mardi 10 novembre 2015

Le laboratoire de Moscou suspendu par l'AMA

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Agence France-Presse
Échantillon de sang
Échantillon de sang  Photo :  AFP/ALEX LIVESEY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé mardi la suspension avec effet immédiat de l'accréditation du laboratoire antidopage de Moscou, première conséquence des recommandations présentées lundi par une commission d'enquête indépendante sur le scandale mêlant dopage et corruption en Russie.
« La suspension, qui prend effet immédiatement, interdit le centre antidopage de Moscou de mener des activités en lien avec l'Agence mondiale antidopage, incluant l'analyse d'échantillons d'urine et de sang. Le centre antidopage de Moscou dispose de 21 jours (...) pour faire appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) » explique l'AMA dans un communiqué.
« Un comité disciplinaire va être constitué rapidement dans l'optique de traiter le dossier (...) Pendant ce temps, tous les échantillons conservés par le centre antidopage de Moscou vont maintenant être transportés de manière sécurisée, promptement et avec un suivi assuré de la conservation des scellés vers un autre laboratoire accrédité par l'AMA », poursuit le texte.
Lundi, un rapport d'une commission d'enquête indépendante diligentée par l'AMA, a stupéfait le monde du sport avec la mise au jour d'un vaste système de corruption couvrant des cas de dopage dans l'athlétisme russe.
La Russie, son gouvernement, ses athlètes et leur « culture profondément enracinée de la tricherie » ont été cloués au pilori par l'AMA, qui a réclamé leur mise au ban du monde sportif.
Moscou en mode réaction
Plus tôt mardi, la Russie a rejeté les accusations de dopage et de corruption qui l'accablent et a promis des réponses rapides pour éviter d'être bannie des JO-2016 à cause de cet énorme scandale qui menace de s'étendre à d'autres pays et d'autres sports.
« Les accusations sont non fondées », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d'une conférence de presse, en estimant qu'elles n'étaient pas « étayées par des preuves ».
De son côté, la Fédération russe d'athlétisme « va bientôt soumettre à la Fédération internationale (IAAF) un document sur son programme antidopage et les étapes concrètes de sa mise en oeuvre », a-t-elle assuré dans un communiqué, en jugeant qu' « un partenariat honnête (avec l'IAAF) serait beaucoup plus efficace que toute suspension ou isolement ».
Pour la Russie de Vladimir Poutine, qui a organisé les JO d'hiver à Sotchi en 2014 et accueillera le Mondial de football en 2018, le temps presse. Le pays a jusqu'à la fin de la semaine pour répondre aux révélations du rapport explosif publié lundi par l'Agence mondiale antidopage (AMA), qui l'accuse de « dopage organisé », de ses athlètes jusqu'au sommet de l'Etat.
Faute de quoi elle risque une suspension de toute compétition en athlétisme, dont les Jeux olympiques de Rio 2016.
Plus de détails sous peu.