jeudi 10 septembre 2015

Serena Williams à deux marches de l'histoire

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Serena Williams
Serena Williams (Source d'image: PC )

NEW YORK, États-Unis - Avec sa victoire contre sa soeur ainée Venus en quarts de finale mardi, Serena Williams a peut-être balayé le dernier obstacle de taille qui la sépare lors des Internationaux des États-Unis d'un exploit retentissant, le Grand Chelem.
La no 1 mondiale n'est plus qu'à deux matches de l'histoire!
Si elle bat l'Italienne Roberta Vinci dans la soirée de jeudi à New York en demi-finale, puis remporte la finale samedi, elle deviendra seulement la quatrième joueuse de l'histoire, la première depuis l'Allemande Steffi Graf en 1988, à détenir les quatre trophées les plus importants du tennis la même année.
Elle égalera aussi l'Allemande pour le nombre de titres du Grand Chelem (22) et n'aura plus que l'Australienne Margaret Court au-dessus d'elle (24).
Même si elle affirme se méfier de Vinci - « Elle n'est pas là par hasard » -, Williams est la grande favorite de sa demi-finale qu'elle aborde sur une impressionnante série de 26 victoires consécutives en Grand Chelem et, plus fort encore, de 33 succès d'affilée à Flushing Meadows.
Sa dernière défaite dans son tournoi majeur préféré remonte à la finale de l'édition 2011...
En quatre matches contre Vinci, elle l'a toujours battue, sans perdre un set.
L'Italienne disputera, elle, sa première demi-finale d'un Grand Chelem quand « SW » est abonnée au dernier carré en Grand Chelem, puisqu'elle disputera sa 28e demi-finale!
« Rien à perdre »
« Je n'ai absolument rien à perdre, je n'ai jamais songé pouvoir atteindre le dernier carré de l'US Open », a admis l'Italienne, 43e mondiale à 32 ans.
Son palmarès face aux autres joueuses encore en lice plaide tout autant en faveur de la cadette des soeurs Williams: la no 2 mondiale, la Roumaine Simona Halep, ne l'a ainsi battue qu'une fois en sept tentatives, tandis que l'Italienne Flavia Pennetta affiche un zéro pointé en sept matches.
L'implacable machine à gagner semble bien et définitivement lancée.
Après les hésitations des premiers tours, traditionnellement et paradoxalement plus dangereux pour elle, l'Américaine, âgée de 33 ans, semble avoir trouvé les bons réglages à Flushing Meadows.
« Elle a livré son meilleur match contre l'adversaire qui lui a posé le plus de problèmes », a noté son entraîneur, le Français Patrick Mouratoglou.
« Venus est la meilleure joueuse que j'ai jamais affrontée », a-t-elle renchéri après son seizième succès en 27 confrontations face à son aînée.
Alors que les éloges des anciennes gloires (« Un phénomène du tennis qu'on voit tous les cent ans » pour Chris Evert, « la meilleure joueuse de l'histoire » pour John McEnroe) pleuvent de toute part, Williams reste étrangement réservée face à l'enthousiasme que suscite ce fameux Grand Chelem.
« Que je le réussisse ou pas, ce n'est pas ça qui va changer ma carrière », martèle-t-elle depuis plusieurs semaines.

Simona Halep et Flavia Pennetta dans le carré d'as

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Halep dans le carré d'as


NEW YORK - La deuxième tête de série Simona Halep a vaincu Victoria Azarenka en trois manches afin d'atteindre les demi-finales des Internationaux des États-Unis pour une première fois en carrière.
Halep a gagné 6-3, 4-6, 6-4, mercredi, dans un duel qui a été interrompu tôt en troisième manche pendant 1 heure et 25 minutes en raison de la pluie.
« C'était un match très physique, j'étais vraiment en difficulté après le deuxième set, mais l'interruption à cause de la pluie m'a fait du bien, je dois remercier Dieu pour son aide », a insisté Halep.
La Roumaine de 23 ans a réussi 40 coups gagnants contre 19 fautes directes, tandis qu'Azarenka a réussi 38 coups gagnants mais 42 fautes directes. Azarenka a été la plus opportuniste dans les moments importants pendant la majorité du match, profitant de chacune des cinq balles de bris qu'elle a obtenues. Halep a plutôt été 6-en-19 en situation de bris.
Halep a toutefois obtenu le bris décisif en troisième manche même si elle avait beaucoup moins d'expérience que son adversaire dans les grands rendez-vous. Azarenka compte deux titres des Internationaux d'Australie à son palmarès et s'est inclinée en finale à New York contre Serena Williams en 2012 et 2013.
De son côté, Halep a été finaliste à Roland-Garros en 2014 et elle participera seulement à sa troisième demi-finale en carrière en Grand Chelem. Elle retrouvera alors dans son chemin l'Italienne et 26e tête de série Flavia Pennetta.
Pennetta a effacé un déficit d'un set et d'un bris de service pour accéder aux demi-finales des Internationaux de tennis des États-Unis pour un deuxième fois en trois ans.
L'Italienne a battu la cinquième tête de série Petra Kvitova 4-6, 6-4, 6-2. Kvitova, qui a été ennuyée par une mononucléose et qui n'a pas beaucoup pratiqué cet été, avait de la difficulté à suivre le rythme vers la fin du duel de deux heures et 23 minutes.
« Dès le début du match, je sentais que je n'étais pas à 100 pour cent aujourd'hui », a indiqué Kvitova.
Pennetta, qui est âgée de 33 ans, a accédé à son premier carré d'as dans un tournoi majeur à Flushing Meadows il y a deux ans. Encore aujourd'hui, c'est le seul tournoi du Grand Chelem où elle a atteint les demi-finales.
Kvitova, double championne de Wimbledon, n'a jamais paru à l'aise à New York; c'était la première fois qu'elle franchissait le quatrième tour. Elle menait 3-1 au deuxième set, mais n'a pu sceller l'issue de la rencontre en commettant un total de 60 fautes directes.
« J'étais vraiment en difficulté en deuxième manche, a noté Pennetta. Mais j'ai trouvé le moyen de continuer à me battre. C'est incroyable. »
Avec la victoire de la 26e tête de série, trois des quatre dames dans le carré d'as sont âgées de plus de 30 ans.
Serena Williams et l'Italienne Roberta Vinci ont remporté leur quart de finale mardi. C'est la première fois de l'ère moderne que deux Italiennes accèdent aux demi-finales d'un tournoi du Grand Chelem.

Les rebondissements de l'été dans la LNH

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Martin St-Louis, Lou Lamoriello, Martin Brodeur et Jacques Lemaire
Martin St-Louis, Lou Lamoriello, Martin Brodeur et Jacques Lemaire
(Source d'image: RDS )

Images of Bertrand Raymond
Il s'en est passé des choses au cours de l'été. Il y a en eu des bonnes, des étonnantes et d'autres plutôt décevantes.
Deux athlètes québécois qui ont connu des carrières exceptionnelles, Martin Saint-Louis et Daniel Brière, ont annoncé que leurs parcours étaient terminés. Les deux n'étaient pas censés faire le poids dans une ligue qui a souvent accordé préséance aux athlètes de gros gabarit. Les deux ont été boudés par toutes les organisations de la ligue et les deux ont connu une carrière florissante. Comme il y a sans doute une justice quelque part, après en avoir bavé pour faire leur place, ils sont tous les deux sortis de la patinoire plusieurs fois millionnaires. Tiens, vous autres.
Pierre-Alexandre ParenteauPierre-Alexandre Parenteau qui, de son côté, en offrait trop peu pour le salaire exagéré qu'il touchait, a été cavalièrement sorti de l'organisation du Canadien.
Alexander Semin, dont le problème se situe quelque part entre le coeur et la volonté, se retrouve aujourd'hui dans l'uniforme d'une organisation dirigée par des hommes, Marc Bergevin et Michel Therrien, qui ont les paresseux en horreur. Beau défi pour eux avant même qu'un premier coup de patins soit donné à l'entraînement.
Par ailleurs, ce qui s'est passé à Montréal a été relativement tranquille comparativement aux changements majeurs qui sont survenus à Toronto. Les vrais événements de la période estivale, c'est à cet endroit qu'ils se sont produits. Après l'entrée en scène de Mike Babcock, on n'aurait jamais pu imaginer que Lou Lamoriello, longtemps reconnu comme le Godfather du hockey, deviendrait son patron. En quittant une organisation qu'il avait bâtie dans ses moindres détails au New Jersey, Lamoriello s'accroche à son rôle de directeur général dans un moment où on le croyait en train de planifier sa retraite.
Cet homme au regard sévère, qui mène ses affaires avec une main de fer dans un gant d'acier, jouit encore d'un grand respect dans certains milieux. Brendan Shanahan, qui a joué sous ses ordres durant quatre saisons, a jugé que les Maple Leafs avaient besoin d'un dirigeant autoritaire pour mettre fin à près d'une décennie de laissez-aller au cours de laquelle l'équipe a raté les séries huit fois en neuf ans.
Lamoriello, dont les Devils étaient empêtrés dans une situation financière précaire, est passé dans le camp d'une organisation riche dont le budget lui permettra de jouir d'une plus grande marge de manoeuvre. Il n'en mènera pas aussi large qu'au New Jersey, mais chaque fois qu'il émettra une opinion ou une suggestion, il captera l'attention de tout le monde, y compris celle de Babcock qui n'est pas toujours de tout repos pour un directeur général.
Et Lemaire dans tout ça?
La décision de Jacques Lemaire de joindre les rangs des plus grands ennemis que le Canadien a connus dans son histoire a de quoi étonner. Surtout que Lemaire avait au préalable décliné une proposition de l'équipe qui a marqué sa vie et qui a notamment contribué à faire de lui un membre du Panthéon de la renommée.
Peut-être que l'offre des Leafs était plus dans ses cordes. Peut-être que son amitié pour Lamoriello a été la plus forte. Peut-être craignait-il de ne plus s'y reconnaître dans une organisation qui a énormément changé depuis qu'il y a gagné une dernière coupe Stanley dans un rôle d'adjoint à Serge Savard. Peut-être aussi s'est-il souvenu qu'il était quasi embauché par le Canadien (il avait même promis du boulot à Mario Tremblay) il y a six ans quand Bob Gainey, influencé par Pierre Gauthier, s'est ravisé pour finalement accorder le poste à Jacques Martin.
Il faut se rendre à l'évidence, la vraie famille de Lemaire, c'est aujourd'hui celle de Lou Lamoriello.
Lemaire jouera un rôle élargi à Toronto. Il sera un observateur et un conseiller de valeur dans le rôle d'un entraîneur qui travaillera parfois à distance. Lemaire a toujours aimé se montrer discret dans ce genre de situation qu'il a notamment connue dans l'entourage de Jean Perron et de Jacques Demers.
Si jamais on lui confie des mandats spécifiques, il pourrait peut-être s'avérer d'une grande utilité dans la relance de Parenteau dont c'est probablement la dernière chance. Quand Lemaire te regarde droit dans les yeux en te faisant part de ses remarques, il peut être très intimidant. Parenteau a justement besoin de ce genre de conversation entre quatre yeux avec un homme qui n'entend pas à rire quand il est question de s'investir sérieusement dans une équipe.
Ce n'est qu'un des aspects sur lequel Lemaire, un cerveau de hockey, peut être utile à sa nouvelle équipe.
Dites-moi que ce n'est pas vrai
L'élément le plus décevant en cette fin d'été est la décision qu'a prise Martin Brodeur de bouder son intronisation au Panthéon des sports du Québec, le 30 septembre. La cuvée des intronisés est d'une très grande qualité à l'occasion du 25e anniversaire de cet événement. Outre Brodeur, les médaillés d'or olympique Alexandre Bilodeau et Jennifer Heil, Alexandre Despatie, Anthony Calvillo, de même que les bâtisseurs Julie Sauvé et Larry Smith seront honorés.
Dites-moi que ce n'est pas vrai. Pas un autre grand athlète québécois qui lève le nez sur ce genre de reconnaissance, comme c'est arrivé dans le passé à ce panthéon et à celui de la Ligue junior majeur du Québec.
Ceux qu'on intronise au Panthéon des sports du Québec ont largement contribué à écrire notre histoire sportive. Brodeur, le gardien de but recordman du hockey, dont certains grands exploits ne seront probablement jamais répétés, joindra un groupe prestigieux de hockeyeurs, dont Jean Béliveau, Maurice et Henri Richard, Mario Lemieux, Guy Lafleur et Patrick Roy.
Brodeur invoque des responsabilités professionnelles avec les Blues de St Louis pour s'absenter le 30 septembre. Pas sérieux comme excuse quand sa présence chez les Blues dans le cadre d'un simple camp d'entraînement ne peut pas être considérée comme indispensable.
Rien n'arrivera à le faire changer d'idée, semble-t-il. Brodeur a été choyé et profondément respecté par les Québécois durant sa brillante carrière. Dommage qu'il n'en tienne pas compte à l'heure où le Québec lui offre une place prestigieuse dans son histoire sportive.
Mais peut-être que l'événement n'est pas suffisamment prestigieux pour lui, justement.