalisé un blanchissage de 23 tirs.
C’est la première fois que les Predators subissent deux défaites de suite en temps régulier cette saison, eux qui avaient perdu 4-3, en prolongation, contre les Kings de Los Angeles, au Staples Center, le 31 octobre et 4-2, en temps régulier, contre les Ducks d’Anaheim, au Honda Center, le 1er novembre dernier, seule autre séquence où ils n'ont pas gagné dans deux matchs de suite.
Ils vont affronter les Rangers, à New York, qui sont superbes à domicile
Rien ne s’annonce facile, car ce soir, les Predators affronteront les Rangers de New York, au Madison Square Garden, une équipe qui a une fiche de 15-3-2 en 20 matchs et qui est dominante à domicile, affichant un dossier parfait de 8-0-0 lors de ses huit derniers matchs locaux, surclassant ses adversaires 33-11 (plus 22) au chapitre des buts marqués.
Les Flyers de Philadelphie sont aussi en panne sèche en attaque
Tout comme les Predators de Nashville, les Flyers de Philadelphie sont incapables de marquer contre les gardiens adverses depuis quelques matchs.
En effet, la formation dirigée par Dave Hakstol, dont la fiche est de 6-9-5 pour 17 points en 20 matchs, n’a marqué que 35 buts, le plus bas total du circuit.
Pis, elle a été blanchie dans chacune de ses deux dernières parties, 1-0, en prolongation, contre les Sharks de San Jose, à domicile, jeudi dernier et 4-0, contre les Sénateurs d’Ottawa, samedi soir, au Centre Canadian Tire.
Les Flyers ont donc été neutralisés lors de leurs 137:34 dernières minutes de jeu, leur dernier but remontant à mardi dernier, alors que Claude Giroux avait déjoué Jonathan Quick, à 11:11 de la troisième période, dans un revers de 3-2, en tirs de barrage, contre les Kings de Los Angeles, au Wells Fargo Center.
Depuis ce but, les Flyers ont été blanchis par Martin Jones, des Sharks de San Jose, qui a réalisé 34 arrêts, jeudi dernier et par Craig Anderson, des Sénateurs d’Ottawa, qui a réussi 36 arrêts, samedi soir.
En allant encore plus loin, les Flyers n’ont marqué que sept buts sur 172 tirs lors de leurs six derniers matchs, car ils avaient également été blanchis, 4-0, contre l’Avalanche du Colorado, à domicile, le 10 novembre, date du début de leur disette en attaque.
Seront-ils en mesure de mettre fin à leur actuelle léthargie, eux qui recevront ce soir, la visite des faibles, mais coriaces Hurricanes de la Caroline ?
LES SIX DERNIERS MATCHS DES FLYERS DE PHILADELPHIE
10 novembre 2015-Colorado 4 à Philadelphie 0 (Reto Berra, 25 tirs)
12 novembre 2015-Washington 5 à Philadelphie 2 (deux buts sur 20 tirs)
14 novembre 2015-Philadelphie 3 en Caroline 2 (pro.) (trois buts sur 19 tirs)
17 novembre 2015-Los Angeles 3 à Philadelphie 2 (fus.) (deux buts sur 38 tirs)
19 novembre 2015-San Jose 1 à Philadelphie 0 (pro.) (Martin Jones, 34 tirs)
21 novembre 2015-Philadelphie 0 à Ottawa 4 (Craig Anderson, 36 tirs)
23 novembre 2015-Caroline à Philadelphie (19h)
Depuis 2003, les Kings de Los Angeles ont dominé les Panthers de la Floride
On peut dire que depuis plus de 10 ans, les Kings de Los Angeles ont eu du succès contre les Panthers de la Floride.
En effet, la formation dirigée par Darryl Sutter, qui présente une fiche de 12-8-0 pour 24 points après 20 matchs, a un rendement superbe de 11-2-0 (0) lors de ses 13 derniers matchs disputés contre celle de Gerard Gallant depuis le 5 novembre 2003, la surclassant 44-20 (plus 24) au chapitre des buts marqués lors de cette séquence, la limitant à trois buts ou moins dans les 13 parties.
Dans cette séquence, les Kings ont eu un dossier parfait de 7-0-0 (0) dans leurs cinq rencontres à domicile et de 4-2-0 (0) dans les six matchs joués dans le domicile des Panthers.
Les Kings, qui disputent le quatrième match d’une série de cinq de suite à l’étranger, ont gagné le premier match, 3-2, en tirs de barrage, face aux Flyers de Philadelphie, mardi soir, mais se sont inclinés par un but dans les deux autres matchs, 3-2, vendredi, contre les Red Wings de Detroit et 4-3, dimanche, face aux Hurricanes de la Caroline.
Le dernier match de ce voyage aura lieu mercredi, contre le Lightning de Tampa Bay, au Amalie Arena. 
Justin Faulk, des Hurricanes de la Caroline continue sa poussée en avantage numérique !
C’est encore spécial de voir le rendement du défenseur Justin Faulk, des Hurricanes de la Caroline, qui marque seulement sur le jeu de puissance.
En effet, le deuxième choix de l’équipe, le 37e au total du repêchage de 2010, présente un dossier de 8-7-15 avec un différentiel de moins 12 en 20 matchs et un fait à souligner, ses huit buts ont été marqués en avantage numérique.
Il se retrouve au sommet du circuit à ce chapitre, devant Jamie Benn, des Stars de Dallas, qui en totalise sept en 21 matchs, Patrick, Kane, des Blackhawks de Chicago (six en 21 matchs) et Steven Stamkos, du Lightning de Tampa Bay, qui a également réussi six filets en supériorité numérique, mais en 22 matchs.
Faulk a déjà surpassé sa fiche de l’an dernier, alors qu’il avait réussi sept buts en avantage numérique, affichant un dossier de 15-34-49 avec un différentiel de moins 19 en 82 matchs.
En carrière, il a réussi plus de la moitié de ses buts en avantage numérique, 23 de ses 41 filets ont été marqués sur cette unité spéciale.
Il a réussi 8 des 10 buts de l’équipe en avantage numérique cette saison
Soulignons que Faulk a réussi 80,00% des buts en avantage numérique de son équipe, car elle n’a marqué qu’en 10 occasions en 69 supériorités dans ces circonstances (efficacité de 14,49%) et les deux autres joueurs qui ont fait mouche à ce chapitre sont Eric Staal et Victor Rask, qui ont marqué une fois chacun.
Chez les défenseurs de la LNH, Faulk domine devant Shea Weber, des Predators de Nashville, qui a réussi cinq buts sur le jeu de puissance.
L’an dernier, seulement deux défenseurs avaient réussi huit buts ou plus en avantage numérique, Oliver Ekman-Larsson, des Coyotes de l’Arizona, qui avait marqué 10 fois dans ces circonstances, deux de plus que P.K. Subban, du Canadien de Montréal.
En 2013-2014, cinq défenseurs avaient réussi huit buts ou plus en avantage numérique, Shea Weber, des Predators de Nashville avait dominé avec 12, deux de plus que Zdeno Chara, des Bruins de Boston et quatre de plus que Marek Zidlicky, des Devils du New Jersey, Dustin Byfuglien, des Jets de Winnipeg et Oliver Ekman-Larsson, des Coyotes de Phoenix.

Brendan Gallagher tombe, Alex Galchenyuk se relève

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Les moments forts dans la LNH


Images of Francois Gagnon
Deux nouvelles volent la vedette au lendemain du gain de 4-2 du Canadien aux dépens des Islanders : une bonne et une très mauvaise.
La bonne nouvelle dépasse le score final. Oui ! Le fait que le Tricolore affiche déjà 16 victoires après seulement 22 rencontres représente une bonne nouvelle pour ses fans. Une très bonne même. Mais l’éveil offensif d’Alex Galchenyuk représente une bien meilleure nouvelle encore. Surtout que cet éveil tombe à point quand on considère l’ampleur de la mauvaise nouvelle.
Si vous ne le savez pas déjà, ou si vous tentez de balayer du revers de la main cette triste nouvelle car vous refusez d’y croire, je vous confirme qu’il est bel et bien vrai que le Canadien a perdu les services de sa bougie d’allumage Brendan Gallagher. Le Canadien pourrait même devoir se passer de Gallagher pendant un long moment. Atteint à la main gauche alors qu’il tentait de bloquer un tir frappé que le défenseur Johnny Boychuck venait de décocher, Brendan Gallagher s’est fracturé deux doigts. Les images captées par les caméras de RDS, images qui ont ensuite fait le tour de la planète hockey, n’étaient pas belles à voir tant les doigts étaient amochés. Tant le visage crispé du petit attaquant traduisait la douleur qu’il ressentait et la détresse associée au diagnostic qu’il redoutait sans doute déjà et qui s’est vite confirmé.
Le petit ailier droit sera opéré lundi matin par Paul Martineau – il assistait au match en compagnie de Vincent Lacroix le médecin en chef du club – le chirurgien orthopédique en chef du Canadien. Pas besoin d’être médecin pour comprendre que l’intervention est nécessaire pour replacer les os brisés afin de donner le coup d’envoi à une guérison qui devrait se prolonger sur une période de quatre, cinq, six semaines. Peut-être plus.
Pour une mauvaise nouvelle, c’en est toute une. Surtout que depuis quelques semaines, depuis le début du voyage dans l’Ouest canadien en fait, c’est Gallagher qui donnait le ton au sein de son trio. Les plus polis diront qu’il poussait dans le dos de ses compagnons de jeu. Les plus honnêtes diront que Gallagher trainait Plekanec et Pacioretty.
Que l’on soit d’un camp ou de l’autre, la conclusion demeure la même : Gallagher était le joueur le plus important de son trio et maintenant qu’il est hors de combat, il y a certainement lieu de s’inquiéter. Il n’y a toutefois pas lieu de paniquer. Du moins pas encore.
L’éveil de Galchenyuk
Vrai que le Canadien, qui n’était déjà pas très bien nanti sur le flanc droit, devient encore plus vulnérable maintenant que Dale Weise, Alex Semin, Devante Smith-Pelly ou Paul Byron représentent son arsenal.
Mais peu importe qui héritera du mandat de combler, du moins en partie, l’absence de Brendan Gallagher – c’est Alexander Semin qui a pris la relève en troisième période dimanche –  Tomas Plekanec et Max Pacioretty devraient être en mesure d’offrir des performances plus soutenues et d’être plus productifs. Ils auront maintenant l’occasion de prouver qu’ils peuvent relever ce défi.
Et c’est là que la bonne nouvelle associée à l’éveil offensif d’Alex Galchenyuk prend toute son importance. Toute son ampleur. Car Galchenyuk qui n’affichait que deux buts depuis le début de la saison – un marqué lors du premier match et l’autre lors du 11e – ne pouvait choisir meilleur moment pour sortir de sa torpeur. Non seulement a-t-il marqué son troisième, mais il l’a fait lors d’une attaque massive en fin de troisième période en marquant le but qui a donné la victoire au sien. Rien de moins.
Galchenyuk a disputé son meilleur match de la saison dimanche contre les Islanders. De fait, son trio a connu son meilleur match de l’année.
Pourquoi? L’entrée en scène de Sven Andrighetto ne peut expliquer à elle seule cet éveil offensif de Galchenyuk et du trio. Ça non. Mais elle doit certainement être prise en ligne de compte.
Car en plus d’afficher une vitesse fulgurante, Andrighetto a du talent. Il a des mains. Il a un flair offensif. Il sait quoi faire avec la rondelle et il a la confiance pour compléter les jeux qu’ils amorcent. Ce qui n’était pas toujours le cas avec tous ceux qui ont évolué à la droite de Galchenyuk et Eller depuis le début de l’année.
On a parlé abondamment de Semin et de son manque de vitesse. Du fait qu’il ralentissait ses compagnons de jeu au point de leur nuire bien plus que de les aider. Pas besoin alors d’y revenir.
Torrey Mitchell, Brian Flynn, Devante Smith-Pelly et Paul Byron avaient la vitesse nécessaire – peut-être moins dans le cas de DSP – pour jouer au sein du «deuxième» trio. Mais ils n’avaient pas les autres aptitudes offensives requises pour le faire d’une manière soutenue.
Est-ce qu’Andrighetto y arrivera ? Il est trop tôt pour le dire. Mais à la lumière de son premier match, il mérite d’obtenir la chance de poursuivre ce qu’il vient d’amorcer.
Avec de la vitesse sur ses deux ailes, Galchenyuk a volé sur la glace du début à la fin du match. Il a raté une occasion en or en début de rencontre. Mais il ne s’est pas laissé abattre comme en témoignent les dix tirs qu’il a décochés. Un sommet chez le Canadien. Il faudra qu’il atteigne la cible plus souvent – six rondelles ont raté le but, une autre a été bloquée en défensive – mais au moins, Galchenyuk a maintenu la cadence hier en dépit les occasions bousillées et les tirs ratés.
C’est un gros plus.
Ça ne règle pas le problème associé à la perte de Galllagher pour autant. Car quand on regarde les joueurs à la disposition de Michel Therrien, il n’est pas évident de trouver celui qui comblera la brèche géante à la droite du «premier» trio.
Sauf que si le trio de Galchenyuk, ragaillardi par l’arrivée d’Andrighetto, se met à jouer comme un trio de tête dans la LNH, si le trio de Desharnais continue d’être aussi efficace qu’il l’est depuis le début de la saison dans les deux sens de la patinoire, et qu’en plus le quatrième trio remplit son rôle comme il le fait depuis octobre, les conséquences négatives anticipées en raison de la perte de Brendan Gallagher pourraient être moins néfastes qu’on le craint.
Surtout que Carey Price a démontré dimanche qu’il était complètement remis de sa blessure et prêt à prendre les bouchées doubles si nécessaire. Bon vendredi, à Brooklyn, malgré quelques signes normaux de manque de synchronisme, Carey Price a vraiment été à la hauteur de sa réputation dimanche. Tout semblait facile. Et l’arrêt réalisé en troisième période alors qu’il a privé John Tavares d’un deuxième but en captant la rondelle que l’as des Islanders venait de faire dévier tout juste devant lui dans l’enclave, a permis à Price de prouver qu’il était aussi en mesure d’effectuer les arrêts difficiles. Quelqu’un quelque part en doutait ?
Le Canadien est un bien meilleur club avec Brendan Gallagher dans sa formation plutôt que sur la galerie de presse avec la main gauche dans le plâtre. C’est évident.
Mais s’il veut passer à un autre niveau et devenir un vrai prétendant à la coupe Stanley, le Canadien doit prouver qu’il a les ressources pour maintenir sa cadence en dépit de blessures. Qu’elles soient importantes ou non.
Le Canadien l’a prouvé une première fois lorsque Mike Condon a pris la relève à Carey Price. Oui ! Condon et le Canadien ont manqué de souffle lorsque l’absence de Price s’est prolongée. Mais le gardien auxiliaire et une équipe qu’on croyait incapable de gagner sans sa pierre d’assise devant le filet ont obtenu des résultats dépassant les projections les plus optimistes.
Le Canadien l’a prouvé aussi lorsque Greg Pateryn est venu en relève à Alexei Emelin. Bon ! La perte d’Emelin – comme celles récentes de Mitchell et Smith-Pelly – n’ont rien à voir avec la perte de Price ou l’absence de Gallagher. C’est évident. Mais Pateryn s’est imposé au point qu’il serait bien difficile de le retirer de la formation en dépit d’un retour en forme et en santé d’Emelin.
Et voilà qu’Andrighetto s’amène et relance Alex Galchenyuk, qui était au neutre, et son trio.
À qui le tour maintenant?