mercredi 16 novembre 2016

« Ça prend des stats... »

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Panthers 4 - Canadiens 3 (Prol.)


MONTRÉAL – Le constat ne lui plaît pas nécessairement, mais David Desharnais possède assez d’expérience dans la LNH pour savoir que les statistiques font foi de tout.

Après avoir été blanchi de la feuille de pointage pendant neuf matchs, Desharnais a vécu l’affront d’être retranché de la formation par Michel Therrien pour la partie contre les Kings de Los Angeles, jeudi dernier.

Grâce à des blessures, le Québécois de 30 ans a renoué avec l’action dès la partie suivante. Ses efforts ont fini par rapporter, mardi soir, alors qu’il s’est classé parmi les meilleurs joueurs de sa troupe amassant un but et une aide au passage.

Avec plus de 400 matchs derrière la cravate dans le circuit Bettman, Desharnais réalise que la production offensive est indispensable dans son cas. Il était donc heureux d’avoir pu exercer une influence positive dans la prestation de son équipe.

« C’est certain, je pense qu’on est jugé beaucoup selon nos statistiques », a-t-il lancé sans détour.

« C’était le fun de récolter une passe en partant, ça m’a donné des ailes. Tant que tu génères, mais que tu n’as pas de points … », a ajouté Desharnais sans finir sa pensée.

Lorsque le collègue Benoit Beaudoin lui a demandé de préciser s’il se sentait jugé par les partisans ou l’entraîneur, il a répondu de cette manière.

« Par tout le monde, c’est une game de stats, c’est comme ça », a déclaré l’ancien des Saguenéens de Chicoutimi.

En raison de son profil de joueur, Desharnais constate qu’il peut se relever que d’une seule manière quand on l’écarte de la formation active.

« On fait des points. »

« C’est une game de stats, peu importe que tu joues bien ou non, ça prend des stats. C’est ce que j’essaie de faire », a répété celui qui a obtenu 16 :19 de temps d’utilisation dont 3 :12 en supériorité numérique contre les Panthers.

Desharnais, qui croit avoir joué son meilleur match depuis cinq sorties environ, a reçu des compliments de la part de ses coéquipiers.

« J’étais vraiment content de le voir connaître un fort match », a lancé Max Pacioretty avec plaisir.

« Quand sa confiance n’est pas à son sommet, il a tendance à ne pas utiliser son lancer. C’est à nous de lui rappeler qu’il doit s’en servir. Il s’est retrouvé dans une situation qu’il était un peu forcé de tirer et on a vu à quel point il détient un bon lancer », a relevé le capitaine en précisant que tous les joueurs l’appuient.

Le défenseur Nathan Beaulieu, qui a fini sa soirée de travail avec un différentiel de -2, a également pris le temps de souligner le rendement du numéro 51.
« Il a été très bon dans ce match, c’est bien de voir qu’il a été récompensé pour ses efforts. Il a été l’un de nos meilleurs joueurs », a indiqué le partenaire de Greg Pateryn.

Desharnais n’était pas le seul à éprouver un ralentissement par les temps qui courent. Le combatif Brendan Gallagher était dans une situation similaire.

En raison du forfait d’Alexander Radulov, Gallagher a retrouvé son ancien partenaire de trio, Alex Galchenyuk, et il ne pouvait certainement pas s’en plaindre.

« Je me suis bien senti, je trouve qu’on a fait un bon travail pour envoyer la rondelle au filet, je m’étais un peu éloigné de ça dans les derniers matchs », a noté l’auteur de cinq lancers qui a apprécié la vitesse son autre compagnon du jour, Paul Byron.

Bien sûr, Therrien a remarqué sa rencontre plus inspirée et celle de Tomas Plekanec également.

« Je trouve que Gallagher a été énergique et plus dynamique. Quant à Plekanec, il a joué un bon match et il a eu des chances de marquer alors que c’était moins le cas dans les dernières parties. Quand ça arrive, c’est un bon signe », a rappelé Therrien.

L’entraîneur avait probablement trouvé une manière intéressante de fouetter Plekanec et Desharnais en les unissant sur une unité qui a surtout été complétée par Chris Terry.