mercredi 7 octobre 2015

Le Canadien possède un bel équilibre en attaque

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Images of Gaston Therrien
Dans 24 heures, la saison 2015-2016 de la LNH et celle du Canadien se mettront en branle.
Je pense que le Canadien sera un peu plus spectaculaire cette saison avec l’arrivée d’Alexander Semin et de Tomas Fleischmann. Ce sont des joueurs qui amènent de l’attaque.
Le Tricolore est une équipe de possession de rondelle. Nous allons donc encore assister à du contrôle du disque. Le CH a des joueurs d’impact et ceux-ci devront produire. L’avantage numérique a démontré de belles choses durant le calendrier préparatoire, ce qui avait été un problème de l’an dernier.
Alex Galchenyuk entamera la saison au centre de Lars Eller et d’Alexander Semin sur le deuxième trio. Je crois que l’objectif du Canadien est de le faire monter sur le premier trio en cours de saison. Est-ce que sera après 10, 20 ou 30 matchs? L’organisation va lui laisser le temps de s’acclimater au poste de joueur de centre.
Il y a un bel équilibre sur les trios. Les trois premières unités sont capables de compter des buts. Avec le trio de David Desharnais, Dale Weise et Fleischmann, le Tricolore possède une troisième unité qui sera en mesure de marquer des filets. Ça fait longtemps que le Canadien n’a pas eu cette profondeur au sein de ses trios. C’est de bon augure surtout qu’il y a des défenseurs qui sont capables d’appuyer l’attaque.   
Les trois premiers trios devront néanmoins rester concentrer sur leurs responsabilités en défense. C’est la marque de commerce de Michel Therrien. Ils doivent garder cela en tête, mais sans pour autant oublier que lorsqu’ils ont la rondelle qu’ils peuvent être offensifs. Bref, je m’attends à des trios rapides sur la contre-attaque.
Du côté des défenseurs, le CH peut compter sur trois joueurs de haut niveau en P.K. Subban, Andrei Markov et Jeff Petry. Ils sont appuyés par Alexei Emelin et Nathan Beaulieu. Je crois aussi que Tom Gilbert est capable d’en faire un peu plus cette saison.
Dans le cas de Jarred Tinordi et de Greg Pateryn, ils devront vraisemblablement attendre des blessures avant de voir du temps de glace. Si c’est un gaucher qui doit être remplacé, ce sera Tinordi qui sera envoyé dans la mêlée. Si c’est un droitier, on enverra Pateryn.
Par contre, je ne crois pas que Tinordi et Pateryn soient là pour être assis dans les gradins. Je m’attends à du mouvement dans ce dossier, mais peut-être pas lors de la première semaine du calendrier.
Entre les poteaux, c’est la stabilité avec Carey Price. Et ça se doit de rester comme cela. Price est maintenant dans une classe à part. Je le place dans la même catégorie que Sidney Crosby. C’est un joueur de concession qui est capable d’être constant année après année.
Mike Condon sera son adjoint pour commencer la saison. Une loi non écrite dit qu’un gardien réserviste doit gagner 10 rencontres au cours d’une saison. Admettons qu’on lui donne 20 parties, s’il avait 10 victoires avec trois défaites en prolongation, ça donnerait 23 points et ce serait bien vu.
Je vois le Canadien en séries cette saison. Il y aura énormément de parité dans l’Association Est. S’il n’y a pas de blessures majeures et que tout tombe en place comme l’an dernier, le Tricolore est capable de bien se placer pour les séries.
*Propos recueillis par Christian L-Dufresne

Tomas Plekanec à l’aube d’un 500e point dans la LNH

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Tomas Plekanec
Tomas Plekanec (Source d'image: Vincent Éthier )

Roger Leblond
Lors du premier match de la présente saison 2015-2016, l’attaquant Tomas Plekanec tentera d’atteindre un plateau dans l’uniforme du Canadien de Montréal.
En effet, l’actuel numéro 14 du CH présente une fiche à vie de 202-297-499 avec un différentiel de plus 40 en 761 matchs réguliers et son prochain point va lui permetre de devenir le 23e joueur de l’histoire du Tricolore à atteindre le plateau des 500.
Plekanec, qui a disputé son premier match dans la LNH, le 31 décembre 2003, un match nul de 1-1 face aux Stars de Dallas, dans la ville du Texas, n’a aussi besoin que de deux points pour rejoindre Bob Gainey (239-262-501 en 1160 matchs) au 22e rang et que de trois points pour rejoindre Ralph Backstrom au 21e rang, lui dont la fiche a été de 215-287-502 en 844 rencontres.
Soulignons que le meneur de toute l’histoire de l’organisation montréalaise est Guy Lafleur, qui a présenté un dossier de 518-728-1246 en 961 matchs réguliers, devant Jean Béliveau, dont la fiche a été de 507-712-1219 en 1125 rencontres.
De plus, avec trois autres mentions d’assistance, Plekanec deviendra le 26e joueur de l’équipe à atteindre le plateau des 300 dans la LNH.
Plekanec, qui aura 33 ans le 31 octobre prochain et qui fut le 4e choix du Tricolore, le 71e au total du repêchage de 2001, a connu une très bonne saison en 2014-2015, affichant un dossier de 26-34-60 avec un différentiel de plus huit en 82 rencontres, lui dont le total de 26 buts était le deuxième plus élevé de sa carrière, tout juste derrière son sommet personnel de 29, réalisé en 2007-2008.
Il tentera de secouer sa longue léthargie, car après avoir réussi un but dans chacun de ses quatre derniers matchs réguliers (4-2-6) et un but lors de son premier match dans les éliminatoires, Plekanec avait été neutralisé lors de ses 11 derniers matchs dans les séries de fin de saison (0-3-3), son dernier but remontant au 15 avril 2015 dans un gain de 4-3 face aux Sénateurs d’Ottawa, au Centre Bell.
En carrière, Plekanec affiche un dossier de 16-23-39 avec un différentiel de plus heuf en 61 matchs réguliers contre les Maple Leafs de Toronto, incluant un rendement de 10-10-20 avec un différentiel de plus quatre en 30 matchs au Air Canada Centre.
Lors du match d’ouverture l’an dernier, il avait marqué deux buts, dont celui de la victoire à 19:17 de la troisième période dans un gain de 4-3 contre les Maple Leafs, à Toronto.
Les Blackhawks de Chicago vont se croire dans l’Association de l’Est!
En ce début de saison, les Blackhawks de Chicago vont avoir l’impression d’être dans l’Association de l’Est, car beaucoup de matchs seront disputés contre leurs rivaux de cette association.
En effet, la formation dirigée par Joel Quenneville, qui a remporté la Coupe Stanley l'an dernier et dans trois des six dernières saisons, disputera ses huit premiers huit premières rencontres face à ses rivaux de l’autre association.
Pis, son premier match contre une équipe de l’Association de l’Ouest aura lieu aussi tardivement que le 28 octobre, alors qu’elle recevra la visite des puissants Ducks d’Anaheim, des aspirants à la Coupe Stanley, au United Center.
Le calendrier des Blackhawks débute ce soir et ils reçoivent la visite des Rangers de New York, les récipiendaires du Trophée des Présidents de l’an dernier, champions du calendrier régulier du circuit.
Par la suite, les Blackhawks vont disputer un programme double contre les Islanders de New York, effectuant une visite au nouveau domicile de ces derniers, le Barclays Center vendredi soir et ils leur rendront la politesse samedi soir, au United Center.
Soulignons que l’an dernier, les Blackhawks ont présenté une excellente fiche de 20-9-3, une moyenne de ,672, en 32 matchs contre les 16 formations de l’Association de l’Est, alors que les Rangers de New York ont été 18-5-5, une superbe moyenne de ,732 dans leurs 28 rencontres disputées contre les 14 équipes de l’Association de l’Ouest.
Voici le calendrier des 10 premiers matchs des Blackhawks de Chicago cette saison.
7 octobre 2015-Rangers de New York c. Chicago (20 h)
9 octobre 2015-Chicago c. Islanders de New York (19 h 30)
10 octobre 2015-Islanders de New York c. Chicago (20 h 30)
14 octobre 2015-Chicago c. Flyers de Philadelphie (20 h)
15 octobre 2015-Chicago c. Capitals de Washington (19 h)
17 octobre 2015-Blue Jackets de Columbus c. Chicago (20 h 30)
22 octobre 2015-Panthers de la Floride c. Chicago (20 h 30)
24 octobre 2015-Lightning de Tampa Bay c. Chicago (20 h 30)
28 octobre 2015-Ducks d’Anaheim c. Chicago (20 h 30)
29 octobre 2015-Chicago c. Jets de Winnipeg (20 h)

Le message de Marc Bergevin doit porter

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Zack Kassian et Marc Bergevin
Zack Kassian et Marc Bergevin (Source d'image: RDS )

Images of Bertrand Raymond
Avant que Zack Kassian soit victime d'une malchance qui hypothèquera une partie de sa saison et peut-être plus encore, je m'apprêtais justement à émettre des commentaires au sujet de son camp d'entraînement des plus ordinaires. Je parle d'une malchance dans ce cas bien précis car n'eut été de cette accident, le controversé attaquant aurait pu fort bien rentrer chez lui au lever du soleil sans que les dirigeants de l'équipe n'aient su quoi que ce soit de sa sortie nocturne.
Avant sa mésaventure, j'allais demander si le Canadien n'avait pas mis la main sur un autre Rene Bourque. Un gros bonhomme qui joue uniquement quand ça lui tente. C'est la désagréable impression qu'il nous a laissée durant ce camp.
Comme il fallait s'y attendre, il s'était présenté à Montréal rempli de bonnes intentions. Comment aurait-il pu en être autrement? C'est l'attitude à adopter quand on traîne une réputation qui laisse à désirer et qu'on désire convaincre ses nouveaux patrons qu'on a changé.
Les vrais compétiteurs, ceux qui sautent sur la glace soir après soir avec une soif insatiable de gagner, n'ont jamais à revenir sur leur passé à la recherche d'excuses. Les vrais ont un bilan sans reproche qui ne cause pas la moindre inquiétude.
Ce ne sont pas des athlètes qui répondent au profil d'un gars comme Kassian : 24 ans, six pieds trois pouces, 215 livres, ayant déjà porté sept chandails en six ans chez les professionnels et ayant été obtenu pour une chanson par sa plus récente équipe.
Marc Bergevin savait tout cela, mais quand il a eu l'occasion de mettre le grappin sur un gros bonhomme pour remplumer une formation toujours trop légère à l'heure des séries éliminatoires, en retour d'un vétéran qui n'avait plus beaucoup à offrir, c'était un risque qu'il pouvait se permettre de courir.
C'est d'ailleurs ce qui explique qu'un choix de première ronde comme Kassian, 13e au total dans la ligue, continue de trouver preneur malgré la réputation négative qui lui colle à la peau. Quand le Canadien l'aura assez vu, Kassian poursuivra son voyage à travers la ligue. Après avoir constitué des déceptions à Buffalo, à Vancouver et à Montréal, il trouvera bien une autre organisation convaincue de pouvoir le faire rentrer dans le rang à son tour.
Un couche-tard
On le savait indiscipliné, mais on était loin d'imaginer qu'il en ferait la démonstration aussi rapidement. Il savait parfaitement ce qu'on attendait de lui. Sa carrière n'annonçait rien de bon, mais plus important encore, il lui fallait jouer avec l'intention de mériter un autre contrat l'an prochain. Il ne s'est pas comporté comme s'il était inquiété par sa situation.
Kassian se disait probablement qu'il n'y avait pas d'urgence. Ce n'était que le camp d'entraînement. Et lundi était un jour de congé, après tout. Un peu de rumba n'a jamais tué personne. Ils le croient tous quand ils sont sur le party, mais c'est loin d'être vrai. Des exemples?
Le véhicule accidenté dans lequel se trouvait Zack KassianLe défenseur Steve Chiasson s'est tué sur la route quelques heures à peine après l'élimination des Hurricanes de la Caroline, à Raleigh, en 1999. Il était ivre.
Le gardien Pelle Lindbergh, le plus bel espoir des Flyers de Philadelphie depuis Bernard Parent, a encastré sa Porsche toute neuve dans le mur d'une école alors qu'il était saoul. Il avait 26 ans.
Dany Heatley, deuxième sélection de la Ligue nationale au repêchage de 2000, a perdu le contrôle de sa Ferrari et a causé la mort de son coéquipier des Thrashers d'Atlanta et meilleur ami, Dan Snyder, il y a quelques années.
Rob Ramage, l'actuel entraîneur, responsable du développement des joueurs, au sein du Canadien, a été tenu criminellement responsable d'un accident survenu en 2003 qui a coûté la vie à l'ex-défenseur des Blackhawks, Keith Magnuson, un ami personnel, alors qu'il était intoxiqué par l'alcool. Il a purgé 10 mois de la sentence de quatre ans qu'il a écopée.
Finalement, même s'il était à la retraite, Jacques Richard, un ex-Nordique, est mort sur la route deux jours après avoir célébré son 50e anniversaire de naissance. Sa mort tragique a été à l'image de sa carrière : désordonnée, troublée et marquée par l'indiscipline.
Kassian a été plus chanceux. Plus chanceux qu'il l'imagine. Il a subi deux fractures. Celles qui l'accompagnaient auraient pu mourir. Un arbre, ça pardonne rarement. Ils sont nombreux au Québec à avoir laissé leur vie au pied d'un arbre.
Que faisait-il à six heures du matin sur la route avec des jeunes filles de 18 et 20 ans à bord? À quoi a-t-il pensé en laissant le volant d'un camion hors normes entre les mains d'une fille sans doute tout juste assez expérimentée pour conduire une voiture compacte?
Une époque révolue?
Au cours des dernières années, la direction du Canadien a travaillé fort pour se refaire une image à l'extérieur de la patinoire. Une image que les frères Kostitsyn, Mikhail Grabovski, Michael Ryder, Scott Gomez et quelques autres ont entaché par leurs activités hors glace.
On croyait cette époque révolue puisque les joueurs de l'équipe actuelle sont généralement disciplinés et très à leur affaire. Ils sont jeunes, forts, riches et populaires. Bien sûr, il leur arrive tous de sortir et de prendre un verre, mais le Canadien insiste continuellement sur l'importance de ne pas commettre d'imprudence. Il a fallu que Kassian, trois semaines à peine après son arrivée, nous ressasse de bien mauvais souvenirs. Ceux d'une époque durant laquelle la police demandait parfois au Canadien de venir ramasser ses joueurs dans le centre-ville. Comme il n'a pas eu le temps de mériter le respect de ses nouveaux coéquipiers, on ne l'a sûrement pas trouvé drôle dans le vestiaire.
Le Canadien est en progression comme l'indique sa seconde place au classement général la saison dernière. La direction de l'organisation et les joueurs ont de grandes ambitions cette saison. Une telle source de distraction est la dernière chose dont ils avaient besoin dans les circonstances. Surtout à la veille du match inaugural de la saison.
Il y a sans doute des joueurs qui se demandent pourquoi on est allé chercher ce drôle de moineau en sacrifiant un coéquipier, Brandon Prust, très populaire au sein du groupe. Prust était très visible dans le jet-set montréalais. Il n'était pas un couche-tôt, mais il n'a jamais placé l'organisation dans l'embarras. Il a été un joueur honnête, dont le rôle ingrat est en bonne partie responsable de l'usure qui l'a rendu disponible sur le marché.
J'ignore comment l'incident Kassian sera réglé, mais Bergevin se voit offrir une occasion de démontrer très clairement qu'on ne joue pas avec l'image de l'organisation. Au sein d'une équipe qui accueille régulièrement de nouvelles figures, des Beaulieu, des Semin, des Pateryn, des Mitchell, des Flynn, des Smith-Pelly, des De la Rose, des Bournival, des Condon, des Petry et des Tinordi, c'est important que le message soit clair et qu'il porte aux quatre coins de la chambre. Le chandail renommée qu'ils portent doit être respecté en tout temps. C'est sans appel.
Kassian cessera d'être rémunéré puisque sa fracture au pied n'est pas la conséquence d'un accident de travail. Qu'il ne soit plus un membre du Canadien dans un proche avenir ne serait guère étonnant.
Mardi, Michel Therrien a mentionné que le Canadien s'est donné de la profondeur avec l'ajout de Semin et de Fleischman. Normalement, il aurait mentionné trois noms : Semin, Fleischmann et Kassian. On ne parle plus du troisième. Comme s'il n'était déjà plus là.