samedi 17 septembre 2016

http://www.lapresse.ca/sports/hockey/coupe-du-monde-de-hockey/2

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Publié le 16 septembre 2016 à 15h38 | Mis à jour le 16 septembre 2016 à 15h38
Carey Price à l'entraînement d'Équipe Canada, vendredi.... (Photo Chris Young, PC)
Carey Price à l'entraînement d'Équipe Canada, vendredi.PHOTO CHRIS YOUNG, PC
(Toronto) C'est sans surprise que Carey Price a été désigné gardien partant du Canada en ouverture officielle de la Coupe du monde. Il affrontera la République tchèque samedi soir avec un Shea Weber en uniforme même s'il est un brin éclopé, et l'attaquant Ryan O'Reilly qui conforte sa place au sein d'un trio régulier.
Le centre des Sabres de Buffalo, dépêché afin de pallier la perte de Tyler Seguin, vient à peine d'arriver dans le giron d'Équipe Canada qu'il a déjà gagné la faveur de l'entraîneur-chef Mike Babcock. C'est lui qui pivotera le quatrième trio alors que Claude Giroux, légèrement blessé lors du premier match préparatoire, lui cèdera sa place.
Le Franco-Ontarien a été mis en échec par Joe Pavelski, vendredi soir dernier à Columbus, et ne semble pas au sommet de sa forme. Mais selon Babcock, Giroux n'est pas retranché pour des raisons médicales.
« C'est la décision de l'entraîneur », a-t-il précisé.
Ryan O'Reilly... (Photo Gary Wiepert, archives PC) - image 2.0
Ryan O'Reilly
PHOTO GARY WIEPERT, ARCHIVES PC
Ce sont les aptitudes défensives de O'Reilly qui lui ont valu sa place dans la formation.
« C'est notre désavantage numérique qui explique sa présence plus que tout. On a besoin de lui parce que ça nous apporte un meilleur équilibre. Au début, Jonathan Toews et Patrice Bergeron n'évoluaient pas en supériorité numérique et nous n'avions pas besoin d'autant d'attaquants en infériorité, a expliqué Babcock. Maintenant qu'ils ne sont, nous avons besoin d'autres joueurs à court d'un homme.
« On a dû écouler 14 minutes d'infériorité lors du dernier match préparatoire et on a eu besoin de six attaquants. »
Opter pour O'Reilly est une décision qui va de pair avec la philosophie prônée jusqu'ici par Équipe Canada, à savoir qu'autant que possible la formation fera confiance à des joueurs qui troqueront un brin d'habiletés contre plus de polyvalence. N'est-ce pas cette philosophie qui, à la ligne bleue, explique l'absence d'arrières explosifs comme Kristopher Letang ou P.K. Subban?
Matt Duchene a retrouvé son ancien coéquipier de l'Avalanche avec un petit sourire.
« C'est drôle parce qu'on a joué ensemble au Colorado et au départ, c'était moi le joueur de centre et lui l'ailier. Et on se retrouve dans la situation inverse aujourd'hui, avec Jumbo Joe (Thornton) qui complète le trio. Ça va fonctionner tout aussi bien. »
Shea Weber n'a pas participé à l'entraînement, vendredi.... (Photo Marc DesRosiers, USA Today Sports) - image 3.0
Shea Weber n'a pas participé à l'entraînement, vendredi.
PHOTO MARC DESROSIERS, USA TODAY SPORTS
Petit congé pour Weber
En défense, le nouveau venu du Canadien Shea Weber a profité d'un congé d'entraînement afin de subir des traitements. Légère surprise compte tenu du congé dont toute l'équipe avait bénéficié jeudi, mais Babcock a confirmé sa présence pour le premier match.
L'entraîneur-chef a également confirmé qu'il n'entendait pas utiliser Weber en avantage numérique et qu'il s'en remettrait à une unité formée de quatre attaquants.
Mais compte tenu de la puissance du lancer de Weber, si le Canada a besoin d'un but dans des circonstances particulières, il pourra toujours avoir recours à lui.
« Si Webs est en uniforme, qu'on est en fin de match et que le tournoi est sur la ligne, à ce moment-là il sera notre deuxième défenseur », a dit Babcock.
Il fallait s'en douter : le retour au travail a été brusque pour intense, et ce n'est pas une surprise si des joueurs négocient avec des bobos.
Le temps est venu, croit Kane
Pour son premier match du tournoi à la ronde, le Canada affrontera la République tchèque, une équipe décimée par les blessures. Déjà que cette formation ne regorgeait pas de profondeur, elle doit négocier avec l'absence des attaquants David Krejci et Tomas Hertl, de même que du défenseur Radko Gudas.
« Ça a été difficile d'absorber la nouvelle de leur absence au début et on en a beaucoup parlé, a expliqué Tomas Plekanec, capitaine de l'équipe tchèque. Mais à partir du lendemain, on a tourné la page. Il fallait se concentrer sur les joueurs qui allaient être là. » 
À ces blessés s'ajoute le forfait convenu du vétéran Jaromir Jagr, qui aurait encore été l'un des meilleurs de son pays s'il avait accepté de participer au tournoi.
« Je suis sûr que nos joueurs n'aiment pas l'étiquette de négligés, mais c'est là où nous en sommes. Nous allons tout donner et essayer de confondre les sceptiques », a expliqué l'entraîneur-adjoint Vaclav Prospal, qui n'a pas voulu dévoiler qui de Michal Neuvirth ou Petr Mrazek sera devant le filet des Tchèques.
Dans l'autre match, l'équipe d'Europe affrontera les États-Unis.  
« Après les revers olympiques de 2010 et de 2014, le moment est venu de faire le travail, a indiqué la vedette américaine Patrick Kane à l'aube du tournoi. On ne sait pas combien d'opportunités il reste à certains d'entre nous de pouvoir représenter les Etats-Unis. Or, notre groupe est sensiblement le même depuis six ans, il est à maturité. C'est le temps d'y arriver. » 

vendredi 16 septembre 2016

Beaulieu servira-t-il d'appât au Canadien?

http://www.rds.ca/hockey/canadiens/

Beaulieu peut-il servir d'appât ?



TORONTO - En plus d’avoir à l’œil Carey Price, Shea Weber et les autres membres du Canadien qui amorceront samedi le tournoi à la ronde de la Coupe du monde, le directeur général Marc Bergevin doit parallèlement préparer la rentrée du Tricolore.
Une rentrée qui s’amorce vendredi avec le camp réservé aux recrues de l’organisation. Des recrues qui prendront part, en fin de semaine, à London dans le sud-ouest de l’Ontario, à un tournoi les opposant aux espoirs des Sénateurs d’Ottawa, des Maple Leafs de Toronto et des Penguins de Pittsburgh.
Ce tournoi revêt une certaine importance pour le grand club. Car la tenue des espoirs à la ligne bleue pourrait avoir des conséquences immédiates sur l’avenir de Nathan Beaulieu avec le Canadien.

S’il n’est pas ouvertement offert aux 30 formations de la LNH, Beaulieu suscite de l’intérêt alors que plusieurs formations sont venues sonder le terrain. Un intérêt que la direction du Tricolore ne fait rien pour dissiper comme l’a confirmé Marc Bergevin en entrevue avec RDS.ca jeudi à Toronto.
« Mon travail consiste à améliorer l’équipe. Nathan (Beaulieu) n’est pas dans la vitrine pour employer une expression de hockey, mais j’ai reçu des appels et oui j’écoute ce que les autres clubs ont à offrir. C’est ma job d’écouter, d’analyser. Nathan est un bon jeune défenseur. On ne sait pas encore quelle sera sa niche précise dans la LNH. Si je veux améliorer mon équipe, je dois bouger des joueurs qui ont de la valeur. C’est exactement ce que j’ai fait en échangeant P.K. (Subban) pour mettre la main sur un gars comme Shea Weber. On n’a rien pour rien dans la LNH », a insisté Bergevin.
Avant de passer du mode écoute au mode décision, Marc Bergevin doit attendre de voir ce que ses jeunes candidats défenseurs lui offriront. Nathan Beaulieu n’a peut-être pas encore donné au Canadien ce que le Canadien espérait obtenir de ce premier choix en 2011, mais il est encore jeune. Son départ mettrait de la pression sur un gars comme Alexeï Emelin qui deviendrait du coup le candidat pour évoluer en compagnie de Jeff Petry au sein du deuxième duo. À moins que la direction du Canadien ait un vétéran joueur autonome dans la mire.
Et s’il est clair que le nom de Mikhail Sergachev – choix de première ronde (9e sélection) l’été dernier à Buffalo – revient sans cesse à titre de candidat pour se tailler une place au sein de la brigade défensive dès cette année, il devra en mettre plein la vue à l’état-major pour y arriver. Pas juste au camp des recrues, mais lors du vrai camp, lors des matchs préparatoires et lors des matchs réguliers du début de saison. Sergachev évoluait sur le flanc droit l’an dernier à Windsor dans la Ligue de l’Ontario. Mais on semble convaincu dans le camp du Canadien qu’il peut également jouer à gauche.
« Il y a un monde de différence entre le hockey qui sera joué en fin de semaine et celui qui se jouera en début de saison régulière. Et il y aura autant de différence entre le hockey du début de la saison et celui qu’on jouera à Noël. Il faudra donc être prudent dans nos analyses. On espère que nos jeunes vont nous forcer la main en frappant à la porte du grand club. Mais je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve», a prudemment commenté le DG du Canadien.
Mince à l’aile gauche
Si le Canadien décide d’utiliser Nathan Beaulieu comme appât, il sera intéressant de voir si cette acquisition viendra simplement le remplacer à la défensive ou servira à renflouer un flanc gauche un brin suspect à l’attaque. Car malgré l’embauche d’Alexander Radulov à titre de joueur autonome et les transactions qui ont permis de remplacer Lars Eller par Andrew Shaw, le Canadien manque de punch derrière Max Pacioretty.

« Sergachev pourrait chauffer Beaulieu »








Le capitaine pourrait amorcer la saison en compagnie d’Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher avec qui il a connu du succès l’an dernier. Derrière, on pourrait retrouver Andrew Shaw en compagnie de Tomas Plekanec et Alexander Radulov.
Ensuite ça se complique.
Est-ce que Michael McCarron sera en mesure de piloter le troisième trio? Si oui, David Desharnais sera-t-il muté à l’aile gauche où il a déjà joué dans le passé? Si McCarron n’est pas en mesure d’assumer ce rôle dès cette année, est-ce que le Finlandais Artturi Lehkonen pourrait causer une surprise et se tailler une place avec le grand club dès sa première tentative? Est-ce que le Canadien complétera son attaque avec les Phillip Danault, Torrey Mitchell, Paul Byron, Sven Andrighetto, Charles Hudon, Brian Flynn ou Stefan Matteau?
Les réponses à ces questions viendront au cours des prochaines semaines. Et elles devraient dicter l’avenir de Nathan Beaulieu à Montréal.
Âgé de 23 ans, Beaulieu a marqué deux buts et récolté 17 passes en 64 matchs l’an dernier. En 151 parties en carrière dans la LNH, Beaulieu revendique trois buts et 32 points. Il amorcera en octobre la dernière année d’un contrat de deux ans qui lui rapporte un million $ par saison.
Price rassurant
À titre de membre de l’état-major d’Équipe Canada, Marc Bergevin est fébrile à quelques heures de l’ouverture de la Coupe du monde.

Price a été rassurant contre la Russie

dimanche 11 septembre 2016

Coupe du monde de hockey: le Canada prend sa revanche sur les É.-U.

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Publié le 10 septembre 2016 à 22h00 | Mis à jour le 10 septembre 2016 à 22h00
John Tavares, deux fois, Jay Bouwmeester, Matt Duchene... (Photo La Presse Canadienne)
John Tavares, deux fois, Jay Bouwmeester, Matt Duchene et Logan Couture
 ont touché la cible pour les vainqueurs.
PHOTO LA PRESSE CANADIENNE
(OTTAWA) L'animosité n'était peut-être pas au même niveau que vendredi soir à Columbus, mais Mike Babcock n'en aura sûrement cure. Il a vu ses hommes retrouver leurs repères.
Le Canada a vengé sa défaite subie vendredi en battant les États-Unis 5-2, samedi, en match préparatoire à la Coupe du monde.
John Tavares, deux fois, Jay Bouwmeester, Matt Duchene et Logan Couture ont touché la cible pour les vainqueurs. Trois de ces buts ont été marqués en avantage numérique, ce qui est de bon augure pour cette unité, qui en avait arraché la veille.
Devant le filet, Braden Holtby a disputé les 30 premières minutes et a accordé deux buts sur 13 tirs, marqués par John Carlson et Ryan McDonagh. Mais on retiendra surtout la spectaculaire demi-heure offerte par Corey Crawford en relève. 
Le gardien de Châteauguay a amorcé sa soirée en réalisant un spectaculaire arrêt de la mitaine aux dépens de James van Riemsdyk. Il en a remis en troisième période en frustrant McDonagh en s'étendant de tout son long. Les plus cyniques diront qu'il s'est compliqué la vie pour rien, mais qu'importe : la foule a grandement apprécié et on reverra l'arrêt dans les bulletins télévisés. S'il occupe bel et bien le poste de numéro 3 qui lui semble destiné, il aura au moins laissé sa marque!
Des arbitres zélés
On ignore si la LNH ou certains DG ont tapé du pied après le duel particulièrement hargneux de vendredi entre les deux rivaux continentaux, mais les arbitres ont été particulièrement proactifs.
Pas moins de 20 punitions mineures ont été distribuées, les hommes rayés tentant visiblement de calmer les ardeurs des forces en présence. Ça n'a pas empêché les esprits de s'échauffer, notamment en fin de deuxième période, quand Joe Thornton et John Carlson ont eu de longs échanges. Plus tôt dans le match, ce même Thornton avait servi une percutante mise en échec au malaimé Ryan Kesler, un des gestes sanctionnés par les arbitres.
Le scénario s'est répété au sifflet final, comme en faisaient foi les gants et bâtons qui jonchaient la patinoire.
Sans Crosby
Le principal « problème » de Sidney Crosby, dans ses affectations avec Équipe Canada, a toujours été de lui trouver des partenaires avec qui la chimie allait s'établir.
Babcock a visiblement trouvé la solution en le jumelant avec Patrice Bergeron et Brad Marchand vendredi. C'est pourquoi il s'est permis de laisser le numéro 87 de côté samedi.
L'absence de Crosby a permis à Corey Perry - un 13e attaquant de luxe - de disputer un premier match préparatoire. L'attaquant des Ducks a répondu en amassant deux passes.
Bouwmeester a lui aussi eu droit à sa première sélection samedi, et prenait la place de Jake Muzzin.
Dans le camp américain, l'attaquant David Backes et le défenseur Matt Niskanen ont cédé leur place respectivement à James van Riemsdyk et Erik Johnson. Les partisans du Canadien retiendront toutefois la rétrogradation de Max Pacioretty, qui avait disputé le premier match préparatoire aux côtés de Patrick Kane et Joe Pavelski.  Cette fois, il faisait équipe avec Brandon Dubinsky et Kyle Palmieri, au sein de la quatrième unité.
Le Canada doit disputer un dernier match préparatoire avant le début du tournoi. Ce sera mercredi, à Pittsburgh, contre la Russie. Les partisans des Penguins devraient donc avoir droit à une affiche Sidney Crosby-Evgeni Malkin.
Les Américains accueilleront quant à eux la Finlande à Washington, mardi.